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	<title>Vigile.net - 07. 1534-1760 - Nouvelle-France</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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		<title> Jean-Claude Germain et notre jeunesse</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Cornellier - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/11/14/... Germain est un raconteur compulsif. L'histoire du Qu&#233;bec, pour lui, passe par les histoires et les anecdotes qui r&#233;v&#232;lent la substantifique moelle de notre aventure nationale. &#192; la rigueur scientifique, Germain pr&#233;f&#232;re la vigueur narrative. Aussi, sa (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/11/14/... Germain est un raconteur compulsif. L'histoire du Qu&#233;bec, pour lui, passe par les histoires et les anecdotes qui r&#233;v&#232;lent la substantifique moelle de notre aventure nationale. &#192; la rigueur scientifique, Germain pr&#233;f&#232;re la vigueur narrative. Aussi, sa version des faits ne remplace pas celles &#8212; (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/11/14/277015.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le vertige du n&#233;ant</title>
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		<dc:date>2009-11-14T11:27:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mario Roy - &#201;ditorial - La Presse</dc:creator>
		


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		<description>Et alors, on comprend ceci : ce n'est pas vrai que tout est relatif, pas vrai que tout se vaut. Or, justement, les modes intellectuelles sont aujourd'hui relativistes : c'est la position &#171; par d&#233;faut &#187; de la pens&#233;e (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Et alors, on comprend ceci : ce n'est pas vrai que tout est relatif, pas vrai que tout se vaut. Or, justement, les modes intellectuelles sont aujourd'hui relativistes : c'est la position &#171; par d&#233;faut &#187; de la pens&#233;e gnangnan. - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/mario-roy/200911/14/01-921747-le-vertige-du-neant.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Champlain's dream lives on in North America </title>
		<link>http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/champlains-dream-lives-on-in-north-america/article1336484/</link>
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		<dc:date>2009-10-24T15:35:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jeffrey Simpson - The Globe and Mail </dc:creator>
		


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		<description>Prof. Fischer, who knows Canada extremely well, believes that the &#8220;humanist&#8221; values of Champlain, and the respect for the values and traditions of the &#8220;other&#8221; has marked Canada. &#8220;Something right has happened here,&#8221; he says of (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Prof. Fischer, who knows Canada extremely well, believes that the &#8220;humanist&#8221; values of Champlain, and the respect for the values and traditions of the &#8220;other&#8221; has marked Canada. &#8220;Something right has happened here,&#8221; he says of Canada. - &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/champlains-dream-lives-on-in-north-america/article1336484/"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>De la soumission &#224; l'affirmation</title>
		<link>http://www.vigile.net/De-la-soumission-a-l-affirmation</link>
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		<dc:date>2009-10-21T19:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>l'histoire du Qu&#233;bec a pour trame des luttes men&#233;es, d'une part, par des sujets qui, avec divers alli&#233;s, ont cherch&#233; &#224; se lib&#233;rer de tout assujettissement et, d'autre part, par les d&#233;tenteurs du pouvoir politique, hier britanniques, aujourd'hui canadiens, qui ont tout (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; Pierre Falardeau&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vigile.net/1759-l-annee-des-Anglais&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Fin ao&#251;t 2009, Christian Rioux&lt;/a&gt; a d&#233;cortiqu&#233; le sens et la port&#233;e de la bataille des Plaines d'Abraham du 13 septembre 1759. Il en a fait ce qu'elle fut : un enjeu d'une guerre mondiale cons&#233;cutive &#224; celle de la Succession d'Autriche. Le titre du troisi&#232;me texte, &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Defaite-ou-cession&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;D&#233;faite ou cession&lt;/a&gt;, contient un &#171; ou &#187; qui laisse entendre que ce fut une d&#233;faite sans cession ou une cession sans d&#233;faite. Ce qui fait &#233;cho &#224; des lectures selon lesquelles la France a perdu alors qu'ici, en Am&#233;rique, rien n'a &#233;t&#233; c&#233;d&#233; ou qu'elle a c&#233;d&#233; ce qui n'a pas &#233;t&#233; perdu ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a bel et bien eu d&#233;faite de la France en Am&#233;rique aux mains de l'Angleterre lors de la guerre de Sept Ans et un transfert de propri&#233;t&#233; entre le vainqueur et le perdant, que pr&#233;cise le Trait&#233; de Paris de 1763. Les ressortissants fran&#231;ais eurent alors 18 mois pour vendre leurs biens &#224; des Britanniques et retourner en France. En demeurant sur place, ils devinrent des sujets coloniaux britanniques qui, en vertu des Trait&#233;s de Westphalie de 1648, purent pratiquer la religion catholique selon les lois britanniques alors en vigueur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s, l'histoire du Qu&#233;bec a pour trame des luttes men&#233;es, d'une part, par des sujets qui, avec divers alli&#233;s, ont cherch&#233; &#224; se lib&#233;rer de tout assujettissement et, d'autre part, par les d&#233;tenteurs du pouvoir politique, hier britanniques, aujourd'hui canadiens, qui ont tout fait pour conserver ce pouvoir &#224; l'aide d'alli&#233;s locaux constamment associ&#233;s &#224; leurs projets.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. La gouverne britannique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant m&#234;me la signature du Trait&#233; de Paris, dans le grand D&#233;troit, des Am&#233;rindiens des Sept Nations, insatisfaits du Trait&#233; d'Oswegatchie conclu peu avant la reddition de Montr&#233;al, se r&#233;voltent avec le chef Pontiac &#224; leur t&#234;te et re&#231;oivent l'appui de ressortissants fran&#231;ais, dits Canadiens. Au m&#234;me moment, &#224; l'est de Montr&#233;al et en Europe, des seigneurs, commer&#231;ants et dirigeants religieux tentent de s'allier aux Britanniques en leur offrant d'&#234;tre leur ancrage local pour appliquer l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/ds-souv/docs/bariteau-rule.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Indirect rule&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peu apr&#232;s le Trait&#233; de Paris, l'arriv&#233;e de Bradstreet neutralise, avec un bataillon de 300 dits Canadiens de l'est, le soul&#232;vement de D&#233;troit. En 1769, les accords d'Oswegatchie sont revus. Au cours des m&#234;mes ann&#233;es, seigneurs, membres du clerg&#233; et commer&#231;ants demeur&#233;s sur place demandent aux autorit&#233;s britanniques d'&#233;largir leur zone commerciale et de permettre le versement des cens et de la dime. Press&#233;e au sud par les Patriots &#233;tatsuniens dont elle veut emp&#234;cher l'irradiation de leurs id&#233;es au nord, la Grande-Bretagne obtemp&#232;re avec l'Acte de Qu&#233;bec (1774). En retour, elle exige l'appui de ces &#233;lites pour combattre les troupes &#233;tatsuniennes qui envisagent envahir la Province of Quebec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de cet acte, les r&#233;giments d'Arnold et de Montgomery, cr&#233;&#233;s par le Congr&#232;s &#233;tatsunien, ont l'appui de dits Canadiens. Plusieurs d'entre eux s'enr&#244;lent avec Montgomery qui prend le contr&#244;le des forts du Richelieu, de Montr&#233;al et de Trois-Rivi&#232;res avant de rejoindre les troupes d'Arnold et attaquer Qu&#233;bec en 1775. En 1776, l'arriv&#233;e de soldats britanniques en provenance de Boston, surtout des Allemands du Hanover c&#233;d&#233; par la France en 1763, force leur repli aux &#201;tats-Unis. L&#224;, ils rejoignent d'autres r&#233;giments et battent les Britanniques &#224; Bemis Height puis Saratoga en 1777, ce qui vaut l'appui de la France aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s la victoire de Yorktown en 1781, les &#201;tats-Unis sont reconnus en 1783 par la Grande-Bretagne, qui facilite l'immigration de loyalistes dans ses colonies, dont la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Province of Quebec&lt;/i&gt;. &#192; leurs demandes, ce territoire est scind&#233; en Bas et Haut Canada en 1791. Pour chacun, une assembl&#233;e l&#233;gislative est institu&#233;e avec des pouvoirs limit&#233;s sous l'autorit&#233; des Conseils l&#233;gislatif et ex&#233;cutif ainsi que du Gouverneur. D&#233;bute alors un favoritisme qui irrite de nouvelles &#233;lites locales. Elles fondent le Parti canadien. Leur chef, Pierre B&#233;dard, milite en faveur de la responsabilit&#233; minist&#233;rielle. Emprisonn&#233; en 1810 puis lib&#233;r&#233; l'ann&#233;e suivante, il devient juge en 1812. La m&#234;me ann&#233;e, le Bas-Canada appuie la Grande-Bretagne dans la Guerre 1812-1815 qui l'oppose aux &#201;tats-Unis pour le contr&#244;le du commerce maritime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vingt ans plus tard, des &#233;lites locales manifestent leur m&#233;contentement envers la gestion britannique au moment o&#249; s'effectue une immigration venant d'&#201;cosse, du pays de Galle, d'Angleterre et surtout d'Irlande alors que de nombreux Canadiens, &#224; l'&#233;troit dans les seigneuries ou d&#233;sireux de gagner autrement leur vie, &#233;migrent aux &#201;tats-Unis. En 1834, le Parti patriote, issu du Parti canadien, fait adopter 92 r&#233;solutions visant &#224; instaurer un gouvernement responsable. &#192; Montr&#233;al et dans les Cantons de l'est, les opposants se mobilisent. Londres rejette ces propositions et autorise le Conseil ex&#233;cutif de proc&#233;der.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'indignation s'exprime alors &#224; l'ext&#233;rieur du parlement, surtout dans les environs de Montr&#233;al et, rapidement, la lutte politique se transforme en affrontement. Des bousculades provoqu&#233;es par des membres du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Doric Club&lt;/i&gt; envers ceux des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Fils de la libert&#233;&lt;/i&gt; mettent le feu aux poudres. &#192; Saint-Ours, les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Fils de la libert&#233;&lt;/i&gt; sont dissouts et la scission entre patriotes mod&#233;r&#233;s et radicaux s'accentue. Peu pr&#233;par&#233;s, ces derniers prennent les armes en 1837, gagnent &#224; Saint-Denis mais sont d&#233;faits &#224; Saint-Charles et &#224; Saint-Eustache. Repli&#233;s aux &#201;tats-Unis, ils pr&#233;parent une relance, qui achoppe &#224; Odelltown en 1838.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cet affrontement, les d&#233;tenteurs du pouvoir colonial, appuy&#233;s de loyalistes, seigneurs, marchands, membres du haut clerg&#233; et des Am&#233;rindiens, s'opposent aux censitaires, artisans et professionnels, en majorit&#233; Canadiens, aussi Acadiens, Irlandais, &#201;tats-uniens, &#201;cossais et autres. Les premiers sortent gagnants. Chez les perdants, certains sont emprisonn&#233;s, objets de proc&#232;s exp&#233;di&#233;s, pendus ou exil&#233;s. La majorit&#233; se terre. L'ann&#233;e suivante, Londres adopte l'Acte d'Union. Il institue la plupart des transformations souhait&#233;es depuis 1822 par le Parti des bureaucrates. Quant aux sujets du Bas-Canada, ils perdent une institution politique, sont minoris&#233;s et contraints de payer les dettes du Haut-Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1846, Londres octroie le gouvernement responsable &#224; ses colonies. La Nouvelle-&#201;cosse s'en pr&#233;vaut en f&#233;vrier 1848. En mars, lord Elgin l'accorde au tandem r&#233;formiste Baldwin-Lafontaine. L'ann&#233;e suivante, le parlement adopte la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Loi des pertes de la r&#233;bellion&lt;/i&gt; alors que Londres biffe l'article 41 de l'Acte d'Union sur la langue des d&#233;bats. Les vainqueurs d'Odelltown le prennent mal. Le 25 avril 1849, ils incendient le parlement de Montr&#233;al. En 1850, Londres reconna&#238;t &#224; ses colonies plus de latitude. En Am&#233;rique, il en d&#233;coule un Trait&#233; de r&#233;ciprocit&#233; avec les &#201;tats-Unis. &#192; la m&#234;me p&#233;riode, l'abolition du r&#233;gime seigneurial, la cr&#233;ation de municipalit&#233;s et la mise sur pied d'institutions d'enseignement sous l'&#233;gide de communaut&#233;s religieuses changent la donne au Bas-Canada. Dans le Haut-Canada, &#224; la faveur d'une hausse de la population, la parit&#233; du nombre de d&#233;put&#233;s de chaque section du Canada Uni est questionn&#233;e. Appara&#238;t alors l'id&#233;e d'instituer une gouverne canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2. La gouverne canadienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors de la Guerre de S&#233;cession (1861-1865) aux Etats-Unis, la Grande-Bretagne soutient les Sudistes pour son coton. Prise &#224; partie par l'arm&#233;e de l'Union, elle craint l'envahissement de ses colonies du nord. Priv&#233;e alors du bois de la Scandinavie, elle d&#233;p&#234;che 11000 soldats &#224; Qu&#233;bec pour prot&#233;ger sa r&#233;serve du Bas-Canada. Lorsque les &#201;tats-uniens mettent fin au Trait&#233; de r&#233;ciprocit&#233;, elle panique et fait construire les forts de L&#233;vis pour contrer une charge qu'elle appr&#233;hende jusqu'&#224; Londres. Voil&#224; pourquoi elle accorde beaucoup d'attention au projet Dominion et incite ses concepteurs, qui le veulent plus centralis&#233; pour &#233;viter une s&#233;cession, &#224; l'ajuster pour rallier les colonies maritimes et une majorit&#233; des d&#233;put&#233;s canadiens-fran&#231;ais du Bas-Canada dont elle appr&#233;hende leur soutien aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi na&#238;t le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Dominion of Canada&lt;/i&gt;. Quatre ans plus tard, la Grande-Bretagne r&#232;gle son litige avec les &#201;tatsuniens lors du Trait&#233; de Washington, retire ses troupes de Qu&#233;bec et les installe &#224; Halifax. Apr&#232;s 1867, le Canada cr&#233;e son arm&#233;e. Il y recourt, &#224; l'interne, pour r&#233;primer, en 1886, le soul&#232;vement m&#233;tis, en 1917 l'opposition &#224; l'enr&#244;lement forc&#233; et, en 1970, l'agitation suscit&#233;e par le Front de lib&#233;ration du Qu&#233;bec (FLQ). Sur la sc&#232;ne internationale, le Canada participe &#224; la Premi&#232;re Guerre mondiale &#224; la demande de la Grande-Bretagne puis cosigne le Trait&#233; de Versailles et le document cr&#233;ant la Soci&#233;t&#233; des Nations. En 1931, il est confirm&#233; entit&#233; distincte de la Grande-Bretagne par le Statut de Westminster. &#192; ce titre, il participe &#224; la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. Apr&#232;s, membre de l'OTAN et du NORAD, il se fait promoteur de la paix, ce qu'il serait toujours en Afghanistan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre 1867 et 1960, dans la province de Qu&#233;bec, se propage un nationalisme autonomiste canadien-fran&#231;ais impr&#233;gn&#233; de valeurs religieuses. &#192; l'occasion, il s'exprime sur la sc&#232;ne politique, notamment lors de l'affaire Riel, de l'enr&#244;lement forc&#233; de 1917, de la participation du Canada &#224; la Deuxi&#232;me Guerre mondiale et de la suspension de Maurice Richard en 1955. C'est en y r&#233;f&#233;rant que le gouvernement Duplessis refuse les subventions f&#233;d&#233;rales et double, en 1954, la taxation pour forcer le Canada &#224; respecter son engagement de retourner aux provinces les pouvoirs de taxation qu'elles lui consentirent en temps de guerre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une crise en d&#233;coule. Duplessis sort gagnant. Par la suite, les partis politiques cherchent &#224; reprendre d'autres points d'imp&#244;t. De leurs victoires na&#238;t la R&#233;volution tranquille. Dans son sillage, s'irradie un n&#233;onationalisme canadien-fran&#231;ais. Ses tenants promeuvent un statut d'&#233;galit&#233; au sein du Canada, voire l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Dans sa foul&#233;e, deux r&#233;f&#233;rendums sont tenus sous l'&#233;gide du Parti qu&#233;b&#233;cois (PQ). Sans succ&#232;s. Le premier, en 1980, incite le Canada &#224; rapatrier et amender sa constitution ind&#233;pendamment de l'opposition de l'Assembl&#233;e nationale. Le deuxi&#232;me, en 1995, d&#233;bouche sur une charge &#224; fond de train du gouvernement f&#233;d&#233;ral : coupure dans les paiements de p&#233;r&#233;quation, investissement massif dans les champs de comp&#233;tence provinciale l&#233;galis&#233; en 1982, mise &#224; niveau canadien des avanc&#233;es qu&#233;b&#233;coises dans une multitude de domaines strat&#233;giques et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Loi de clarification&lt;/i&gt; octroyant un v&#233;to au parlement canadien sur une d&#233;marche r&#233;f&#233;rendaire qu&#233;b&#233;coise pour faire s&#233;cession du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du coup, la tutelle canadienne refait surface. De fa&#231;on unilat&#233;rale comme en 1837. De nouveau, les Qu&#233;b&#233;cois se retrouvent assujettis &#224; syst&#232;me politique. Depuis, l'enjeu est qu'ils s'en extraient et se dotent d'un pays ind&#233;pendant puisqu'au Canada, ils n'ont d'avenir que soumis. Il ne s'agit donc pas d'une question identitaire ou culturelle. Cet enjeu est d'abord et avant tout politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la d&#233;faite d'Odelltown et la militarisation du Canada, le recours aux armes est sans avenue. La voie d&#233;mocratique est la seule &#224; la disposition du peuple qu&#233;b&#233;cois. Qui plus est, malgr&#233; deux d&#233;faites, en 1980, le Parti qu&#233;b&#233;cois, avec le monde comme t&#233;moin, a fait reconna&#238;tre qu'il revient et appartient au peuple qu&#233;b&#233;cois, toutes origines confondues, de d&#233;cider d&#233;mocratiquement de son avenir. C'est le principal legs de Ren&#233; L&#233;vesque. Qui n'est pas le r&#233;f&#233;rendum, mais, plut&#244;t, le pouvoir de d&#233;cider. Et ce pouvoir peut tr&#232;s bien s'exprimer lors d'une &#233;lection, dont l'ind&#233;pendance est l'enjeu, &#224; l'occasion de laquelle les promoteurs du pays s'engagent &#224; le cr&#233;er s'il y a une majorit&#233; de votes et de d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En ins&#233;rant un &#171; ou &#187; entre d&#233;faite et cession, je ne pense pas que Christian Rioux niait la reddition de 1760 et la cession de 1763. Il fit plut&#244;t &#233;cho &#224; une interrogation, pr&#233;sente chez nombre d'analystes, historiens ou autres, pour qui les Canadiens d'alors n'auraient pas connu la d&#233;faite, car ce fut celle de la France, ni rien c&#233;d&#233;, puisqu'ils ne furent pas partie aux trait&#233;s sign&#233;s, seuls l'&#233;tant les Sept Nations et la France.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une telle interrogation laisse toutefois entendre qu'il y aurait eu des gens, lesdits Canadiens, diff&#233;rents des sujets fran&#231;ais au point de ne plus en &#234;tre, ce qui par extension vaudrait aussi pour les Acadiens. De telles cat&#233;gories servent &#224; g&#233;rer, en les isolant, les populations conquises. Les reprendre, c'est accepter de se penser dans les termes des conqu&#233;rants, ce qui ouvre la porte &#224; des d&#233;rives bizarres. L'une, que les Canadiens d'alors, en rogne avec la France plus qu'avec quelques dirigeants corrompus, aient trouv&#233; chez les Britanniques un accueil tel qu'ils s'y sont associ&#233;s puis, avec le temps, se sont li&#233;s aux nouveaux arrivants pour &#233;difier le Canada. Une autre, que ces Canadiens, sur le point de s'affranchir de la France, furent envahis par la Grande-Bretagne et c&#233;d&#233;s par un roi qui, sans en &#234;tre autoris&#233;, signa un trait&#233; contredisant la reddition de 1760.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces constructions aur&#233;olent seulement des groupes d'une communaut&#233; imagin&#233;e. Ce qui s'est pass&#233; fut : une d&#233;faite militaire, une cession territoriale et l'implantation d'un r&#233;gime colonial britannique pour g&#233;rer des ressortissants fran&#231;ais qui devinrent sujets britanniques. Avec le temps, il y eut des am&#233;nagements politiques. Autant sous les r&#233;gimes britannique que canadien, ils furent l'&#339;uvre de dirigeants support&#233;s par des groupes d'int&#233;r&#234;ts locaux. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le temps des bouffons&lt;/i&gt; (1985) de Pierre Falardeau en t&#233;moigne. Et la majeure partie de son &#339;uvre en d&#233;crit les effets et dit haut et fort que l'ind&#233;pendance, qui implique une lutte politique, ne peut s'atteindre qu'avec des fr&#232;res, quelles que soient leurs origines, qui se battent pour qu'elle advienne plut&#244;t que de se lier &#224; un pouvoir qui n'a de cesse de la nier et de gommer les Qu&#233;b&#233;cois dans des auras identitaires sans issue autre que leur soumission et leur entr&#233;e en cat&#233;gories diverses dans le folklore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>La fin d'une utopie</title>
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		<dc:creator>Michel Wieviorka - www.cyberpresse.ca (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>http://www.cyberpresse.ca/opinions/... sommes le 12 novembre 1989 : depuis quelques jours d&#233;j&#224;, le Tout-Berlin - et le monde entier - c&#233;l&#232;bre la chute du mur. Photo : Archives AP *** Le monde entier s'appr&#234;te &#224; comm&#233;morer, le 9 novembre, le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin. (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.cyberpresse.ca/opinions/... sommes le 12 novembre 1989 : depuis quelques jours d&#233;j&#224;, le Tout-Berlin - et le monde entier - c&#233;l&#232;bre la chute du mur. Photo : Archives AP *** Le monde entier s'appr&#234;te &#224; comm&#233;morer, le 9 novembre, le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin. La date symbolise la disparition de (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200910/13/01-910901-la-fin-dune-utopie.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>L'&#233;p&#233;e du marquis de Montcalm serait en Ontario</title>
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		<description>Dans une lettre exp&#233;di&#233;e &#224; Jean-Jacques Ratio, Ross Fox, curateur associ&#233; du ROM, exprime toutefois de s&#233;rieux doutes selon lesquels l'&#233;p&#233;e est bien celle de Montcalm, m&#234;me si elle est vraisemblablement tr&#232;s vieille.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Dans une lettre exp&#233;di&#233;e &#224; Jean-Jacques Ratio, Ross Fox, curateur associ&#233; du ROM, exprime toutefois de s&#233;rieux doutes selon lesquels l'&#233;p&#233;e est bien celle de Montcalm, m&#234;me si elle est vraisemblablement tr&#232;s vieille. - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/bataille-des-plaines/200910/10/01-910415-lepee-du-marquis-de-montcalm-serait-en-ontario.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Pas en Russie en 1917 mais &#224; Qu&#233;bec en 1918</title>
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		<dc:date>2009-09-12T13:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Sylvie R. Tremblay - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>http://paumier.qc.ca/md/?cat=29Extrait du site 1918. &#171; 1er avril : Apr&#232;s cinq jours d'&#233;meutes &#224; Qu&#233;bec contre la conscription, un r&#233;giment de Toronto d&#233;p&#234;ch&#233; par Ottawa charge la foule, sabre au clair, et tire &#224; la mitrailleuse : 4 morts et plus de 70 bless&#233;s. 4 avril : proclamation de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_4600 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:450px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://paumier.qc.ca/md/?cat=29&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_12-1918.jpg' width=&quot;450&quot; height=&quot;410&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Extrait du site &lt;&lt; Mesure et d&#233;mesure &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1918. &#171; 1er avril : Apr&#232;s cinq jours d'&#233;meutes &#224; Qu&#233;bec contre la conscription, un r&#233;giment de Toronto d&#233;p&#234;ch&#233; par Ottawa charge la foule, sabre au clair, et tire &#224; la mitrailleuse : 4 morts et plus de 70 bless&#233;s. 4 avril : proclamation de la loi martiale &#224; Qu&#233;bec avec la suppression de toutes les libert&#233;s civiles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1930. Saskatchewan : le premier ministre Anderson bannit le fran&#231;ais des &#233;coles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1939. 1er sept. : la Seconde Guerre mondiale &#233;clate. 3 (sept.) : l'Angleterre d&#233;clare la guerre &#224; l'Allemagne. 10 : le Canada suit. Le premier ministre canadien [Mackenzie King] a promis au Qu&#233;bec d'&#233;viter la conscription [paumier a mis en rouge].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1940. Camillien Houde, maire et d&#233;put&#233; de Montr&#233;al, est arr&#234;t&#233; pour s'&#234;tre oppos&#233; publiquement &#224; la conscription. Houde est intern&#233; sans proc&#232;s pendant quatre ans. [comm. de paumier : comme ils sont d&#233;mocratiques les anglais !!! La d&#233;mocratie incarn&#233;e ! Pfffft !]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1942. La presse anglophone, le PC et certains lib&#233;raux, r&#233;clament la conscription. Pour se lib&#233;rer de ses engagements envers le Qu&#233;bec, Mackenzie King organise le 27 avril un pl&#233;biscite dans tout le Canada. R&#233;sultats : le Qu&#233;bec refuse la conscription &#224; 71,32% ; les huit provinces anglophones [note de paumier : Terre-Neuve n'est pas encore dans la conf&#233;d&#233;ration] l'acceptent &#224; 80%. 23 juil : le Parlement f&#233;d&#233;ral l'adopte. &#376; Fondation du Bloc populaire, oppos&#233; &#224; la conscription, avec &#224; sa t&#234;te Maxime Raymond et Andr&#233; Laurendeau [note de paumier : mon p&#232;re en faisait partie ! :)]. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : &#8220;Petite histoire du Qu&#233;bec pr&#233;sent&#233;e par Yves Beauchemin&#8221;, l'&#233;crivain qui s'est lui-m&#234;me fortement inspir&#233; de la &#8220;Chronologie du Qu&#233;bec&#8221; de Jean Provencher, Montr&#233;al, &#233;ditions du Bor&#233;al, 1991&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette publication est apparue un peu avant le r&#233;f&#233;rendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseign&#233;e&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette capsule fait partie d'une longue s&#233;rie que je vais produire ici pour favoriser notre m&#233;moire collective au moment o&#249; des Qu&#233;b&#233;coises et Qu&#233;b&#233;cois se demandent encore pourquoi faire l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, &#171; &#224; la lumi&#232;re du pass&#233; le pr&#233;sent s'&#233;claire &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Allez d&#233;couvrir la suite au :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://paumier.qc.ca/md/?cat=29&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://paumier.qc.ca/md/?cat=29&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Merci de nous aider &#224; retra&#231;er notre histoire, bravo pour cet article.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vive la r&#233;publique Fran&#231;aise d'Am&#233;rique !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvie R. Tremblay&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Chef du Parti Jeanne du Lys&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Deuxi&#232;me Guerre mondiale - Le choc russe</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/09/02/265172.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2009/09/02/265172.html</guid>
		<dc:date>2009-09-02T12:26:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Serge Truffaut - &#201;ditorial - Le Devoir </dc:creator>
		


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		<description>Les comm&#233;morations organis&#233;es pour souligner le d&#233;but de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale en Pologne ont &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre d'une foire d'empoigne avec l'Histoire comme enjeu. Tout a d&#233;but&#233; lorsque les autorit&#233;s russes ont communiqu&#233; des documents &#233;tablissant, selon elles, la (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les comm&#233;morations organis&#233;es pour souligner le d&#233;but de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale en Pologne ont &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre d'une foire d'empoigne avec l'Histoire comme enjeu. Tout a d&#233;but&#233; lorsque les autorit&#233;s russes ont communiqu&#233; des documents &#233;tablissant, selon elles, la responsabilit&#233; du gouvernement polonais de l'&#233;poque (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/09/02/265172.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>&#171; Qu&#233;bec : Good Neighbour in Transition &#187;</title>
		<link>http://www.mri.gouv.qc.ca/document/SPDI/FondDoc/FDOC_alloc_1574_19770125_levesque-rene.htm</link>
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		<dc:date>2009-08-11T11:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Ren&#233; L&#233;vesque</dc:creator>
		


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		<description>Issu d'un jeune parti politique en ascension depuis trois &#233;lections, ce gouvernement a comme objectif fondamental l'accession de la collectivit&#233; qu&#233;b&#233;coise &#224; la souverainet&#233; politique. Un tel &#233;v&#233;nement, pr&#233;visible chez nous depuis plusieurs ann&#233;es, devait tout naturellement (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Issu d'un jeune parti politique en ascension depuis trois &#233;lections, ce gouvernement a comme objectif fondamental l'accession de la collectivit&#233; qu&#233;b&#233;coise &#224; la souverainet&#233; politique. Un tel &#233;v&#233;nement, pr&#233;visible chez nous depuis plusieurs ann&#233;es, devait tout naturellement &#233;veiller, hors de nos fronti&#232;res, un int&#233;r&#234;t et une (...) - &lt;a href="http://www.mri.gouv.qc.ca/document/SPDI/FondDoc/FDOC_alloc_1574_19770125_levesque-rene.htm"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le Qu&#233;bec, le Canada et le fran&#231;ais</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/08/07/261894.html</link>
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		<dc:date>2009-08-10T14:03:00Z</dc:date>
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		<description>Le 5 ao&#251;t Serge Joyal, dans son article du 4 ao&#251;t intitul&#233; &#171; Jacques Cartier, une autre r&#233;flexion &#187;, laisse entendre que le fait fran&#231;ais au Qu&#233;bec aurait surv&#233;cu gr&#226;ce &#224; son appartenance au Canada en comparant le Qu&#233;bec avec la Louisiane, o&#249; les francophones ont &#233;t&#233; assimil&#233;s. Mais cette (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le 5 ao&#251;t Serge Joyal, dans son article du 4 ao&#251;t intitul&#233; &#171; Jacques Cartier, une autre r&#233;flexion &#187;, laisse entendre que le fait fran&#231;ais au Qu&#233;bec aurait surv&#233;cu gr&#226;ce &#224; son appartenance au Canada en comparant le Qu&#233;bec avec la Louisiane, o&#249; les francophones ont &#233;t&#233; assimil&#233;s. Mais cette comparaison est fausse. La Louisiane, &#224; (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/08/07/261894.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'Histoire-fiction canadian - Un peuple objet </title>
		<link>http://www.vigile.net/L-Histoire-fiction-canadian-Un</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-Histoire-fiction-canadian-Un</guid>
		<dc:date>2009-08-04T12:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Luc Archambault - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Jacques Cartier, une autre r&#233;flexion - Serge Joyal, S&#233;nateur du Canada S'adressant &#224; l'historien Pascal Alain en r&#233;plique &#224; son article intitul&#233; &#171; 1534-2009 : 475 ans plus tard... - L'h&#233;ritage de Jacques Cartier &#187; - Le Devoir - 2009 07 25, le S&#233;nateur du Canada Serge Joyal (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2009/08/04/261505.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Jacques Cartier, une autre r&#233;flexion&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - Serge Joyal, S&#233;nateur du Canada&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'adressant &#224; l'historien Pascal Alain en r&#233;plique &#224; son article intitul&#233; &#171; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1534-2009 : 475 ans plus tard... - L'h&#233;ritage de Jacques Cartier&lt;/strong&gt; &#187; - &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2009/07/25/260355.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Le Devoir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - 2009 07 25, &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Jacques-Cartier-une-autre&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;le S&#233;nateur du Canada Serge Joyal&lt;/a&gt; nous fait une le&#231;on de rigueur... sophistique...&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; ... vu l'int&#233;r&#234;t que je porte personnellement au r&#244;le historique qu'a jou&#233; Jacques Cartier dans le d&#233;veloppement du Canada...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;... dans le d&#233;veloppement de... la Nouvelle-France... NUANCE !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parler de Canada ancien, r&#233;gion de la colonie de France, avec l'Acadie et la Louisiane, pour parler du Canada actuel est un abus propagandiste qui a fait de Champlain le premier &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Gouverneur g&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; du &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Canada&lt;/i&gt; &#187;, ce qui fut la ris&#233;e du 400e canadianis&#233;. Aujourd'hui on apprend qu'il n'y a pas que les Conservateurs qui veulent canadianiser le Qu&#233;bec par Nouvelle-France interpos&#233;e. Les lib&#233;raux aussi ne s'en privent pas...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parler du Canada de Jacques Cartier c'est parler de la Nouvelle-France. Jacques Cartier n'a jou&#233; aucun r&#244;le dans le d&#233;veloppement du Canada actuel. Il a ouvert la porte &#224; la suzerainet&#233; de la France souveraine sur ces nouveaux territoires qui ont &#233;t&#233; par la suite Conquis par les Britanniques. La r&#233;gion fran&#231;aise du Canada n'&#233;tait qu'une des r&#233;gions fran&#231;aises de la Nouvelle-France, il y avait aussi l'Acadie et la Louisiane et la Baie d'Hudson, et ce n'est pas le Canada actuel que je sache, pour cela il faudrait que l'Acadie n'en soit pas partie et que la moti&#233;e des &#201;tats-Unis, soit le Canada...&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me &#224; son &#233;poque, les c&#244;tes du Canada &#233;taient d&#233;j&#224; connues par les p&#234;cheurs et habit&#233;es par plusieurs populations autochtones&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce ne sont pas les c&#244;tes du &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Canada&lt;/i&gt; &#187; qui sont alors connues, car c'est Jacques Cartier qui a nomm&#233; ce territoire bordant le Saint-Laurent. Ce n'&#233;taient que les C&#244;tes d'une &#171; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Terra incognita&lt;/strong&gt; &#187; qui du reste s'&#233;tendaient bien au sud du Canada.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la m&#234;me veine, vous omettez &#233;galement de mentionner que Champlain a particip&#233; avec Pierre Dugua de Mons (un autre de ces explorateurs protestants) &#224; la fondation de l'Acadie en 1604, comme si l'Acadie n'&#233;tait pas un &#233;l&#233;ment essentiel du fait fran&#231;ais au pays. C'est un peu vite pour un peuple qui a tant de m&#233;rite d'avoir surv&#233;cu.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sauf que&#8230; l'installation de 1604 elle aussi ne fut que temporaire&#8230; Les Anglais &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;en 1607, fondent Jamestown&lt;/i&gt; &#187; et s'installent en Nouvelle-Angleterre, puis ils d&#233;truisent le peu d'installations fran&#231;aises en Acadie. Ce n'est que &#171; par le trait&#233; de Saint-Germain-en-Laye sign&#233; le 29 mars 1632 [ que s'op&#232;re ] le retour sous l'autorit&#233; de la France de tous les lieux occup&#233;s par les Anglais en Acadie. &#187; ( &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Acadie&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Wikip&#233;dia&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ) et que commence la vraie colonisation fran&#231;aise de l'Acadie. 24 ans apr&#232;s la fondation de Qu&#233;bec. Les Acadiens sont les descendants de telle colonisation n'ayant d&#233;but&#233; en fait qu'&#224; compt&#233; de 1634. Si l'on fait impasse sur ce d&#233;faut de continuit&#233; autant dire que l'installation britannique en Acadie de 1605 &#224; 1632 fait de l'Acadie non plus un territoire de la Nouvelle-France mais bien un territoire Britannique&#8230;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Et pendant les trois ans que dur&#232;rent les n&#233;gociations qui aboutiront au trait&#233; de Paris du 10 f&#233;vrier 1763, l'Angleterre &#233;tait tout &#233;tonn&#233;e que la France ne cherche pas &#224; reprendre le Canada dans ce processus de n&#233;gociations. Le ministre fran&#231;ais Choiseul &#233;tait formel : c'en &#233;tait fini de l'aventure canadienne, co&#251;teuse et d&#233;ficitaire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faux, si Choiseul avait choisi le camp du lobby du sucre, celui de la fourrure n'a pas pour autant d&#233;sarm&#233; et ce n'est qu'&#224; l'arrach&#233; que la France a choisi de camp du sucre. Ce n'est pas pour rien que les n&#233;gociations dur&#232;rent si longtemps...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Histoire-fiction - Le n'importe quoi canadianisateur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le comble du sophisme jovialiste canadianisateur est la d&#233;nonciation de l'Histoire-fiction par une autre&#8230;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Peut-on imaginer ce que serait le Qu&#233;bec aujourd'hui s'il &#233;tait devenu &#224; cette &#233;poque un &#201;tat am&#233;ricain ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Oui on peut l'imaginer et les oeilli&#232;res canadianisatrices peuvent autant obscurcir son d&#233;ploiement.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Probablement une enclave linguistique un peu marginale, analogue &#224; celle des Cajuns en Louisiane, m&#234;me si Napol&#233;on leur garantit l'usage de leur langue et de leurs droits lorsqu'il les vendit aux Am&#233;ricains de Jefferson en 1803.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme si pouvaient &#234;tre compar&#233;es les populations, leurs diverses implantations, leurs nombres, leurs situations g&#233;ographiques et g&#233;opolitiques, leurs alliances avec les Premi&#232;res nations !? Comme si nous aurions pu moins nous battre pour survivre contre les &#201;tats-Uniens, que contre les Britanniques&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ici on fait de variables des constantes pour obtenir de l'&#233;quation fictionnelle, le r&#233;sultat canadianisateur voulu, les Britanniques nous ont sauv&#233;s de la France et des d&#233;mocrates r&#233;publicains des &#201;tats-Unis, et la monarchie Britannique n'a pas voulu nous assimiler, n'a pas r&#233;serv&#233; les cr&#233;dits consenti aux colons britanniques pour le peuplement de l'Ouest du Canada &#224; ses seules populations britanniques nous vouant coinc&#233;e sur des terres de roches, &#224; l'exil &#233;conomique aux &#201;tats-Unis. Sans l'exode de milliers de Qu&#233;b&#233;cois nous serions non pas &#177; 7M d'origine fran&#231;aise au Canada mais pr&#232;s de 18M. En effet on estime &#224; 10M les &#201;tats-Uniens d'origine fran&#231;aise&#8230;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Canadiens fran&#231;ais n'ont pas suivi Papineau en 1849, un chef pourtant fort, adul&#233; et charismatique. Et ils ne s'en portent &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;que mieux aujourd'hui.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que mieux ? Qui peut le dire !? ET comment on se porte aujourd'hui, ce n'est certainement pas parce que les Britanniques nous ont fait des cadeaux. &#192; moins que, le fait de nous vouer &#224; l'assimilation programm&#233;e par la fine fleur de sa nation imp&#233;riale coloniale, en la personne de Lord Durham, soit un gage bienveillant. C'est bien plut&#244;t parce que nous nous sommes battus pour survivre contre l'assimilation britannique que nous sommes toujours l&#224;. Et cela n'aurait pas chang&#233; si nous &#233;tions devenus avant la Floride l'un des premiers nouveaux &#201;tats des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;videmment, nous sommes l&#224; dans l'&#171; histoire-fiction &#187; et non plus dans l'Histoire proprement dite.&lt;/i&gt; &#187; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vraiment !?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;noncer l'histoire fiction par... la l'histoire-fiction-canadian, est le sophisme canadianisteur r&#233;visionniste n&#233;gationniste par excellence, Est-ce bien &#231;a cher S&#233;nateur&#8230; s'en tenir aux faits et aux documents historiques ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V&#233;rit&#233; incontournable et &#171; r&#233;alit&#233; historique &#187; beaucoup plus nuanc&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Serge Joyal est un homme cultiv&#233; et qui sait vivre, cela ne l'emp&#234;che pas de nous abreuver en toute civilit&#233; d'une prose sophistique &#224; souhait, partisan qu'il est d'un &#201;tat du Canada abusif et ill&#233;gitime jamais soumis sur le territoire national du peuple souverain du Qu&#233;bec au OUI qui le validerait.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non seulement il reprend le collier du Vice-Roi &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/auteurs/s/saulj.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;John Ralston Saul&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui nous dit qu'il n'y a pas eu Conqu&#234;te mais Cession, et nous dit que nous avons tout simplement &#233;t&#233; abandonn&#233;s par la lign&#233;e de LOUIS XV, bien avant qu'il signe l'Acte de Cession. Comme si un peuple pouvait &#234;tre objet de Cession ? Comme s'il n'y avait pas eu Conqu&#234;te ! Comme si la France n'avait aussi &#233;t&#233; contrainte par la force brute et obstin&#233;e des arm&#233;es britanniques. Comme si elle avait pu envoyer des renforts. Or, le f&#233;ru d'histoire ignore ou fait mine d'ignorer qu'un oc&#233;an nous s&#233;parait de La France et que pour le franchir en temps de guerre, encore faut-il avoir la maitrise des mers, et les britannique l'avait cette maitrise au Nord comme au Sud.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les Britanniques sauveurs de la patrie qu&#233;b&#233;coise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; l'abandon de la France, il est av&#233;r&#233;. Mais cela justifie-t-il pour autant la Cession et la Conqu&#234;te d'un peuple et de son territoire ? M&#234;me abandonn&#233;s par la France, m&#234;me si peu aid&#233; par elle, nous avons pu implanter ici une vie parfaite pour nous et c'est pourquoi avec nos alli&#233;s des Premi&#232;res nations nous avons d&#233;fendu notre patrie avec acharnement et courage contre l'envahisseur britannique et ses arm&#233;es acharn&#233;es et barbares. Nous aurions pu tr&#232;s bien survivre sans la Conqu&#234;te avec ou sans la France dont nous aurions pu nous dissocier en m&#234;me temps que ne l'ont fait les &#201;tats-Uniens, ou sinon, &#224; la faveur de la R&#233;volution Fran&#231;aise. Ce qui nous aurait &#233;pargn&#233; le fait d'&#234;tre vendus par Napol&#233;on. Il n'aurait pu vendre la Louisiane puisqu'elle aurait avec nous fait partie de l'&#201;tat du peuple souverain du Qu&#233;bec souverain, cette Nouvelle-France devenue ind&#233;pendante de la France. Comme si les britanniques nous avaient sauv&#233;s...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'importe quoi ! L'Histoire-fiction canadianisatrice qui nous sauve ne passe pas&#8230; N'a jamais pass&#233;. Tout comme le Canada abusif et ill&#233;gitime actuel. Tout &#231;a, n'est qu'une colossale et coloniale histoire-fiction. Elle existe comme fiction, fond&#233;e sur une fiction de libert&#233; pourtant jamais nomm&#233;ment exprim&#233;e, mais bient&#244;t elle fera place &#224; une r&#233;alit&#233; historique incontournable. Ce peuple souverain du Qu&#233;bec fondera sur son territoire national un &#201;tat d&#233;mocratique valide &#224; la l&#233;galit&#233; l&#233;gitime, ce que n'est pas le Canada actuel. ET il sera clair que ni Jacques Cartier ni Champlain ne sont les fondateurs de quoi que ce soit d'autre que du Qu&#233;bec souverain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La honte d'un peuple - Faire d'un autre son objet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce jour l&#224;, les canadians auront &#224; vivre avec le fait que leurs parents et leurs anc&#234;tres ont entretenu si longtemps une fiction historique qui les a fait propri&#233;taire d'un peuple et de son territoire national si longtemps parce qu'ils les auraient obtenus en tant que pur &#171; objet &#187; de propri&#233;t&#233; sous Cession d'un Souverain qu'ils ont vaincu par les armes et le feu de leurs arm&#233;es ravageant, incendiant, violant, d&#233;portant tout un peuple. Comme si un peuple pouvait &#234;tre objet de Cession !? De gr&#233; &#224; gr&#233;, sans leur gr&#233;, puisque jamais on le leur a nomm&#233;ment demand&#233; leur gr&#233;. Il s'agit donc de contrainte de force, d'enfermement par les armes, par la contrainte politique et maintenant par le sophisme n&#233;gationniste et r&#233;visionniste r&#233;actionnaire canadianisateur. Toujours dans un &#201;tat n'ayant jamais obtenu le libre et d&#233;mocratique OUI qui le validerait. Ce &#171; plusse meilleur pays au monde &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne sais pas quelle fiction les canadians pourront inventer alors pour oblit&#233;rer cette indignit&#233; historique, ni ce qu'ils pourront d&#233;velopper pour l'assumer, mais je n'aimerais pas &#234;tre &#224; leur place. Le mieux pour ce peuple du Canada, serait pendant qu'il en est encore temps pour se racheter, &lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/00-1/saul-bouchard.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;qu'il cesse de pr&#233;tendre qu'il n'y a pas eu Conqu&#234;te mais plut&#244;t Cession.&lt;/a&gt; Comme si nous ravaler au rang d'objet valait mieux que d'&#234;tre Sujets de Sa Majest&#233; Conqu&#233;rante comme le pr&#233;tend John Saul et le servile Conquis Serge Joyal ? Ce peuple canadian ferait mieux de prendre le parti de la d&#233;mocratie qu'il pr&#233;tend d&#233;fendre jusqu'aux confins de l'Empire &#233;tats-uniens avatar de l'Empire d'o&#249; il tire ses origines, en comptant nos morts alors qu'il n'attends que de se retirer de ce bourbier dans lequel il nous a encore fourr&#233;, contre notre gr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce peuple canadian devrait se r&#233;veiller et cesser de laisser leur pays entre les mains d'une minorit&#233; activiste affairiste occulte qui se pare des Ors de la monarchie, S&#233;nateur &#224; la cl&#233;, pour lui imposer un &#201;tat de tutelle jamais nomm&#233;ment soumis aux voix du peuple, ce n'est qu'alors, comme nous, se lib&#233;rant de son histoire imp&#233;riale coloniale, qu'il pourrait &#224; nos c&#244;t&#233;s r&#233;tablir la dignit&#233; de non nom en luttant pour que nos deux peuples souverains d&#232;s lors amis, se donnent chacun un &#201;tat librement consentit, correspondant chacun &#224; leur libre et souverain d&#233;sir, Premi&#232;res nations en sus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Jacques Cartier, une autre r&#233;flexion</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/08/04/261505.html</link>
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		<dc:creator>Serge Joyal - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Cher M. Pascal Alain, historien, vous me permettrez, vu l'int&#233;r&#234;t que je porte personnellement au r&#244;le historique qu'a jou&#233; Jacques Cartier dans le d&#233;veloppement du Canada, de porter &#224; votre attention trois &#233;l&#233;ments particuliers de r&#233;flexion, pour donner suite &#224; l'article (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Cher M. Pascal Alain, historien, vous me permettrez, vu l'int&#233;r&#234;t que je porte personnellement au r&#244;le historique qu'a jou&#233; Jacques Cartier dans le d&#233;veloppement du Canada, de porter &#224; votre attention trois &#233;l&#233;ments particuliers de r&#233;flexion, pour donner suite &#224; l'article intitul&#233; &#171; L'H&#233;ritage de Jacques Cartier &#187; (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/08/04/261505.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>L'h&#233;ritage de Jacques Cartier</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-heritage-de-Jacques-Cartier</link>
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		<dc:creator>Pascal Alain - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/07/25/... Cartier n'est certainement pas le &#171; d&#233;couvreur du Canada &#187;, tel que d&#233;crit dans les anciens manuels scolaires d'histoire. Sans vouloir r&#233;duire son r&#244;le, certains faits doivent &#234;tre remis en perspective en ce 475e anniversaire de son passage en (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/07/25/... Cartier n'est certainement pas le &#171; d&#233;couvreur du Canada &#187;, tel que d&#233;crit dans les anciens manuels scolaires d'histoire. Sans vouloir r&#233;duire son r&#244;le, certains faits doivent &#234;tre remis en perspective en ce 475e anniversaire de son passage en Gasp&#233;sie. Jacques Cartier na&#238;t en 1491 &#224; (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/L-heritage-de-Jacques-Cartier"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Du feu dans notre histoire</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/07/25/260340.html</link>
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		<dc:creator>Louis Cornellier - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/07/25/... les milieux savants, l'histoire narrative, celle qui, d'apr&#232;s l'explication de Fran&#231;ois Furet, se pr&#233;sente &#171; selon la structure d'un roman, &#224; cette exception pr&#232;s qu'il faut en tisser la trame avec des faits v&#233;ridiques et (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/07/25/... les milieux savants, l'histoire narrative, celle qui, d'apr&#232;s l'explication de Fran&#231;ois Furet, se pr&#233;sente &#171; selon la structure d'un roman, &#224; cette exception pr&#232;s qu'il faut en tisser la trame avec des faits v&#233;ridiques et v&#233;rifi&#233;s dans les r&#232;gles &#187;, cette histoire-r&#233;cit, (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/07/25/260340.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Retrouvailles &#224; Gasp&#233;</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/07/24/260242.html</link>
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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/07/24/... Am&#233;lie Daoust-Boisvert - Le groupe Mes A&#239;eux en spectacle &#224; Gasp&#233; le 14 juillet dernier Gasp&#233;, le 24 juillet 1534. Jacques Cartier et son &#233;quipage fit &#171; faire une croix de trente piedz de hault (...) sur la poincte de l'entree dudit hable de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/07/24/... Am&#233;lie Daoust-Boisvert - Le groupe Mes A&#239;eux en spectacle &#224; Gasp&#233; le 14 juillet dernier Gasp&#233;, le 24 juillet 1534. Jacques Cartier et son &#233;quipage fit &#171; faire une croix de trente piedz de hault (...) sur la poincte de l'entree dudit hable de laquelle mismes ung escusson en bosse &#224; troys fleurs de (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/07/24/260242.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le p&#233;riple gasp&#233;sien de Cartier</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-periple-gaspesien-de-Cartier</link>
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		<dc:date>2009-07-24T14:41:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Jacques Cartier a plant&#233; une croix le 24 juillet 1534 &#224; Gasp&#233; pour prendre possession de ces &#171; terres neuves &#187; au nom du roi de France. Toutefois, l'explorateur avait auparavant fait plusieurs escales ailleurs en Gasp&#233;sie, un fait souvent (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Jacques Cartier a plant&#233; une croix le 24 juillet 1534 &#224; Gasp&#233; pour prendre possession de ces &#171; terres neuves &#187; au nom du roi de France. Toutefois, l'explorateur avait auparavant fait plusieurs escales ailleurs en Gasp&#233;sie, un fait souvent oubli&#233;. - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-periple-gaspesien-de-Cartier"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title> Courir les bois et les dieux</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/07/11/258606.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2009/07/11/258606.html</guid>
		<dc:date>2009-07-11T08:21:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Cornellier - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Nos anc&#234;tres coureurs des bois font aujourd'hui figure de mod&#232;les. On insiste sur leur courage, leur esprit d'aventure, leur ind&#233;pendance et leur ouverture sur le monde. &#199;a n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas. De leur vivant, ils passaient plut&#244;t, aux yeux de leurs comp&#233;titeurs (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Nos anc&#234;tres coureurs des bois font aujourd'hui figure de mod&#232;les. On insiste sur leur courage, leur esprit d'aventure, leur ind&#233;pendance et leur ouverture sur le monde. &#199;a n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas. De leur vivant, ils passaient plut&#244;t, aux yeux de leurs comp&#233;titeurs missionnaires &#224; tout le moins, pour des porteurs de (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/07/11/258606.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>&quot;De plume et d'audace. Femmes de la Nouvelle-France&quot;</title>
		<link>http://www.vigile.net/De-plume-et-d-audace-Femmes-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/De-plume-et-d-audace-Femmes-de-la</guid>
		<dc:date>2009-03-08T12:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Paul-&#201;mile Roy - L'Action nationale&lt;br&gt;www.action-nationale.qc.ca</dc:creator>
		


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		<description>http://www.action-nationale.qc.ca/i... un livre qui nous permet de faire un voyage tr&#232;s agr&#233;able en Nouvelle-France, aux premiers temps de la colonie fran&#231;aise, avec des femmes remarquables tant par leur culture que par leur vie spirituelle. L'auteure cite Virginia Woolf : &#171; &#8201;Il (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.action-nationale.qc.ca/i... un livre qui nous permet de faire un voyage tr&#232;s agr&#233;able en Nouvelle-France, aux premiers temps de la colonie fran&#231;aise, avec des femmes remarquables tant par leur culture que par leur vie spirituelle. L'auteure cite Virginia Woolf : &#171; &#8201;Il serait infiniment regrettable que les femmes (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/De-plume-et-d-audace-Femmes-de-la"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'abandon de 1763</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200902/21/01-829808-labandon-de-1763.php</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200902/21/01-829808-labandon-de-1763.php</guid>
		<dc:date>2009-02-21T19:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Francoise Le Jeune - www.cyberpresse.ca (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>http://www.cyberpresse.ca/opinions/... d'&#233;poque (&#171; vue optique &#187;) illustrant un feu d'artifice, devant l'h&#244;tel de ville de Paris, &#224; l'occasion de la signature du Trait&#233; de Paris. Collection du s&#233;nateur Serge Joyal *** De 1748 &#224; 1759, 10 ann&#233;es s'&#233;coulent durant (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.cyberpresse.ca/opinions/... d'&#233;poque (&#171; vue optique &#187;) illustrant un feu d'artifice, devant l'h&#244;tel de ville de Paris, &#224; l'occasion de la signature du Trait&#233; de Paris. Collection du s&#233;nateur Serge Joyal *** De 1748 &#224; 1759, 10 ann&#233;es s'&#233;coulent durant lesquelles le roi et son conseil sont r&#233;guli&#232;rement (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200902/21/01-829808-labandon-de-1763.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le mythe de M. le chanoine Groulx</title>
		<link>http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/encyclopedia/GuyFregault-lemythedelabbeGroulx.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/encyclopedia/GuyFregault-lemythedelabbeGroulx.html</guid>
		<dc:date>2009-02-19T00:59:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Guy Fr&#233;gault - L'Action nationale&lt;br&gt;www.action-nationale.qc.ca</dc:creator>
		


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		<description>[Cet article a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en 1944 par Guy Fr&#233;gault. Pour la r&#233;f&#233;rence bibliographique pr&#233;cise, voir la fin du document.] Le pays de Qu&#233;bec devient d&#233;cid&#233;ment un objet de curiosit&#233;, sinon de vertueux scandale, pour les provinces anglaises du Canada. &#171; Il y a quelque chose de pourri au royaume (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;[Cet article a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en 1944 par Guy Fr&#233;gault. Pour la r&#233;f&#233;rence bibliographique pr&#233;cise, voir la fin du document.] Le pays de Qu&#233;bec devient d&#233;cid&#233;ment un objet de curiosit&#233;, sinon de vertueux scandale, pour les provinces anglaises du Canada. &#171; Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark &#187;. Il y a quelque chose de tr&#232;s (...) - &lt;a href="http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/encyclopedia/GuyFregault-lemythedelabbeGroulx.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Louise Dech&#234;ne - &quot;Le Peuple, l'&#201;tat et la Guerre au Canada sous le R&#233;gime fran&#231;ais&quot; </title>
		<link>http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=809&amp;Itemid=1</link>
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		<dc:date>2009-02-17T16:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Beno&#238;t Dubreuil - L'Action nationale&lt;br&gt;www.action-nationale.qc.ca</dc:creator>
		


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		<description>L'ouvrage de Dech&#234;ne ne cl&#244;t pas les d&#233;bats interpr&#233;tatifs, mais il repr&#233;sente certainement une somme colossale du savoir disponible sur la relation entre la population canadienne et le pouvoir militaire pendant les 150 ans du r&#233;gime fran&#231;ais. Il est d&#233;sormais un ouvrage incontournable (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;L'ouvrage de Dech&#234;ne ne cl&#244;t pas les d&#233;bats interpr&#233;tatifs, mais il repr&#233;sente certainement une somme colossale du savoir disponible sur la relation entre la population canadienne et le pouvoir militaire pendant les 150 ans du r&#233;gime fran&#231;ais. Il est d&#233;sormais un ouvrage incontournable pour l'&#233;tude de cette p&#233;riode. Benoit (...) - &lt;a href="http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=809&amp;Itemid=1"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'affaire Galil&#233;e : science vs religion</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/01/17/227885.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2009/01/17/227885.html</guid>
		<dc:date>2009-01-17T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre Chastenay - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/01/17/... fois par mois, Le Devoir propose &#224; des professeurs de philosophie, mais aussi &#224; d'autres auteurs passionn&#233;s d'id&#233;es et d'histoire des id&#233;es, de relever le d&#233;fi de d&#233;crypter une question d'actualit&#233; &#224; partir des th&#232;ses d'un (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/01/17/... fois par mois, Le Devoir propose &#224; des professeurs de philosophie, mais aussi &#224; d'autres auteurs passionn&#233;s d'id&#233;es et d'histoire des id&#233;es, de relever le d&#233;fi de d&#233;crypter une question d'actualit&#233; &#224; partir des th&#232;ses d'un penseur. Auourd'hui, pour souligner (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/01/17/227885.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Dollard-des-Ormeaux</title>
		<link>http://www.vigile.net/Dollard-des-Ormeaux,17225</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Dollard-des-Ormeaux,17225</guid>
		<dc:date>2009-01-10T13:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>John Metcalfe - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le nom du jour f&#233;ri&#233; qu&#233;b&#233;cois &quot;F&#234;te de Dollard-des-Ormeaux&quot; a &#233;t&#233; chang&#233; pour la &quot;F&#234;te des Patriotes&quot; (lundi pr&#233;c&#233;dant le 25 mai). Dollard des Ormeaux est devenu un v&#233;ritable mythe au Qu&#233;bec. D'abord oubli&#233; puis red&#233;couvert par l'histoire il y a environ 150 ans, Dollard est (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le nom du jour f&#233;ri&#233; qu&#233;b&#233;cois &quot;F&#234;te de Dollard-des-Ormeaux&quot; a &#233;t&#233; chang&#233; pour la &quot;F&#234;te des Patriotes&quot; (lundi pr&#233;c&#233;dant le 25 mai).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard des Ormeaux est devenu un v&#233;ritable mythe au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord oubli&#233; puis red&#233;couvert par l'histoire il y a environ 150 ans, &lt;a href=&quot;http://www.ameriquefrancaise.org/index.php/Dollard_des_Ormeaux&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Dollard est devenu un ic&#244;ne culturel, un symbole de patriotisme et de courage&lt;/a&gt;. On lui a &#233;lev&#233; statue, on a donn&#233; son nom &#224; une ville de l'ouest de l'&#238;le de Montr&#233;al, on a m&#234;me rebaptis&#233; le cong&#233; de la f&#234;te de la reine (Victoria) en son honneur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais qui &#233;tait vraiment cet homme ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2849 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:178px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.ameriquefrancaise.org/index.php/Dollard_des_Ormeaux&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_10-ddo-laliberte.jpg' width=&quot;178&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Adam Dollard, sieur des Ormeaux, est recrut&#233; par Maisonneuve et se d&#233;friche une terre dans la petite colonie de Ville-Marie (Montr&#233;al). &#194;g&#233; de 25 ans et arriv&#233; en Nouvelle-France, dite Canada, depuis deux ans, il est maintenant officier de la garnison occupe un petit poste de commandement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La situation n'est pas rose en 1660. La Nouvelle-France , commun&#233;ment appel&#233;e Canada, est au bord de la catastrophe. La population de la colonie ne d&#233;passe toujours pas 1500 habitants dont 400 seulement &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Iroquois multiplient leurs raids sanglants sur la colonie et les habitants de Ville-Marie vivent dans un &#233;tat de si&#232;ge presque constant. Les guerres iroquoises rendent la traite des fourrures presqu'impossible, les colons vivent &#224; cr&#233;dit et les marchands parlent de quitter le pays. Comme si ce n'&#233;tait pas assez, une rumeur court selon laquelle les Iroquois s'appr&#234;tent &#224; donner le coup de gr&#226;ce &#224; la colonie fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autour de la personne de Dollard, il y a eu, pendant longtemps, de longues controverses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2850 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:250px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.ameriquefrancaise.org/index.php/Dollard_des_Ormeaux&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_10-ddo-affiche.jpg' width=&quot;250&quot; height=&quot;396&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Personnage mythique, ayant longtemps servi la cause nationaliste par sa r&#233;sistance aux forces assi&#233;geant la nation &#8211; donc un h&#233;ros pour une g&#233;n&#233;ration de nationalistes &#8211; Dollard fut aussi r&#233;cup&#233;r&#233; par les autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales qui voulaient stimuler l'ardeur guerri&#232;re des Canadiens Fran&#231;ais, des Qu&#233;b&#233;cois lors des deux grandes guerres mondiales (1914-1918 et 1939-1945) du XXe si&#232;cle&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard des Ormeaux (Adam Dollard, sieur des Ormeaux),&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;nomm&#233; Daulat dans l'acte de d&#233;c&#232;s et Daulac par quelques historiens &#8211;, soldat, &#171; commandant en la garnison du fort de Ville-Marie &#187;, est n&#233; en 1635 et est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; 25 ans, tu&#233; entre le 9 et le 12 mai 1660 par les Iroquois, au Long-Sault.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On ne conna&#238;t rien de l'activit&#233; de Dollard avant &#224; son arriv&#233;e en Nouvelle-France, dite Canada, sinon qu' &#171; il avait eu quelques commandements dans les arm&#233;es de France &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Venu &#224; Montr&#233;al comme volontaire, tr&#232;s probablement en 1658, il y poursuit sa carri&#232;re militaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1659 et 1660, il est qualifi&#233; &#171; officier &#187; ou &#171; commandant en la garnison du fort de Ville-Marie &#187;, titre qu'il partage avec Pierre Picot&#233; de Belestre. On ignore du reste quelle est sa responsabilit&#233; particuli&#232;re. Dollard songe peut-&#234;tre &#224; s'&#233;tablir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la fin de 1659, Chomedey de Maisonneuve lui donne une terre de 30 arpents. En 1661, on estimait &#224; 79&#170; 10s. la somme que Dollard avait consacr&#233;e &#171; &#192; faire Travailler sur lad. Concession &#187;, &#171; pour Cinquante Trois journ&#233;es d'homme &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; Montr&#233;al, Dollard jouit d'une excellente r&#233;putation. Les t&#233;moignages directs, il est vrai, en sont peu nombreux : la Relation le dit &#171; homme de mise et de conduite &#187; ; et Dollier de Casson, &#171; gar&#231;on de c&#339;ur et de famille &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais Dollard a m&#233;rit&#233; la confiance du gouverneur et l'estime de ses concitoyens. &#192; qui conna&#238;t le climat social et religieux de Ville-Marie en 1660, faut-il meilleure recommandation ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il aurait &#233;t&#233; impensable, par exemple, que Maisonneuve prom&#251;t commandant de la garnison un officier dont la conduite n'e&#251;t pas &#233;t&#233; irr&#233;prochable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lambert Closse l'aurait-il choisi pour parrain de sa fille &#201;lisabeth (3 octobre 1658) ; aurait-on, vingt fois, r&#233;clam&#233; sa pr&#233;sence comme t&#233;moin lors de la signature, devant B&#233;nigne Basset, de conventions du toutes sortes, si Dollard n'avait &#233;t&#233; un homme parfaitement honorable ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maisonneuve, enfin, l'aurait-il laiss&#233; partir pour le Long-Sault, en avril 1660, s'il n'avait eu en lui la plus enti&#232;re confiance ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certes, on a beaucoup m&#233;dit de Dollard, voleur de fourrures et forte t&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces accusations, toutefois, ne s'appuient sur aucune preuve documentaire et sont de surcro&#238;t contredites par les faits.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais la tentation &#233;tait belle d'&#233;piloguer :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard &#171; aurait &#233;t&#233; bien aise de se pouvoir distinguer, &#233;crit Dollier de Casson, pour que cela puisse lui servir &#224; cause de quelque affaire qu'on disait lui &#234;tre arriv&#233;e en France &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles &#233;taient la nature et la gravit&#233; de cette &#171; affaire &#187; ? Nous n'en savons rien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il serait peu raisonnable d'&#233;chafauder des hypoth&#232;ses sur une donn&#233;e aussi fragile et qui a tout l'air de on-dit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il suffise de constater que Dollard mene, &#224; Montr&#233;al, une vie rang&#233;e et qu'il est bien vu de ses sup&#233;rieurs et de ses concitoyens. Voil&#224; donc cet homme qui, au printemps de 1660, prend la t&#234;te d'une exp&#233;dition vers l'Outaouais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ses 16 compagnons &#233;taient tous, comme lui, c&#233;libataires et Montr&#233;alistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Huit d'entre eux &#233;taient d&#233;barqu&#233;s &#224; Ville-Marie en 1653 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques Brassier, 25 ans ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fran&#231;ois Crusson, dit Pilote, 24 ans ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; Doussin, 30 ans, meunier et soldat ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nicolas Josselin, 25 ans, originaire de Solesmes, en Normandie ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Lecompte, 26 ans, b&#234;cheur et b&#251;cheron, de la paroisse de Chamir&#233;-en-Charnie, au Maine ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;tienne Robin, dit Des Forges, 27 ans ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Tavernier de La Forest, dit La Locheti&#232;re, 28 ans, armurier, originaire de Ro&#235;z&#233;, dans le Maine ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;et Jean Valets, 27 ans, laboureur, de la paroisse de Thorie (al. Teill&#233;), au Maine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les huit autres &#233;taient arriv&#233;s en 1658 ou peu avant :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Christophe Augier, dit Desjardins, 26 ans ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques Boisseau, dit Cognac, 23 ans ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aloni&#233; Delestre, l'a&#238;n&#233; des Dix-Sept, &#226;g&#233; de 31 ans, chaufournier ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Simon Grenet, 25 ans ; Roland H&#233;bert, dit Larivi&#232;re, 27 ans ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Robert Jurie, 24 ans ; Louis Martin, le cadet du groupe, &#226;g&#233; de 21 ans, vacher ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;et Nicolas Tiblemont, 25 ans, serrurier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du fait d'armes de 1660, il existe une version traditionnelle, bien que relativement r&#233;cente. Au xviie si&#232;cle, le souvenir de Dollard et de la d&#233;fense du Long-Sault s'&#233;tait vite perdu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#232;s de deux si&#232;cles durant, &#224; l'exception du j&#233;suite Charlevoix et de Fran&#231;ois-Xavier Garneau, qui lui consacr&#232;rent chacun un bref paragraphe, historiens et chroniqueurs ignorent cet &#233;pisode de la guerre iroquoise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est qu'au xixe si&#232;cle, &#224; la suite de la d&#233;couverte du manuscrit de l'Histoire du Montr&#233;al de Dollier de Casson, que les abb&#233;s Jean-Baptiste Ferland et &#201;tienne-Michel Faillon firent du combat de 1660 des r&#233;cits circonstanci&#233;s o&#249; l'&#233;motion et la grandiloquence &#8211; chez Faillon particuli&#232;rement &#8211; n'&#233;taient pas absentes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1912 et 1913, dans The Canadian Antiquarian and Numismatic Journal, &#201;.-Z. Massicotte publiait de nombreux documents in&#233;dits sur Dollard et ses compagnons : pi&#232;ces notari&#233;es, testaments, acte de d&#233;c&#232;s des Dix-Sept, inventaires de biens, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1920, dans la recension qu'il fait de la plaquette de Massicotte, Gustave Lanctot montre, en s'appuyant sur les documents qui y &#233;taient pr&#233;sent&#233;s &#8211; et qui avaient manqu&#233; &#224; l'historien William Kingsford qui s'effor&#231;ait de ramener l'&#171; exploit &#187; &#224; de plus r&#233;alistes proportions, pour l'&#233;tablissement de sa preuve &#8211;, que Dollard et ses compagnons ne croyaient pas aller &#224; une mort certaine, qu'ils ignoraient l'imminence d'une invasion iroquoise et qu'ils n'&#233;taient pas, par cons&#233;quent, les sacrifi&#233;s volontaires qu'on avait voulu voir en eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de la nouveaut&#233; et de la hardiesse de ces affirmations, l'article de Lanctot n'eut pas de r&#233;percussions imm&#233;diates. Mais, dans certains milieux, Dollard &#8211; que des campagnes publicitaires avaient mis &#224; la mode &#8211; &#233;tait d&#233;j&#224; sujet de discussions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1932, commen&#231;a une vive pol&#233;mique. Engag&#233;e dans les journaux, poursuivie dans les revues sp&#233;cialis&#233;es et, bient&#244;t, &#224; la radio et &#224; la t&#233;l&#233;vision, 30 ans apr&#232;s, la pol&#233;mique dure encore. Il est peu d'historiens qui n'en aient, un jour ou l'autre, attis&#233; la flamme ; mais, ph&#233;nom&#232;ne qui m&#233;rite d'&#234;tre signal&#233;, le public &#8211; et la jeune g&#233;n&#233;ration surtout &#8211; est entr&#233; dans le d&#233;bat qui, depuis longtemps, n'est plus la chasse gard&#233;e des historiens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut donc reprendre, point par point, le r&#233;cit traditionnel et, par une analyse patiente et objective des sources, tenter de faire la lumi&#232;re sur cet &#233;pisode de la guerre iroquoise, sans entrer pour autant dans les virulentes pol&#233;miques et les &#226;pres d&#233;bats auxquels il a jusqu'ici donn&#233; lieu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le but de l'exp&#233;dition du Long-Sault, voil&#224; bien l'aspect le plus difficile et le plus discut&#233; de l'affaire Dollard.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Dix-Sept savaient-ils qu'une arm&#233;e iroquoise s'appr&#234;tait &#224; envahir la colonie ; marchaient-ils, sacrifi&#233;s volontaires, &#224; la rencontre de l'ennemi ? Et si, par hasard, ils ignoraient le projet des Iroquois, quel objectif poursuivaient-ils ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur l'objectif de l'exp&#233;dition, les sources pr&#233;sentent des t&#233;moignages concordants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le p&#232;re Chaumonot, dont le r&#233;cit fut reproduit textuellement par Marie de l'Incarnation dans une lettre &#224; son fils du 25 juin 1660, &#233;crit :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; D&#232;s le mois d'avril 1660, dix-sept braves Fran&#231;ais volontaires de Montr&#233;al, prirent le dessein de se hasarder pour aller faire quelque embuscade aux Iroquois... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Relation de 1659&#8211;1660 corrobore cette affirmation :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Quarante de nos Hurons [...] partirent de Qu&#233;bec sur la fin de l'hiver pass&#233;, pour aller &#224; la petite guerre, &amp; dresser des embusches aux Iroquois &#224; leur retour de la chasse. [...] Estant arrivez en suite &#224; Montr&#233;al, ils trouverent que dix-sept Fran&#231;ois [...] avoient desia li&#233; partie dans le mesme dessein qu'eux... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Radisson donne aussi une version tout &#224; fait semblable :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Vous devez savoir que 17 Fran&#231;ais prirent la d&#233;cision avec quatre Algonquins de s'associer avec une soixantaine de Hurons pour aller et attendre les Iroquois dans le Passage au retour de la chasse avec leurs castors, esp&#233;rant les battre et les an&#233;antir facilement, &#233;tant d&#233;pourvus alors des choses n&#233;cessaires. Si l'un a son fusil, il n'a plus de poudre, et ainsi du reste. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, Dollier de Casson ne s'exprime pas autrement :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Sur la fin d'avril, M. d'Aulac [...] voulant faire ici quelque coup de main et digne de son courage, t&#226;cha de d&#233;baucher 15 ou 16 Fran&#231;ais [c.est-&#224;-dire. de leur faire quitter leurs occupations habituelles] afin de les mener en parti au dessus de cette Isle, ce qu'on n'avait pas encore os&#233; tenter. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les narrateurs du combat du Long-Sault auraient-ils omis de nous renseigner sur le dessein de Dollard, que nous aurions le t&#233;moignage de l'un des Dix-Sept : dans son testament, Jean Valets d&#233;clare qu'il est d&#233;sireux d'&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; aller en party avec Lesr. Dollard, cour sur les petittes bandes hiroquoises et nos Ennemis... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Se peut-il souhaiter plus enti&#232;re unanimit&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les documents &#233;tablissent sans doute possible le caract&#232;re militaire de l'exp&#233;dition du Long-Sault ; mais c'est une entreprise militaire &#224; la mode indienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La &#171; petite guerre &#187; consiste pour un &#171; parti &#187; &#8211; quelques dizaines d'hommes tout au plus &#8211; &#224; &#171; cour sur les petittes bandes &#187; ennemies et &#224; leur &#171; dresser des embusches &#187;, dans le but de les &#171; an&#233;antir &#187; ou de faire des prisonniers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Guerre de surprise essentiellement, o&#249; la patience et l'endurance doivent s'allier au courage et &#224; la ruse ; guerre qui a ses exigences et ses lois. L'ennemi rep&#233;r&#233;, l'on se met &#224; l'aff&#251;t, attendant le moment de l'attaquer &#224; l'improviste, si l'on est le plus fort ; si l'adversaire est sup&#233;rieur en nombre, il est de r&#232;gle de se d&#233;rober au combat. V&#233;ritable chasse au gibier humain, parfaitement adapt&#233;e aux for&#234;ts de la Nouvelle-France , dite Canada .&#8212;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard partait pour la petite guerre ; mais il n'avait pas laiss&#233; au hasard le soin de tracer son itin&#233;raire. Il pointa ses canots vers le Long-Sault, &#171; passage infaillible [des Iroquois] au retour de leurs chasses &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La guerre iroquoise, dont le combat du Long-Sault n'est qu'un douloureux &#233;pisode, &#233;tait avant tout de caract&#232;re &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Iroquois avaient besoin de fourrures et n'en trouvaient plus dans leurs propres territoires (au sud du lac Ontario, pr&#232;s de New York). Ils &#233;taient donc forc&#233;s de chasser dans le Nord de l'Outaouais et dans la r&#233;gion des Grands Lacs. Ils y passaient g&#233;n&#233;ralement l'hiver, revenant au printemps par l'Outaouais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1671, le sulpicien Salignac de La Mothe-F&#233;nelon d&#233;crivait ces migrations annuelles :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Les Iroquois chassent par petites bandes fort &#233;loign&#233;es les unes des autres et dispers&#233;es sur une &#233;tendue de pr&#232;s de 150 lieues. Ils reviennent de chasse en petites troupes, tr&#232;s embarrass&#233;s de leur butin fait de fourrures et de viande. Ce qui donnerait grande facilit&#233; aux Fran&#231;ais de les attendre sur le chemin avec des canots d&#233;barrass&#233;s de toutes choses et charg&#233;s seulement d'hommes et d'armes. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'&#233;tait-ce pas mettre en lumi&#232;re, 11 ans apr&#232;s, le dessein de Dollard ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1660, il y avait 20 ans d&#233;j&#224; que les Iroquois agissaient ainsi et personne ne l'ignorait en Nouvelle-France, dite Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Au printemps, &#233;crivait d'Argenson, les chasseurs [iroquois] ne sont point encore touts rassembl&#233;s et probablement ne sont pas beaucoup fournis de munitions de guerre parce qu'ils les ont employ&#233;s dans leurs chasses de l'hiver... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On croirait lire Radisson :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Si l'un a son fusil, il n'a plus de poudre, et ainsi du reste. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est en partie pour profiter de cette dispersion et de ce d&#233;nuement des chasseurs iroquois que Dollard jeta son d&#233;volu sur l'Outaouais et s'arr&#234;ta au pied du Long-Sault, o&#249; la man&#339;uvre des canots, particuli&#232;rement difficile &#224; cause des courants, mettrait l'ennemi &#224; sa merci.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sans nier tout &#224; fait l'objectif militaire de l'exp&#233;dition, certains historiens le subordonnent &#224; un autre but : la &#171; capture &#187;, les armes &#224; la main, des &#171; profitables fourrures &#187; des Iroquois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard, certes, ne pouvait ignorer que les canots iroquois seraient lourds de pelleteries ; il &#233;tait normal et de bonne guerre qu'il r&#234;v&#226;t d'un riche butin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais la quasi-certitude qu'il en f&#251;t ainsi n'autorise pas pour autant l'historien &#224; faire de la cueillette des fourrures iroquoises le but premier de l'exp&#233;dition. Ce serait aller &#224; l'encontre de tous les t&#233;moignages contemporains.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard du reste ne s'attendait pas &#224; n'affronter que des chasseurs. La pr&#233;sence de guerriers sur l'Outaouais, &#224; cette &#233;poque de l'ann&#233;e, &#233;tait trop bien connue pour qu'il se ber&#231;&#226;t d'illusions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En qu&#234;te de fourrures, les Iroquois avaient depuis longtemps imagin&#233; d'intercepter les convois en route vers les factoreries du Saint-Laurent. Dissimul&#233;s dans les &#171; passages &#187;, ils attendaient les canots, massacraient les &#233;quipages et raflaient les cargaisons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plus d'une fois le blocus de l'Outaouais conduisit la Nouvelle-France, commun&#233;ment dite Canada, &#224; deux pas de la ruine. Le premier dans l'histoire de la colonie, Dollard se serait-il donn&#233; pour mission, en nettoyant les rives de l'Outaouais, d'assurer la libre navigation aux flottilles alli&#233;es ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Radisson, particuli&#232;rement int&#233;ress&#233; &#224; cette op&#233;ration, l'affirme express&#233;ment :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Nos ennemis [les Iroquois] savaient que les voyageurs (nous qui &#233;tions mont&#233;s aux Grands Lacs) &#233;taient par l&#224;-bas et qu'ils ne manqueraient pas de descendre avec un parti, et que ce serait un brillant exploit et une action h&#233;ro&#239;que que de les an&#233;antir tous, ce qui, par cons&#233;quent, jetterait la frayeur &#224; la fois chez les Fran&#231;ais et chez les Sauvages ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;car les uns ne pouvaient pas vivre sans les autres, les uns offrant leurs commodit&#233;s, les autres leurs castors ; de sorte que les Iroquois, en vue de nous attendre dans le passage, s'y donn&#232;rent rendez-vous. Les Fran&#231;ais [les Dix-Sept] et leurs compagnons&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des 40 Hurons et les 4 Algonquins], voulant effrayer l'Iroquois et l'arr&#234;ter de venir en ces lieux si souvent avec assurance, r&#233;solurent de lui tendre un pi&#232;ge. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien plus, il ne fait pas de doute que l'exp&#233;dition de Dollard cherchait, entre autres objectifs, &#224; prot&#233;ger la descente des Outaouais &#8211; ou Nez-Perc&#233;s &#8211; conduits par Radisson et Chouapt Des Groseilliers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Seul le j&#233;suite Chaumonot en parle, mais l'affirmation est sans d&#233;tours :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; un capitaine Onnontageronon avan&#231;a sans armes jusqu'&#224; la port&#233;e de la voix pour demander quelles gens &#233;taient dans le fort, et ce qu'ils venaient faire. On lui r&#233;pond que ce sont des Fran&#231;ais, Hurons et Algonquins [...] qui venaient au-devant des Nez-Perc&#233;s. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le contexte des faits rapport&#233;s plus haut, cette d&#233;claration projette une lumi&#232;re crue sur ce qui pourrait bien avoir &#233;t&#233; l'objectif ultime des Dix-Sept.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Son projet ayant re&#231;u &#171; l'approbation et l'agr&#233;ment de ceux qui commandaient &#187;, Dollard consacra vraisemblablement une partie de l'hiver &#224; se pr&#233;parer, recrutant des volontaires et s'approvisionnant &#171; pour tout l'&#233;t&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lambert Closse, Charles Le Moyne et Pierre Picot&#233; de Belestre auraient aim&#233; se joindre &#224; lui, si Dollard e&#251;t consenti &#224; &#171; diff&#233;rer son entreprise jusqu'apr&#232;s les semences &#187; ; mais Dollard refusa, d'autant qu'il aurait d&#251; c&#233;der &#171; l'honneur du commandement &#187;. Le d&#233;part fut fix&#233; au 19 avril 1660.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; peine les canots eurent-ils pris le large, au jour dit, que des clameurs se firent entendre &#224; l'&#238;le Saint-Paul, (l'&#238;le des S&#339;urs) en face de Montr&#233;al. S'y portant &#224; la h&#226;te, la troupe de Dollard for&#231;a un parti d'Iroquois &#224; se disperser dans les bois, trop tard cependant pour sauver les trois Fran&#231;ais victimes de cette attaque : Nicolas Duval avait &#233;t&#233; tu&#233; et ses compagnons, Blaise Juillet et Mathurin Soulard, s'&#233;taient noy&#233;s en tentant d'&#233;chapper &#224; l'ennemi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Confisquant le canot iroquois, Dollard ramena &#224; Ville-Marie le corps de Duval et assista probablement aux obs&#232;ques, le lendemain. Au second d&#233;part, l'exp&#233;dition comptait un dix-septi&#232;me volontaire qui, apr&#232;s avoir manqu&#233; &#224; sa parole la veille, venait de se raviser.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parti de Montr&#233;al le 20 avril, Dollard ne fut au Long-Sault que le 1er mai (Chaumonot). En d&#233;pit de la pr&#233;sence de gla&#231;ons sur la rivi&#232;re et du fait que&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; leur marche se faisoit de nuit pour n'estre point d&#233;couverts &#187;,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ayant atteint le pied du Long-Sault (1er mai), Dollard installa tant bien que mal sa troupe dans un fort abandonn&#233; que des Algonquins avaient construit, l'automne pr&#233;c&#233;dent, sur une petite hauteur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le lendemain, dimanche, des &#233;claireurs aper&#231;urent quelques Iroquois, venant &#224; la d&#233;couverte, qui prirent aussit&#244;t la fuite. L'annonce de cette rencontre cr&#233;a un certain &#233;moi parmi les Hurons, dont l'un insista m&#234;me pour que l'on retourn&#226;t incontinent &#224; Montr&#233;al ; on convint finalement de &#171; faire le jour suivant une contre-palissade pour fortifier celle qu'ils avaient trouv&#233;e &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais l'ennemi, alert&#233; par ses avant-coureurs, ne leur en donna pas le loisir :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;la &#171; hache &#224; la ceinture &#187;, &#171; le fusil &#224; la pointe du Canot &amp; l'aviron &#224; la main &#187;, 200 (al. 300) Onontagu&#233;s (tribu am&#233;rindienne iroquoise) d&#233;bouchaient bient&#244;t sur la rivi&#232;re. &#171; Surpris d'une si prompte et si regl&#233;e d&#233;marche &#187;,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard et ses hommes, abandonnant les pr&#233;paratifs de leur repas, s'enferm&#232;rent pr&#233;cipitamment dans le fort.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De part et d'autre, la fusillade &#233;clata, sans m&#234;me que l'on e&#251;t le temps de se reconna&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s quelques salves, un capitaine onontagu&#233; s'avan&#231;a, sans armes, pour savoir &#171; quelles gens &#233;taient dans ce fort et ce qu'ils venaient faire &#187;. &#171; Des Fran&#231;ais, Hurons et Algonquins au nombre de cent hommes, lui fut-il r&#233;pondu, qui [viennent] au-devant des Nez-Perc&#233;s. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Iroquois proposa alors une tr&#234;ve, le temps de tenir conseil ; d&#233;sireux de renforcer leur abri, les Fran&#231;ais accept&#232;rent, &#224; condition que l'ennemi se retir&#226;t de l'autre c&#244;t&#233; de la rivi&#232;re. Mais, loin de gagner l'autre rive, les Iroquois se mirent &#224; &#233;lever des palissades, cependant que les alli&#233;s s'employaient &#224; se fortifier le plus possible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dollard et les siens n'avaient certes pas pr&#233;vu pareille rencontre. Ils avaient esp&#233;r&#233; trouver, &#224; l'ordinaire, de petites bandes &#233;parses de chasseurs. Or, exceptionnellement, en 1660, les Iroquois s'&#233;taient rassembl&#233;s sur l'Outaouais, au retour de la chasse, parce qu'ils avaient rendez-vous dans les &#238;les du Richelieu avec 500 guerriers qui les attendaient pour se lancer &#224; l'attaque de la colonie fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'&#233;tait donc &#224; un corps de l'arm&#233;e d'invasion que Dollard se heurtait. Il n'&#233;tait pas au bout de ses surprises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les alli&#233;s n'avaient pas fini de fortifier leur abri que d&#233;j&#224; les Iroquois montaient &#224; l'assaut. Un feu nourri les contraignit vite &#224; reculer en d&#233;sordre, en abandonnant sur le terrain des morts et des bless&#233;s. Quelques Hurons bondirent hors de la palissade, coup&#232;rent la t&#234;te d'un capitaine onontagu&#233; et&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; l'&#233;rig&#232;rent en troph&#233;e au bout d'une pique sur la palissade &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Furieux, les Iroquois firent une seconde tentative, attaquant les alli&#233;s par derri&#232;re, semble-t-il, pour les n-deux surprendre. Cette fois encore, ils furent si vigoureusement repouss&#233;s que, de l'aveu des Onontagu&#233;s eux-m&#234;mes, si les alli&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; les eussent suivis les battant en queue, ils les eussent tous perdus &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peut-&#234;tre, en n'ordonnant pas une sortie, Dollard commit-il l'erreur qui lui co&#251;ta la victoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la suite de ce deuxi&#232;me &#233;chec, les Onontagu&#233;s d&#233;p&#234;ch&#232;rent un canot aux &#238;les du Richelieu pour solliciter le secours des 500 Agniers (Mohawks en anglais, Maquas ou Maquois en hollandais, tribu am&#233;rindienne iroquoise)et Onneiouts (tribu am&#233;rindienne iroquoise) qui les y attendaient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce renfort n'arriva que le cinqui&#232;me ou le septi&#232;me jour. Entre-temps, bien retranch&#233;s derri&#232;re leurs palissades, les Iroquois exer&#231;aient une surveillance constante sur le fort des alli&#233;s, faisant feu chaque fois que quelqu'un tentait d'en sortir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enferm&#233;s dans leur &#233;troit r&#233;duit comme dans un pi&#232;ge, manquant presque totalement d'eau parce qu'ils &#233;taient sur une colline, les Fran&#231;ais et leurs alli&#233;s se trouv&#232;rent bient&#244;t dans une situation extr&#234;mement p&#233;nible :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le froid, la puanteur, l'insomnie, la faim et la soif les fatiguaient plus que l'ennemi. La disette d'eau &#233;tait si grande qu'ils ne pouvaient plus avaler la farine &#233;paisse dons les gens de guerre ont coutume de se nourrir en ces extr&#233;mit&#233;s. Ils trouv&#232;rent un peu d'eau dans un trou de la palissade, mais &#233;tant partag&#233;e &#224; peine en eurent-ils pour se rafra&#238;chir la bouche. La jeunesse faisait de temps en temps quelques sorties par-dessus les pieux, car il n'y avait point de portes, pour aller qu&#233;rir de l'eau &#224; la rivi&#232;re &#224; la faveur de quantit&#233; de fusiliers qui repoussaient l'ennemi ; mais comme ils avaient perdu leurs grands vaisseaux [abandonn&#233;s sur la plage &#224; l'arriv&#233;e des ennemis], ils n'en portaient que des petits qui ne pouvaient fournir &#224; la n&#233;cessit&#233; de soixante personnes, tant pour le boire que pour la sagamit&#233; (sagamit&#233; nf (sa-ga-mi-t&#233;) bouillie de farine de ma&#239;s dont se nourrissent diverses tribus sauvages de l'Am&#233;rique du Nord). &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au surplus, les Hurons et les Algonquins se targuant de r&#233;pondre &#224; chaque d&#233;charge ennemie, les munitions commen&#231;aient &#224; manquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Telle &#233;tait la situation pr&#233;caire du parti de Dollard quand arriv&#232;rent les 500 guerriers du Richelieu. D&#232;s lors, il n'y avait plus &#224; se faire d'illusions sur la tournure du combat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aussi Annaotaha, le chef huron, proposa-t-il que, par le moyen d'un Onneiout &#171; huronis&#233; &#187; de son groupe, l'on tent&#226;t d'obtenir &#171; quelque bonne composition &#187;. La suggestion accept&#233;e, on chargea de pr&#233;sents l'Onneiout et deux Hurons &#171; des plus consid&#233;rables &#187; et on les instruisit de ce qu'ils avaient &#224; dire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant que ces parlementaires se dirigeaient vers le camp ennemi, leurs compagnons d'armes faisaient des pri&#232;res &#171; pour recommander &#224; Dieu l'issue de cette ambassade &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autre part, des Hurons &#171; iroquois&#233;s &#187;, qui faisaient partie de l'arm&#233;e iroquoise, profit&#232;rent de la tr&#234;ve pour supplier leurs compatriotes du parti fran&#231;ais d'abandonner un combat in&#233;gal pendant qu'il &#233;tait encore temps, les assurant de l'accueil que leur r&#233;servaient les Iroquois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs Hurons &#8211; 24 ou 30 &#8211; franchirent la barricade et pass&#232;rent dans l'autre camp. Esp&#233;rant que la troupe enti&#232;re d&#233;poserait les armes, des Iroquois s'approch&#232;rent du fortin &#171; &#224; dessein de se saisir de ceux qui voudraient prendre la fuite &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Inqui&#233;t&#233;s par ce mouvement et peu confiants dans le r&#233;sultat de l'ambassade, les Fran&#231;ais ouvrirent le feu, renversant ceux qui s'&#233;taient aventur&#233;s le plus pr&#232;s. Annaotaha reprocha vertement &#224; ses compagnons leur pr&#233;cipitation :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ah ! camarades vous avez tout g&#226;t&#233; [...]. &#192; pr&#233;sent que vous les avez aigris, ils vont se ruer sur nous d'une telle rage que sans doute nous sommes perdus. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le chef huron avait raison : en rompant la tr&#234;ve avant que les pourparlers n'eussent &#233;chou&#233;, les Fran&#231;ais venaient de commettre une deuxi&#232;me erreur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi que l'avait pr&#233;vu Annaotaha, les Iroquois, exasp&#233;r&#233;s, se lanc&#232;rent &#224; l'assaut du fortin. Accueillis par une gr&#234;le de plombs, ils ne tard&#232;rent pas &#224; revenir, prot&#233;g&#233;s de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; mantelets [faits] de trois buches li&#233;es coste &#224; coste, qui les couvroient depuis le haut de la teste jusqu'&#224; la moiti&#233; des cuisses &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'abritant derri&#232;re ces boucliers de fortune, plusieurs purent s'approcher de la palissade et se glisser &#171; au-dessous des canonni&#232;res &#187;, o&#249; ils travaillaient &#224; ouvrir des br&#232;ches. Conscients de ce nouveau danger, les Fran&#231;ais &#171; [d&#233;mont&#232;rent] deux canons de pistolets qu'ils [remplirent] jusqu'au goulet &#187;, y allumant une m&#232;che, et s'en servirent comme de grenades, mais sans grands r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ils song&#232;rent alors &#224; utiliser, de la m&#234;me fa&#231;on, un baril de poudre qui, heurtant un obstacle (haut de la palissade ou branche d'arbre), retomba en explosant &#224; l'int&#233;rieur du fort. Profitant de cet accident, les Iroquois se saisirent des meurtri&#232;res et tir&#232;rent de l'ext&#233;rieur sur tout ce qui bougeait dans le r&#233;duit des Fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un de ces derniers,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; voiant que tout estoit perdu, &amp; s'estant aperceu que plusieurs de ses compagnons blessez &#224; mort vivoient encore, [...] les acheva &#224; grands coups de haches, pour les delivrer, par cette inhumaine misericorde, des feux des Iroquois. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand l'ennemi p&#233;n&#233;tra dans le fort, il n'y trouva vivants que cinq Fran&#231;ais et quatre Hurons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'apr&#232;s Chaumonot, le combat du Long-Sault fut engag&#233; le 2 mai ; il aurait dur&#233; sept jours selon Radisson et Chaumonot, huit selon Dollier de Casson et dix selon la Relation. Dollard et ses compagnons, si l'on excepte les cinq survivants tomb&#233;s aux mains des ennemis, auraient donc p&#233;ri entre le 9 et le 12 mai 1660.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un des prisonniers fran&#231;ais fut tortur&#233; sur les lieux m&#234;mes du combat ; les quatre autres, distribu&#233;s entre les Agniers, les Onneiouts et les Onontagu&#233;s, subirent le m&#234;me sort un peu plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 25 mai, &#224; Montr&#233;al, B&#233;nigne Basset proc&#233;dait &#224; l'inventaire des biens de Jacques Boisseau et, le lendemain, de Ren&#233; Doussin et de Jean Valets. Le 3 juinin, l'abb&#233; Souart r&#233;digeait l'acte de d&#233;c&#232;s des Dix-Sept. La nouvelle du d&#233;sastre arriva &#224; Qu&#233;bec le 8 juin, &#171; sur la minuit &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 2 mai 1661, la terre de Dollard fut conc&#233;d&#233;e par Maisonneuve &#224; Pierre Picot&#233; de Belestre, &#224; condition qu'il rembours&#226;t &#224; la succession de Dollard les 79&#170; 10s. Les biens de Dollard furent mis &#224; l'ench&#232;re le 13 novembre 1661. La vente de 9 des 14 articles offerts rapporta 40&#170; 12s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par leur r&#233;sistance et leur mort au Long-Sault, Dollard et ses compagnons ont-ils sauv&#233; la Nouvelle-France, dite Canada ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les avis sont partag&#233;s, parce qu'on ne s'est pas entendu sur l'expression sauver la Nouvelle-France, dite Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si on l'emploie dans son sens absolu et si on affirme que Dollard a &#233;pargn&#233; &#224; la colonie une destruction certaine et qu'il a d&#233;finitivement mat&#233; les Iroquois, il est &#233;vident que les Dix-Sept n'ont pas sauv&#233; la Nouvelle-France, dite Canada ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;mais si on donne &#224; cette expression une signification relative et si on affirme que, dans cette circonstance particuli&#232;re, Dollard a momentan&#233;ment d&#233;tourn&#233; de la colonie une grave menace, il ne fait pas de doute que les Dix-Sept aient sauv&#233; la Nouvelle-France , dite Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faudrait ajouter, n&#233;anmoins, qu'ils l'ont fait d'une fa&#231;on involontaire et par hasard, puisqu'ils n'avaient pas pr&#233;vu de rencontrer sur l'Outaouais un corps de l'arm&#233;e d'invasion dont ils ignoraient l'existence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais encore, si Dollard a sauv&#233; &#8211; m&#234;me involontairement &#8211; la Nouvelle-France , dite Canada, faut-il en donner la v&#233;ritable raison.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les pertes iroquoises furent-elles aussi importantes qu'on l'ont pr&#233;tendu Dollier de Casson et Vachon de Belmont et Radisson qui ont bien dit qu'ils tenaient &#171; pour certain que les Iroquois perdirent beaucoup d'hommes &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux documents relatifs &#224; l'affaire Dollard permettent de fixer un ordre de grandeur : la Relation de 1660 et un rapport hollandais dat&#233; du fort Orange le 15 juin 1660. &#192; la fin du combat, raconte la Relation, les Iroquois&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; font le partage de leurs captifs : deux Fran&#231;ois sont donnez aux Agnieronnons, deux aux Onnontagueronnons, le cinqui&#232;me aux Onneioutheronnons, pour leur faire go&#251;ter &#224; tous de la chair des Fran&#231;ois, &amp; [...] les inviter &#224; une sanglante guerre, pour venger la mort d'une vingtaine de leurs gens tuez en cette occasion. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce renseignement, le r&#233;dacteur de la Relation le tient de quelques Hurons survivants du Long-Sault. Dans le document hollandais, c'est la version des Iroquois eux-m&#234;mes qu'on lira :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Il n'est rien arriv&#233; de nouveau au sujet des sauvages ici, sauf que les Agniers et les Iroquois sup&#233;rieurs, au nombre de six cents, ont attaqu&#233; un fort d&#233;fendu par dix-sept Fran&#231;ais et cent sauvages ; [...] ils ont perdu quatorze personnes tu&#233;es ; dix-neuf furent bless&#233;s. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une vingtaine de morts, voil&#224; un bilan beaucoup plus vraisemblable que l'h&#233;catombe dont parlent Dollier de Casson et Vachon de Belmont.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pi&#232;tre connaisseur des Indiens, Dollier de Casson se trompe quand il impute &#224; la terreur des Iroquois l'abandon de leur projet d'invasion. Ces derniers agissaient &#224; l'ordinaire en rentrant imm&#233;diatement dans les cantons, ainsi que l'&#233;crit Marie de l'Incarnation :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; c'est le g&#233;nie de ces sauvages, quand ils n'auraient pris ou tu&#233; que vingt hommes, de s'en retourner sur leurs pas pour en faire montre en leur pays. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Relation n'explique pas autrement la d&#233;cision des Iroquois :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Apr&#232;s la distribution [des prisonniers] on d&#233;campe, &amp; l'on quitte la resolution prise de venir inonder sur nos habitations, pour mener au plustost dans le pa&#239;s ces miserables victimes, destin&#233;es &#224; repaistre la rage &amp; la cruaut&#233; de la plus barbare de toutes les Nations. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme tous les primitifs de l'Am&#233;rique du Nord, les Iroquois ob&#233;issaient aveugl&#233;ment &#224; des lois s&#233;culaires. &#192; l'automne de 1660, par exemple, ayant mis sur pied une arm&#233;e de 600 hommes, ils marchaient sur la Nouvelle-France, dite Canada. En cours de route, quelques guerriers se lanc&#232;rent &#224; la poursuite d'un cerf. Un coup de feu destin&#233; &#224; l'animal tua le chef de l'exp&#233;dition. Tirant mauvais augure de cet accident, l'arm&#233;e rompit son dessein et se dispersa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce nouvel &#233;chec ne d&#233;couragea pas les tenaces Iroquois : en 1661, ils sem&#232;rent la terreur dans la colonie, y tuant plus de 100 Fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gr&#226;ce &#224; un concours de circonstances, Dollard et ses compagnons ont donc, en 1660, d&#233;tourn&#233; momentan&#233;ment de son objectif l'arm&#233;e iroquoise, permettant du m&#234;me coup aux colons de faire la r&#233;colte et d'&#233;chapper &#224; la famine, et &#224; Radisson d'atteindre Montr&#233;al sain et sauf avec une cargaison de fourrures &#233;valu&#233;e &#224; 200 000&#170;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La mort des Dix-Sept ne fut pas inutile. Et leur m&#233;rite est grand.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les premiers, ils prirent l'offensive contre les Iroquois, en sortant des territoires habit&#233;s pour d&#233;truire les bandes ennemies avant qu'elles ne frappent la colonie. Cette tactique &#233;tait tout &#224; fait nouvelle et, l'exp&#233;dition du r&#233;giment de Carignan-Sali&#232;res except&#233;e, elle ne fut reprise que beaucoup plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut se garder, n&#233;anmoins, d'exag&#233;rer l'importance de cet &#233;pisode de la guerre iroquoise. Pendant les ann&#233;es h&#233;ro&#239;ques de la Nouvelle-France , dite Canada, les affrontements &#233;taient fr&#233;quents et les d&#233;fenseurs de la colonie, valeureux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs faits d'armes, pour &#234;tre peu connus, n'en sont pas moins &#233;clatants que celui des Dix-Sept. Seules l'atmosph&#232;re dont on a entour&#233; le combat du Long-Sault et les pol&#233;miques auxquelles il a donn&#233; lieu expliquent, sans les justifier, la place consid&#233;rable qu'il occupe dans l'historiographie qu&#233;b&#233;coise (aussi bien que la nature et la longueur des mises au point des &#233;tudes sur le sujet).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le tableau du premier conflit franco-iroquois, on ne doit pas, au b&#233;n&#233;fice de Dollard, rel&#233;guer &#224; l'arri&#232;re-plan les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude de Brigeac,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;les Jacques Godefroy de Vieux-Pont,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;les Jean de Lauson (fils)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;et surtout un Lambert Closse,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;qui ne lui c&#233;daient pas en courage et en d&#233;termination. &#192; chacun il convient de reconna&#238;tre son m&#233;rite sans tenter d'ajouter &#224; sa gloire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sources : &lt;a href=&quot;http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=34298&amp;query&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Andr&#233; Vachon&lt;/a&gt; , &#169; 2000 University of Toronto/Universit&#233; Laval ; Mise &#224; jour : 2005-05-02&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On lira avec profit &lt;a href=&quot;http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=34298&amp;query&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;l'excellente biographie de Dollard&lt;/a&gt; faite par Andr&#233; Vachon au &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Dictionnaire biographique du Canada&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fl.ulaval.ca/lettres/livres99b.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2848 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:311px;'&gt;
&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_10-groulx-dollard.jpg' width=&quot;311&quot; height=&quot;409&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;Groulx, Patrice, Pi&#232;ges de la m&#233;moire, Hull, &#201;ditions Vents d'Ouest inc., 1998.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au printemps 1660, Dollard des Ormeaux, seize autres Fran&#231;ais, quarante Hurons et quatre Algonquins remontent l'Outaouais pour pi&#233;ger les Iroquois. Ces derniers, au nombre de sept cents, les surprennent &#224; leur tour, les capturent ou les tuent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Relat&#233; en d&#233;tail par les contemporains, l'&#233;v&#233;nement tombe dans l'oubli en une g&#233;n&#233;ration. Au milieu du XIXe si&#232;cle, les historiens francophones et anglophones s'en emparent pour construire une identit&#233; au Canada naissant. R&#233;cup&#233;r&#233; par la litt&#233;rature, les arts et les manifestations publiques, le &#171; sacrifice &#187; de Dollard devient un mythe persistant et se fige dans une m&#233;moire qui nous pi&#232;ge &#224; son tour...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par un patient d&#233;cryptage de la l&#233;gende, Patrice Groulx nous &#233;claire sur les sources de notre intransigeance &#224; l'&#233;gard des Am&#233;rindiens tout en jetant un regard critique sur la discipline historique et ses artisans. Son ouvrage s'adresse non seulement aux amateurs et aux professionnels de l'histoire, mais aussi &#224; ceux qui s'interrogent sur les rapports du Qu&#233;bec de demain avec ses Premi&#232;res Nations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Patrice Groulx d&#233;tient un doctorat en histoire de l'Universit&#233; Laval, &#224; Qu&#233;bec. Il est chercheur et consultant en histoire, en mus&#233;ologie et en interpr&#233;tation du patrimoine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Des Canadiens anglais cinglants envers le financement</title>
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		<description>Des Canadiens de l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec se d&#233;cha&#238;nent contre Trois-Rivi&#232;res qui r&#233;clame d'Ottawa deux millions pour les f&#234;tes du 375e anniversaire de fondation. Dans les commentaires recueillis sur le site du Globe and Mail, on peut lire que Trois-Rivi&#232;res n'a que ce (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Des Canadiens de l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec se d&#233;cha&#238;nent contre Trois-Rivi&#232;res qui r&#233;clame d'Ottawa deux millions pour les f&#234;tes du 375e anniversaire de fondation. Dans les commentaires recueillis sur le site du Globe and Mail, on peut lire que Trois-Rivi&#232;res n'a que ce qu'elle m&#233;rite pour avoir vot&#233; pour le Bloc qu&#233;b&#233;cois (...) - &lt;a href="http://tva.canoe.ca/stations/chem/nouvelle/20090106.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Les grands exploits </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Ce rappel de notre itin&#233;raire historique ne peut se r&#233;aliser sans qu'on soit forc&#233; d'avouer en m&#234;me temps qu'il n'est pas termin&#233;. De navigateurs fran&#231;ais &#224; habitants de la Nouvelle-France, d'amis des peuples autochtones et des voyageurs immigrants, nous sommes (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Ce rappel de notre itin&#233;raire historique ne peut se r&#233;aliser sans qu'on soit forc&#233; d'avouer en m&#234;me temps qu'il n'est pas termin&#233;. De navigateurs fran&#231;ais &#224; habitants de la Nouvelle-France, d'amis des peuples autochtones et des voyageurs immigrants, nous sommes devenus des Canadiens et des Qu&#233;b&#233;cois. Ce que nos (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Les-grands-exploits"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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