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	<title>Vigile.net - Penser le Qu&#233;bec</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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		<title>&lt;i&gt;The Haunted House&lt;/i&gt;</title>
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		<dc:date>2009-11-10T15:09:27Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Il ne reste plus qu'&#224; esp&#233;rer que cette jeune g&#233;n&#233;ration de chasseurs de fant&#244;mes aura appris &#224; ne pas reculer lorsqu'elle entendra siffler&#8230; Si le vent ne souffle pas encore de leur c&#244;t&#233;, les chasseurs les plus patients trouveront bien, dans les opportunit&#233;s &#224; venir, de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Il ne reste plus qu'&#224; esp&#233;rer que cette jeune g&#233;n&#233;ration de chasseurs de fant&#244;mes aura appris &#224; ne pas reculer lorsqu'elle entendra siffler&#8230; Si le vent ne souffle pas encore de leur c&#244;t&#233;, les chasseurs les plus patients trouveront bien, dans les opportunit&#233;s &#224; venir, de petites chances de transformer notre peur historique en (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/The-Haunted-House"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>La politique spectrale</title>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Insouciants d'&#234;tre encore aujourd'hui hant&#233;s par notre pass&#233;, nous sommes partis pour dispara&#238;tre dans la joie du hockey r&#233;volu et la pr&#233;sence spectrale de la monarchie britannique. Devenus des &#171; revenants &#187; pour eux-m&#234;mes, on peut douter que les Qu&#233;b&#233;cois - qui auront eu droit en (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Insouciants d'&#234;tre encore aujourd'hui hant&#233;s par notre pass&#233;, nous sommes partis pour dispara&#238;tre dans la joie du hockey r&#233;volu et la pr&#233;sence spectrale de la monarchie britannique. Devenus des &#171; revenants &#187; pour eux-m&#234;mes, on peut douter que les Qu&#233;b&#233;cois - qui auront eu droit en 2009 &#224; tous les signes que peuvent leur donner les (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-politique-spectrale"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Tout le monde est pareil&#8230;</title>
		<link>http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1717</link>
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		<dc:date>2009-09-01T14:24:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre-Alain Cotnoir - L'Aut'Journal - www.lautjournal.info</dc:creator>
		


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		<description>Par exemple, on ne peut &#233;carter la propension des nations et des classes dominantes au maintien muscl&#233; de leurs privil&#232;ges &#233;conomiques, avec ce qui en r&#233;sulterait : un glissement vers des soci&#233;t&#233;s de plus en plus autoritaires et antagoniques. Une certitude demeure : l'accommodation (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Par exemple, on ne peut &#233;carter la propension des nations et des classes dominantes au maintien muscl&#233; de leurs privil&#232;ges &#233;conomiques, avec ce qui en r&#233;sulterait : un glissement vers des soci&#233;t&#233;s de plus en plus autoritaires et antagoniques. Une certitude demeure : l'accommodation culturelle s'appuiera sur des traits d&#233;j&#224; (...) - &lt;a href="http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1717"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Prol&#233;gom&#232;nes &#224; l'autonomie provinciale : les le&#231;ons de Duplessis</title>
		<link>http://www.vigile.net/Prolegomenes-a-l-autonomie</link>
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		<dc:date>2009-08-02T16:48:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Simon Couillard - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>En bref, l'autonomie provinciale consiste aujourd'hui &#224; mener un combat similaire &#224; celui de Duplessis, avec des armes inf&#233;rieures et&#8230; sans Duplessis ! Si l'on refuse l'&#233;ventualit&#233; de l'ind&#233;pendance, nous nous trouvons encore moins pourvus. Le premier (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un sondage r&#233;v&#233;lait r&#233;cemment qu'une majorit&#233; de Qu&#233;b&#233;cois souhaitent une forme d'autonomie politique pour le Qu&#233;bec sans toutefois vouloir l'ind&#233;pendance. &#192; quoi pourrait bien ressembler, dans la r&#233;alit&#233; politique qui est la n&#244;tre, cette position moyenne ? L'autonomie provinciale n'est pas une id&#233;e nouvelle et peut-&#234;tre serait-il opportun de consid&#233;rer ce qui caract&#233;risait cette politique dans le pass&#233; pour mieux comprendre ce qu'il pourrait en &#234;tre aujourd'hui et demain. Pour comprendre l'autonomisme, il importe d'&#233;tudier la pens&#233;e du premier-ministre qui lui a donn&#233; sa forme la plus achev&#233;e : Maurice L. Duplessis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Consid&#233;rons d'abord les trois piliers fondamentaux de l'autonomie provinciale sous Duplessis : le judiciaire-constitutionnel, le national et le philosophique. Enfin, nous pourrons r&#233;fl&#233;chir sur ses conditions actuelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;JUDICIAIRE-CONSTITUTIONNEL&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le plan strat&#233;gique, il existe deux conditions fondamentales &#224; l'autonomie provinciale telle que la d&#233;fendait le premier-ministre Duplessis. D'une part, les droits constitutionnels conf&#233;r&#233;s par l'AANB, et plus particuli&#232;rement la section VI sur la distribution des pouvoirs (articles 91 et 92), et, d'autre part, l'alliance entre les provinces.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re condition offre la possibilit&#233; de d&#233;fendre &#224; bon droit l'application int&#233;grale de la constitution et le respect des pouvoirs exclusifs des l&#233;gislatures provinciales. Le principal atout de l'autonomie provinciale est de jouer le gouvernement f&#233;d&#233;ral contre lui-m&#234;me. Plus pr&#233;cis&#233;ment, il s'agit de s'opposer aux volont&#233;s politiques du gouvernement f&#233;d&#233;ral par l'entremise du droit public canadien. Trudeau r&#233;ussira plus tard, gr&#226;ce &#224; la loi constitutionnelle de 1982, par la Charte des droits et libert&#233;s et le principe du multiculturalisme, &#224; retourner l'arme contre le gouvernement qu&#233;b&#233;cois en s'attaquant aux racines m&#234;mes de l'autonomie provinciale : le principe de souverainet&#233; parlementaire et le caract&#232;re biculturel de la f&#233;d&#233;ration (Cf. Chevrier, MRI, Le f&#233;d&#233;ralisme canadien et l'autonomie du Qu&#233;bec, 1996).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour l'essentiel, il s'agit d'en appeler &#224; revenir au texte de l'Acte de l'Am&#233;rique du Nord Britannique &#224; l'int&#233;rieur duquel sont contenus les champs respectifs de l'exercice l&#233;gislatif des deux paliers de gouvernement, et ce, au nom de la loyaut&#233; &#224; la couronne britannique, de la paix, de l'ordre et du bon gouvernement. C'est un domaine de juriste, mais pour comprendre, prenons un exemple : l'article 92 alin&#233;a 3 stipule que la province a un droit exclusif d'emprunt sur son propre cr&#233;dit. Ainsi, quand le gouvernement f&#233;d&#233;ral a institu&#233; la Commission du contr&#244;le du change &#233;tranger qui devenait, pour les municipalit&#233;s et les gouvernements provinciaux, un recours obligatoire pour les emprunts &#224; l'&#233;tranger, Duplessis d&#233;clara : &#171; Toutes tentatives, d'o&#249; qu'elles viennent, dont l'effet et les cons&#233;quences sont de priver les provinces des revenus dont elles ont besoin, et qui leur appartiennent en justice, et en vertu de la constitution, afin d'assurer le plein exercice de leurs droits et pour r&#233;pondre aux besoins de leur population, constituent un attentat des plus r&#233;pr&#233;hensibles contre les pr&#233;rogatives provinciales. (&#8230;) Qu&#233;bec entend conserver sa pleine autonomie et exiger de l'autorit&#233; f&#233;d&#233;rale, quelle qu'elle soit, le respect int&#233;gral des droits qui lui sont garantis par la constitution (&#8230;) &#187; (Rumilly, 1948 : 117-118). Advenant m&#233;sentente, le cas est r&#233;f&#233;r&#233; au Conseil priv&#233; (AANB, article 11), qui tranche g&#233;n&#233;ralement en faveur des provinces.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour maintenir l'esprit et la lettre du pacte conf&#233;d&#233;ral et contenir les vell&#233;it&#233;s du gouvernement f&#233;d&#233;ral, le Qu&#233;bec devait recourir aux alliances. On trouvait au Canada anglais, pour des raisons diff&#233;rentes et principalement &#233;conomiques, des d&#233;fenseurs de l'autonomie provinciale. On a c&#233;l&#233;br&#233; l'alliance entre Maurice Duplessis et Mitchell Hepburn, premier ministre ontarien, et son efficacit&#233; dans la lutte contre la centralisation. Essentiellement, le tandem Duplessis-Hepburn a r&#233;ussi adroitement &#224; garder le gouvernement f&#233;d&#233;ral &#224; l'int&#233;rieur des limites fix&#233;es par la constitution. Il s'agissait d'une entente entre personnalit&#233;s, plut&#244;t qu'un axe Qu&#233;bec-Ontario, entente qui a montr&#233; ses limites lors de l'arriv&#233;e au pouvoir d'Ad&#233;lard Godbout, dont la victoire a &#233;t&#233; largement attribuable aux lib&#233;raux f&#233;d&#233;raux. Durant le passage de ce dernier &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat, la centralisation a connu son heure de gloire : perte de l'autonomie fiscale, perte de l'assurance-emploi, cession du port de Montr&#233;al&#8230; &#192; cette &#233;poque, Hepburn se retrouva seul et d&#251; chercher ses alli&#233;s en Alberta, au Nouveau-Brunswick et ailleurs. Le Qu&#233;bec combattait l'autonomie provinciale ! Fran&#231;ois-Albert Angers &#233;crira : &#171; On a pu dire que ce fut un malheur pour le Qu&#233;bec de n'avoir pas eu alors &#224; sa t&#234;te, pour une rare fois, un premier ministre avocat dot&#233; de ce sens aigu des perspectives juridiques si fondamentales dans un pays comme le Canada &#187; (in Gagnon, Sarra-Bournet, 1997 : 232). L'Union Nationale est revenue au pouvoir, les alliances s'&#233;taient modifi&#233;es, les premier-ministres venaient et passaient, Hepburn n'&#233;tait plus l&#224;. Somme toute, on peut dire que la strat&#233;gie d'alliance &#233;tait al&#233;atoire et conjoncturelle, ce qui constituait un handicap certain devant l'opini&#226;tret&#233; du gouvernement central.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, la strat&#233;gie juridique-constitutionnelle visait la conservation d'acquis menac&#233;s par les politiques, mais garantis par le droit. Par le recours au pouvoir f&#233;d&#233;ral de d&#233;penser et aux programmes &#224; frais partag&#233;s, le gouvernement central tentera &#224; r&#233;p&#233;tition d'empi&#233;ter sur les pr&#233;rogatives des provinces. Le Conseil priv&#233; l'en aura emp&#234;ch&#233; pendant un temps, mais la disparition de cette instance en 1931 compliquera la doctrine autonomiste. Les tensions f&#233;d&#233;rales-provinciales n&#233;cessitaient une attention constante et souvent r&#233;active de la part du Qu&#233;bec. Les r&#233;sultats n'&#233;taient pas toujours au rendez-vous. Duplessis a tout de m&#234;me utilis&#233; efficacement les pouvoirs de la province pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts dits sup&#233;rieurs de la nation canadienne-fran&#231;aise : imp&#244;t provincial (malgr&#233; les obstacles pos&#233;s par le gouvernement lib&#233;ral de Louis St-Laurent), cr&#233;ation de Radio-Qu&#233;bec, programme d'allocations familiales provincial, adoption du drapeau,&#8230; mais cela impliquait moins de &#171; coop&#233;ration &#187;. Dans le cadre de la dynamique canadienne, l'autonomie provinciale &#233;tait un combat d'arri&#232;re-garde (pensons aux fonds f&#233;d&#233;raux destin&#233;s aux universit&#233;s plac&#233;s en fiducie), un combat de survivance&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;NATIONAL&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Duplessis, comme d'ailleurs tous les premiers-ministres de la province &#224; l'exception de Godbout, consid&#233;rait le Qu&#233;bec comme le foyer national du Canada fran&#231;ais. Il &#233;voque bien des conditions de l'unit&#233; nationale du Canada, mais le mot n'a pas la m&#234;me signification qu'aujourd'hui. Si l'on traduit, il n'existe pas pour Duplessis de nation canadienne. La conf&#233;d&#233;ration est un pacte entre les Canadien-fran&#231;ais et les anglophones du Canada, les &#171; deux grandes races canadiennes &#187; - mot honnis &#224; raison, mais qui ne contenait aucune arri&#232;re-pens&#233;e &#224; l'&#233;poque &#8211; Ainsi, &#171; La province de Qu&#233;bec respectera toutes les clauses du pacte, elle en assumera loyalement toutes les obligations, mais elle entend d&#233;fendre jalousement toutes les pr&#233;rogatives qui lui appartiennent et lui furent reconnues par la constitution canadienne &#187;. (Duplessis, 1946 : 12)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a donc une all&#233;geance double, l'une est sacr&#233;, l'autre circonstancielle et conditionnelle, mais qui repose sur un seul principe : la sauvegarde et le progr&#232;s de la nation canadienne-fran&#231;aise dont l'ultime instrument, de fa&#231;on r&#233;aliste, est la l&#233;gislature qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Duplessis, les R&#233;solutions de Qu&#233;bec de 1864, les 72 r&#233;solutions &#224; la base de l'entente conf&#233;d&#233;rale, reconnaissent le Bas-Canada comme l'incarnation politique du Canada fran&#231;ais. Ainsi, l'union l&#233;gislative est un ferment de discorde et il en va du progr&#232;s, de l'unit&#233;, donc, au Canada et de la protection des minorit&#233;s d'assurer l'autonomie provinciale : &#171; Les R&#233;solutions de Qu&#233;bec avaient implicitement stipul&#233; que chacune des provinces du Haut et du Bas-Canada redeviendrait une entit&#233; distincte et autonome, consacrant une fois de plus la n&#233;cessit&#233; d'une f&#233;d&#233;ration &#224; l'encontre d'une union l&#233;gislative &#187; (Duplessis, 1946 : 6)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement central est, de ce point de vue, la cr&#233;ature des provinces. Il ne lui appartient pas de modifier le pacte f&#233;d&#233;ratif, ni a lui, ni aux provinces de fa&#231;on unilat&#233;rale. Tout changement devra n&#233;cessiter le consentement unanime des provinces, &#224; d&#233;faut de quoi, il y aurait atteinte au contrat : fa&#231;on comme une autre d'affirmer le droit de veto du Qu&#233;bec. Autrement dit, le Canada f&#233;d&#233;ral n'est qu'un instrument devant servir au plein &#233;panouissement de la nation canadienne-fran&#231;aise, &#224; d&#233;faut de quoi ce &#171; pacte d'honneur &#187; librement consenti n'en est plus un. Dans une d&#233;claration &#224; la presse, Duplessis indique : &#171; (&#8230;) L'Union Nationale consid&#232;re que l'autonomie provinciale, garantie par le pacte conf&#233;d&#233;ratif, est essentielle aux meilleurs int&#233;r&#234;ts de la province, conform&#233;ment &#224; ses traditions, &#224; ses droits et &#224; ses pr&#233;rogatives essentielles. (&#8230;) Elle constitue, au point de vue humain, le rempart le plus solide de nos institutions, de nos traditions les plus ch&#232;res et de nos droits fondamentaux. &#187; (Rumilly, 1948 :116-117)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au nom des la nation canadienne-fran&#231;aise, de ses institutions et de ses traditions, il faut lutter contre la centralisation et son terme pr&#233;visible, l'assimilation. Duplessis d&#233;clare solennellement : &#171; (&#8230;) Le pacte conf&#233;d&#233;ratif nous a assur&#233; certains privil&#232;ges, mais depuis quelques temps, le pouvoir central essaie de pratiquer l'assimilation, la fusion et la confusion. Je dis que jamais, au grand jamais, tant que je serai premier ministre de cette province et que les &#233;lecteurs me renouvelleront leur confiance, je ne laisserai assimiler la province de Qu&#233;bec. La coop&#233;ration, toujours ; l'assimilation, jamais ! &#187; (Rumilly, 1948 : 119)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce difficile arrimage de la collaboration et de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts bien compris du Canada fran&#231;ais repr&#233;sentait un v&#233;ritable casse-t&#234;te. Que pouvait penser le premier-ministre ? Que pouvait-il dire sans effaroucher les partenaires provinciaux ? Que pouvait-il faire, vu le contexte politique, &#233;conomique et d&#233;mographique ? Quoi d'autre qu'une lutte colossale, un plaidoyer exigeant une fine connaissance de l'histoire politique et juridique du Canada, ce qui &#233;tait, rendons-lui, un des points forts de Duplessis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PHILOSOPHIQUE&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Duplessis &#233;tait un conservateur. Aujourd'hui, ce courant de philosophie politique est difficilement saisissable, d'autant plus qu'est apparu au sein de cette mouvance, une doctrine passablement &#233;trang&#232;re &#224; la tradition conservatrice que les anglophones nomment &#171; neoconservatism &#187;, mais que les francophones nomment, plus justement il me semble, le &#171; n&#233;olib&#233;ralisme &#187;. La doctrine duplessiste n'est pas n&#233;olib&#233;rale. Certains ont tent&#233; de d&#233;finir, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, le conservatisme comme une philosophie politique &#171; qui consiste soit &#224; perp&#233;tuer des valeurs ou des pratiques conformes &#224; la tradition, soit, quand il faut innover, &#224; le faire avec prudence en &#233;vitant de rompre ouvertement avec le pass&#233; &#187; (LINTEAU, DUROCHER, ROBERT, RICARD, 1989 : 362). C'est bien, mais, dans le cas qui nous concerne, insuffisant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le cas de Duplessis, Jacques Beauchemin &#233;voque un &#171; lib&#233;ralisme conservateur &#187;, suivant la formule de L&#233;on Dion, dont le discours est &#171; (&#8230;) intimement li&#233; aux n&#233;cessit&#233;s de la reproduction sociale dans une soci&#233;t&#233; lib&#233;rale &#187; (in Gagnon, Sarra-Bournet, 1997 : 49). Autrement dit, le conservatisme de Duplessis serait la r&#233;sultante d'une tendance typique lors des grands bouleversements sociaux de la modernit&#233;. Dans un contexte o&#249; le discours &#233;thique traditionnel se d&#233;sagr&#232;ge &#224; cause de son incapacit&#233; &#224; s'ins&#233;rer dans le nouveau mod&#232;le lib&#233;ral, l'on verrait appara&#238;tre des &#233;thiques dont la rigueur n'a d'&#233;gal que l'urgence de maintenir la stabilit&#233; sociale. Il s'agit encore l&#224; d'une th&#232;se int&#233;ressante, mais s'y limiter serait passer sous silence les convictions profondes, et d&#233;terminantes, de l'homme. Convenons avec Beauchemin que le type de conservatisme pratiqu&#233; par Duplessis propose de lire les r&#233;alit&#233;s nouvelles en composant avec les institutions et les coutumes &#233;tablies d'une soci&#233;t&#233; donn&#233;e. Il ne s'agirait donc pas de traditionalisme b&#234;te, mais d'une foi au progr&#232;s circonscrit par la prudence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'on y regarde de pr&#232;s, et si l'on s'en tient au domaine strictement th&#233;orique, le conservatisme de Duplessis tire sa source dans le r&#233;publicanisme classique, un r&#233;publicanisme communautaire qu'il consid&#232;re comme la forme la plus achev&#233;e de la d&#233;mocratie. Pour Duplessis, la d&#233;centralisation est non seulement un moyen pratique de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts de la nation canadienne-fran&#231;aise, c'est une conviction id&#233;ologique. Ainsi, les horreurs commises par Hitler et Mussolini (nous sommes au lendemain de la guerre) sont pour lui une preuve des dangers d'une trop grande centralisation des pouvoirs. Cette vision implique une conception minimale du r&#244;le de l'&#201;tat (si l'on cherche &#224; comprendre ses positions sur l'instruction publique&#8230;). La centralisation au niveau f&#233;d&#233;rale est doublement suspecte, mais elle n'est pas pour autant acceptable au niveau provincial : le gouvernement provincial est plus pr&#232;s, dans tous les sens, du peuple canadien-fran&#231;ais, mais il importe qu'il laisse le champ libre &#224; la soci&#233;t&#233; civile. Cette conception d&#233;centralisatrice a &#233;t&#233; &#224; contre-courant de l'histoire, il serait n&#233;anmoins faux d'affirmer qu'elle constituait une curiosit&#233; anachronique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, cette tradition &#233;tait aussi pr&#233;sente aux &#201;tats-Unis o&#249; elle s'est constitu&#233;e quelques ann&#233;es apr&#232;s la guerre d'ind&#233;pendance, &#224; partir des ann&#233;es 1787-1788 lors des d&#233;bats qui oppos&#232;rent les f&#233;d&#233;ralistes aux anti-f&#233;d&#233;ralistes. Patrick Henry (&#171; Give me liberty or give me death ! &#187;), lors de la convention de ratification de la Virignie, s'oppose en derni&#232;re instance en ces termes &#224; James Madison et aux autres partisans de la centralisation f&#233;d&#233;rale : &#171; I have the highest veneration for those gentlemen ; but sir, give me leave to demand, What right had they to say, We, the people ? My political curiosity, exclusive of my anxious solicitude for the public welfare, leads me to ask : Who authorized them to speak the language of, We, the people, instead of, We, the states ? States are the characteristics and the soul of confederation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce courant conf&#233;d&#233;ral attach&#233; au gouvernement local, &#224; la participation publique et &#224; la libert&#233; r&#233;publicaine n'est pas mort le 4 mars 1789. On retrouve d'ailleurs un de ces d&#233;fenseurs (Hatton W. Sumners, repr&#233;sentant d&#233;mocrate du Texas) cit&#233; dans le m&#233;moire qu&#233;b&#233;cois pr&#233;sent&#233; &#224; la conf&#233;rence interprovinciale de 1945 par le gouvernement Duplessis : &#171; (&#8230;) Governement is exercised best in local community. There the problems are perceived with greater clarity because they are close to the people and on the scale within their grasp (&#8230;) &#187; (Duplessis, 1946 : 26). Ces id&#233;es ne sont pas exclusives &#224; l'Am&#233;rique, on les trouve telles quelles chez Montesquieu (Cf. De l'esprit des lois, seconde partie, livre IX).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certainement, des gens souligneront que la pratique ne correspondait pas tout &#224; fait &#224; la th&#233;orie chez Duplessis. Mais est-ce seulement possible en politique ? On peut tout de m&#234;me pr&#233;sumer que dans le d&#233;senchantement d'une vie politicienne, il reste toujours une parcelle d'id&#233;alisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;DE DUPLESSIS &#192; AUJOURD'HUI&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'autonomie est-elle toujours possible ? Il importe, avant de r&#233;pondre, de consid&#233;rer certains probl&#232;mes &#224; la lumi&#232;re de ce qui pr&#233;c&#232;de :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Premi&#232;rement le Qu&#233;bec et le Canada ne partagent plus un m&#234;me texte constitutionnel. L'instrument du Qu&#233;bec se r&#233;sume &#224; sa propre l&#233;gislature (et &#224; la l&#233;gitimit&#233; de son refus de la Loi constitutionnelle de 1982). Ce n'est pas rien, mais il faut appr&#233;hender des confrontations plus drastiques. Le gouvernement f&#233;d&#233;ral s'est jusqu'ici tir&#233; d'affaire en plaidant simplement la fatigue de la population. &#192; terme, le Qu&#233;bec devra se doter d'un cadre constitutionnel, ou int&#233;grer le canadien (ce qui semble pratiquement impossible en vertu des formules de modification, du nombre l&#233;gitim&#233; des participants, des demandes minimalement acceptables pour le Qu&#233;bec et des lourdes tendances politique et d&#233;mographique (Cf. Taillon, IRQ, 2007)), pour normaliser sa situation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deuxi&#232;mement, et en vertu de ce premier constat, pour l'essentiel, l'alliance entre le Qu&#233;bec et un nombre suffisant d'autres provinces, quant aux luttes constitutionnelles, semble invraisemblable, ce que tend &#224; confirmer l'Entente de Calgary. Dans ces circonstances et vue l'&#233;volution des mentalit&#233;s au Canada anglais, les alliances potentielles risqueraient d'&#234;tre superficielles ou mieux, quant au Qu&#233;bec, r&#233;pondre des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques conjoncturels, voire de la v&#233;nalit&#233;, d'un quelconque partenaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Troisi&#232;mement, le Canada a &#233;volu&#233;, c'est normal. La faiblesse du postulat de l'autonomie provinciale venait du fait qu'il reposait sur la p&#233;rennit&#233; d'une situation qui allait vite devenir une entrave &#224; l'int&#233;gration culturelle du Canada anglais. Certains d&#233;plorent que les chemins des deux Canadas se soient s&#233;par&#233;s, il serait n&#233;anmoins dommageable de r&#234;ver trop longtemps &#224; refaire le pass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement, le Qu&#233;bec dispose pr&#233;sentement d'un outil qui faisait d&#233;faut &#224; Duplessis et qui pourrait constituer un net avantage : la pr&#233;sence d'un parti national au gouvernement f&#233;d&#233;ral. Le Bloc qu&#233;b&#233;cois pourrait bien &#234;tre le proverbial loup dans la bergerie. Il importerait cependant d'en changer radicalement la strat&#233;gie. Revenir &#224; un discours centr&#233; sur les pr&#233;rogatives de la l&#233;gislature qu&#233;b&#233;coise et mettre au rancart celui sur les valeurs dites qu&#233;b&#233;coises qui place son combat sur le terrain social plut&#244;t que national et &#233;carte ainsi les alli&#233;s potentiels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En bref, l'autonomie provinciale consiste aujourd'hui &#224; mener un combat similaire &#224; celui de Duplessis, avec des armes inf&#233;rieures et&#8230; sans Duplessis ! Si l'on refuse l'&#233;ventualit&#233; de l'ind&#233;pendance, nous nous trouvons encore moins pourvus. Le premier ministre, dont l'ann&#233;e 2009 marque le 50i&#232;me anniversaire de sa mort, admettait de son c&#244;t&#233; un seuil au-del&#224; duquel le Qu&#233;bec se retirerait de la Conf&#233;d&#233;ration. Cette limite a &#233;t&#233;, depuis, franchie de fa&#231;on certaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>&#171; Petit po&#232;me sur un grand fleuve &#187;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Petit-poeme-sur-un-grand-fleuve</link>
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		<dc:date>2009-04-29T14:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Les Qu&#233;b&#233;cois n'oublieront pas Pierre Perrault, lui qui a consacr&#233; sa vie &#224; transcrire la po&#233;sie du fleuve, &#224; immortaliser la beaut&#233; du territoire et &#224; honorer la grandeur de ses habitants.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois n'oublieront pas Pierre Perrault, lui qui a consacr&#233; sa vie &#224; transcrire la po&#233;sie du fleuve, &#224; immortaliser la beaut&#233; du territoire et &#224; honorer la grandeur de ses habitants. - &lt;a href="http://www.vigile.net/Petit-poeme-sur-un-grand-fleuve"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>La collectivit&#233; en panne</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-collectivite-en-panne</link>
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		<dc:date>2009-04-16T11:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>En 1983, le philosophe suisse Gilles Lipovetsky publiait un essai intitul&#233; L'&#200;re du vide : essai sur l'individualisme contemporain. Je viens de relire cet ouvrage quasi proph&#233;tique. Je consacrerai les prochaines lignes &#224; vous causer de ce livre, toujours sur le march&#233;, et qui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1983, le philosophe suisse Gilles Lipovetsky publiait un essai intitul&#233;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#200;re du vide : essai sur l'individualisme contemporain.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je viens de relire cet ouvrage quasi proph&#233;tique. Je consacrerai les
prochaines lignes &#224; vous causer de ce livre, toujours sur le march&#233;, et qui
devrait se retrouver rapidement sur les rayons de votre biblioth&#232;que
familiale ou celle de votre &#233;cole secondaire ou de votre C&#233;gep. Le monde actuel est entr&#233;, depuis plus de deux d&#233;cennies, dans une
approche purement individualiste de l'existence. Les autres ne comptent
plus. Chacun a raison de faire comme il fait, de penser comme il pense,
parce que c'est lui qui le fait et que c'est lui qui le pense. On vit dans
un &#233;tat permanent du proc&#232;s de l'autre. De l'auto-gratification de son
propre moi. Le nombrilisme &#224; l'&#233;tat pur. Cette fa&#231;on de faire, d'agir ou de
penser touche autant les individus que les institutions. Jadis, chacun se
croyait soumis aux r&#232;gles rationnelles collectives, &#224; l'universel, au
primat de la raison. Les nouveaux guides pr&#234;chent et encensent l'h&#233;donisme,
l'apathie, l'indiff&#233;rence face &#224; la collectivit&#233;. Rien de rigide n'encadre
maintenant les humains. Il n'y a plus de r&#232;gle commune. Il n'y a plus de
normes universelles. La seule vertu qui pr&#233;domine c'est la satisfaction
imm&#233;diate des besoins de l'individu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jusqu'ici, vivre en soci&#233;t&#233; consistait en un &#233;change de services.
Maintenant, la communaut&#233; humaine devient une soci&#233;t&#233; de libre-service.
Chacun y prend ce qui lui convient et critique la communaut&#233; qui ne lui
donne pas ce qu'il pense qu'elle devrait lui donner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_3728 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:153px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Lipovetsky&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_16-vide.jpg' width=&quot;153&quot; height=&quot;246&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
Devant la multiplication des choix, on propose une soci&#233;t&#233; ouverte, une
vie quotidienne sans imp&#233;ratif cat&#233;gorique. Les relations de travail sont
partout modifi&#233;es. Les horaires deviennent souples, adapt&#233;es. Toute
coercition est &#233;vacu&#233;e. La vie doit &#234;tre douce, sans contrainte. Le langage
entre les individus est feutr&#233;, neutre, aseptis&#233;. Il doit tenir compte de
l'individu, de son approche personnelle, de sa vision des choses, de son
rythme personnel. Chacun s'enferme dans son monde. Jusqu'aux &#233;tudiants,
causant du manque de communication entre les personnes, et qui ensuite,
entre dans la salle de cours avec leur baladeur accroch&#233; aux oreilles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne de la pornographie n'est pas &#233;tranger &#224; cette nouvelle
attitude narcissique. L'ordre ancien proclamait l'interdit, la censure. La
soci&#233;t&#233; individualiste &#171; d&#233;stantardise &#187; le monde sexuel. Le sexe est un
moment de s&#233;duction, uniquement accroch&#233; au plaisir. Chacun l'utilise comme
un besoin. Sa finalit&#233; est &#233;vacu&#233;e. Le n&#233;cessaire se confond avec l'utile.
Il est n&#233;cessaire d'avoir du sexe parce que par lui, on affirme son monde
le plus intime en se foutant ensuite de toutes les cons&#233;quences. Sexe &#224; la
carte, comme tout le reste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le nihilisme philosophique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le monde postmoderne, depuis deux d&#233;cennies, cultive l'&#232;re du vide. Le
nihilisme philosophique est adopt&#233; par diff&#233;rentes chapelles et, pour se
consoler d'une possible approche apocalyptique de l'existence, chante les
lendemains sans retour. Chacun habite son propre d&#233;sert.
Cons&#233;quences : la d&#233;saffection de toutes les grandes institutions humaines
comme la famille, l'&#201;glise, les regroupements coop&#233;ratifs, etc. Chacun
s'organise dans un climat d'indiff&#233;rence totale envers l'autre. La qu&#234;te du
sens de l'existence a compl&#232;tement disparu du radar de toute une
g&#233;n&#233;ration. La notion antagoniste de bien et de mal n'existe plus. La
d&#233;finition des r&#233;alit&#233;s fondamentales de l'existence humaine demeurent
flottantes, parfois banalis&#233;es. M&#234;me la notion de sacr&#233;, si ch&#232;re &#224; nos
p&#232;res et &#224; nos m&#232;res, a foutu le camp. Certains observateurs parlent bien
de l'arriv&#233;e de nouvelles valeurs. En creusant un tant soit peu, on
d&#233;couvre rien de plus qu'un syncr&#233;tisme individualiste, une panoplie de
faux-fuyants qui cr&#233;ent une ambiance coll&#233;e &#224; un monde &#233;ph&#233;m&#232;re. On
voudrait bien changer ce monde. Mais on ne sait plus quels param&#232;tres lui
accoler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Priv&#233;s d'une sorte d'&#233;toile polaire sur laquelle toute cette g&#233;n&#233;ration
voudrait bien se fier, on songe &#224; en finir avec une vie qui n'a plus de
finalit&#233;, qui se perd dans la satisfaction de tout ce qui se pr&#233;sente mais
qui ne satisfait rarement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'anxi&#233;t&#233; augmente &#224; un rythme effarant. Les &#233;tats d&#233;pressifs se
multiplient. L'animal humain, d&#233;barrass&#233; de toutes contraintes, toujours
&#171; cool &#187; mais jamais riv&#233; &#224; un roc sur lequel il pourrait asseoir toute son
existence, cherche et ne trouve plus. Il se sent, parfois, tout aussi
vuln&#233;rable, d&#233;sarm&#233;, d&#233;culott&#233; que tous ses devanciers. Il se trouve devant
l'inconnu qui l'emb&#234;te constamment. Il se sent d&#233;pourvu devant l'immensit&#233;
des difficult&#233;s qu'il doit affronter seul.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques d&#233;cennies la sensibilit&#233; politique permettait
l'accomplissement du moi et une ouverture sur l'autre. Devant le d&#233;sert
social qui ne r&#233;pond plus &#224; ce besoin de socialisation, l'homme moderne se
sent abandonn&#233;, vid&#233; de sa substance. La nouvelle morale, riv&#233;e uniquement
sur le plaisir, le comble quelques instants, mais ne lui permet pas de
retrouver son semblable. L'autre n'ayant plus de liens d'attaches solides,
il le voit uniquement comme un bien utile dont il peut se d&#233;barrasser &#224;
loisir et qui le laisse perplexe, la solitude revenue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jadis, l'autre permettait &#224; chacun de se retrouver. Le semblable
permettait &#224; chacun dessiner un chemin d'accueil et d'ouverture. Tout au
contraire, maintenant, l'utilisation occasionnelle de la pr&#233;sence du
semblable le d&#233;route et le d&#233;construit. L'homme est bien un animal social.
Mais il ne sait plus comment faire pour le r&#233;v&#233;ler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le culte du moi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;poque actuelle est caract&#233;ris&#233;e par le culte du moi. Pas &#233;tonnant que
les anciennes n&#233;vroses aient &#233;t&#233; remplac&#233;es par ce sentiment du vide
int&#233;rieur. Chacun est tellement programm&#233; par le culte du moi qu'il lui est
impossible d'aimer et de se sentir justement aim&#233;. Il ne peut plus
accueillir l'autre tel qu'il est. Le moi ayant pris toute la place.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'h&#233;donisme ou le culte du plaisir, &#224; cause de la consommation de masse,
est devenu la valeur fondamentale. L'homme moderne ne tient plus en place.
Il est ouvert au changement. Tous les modes de vie sont acceptables et
accept&#233;s. On assiste alors &#224; une d&#233;motivation g&#233;n&#233;rale pour la chose
publique, &#224; l'essoufflement de la contestation, au &#171; bien se sentir seul &#187;
devant son &#233;cran cathodique, clavardant avec un monde virtuel o&#249;
l'imagination l'emporte toujours sur les gestes pos&#233;s rationnellement. On
ne sait plus avec qui on communique, mais on a des centaines de noms pour
le faire qui s'alignent sur &#171; facebook &#187; afin de meubler une solitude de plus
en plus intol&#233;rable. Tous les choix sont possibles et bons. Il s'agit
d'ouvrir l'ordinateur et de pitonner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette attitude de retournement sur soi-m&#234;me a de graves cons&#233;quences dans
la vie publique. Il n'est plus possible de vivre pleinement la d&#233;mocratie &#8211;
m&#234;me si on en revendique le nom &#8211; si chacun vit dans son terrier. Les
r&#233;sultats &#233;lectoraux des derni&#232;res consultations populaires d&#233;montrent un
affaiblissement marqu&#233; du taux de participation des citoyens. On parle
toujours de d&#233;mocratie. Mais, constamment on la bafoue, on l'&#233;carte et on
vit en rejetant ses devoirs de citoyens. On se garde un &#238;lot de &#171; chialage &#187;
quotidien contre le syst&#232;me mais on n'est pas pr&#234;t &#224; lever le petit doigt
pour le modifier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pire encore, la vague d'h&#233;donisme qui d&#233;ferle sur l'Occident conduit bien
des travailleurs &#224; abandonner leur travail quotidien parce qu'il ne
correspond plus &#224; la jouissance maximale qu'ils souhaitent y trouver. Le
travail restant toujours astreignant et d'une certaine fa&#231;on autoritaire &#8211;
on d&#233;pend habituellement d'un patron &#8211; on ne veut plus se soumettre &#224; aucun
diktat venant d'un autre. Chacun veut &#234;tre son propre boss, agir de la
fa&#231;on qu'il lui pla&#238;t, dessiner un horaire &#224; son go&#251;t, quitter lorsque bon
lui semble sans mesurer les cons&#233;quences personnelles ou collectives d'un
tel geste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le mode moderne a tellement ax&#233; toute l'existence sur la libert&#233;
individuelle qu'il n'est pas &#233;tonnant de voir appara&#238;tre l'instabilit&#233;
politique &#224; tous les niveaux. Les hommes ne veulent plus de ma&#238;tre. Y
compris le Ma&#238;tre supr&#234;me. Chacun est ma&#238;tre &#224; bord de son embarcation et
d&#233;rive sur un son radeau personnel. Comme s'il &#233;tait le seul sur la mer
enrag&#233;e de l'existence. Pas &#233;tonnant qu'un bon nombre coule leur bateau et
s'enfonce dans la profondeur anonyme des eaux noires et inconnues de la
vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La croisi&#232;re s'amuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que faire dans un monde qui est centr&#233; sur le culte du moi ? Rien d'autre
que de se divertir, de s'amuser. Et le divertissement postmoderne passe par
l'omnipr&#233;sence de l'humour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Moyen &#194;ge, on riait. On se moquait, &#224; des p&#233;riodes fixes, de tout ce
qui bougeait. Tout le monde y passait : la famille, les institutions,
l'autorit&#233;, etc. Cette p&#233;riode de d&#233;foulement collectif avait un terme.
Aujourd'hui, non seulement on rit de tout, mais on rit sans cesse. Les
cotes d'&#233;coute de la t&#233;l&#233; en font foi. Pour qu'une &#233;mission reste en ondes,
il lui faut une dose d'humour. Sinon, le public zappe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rire est devenu la norme. La publicit&#233; en tient compte. La mode aussi.
L'&#226;ge humoristique a pris le pas sur l'&#226;ge esth&#233;tique. Le chic, c'est
l'originalit&#233;. On ne s'habille plus pour faire beau mais pour se faire
remarquer. On ach&#232;te un jean perc&#233; pour choquer, faire rire, faire
exception. On ne veut plus s'habiller comme tout le monde ; on veut &#234;tre
habill&#233; pour &#234;tre remarqu&#233;. Pour faire rire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vertu cardinale de cet &#226;ge de la consommation est ax&#233;e sur les valeurs
individuelles. L'humour permet &#224; chacun d'affirmer sa libert&#233; d'esprit, se
forger une image dominatrice, sup&#233;rieure, diff&#233;rente des autres qui
essaient d'en faire autant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La politique n'&#233;chappe pas &#224; ce courant humoristique. La candidature de
Coluche en France en est une preuve &#233;clatante. Le Qu&#233;bec a toujours son
parti Rhinoc&#233;ros. Afin que ceux qui ne croient plus &#224; la d&#233;mocratie se
donne l'illusion, en votant pour rire, que le monde va changer. L'ensemble
de l'art moderne (peinture, sculpture, dessins) n'&#233;chappe pas &#224; l'humour.
On peint, on dessine, on caricature pour &#233;pater la galerie. Ce que fait
l'autre est vu comme du th&#233;&#226;tre absurde par rapport &#224; soi. Il faut en faire
du d&#233;lire, de la moquerie. Lorsqu'on ouvre un journal, on court vite &#224; la
caricature avant de lire les articles s&#233;rieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sexualit&#233; n'est pas en reste dans ce courant de banalit&#233;s, de moqueries
perp&#233;tuelles. Les films pornos abondent et la caract&#233;ristique d'un bon
nombre de ces productions visent &#224; faire rire. Gr&#226;ce &#224; la technologie, on
peut faire du sexe une parodie constante et universelle. La multiplication
de ces sites sur le Net en est la preuve flagrante. Usant de proc&#233;dures
devenues courantes, on peut changer le sexe d'une personne, la
m&#233;tamorphoser d'homme en femme ou vice versa, lui ajouter ou retrancher
quelques attraits. Les initi&#233;s font courir leurs trouvailles sur le Net.
Bref, devant le vide, on essaie de trouver quelque chose qui peut le
combler. Le stade humoristique ne vise qu'une chose : la
d&#233;substantialisation de l'&#234;tre humain. N'ayant plus la capacit&#233; de se voir
tel qu'il est dans sa condition fondamentale, l'&#234;tre humain travestit son
existence en s'en moquant. Si la moquerie, comme dit le proverbe, est l'&#226;me
des faibles, la plan&#232;te est en train de suffoquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Que&lt;/strong&gt; faire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;solument, chacun doit multiplier autour de lui les rapports d'&#234;tre &#224;
&#234;tre. Lutter de plus contre ce courant d'anonymat qui prolif&#232;re &#224; tous les
niveaux d'activit&#233; humaine, comme un tissu canc&#233;reux. En d'autres termes,
chacun doit se consid&#233;rer comme un serviteur. Serviteur de la v&#233;rit&#233;,
compagnon du bien, b&#226;tisseur de libert&#233;. Il ne suffit pas de dire que ce
monde va vers sa ruine. S'il y est conduit, comme par n&#233;cessit&#233;, c'est
qu'il portait en lui le principe de sa destruction. L'esp&#233;rance est
toujours possible. La crise que traverse l'homme occidental affirme Gabriel
Marcel est une crise m&#233;taphysique. La pire illusion est de s'imaginer que
tel ou tel am&#233;nagement social, politique ou institutionnel pourrait suffire
&#224; apaiser une inqui&#233;tude qui vient du tr&#233;fonds m&#234;me de l'&#234;tre. L'homme est
plus que la mesure de toutes choses. Le relativisme ambiant conduit
in&#233;vitablement &#224; un humanisme d&#233;grad&#233;. Un humanisme de la moisissure. Il ne
tient qu'&#224; nous de prendre les voies difficiles et exigeantes de la
recherche du vrai, du beau et du bien, afin de quitter r&#233;solument les
orni&#232;res du pessimisme qui gangr&#232;ne tout le climat actuel. Est-il permis,
bref, de b&#226;tir de l'ind&#233;dit (comme faire un pays !) quand tous les
ingr&#233;dients sont aux antipodes d'une r&#233;alisation potentielle ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le nationalisme r&#233;volutionnaire</title>
		<link>http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1506</link>
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		<dc:date>2009-04-03T14:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Marc Boutin - L'Aut'Journal - www.lautjournal.info</dc:creator>
		


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		<description>http://www.lautjournal.info/default... deux termes peuvent sembler antinomiques aujourd'hui, mais pendant les ann&#233;es 60, le concept qu'ils expriment voulait tout dire. C'est l'&#233;poque o&#249; le mouvement Parti Pris, avec sa litt&#233;rature inspir&#233;e du quotidien des ouvriers de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.lautjournal.info/default... deux termes peuvent sembler antinomiques aujourd'hui, mais pendant les ann&#233;es 60, le concept qu'ils expriment voulait tout dire. C'est l'&#233;poque o&#249; le mouvement Parti Pris, avec sa litt&#233;rature inspir&#233;e du quotidien des ouvriers de l'est montr&#233;alais, double sur sa gauche la (...) - &lt;a href="http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1506"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le Qu&#233;bec de &quot;Mon oncle Antoine&quot;</title>
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		<dc:date>2009-02-16T12:24:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Si les liens entre les g&#233;n&#233;rations, malgr&#233; les efforts et la tradition, ne sont pas assur&#233;s, c'est la mort qui finira par triompher. La chute du cercueil en pleine temp&#234;te de neige peut signifier beaucoup plus qu'il n'y para&#238;t &#224; premi&#232;re vue. En effet, que peuvent faire les (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Si les liens entre les g&#233;n&#233;rations, malgr&#233; les efforts et la tradition, ne sont pas assur&#233;s, c'est la mort qui finira par triompher. La chute du cercueil en pleine temp&#234;te de neige peut signifier beaucoup plus qu'il n'y para&#238;t &#224; premi&#232;re vue. En effet, que peuvent faire les jeunes Qu&#233;b&#233;cois sans leur m&#232;re patrie (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-Quebec-de-mon-oncle-Antoine"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Engagement dans l'enfermement et anticipation de la censure</title>
		<link>http://www.vigile.net/Engagement-dans-l-enfermement-et</link>
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		<dc:date>2009-02-10T15:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Le message est clair d&#233;sormais : il faut absolument quitter le syst&#232;me de domination pour le comprendre. Les anglophones dominent encore les francophones et les niveaux de vie ne sont pas comparables. Plus le temps passe, plus le temps presse : 82% des Qu&#233;b&#233;cois en 1960 ne contr&#244;lent pas 20% de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le message est clair d&#233;sormais : il faut absolument quitter le syst&#232;me de domination pour le comprendre. Les anglophones dominent encore les francophones et les niveaux de vie ne sont pas comparables. Plus le temps passe, plus le temps presse : 82% des Qu&#233;b&#233;cois en 1960 ne contr&#244;lent pas 20% de l'&#233;conomie du Qu&#233;bec. Il faut un changement (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Engagement-dans-l-enfermement-et"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Hubert Aquin : nationalisme et existence</title>
		<link>http://www.vigile.net/Hubert-Aquin-nationalisme-et</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Hubert-Aquin-nationalisme-et</guid>
		<dc:date>2009-02-08T17:52:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Simon Couillard - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>En fait, pour Hubert Aquin, la nation se d&#233;finit par son projet et il y a au Canada, non seulement deux groupes culturels-linguistiques, mais deux projets, deux cultures globales. Le nationalisme canadien-fran&#231;ais est l'expression politique d'une culture &#224; propension (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cet article fait suite &#224; un autre portant sur la gen&#232;se du nationalisme chez P.-E. Trudeau : &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Les-intellectuels-quebecois-et-le&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Les intellectuels qu&#233;b&#233;cois et le f&#233;d&#233;ralisme canadien : la tentation platonicienne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'universalisme ne doit &#233;voquer en rien les h&#233;g&#233;monies ou les anciens empires, et ne saurait s'&#233;difier sur le cadavre des cultures &#171; nationales &#187; non plus que sur les hommes. &#187; Hubert Aquin, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La fatigue culturelle du Canada Fran&#231;ais.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'homme civilis&#233; invente la philosophie du progr&#232;s pour se consoler de son abdication et de sa d&#233;ch&#233;ance &#187;. Charles Baudelaire, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Notes nouvelles sur Edgar Poe.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs ont d&#233;j&#224; comment&#233; &lt;a href=&quot;http://vigile.net/_Aquin-Hubert_&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La fatigue culturelle du Canada fran&#231;ais&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;1. Aussi, nous n'aurons pas la pr&#233;tention, par ce court &#233;crit, d'en tirer la v&#233;rit&#233; substantielle, mais nous chercherons &#224; d&#233;gager une interpr&#233;tation qui pourrait permettre d'&#233;clairer la r&#233;alit&#233; qui est la n&#244;tre aujourd'hui. La beaut&#233; et la profondeur de cette herm&#233;neutique de la condition qu&#233;b&#233;coise se mesurent au fait qu'une telle d&#233;marche, ind&#233;pendamment de sa qualit&#233; propre, soit du moins possible2. Il s'agira donc de d&#233;montrer, en accord avec la pens&#233;e d'Hubert Aquin, qu'il existe des conditions objectives, sur les plans identitaire et national, qui limitent ou expriment les choix possibles d'une collectivit&#233;, et par extension des individus qui la composent, et d&#233;terminent ainsi la qualit&#233; de leur existence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comprenons d'abord que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La fatigue culturelle du Canada fran&#231;ais&lt;/i&gt; est en quelque sorte une r&#233;ponse &#224; la th&#232;se propos&#233;e par Pierre-Elliott Trudeau dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La nouvelle trahison des clercs&lt;/i&gt;. Plus sp&#233;cifiquement, c'est un passage injurieux o&#249; l'ancien premier ministre (il en a fait par la suite une habitude) constate l'indignit&#233; cong&#233;nitale des Canadiens fran&#231;ais qui a motiv&#233; Aquin &#224; &#233;crire son texte magnifique :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; On compte que la naissance de notre &#201;tat-nation lib&#232;rera mille &#233;nergies insoup&#231;onn&#233;es et que, par l&#224;, les Canadiens fran&#231;ais pourront enfin entrer en possession de leur h&#233;ritage. Bref, on croit &#224; une &#233;nergie cr&#233;atrice qui donnerait du g&#233;nie &#224; des gens qui n'en ont pas, et qui apporterait le courage et l'instruction &#224; une nation indolente et ignorante &#187;.3&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;ponse d'Hubert Aquin est aussi l'occasion d'un souhait, la possibilit&#233; d'un id&#233;al fond&#233; sur le respect et le dialogue coop&#233;ratif. Pour l'&#233;crivain, la dialectique est l'essence de la libert&#233;, cependant qu'elle se fait dans la bonne volont&#233; et le calme des passions. Or voil&#224; le reproche &#233;l&#233;mentaire que l'auteur exprime au cit&#233;libriste : pour Aquin, Trudeau participe d'une tendance trop commune chez les intellectuels qui est une sorte de nervosit&#233; qui les pousse &#224; l'embrigadement, aux explications h&#226;tives et partielles et ultimement aux narcotiques conceptuels. Comment expliquer ce ph&#233;nom&#232;ne ? Sans tomber dans l'attaque &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ad hominem&lt;/i&gt;, s'impose tout de m&#234;me une d&#233;licate analyse quant aux raisons d'une telle disposition d'esprit, ce que d'autres ont fait avant Aquin4.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cas qui le concerne, la question est : qu'est-ce qui pousse Trudeau &#224; formuler en quelques courtes pages une th&#233;orie historique simpliste aux implications les plus drastiques ? Cette &#171; causalit&#233; &#224; rabais &#187; qui &#171; minimise l'importance du ph&#233;nom&#232;ne de la guerre &#187;5 r&#233;pondrait de la pr&#233;cipitation devant une situation d'urgence. Pour Trudeau, il s'agit d'un choix binaire entre l'id&#233;ologie progressiste telle qu'il la d&#233;finit et le chaos. Or pour Aquin, on ne badine pas avec de tels sujets, &#171; la condamnation m&#234;me justifi&#233;e de la guerre ne remplacera jamais sa saisie rationnelle par l'esprit humain (&#8230;) &#187;6, il s'agit, id&#233;alement et pour le plus grand bonheur de tous, de faire pr&#233;valoir l'attitude scientifique sur l'attitude de combat : l'homme &#171; (&#8230;) doit &#233;tudier la guerre &#187;7. C'est plus simple en th&#233;orie qu'en pratique. N'avons-nous jamais connu la volupt&#233; atrabilaire, la puissance du sentiment de sup&#233;riorit&#233; morale, la chaleur et les relents acides des foules hypersensibles ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La guerre, de scandale, doit devenir un objet d'&#233;tude. C'est un sujet qui a la particularit&#233; de se profiler, de fa&#231;on performative, dans la mani&#232;re m&#234;me dont on l'aborde, par le dialogue. Un sujet s&#233;rieux donc, et Aquin indique qu'il devient imp&#233;ratif, pour le d&#233;passer, de ne pas user d'intimidations, de ne pas jouer sur les &#233;motions et d'&#233;viter les arguments empress&#233;s &#171; dont la malicit&#233; (sic) interne (&#8230;) sert d'assommoir &#224; la pens&#233;e &#187;8. Pensons par exemple &#224; la mani&#232;re dont certains utilisent aujourd'hui l'accusation de racisme, selon une acception hautement id&#233;ologique, et la rigoureuse efficacit&#233; de ce genre d'assassinat moral. Alors donc, comment penser la guerre ? Pour Aquin, elle est une fonction de l'homme, elle lui est propre au sens o&#249; elle est fond&#233;e dans sa nature sociale, dans les interactions. Le conflit arm&#233; proc&#232;de du dialogue, ce sont deux manifestations du m&#234;me, et le m&#234;me, c'est le ph&#233;nom&#232;ne de s&#233;paration des consciences. Dans les soci&#233;t&#233;s archa&#239;ques, cet &#171; &#233;cart &#187; devient synth&#232;se gr&#226;ce aux rituels h&#233;rit&#233;s, sorte de r&#233;sorption p&#233;riodique de la diff&#233;rence &#224; travers le langage symbolique et magique. Pour les soci&#233;t&#233;s civilis&#233;es, le d&#233;tour est plus long et s'exprime par les luttes collectives des groupes diff&#233;renci&#233;s. D'une mani&#232;re ou d'une autre, et malgr&#233; la dissemblance des moyens, &#171; l'&#171; &#233;cart &#187; engendre la lutte &#187;9, et cette lutte est &#224; la base de toute soci&#233;t&#233; humaine, elle est synonyme de son &#233;volution, au fil des compromis, des synth&#232;ses accomplies au nom d'une plus grande clart&#233;. Aquin ne s'aventure pas sur le terrain vaseux de l'eschatologie &#171; scientifique &#187; et &#233;vite donc de se situer dans la tradition h&#233;g&#233;lio-marxiste, contrairement &#224; Trudeau. On peut comprendre que cette &#233;volution dialectique est circonscrite, naturelle et contingente. Aussi se limite-t-il, sur le plan normatif, &#224; universaliser la qu&#234;te d'universalit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais voil&#224; le probl&#232;me : au Canada fran&#231;ais, on ne discute plus. Le Canada fran&#231;ais et son projet politique et globalement national se trouvent ench&#226;ss&#233;s dans le projet canadian, qui est en m&#234;me temps son concurrent. Le Canada agit au c&#339;ur de la dialectique canadienne-fran&#231;aise et brouille par son action int&#233;ress&#233;e le cours normal de celle-ci. Le r&#233;sultat est une tension improductive et lassante : &#171; les &#201;tats ou les groupes tels qu'ils sont con&#231;us, ne sauraient d&#233;sarmer devant les groupes qui, par un &#233;cart quelconque, les forcent &#224; se d&#233;finir comme des contraires &#187;10. Un groupe ne saurait tol&#233;rer une telle action externe et ali&#233;nante, &#171; l'universel ne doit exister que gr&#226;ce &#224; la participation libre et active de tous les &#233;l&#233;ments particuliers qui auront choisi (nous soulignons) de le cr&#233;er &#187;11. Qu'est-ce qui peut donc pousser un politicien ou un intellectuel &#224; travailler contre le dialogue particulier dans lequel il se trouve inscrit ? En somme, quelles erreurs commet Pierre-Elliott Trudeau dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La nouvelle trahison des clercs&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aquin croit d&#233;tecter une dose d'&#233;motivit&#233; dans l'argumentaire de Trudeau, une &#171; attitude personnelle univoque et tendue &#187; qui le conduit &#224; une &#171; rationalisation abusive &#187;, la sur&#233;valuation d'une co&#239;ncidence entre la guerre et le nationalisme qui se traduit par le lien causal qu'&#233;bauche rapidement Trudeau. Ensuite, il y aurait le refus chez ce dernier de penser la guerre. Trudeau vise en principe la paix mondiale, et ses consid&#233;rations l'am&#232;nent &#224; postuler que le particularisme, qu'il soit national, est un frein &#224; cette paix. Ce refus de se porter attentivement sur le ph&#233;nom&#232;ne de la guerre traduit pour Aquin cette nervosit&#233; d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e, le jugement p&#233;remptoire sur l'histoire (le mal vient du morcellement, le bien, de la mondialisation) remplace l'&#233;tude, la crispation n&#233;antise tout ce qui ne cadre pas avec l'urgence. Tout doit se faire dans le sens de cette &#171; angoisse philosophique &#187; carburant aux concepts. Et parmi ces concepts consomm&#233;s &#224; la h&#226;te par l'homme aux pirouettes, il y a celui de &#171; nation &#187; qu'il assimile sans nuance &#224; celui d'&#171; ethnie &#187;12.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Canada fran&#231;ais, il n'est pas question d'ethnie, mais d'un groupe culturel et linguistique, pr&#233;tend Aquin. Il d&#233;fend d'ailleurs sans arri&#232;re-pens&#233;es l'id&#233;e que le Canada fran&#231;ais est un p&#244;le d'int&#233;gration comme d'autres : &#171; Il en ira ainsi des Wolofs, des S&#233;r&#232;res et des Peuls du S&#233;n&#233;gal qui (&#8230;) deviendront un jour des S&#233;n&#233;galais &#187;13. En fait, pour Hubert Aquin, la nation se d&#233;finit par son projet et il y a au Canada, non seulement deux groupes culturels-linguistiques, mais deux projets, deux cultures globales. Le nationalisme canadien-fran&#231;ais est l'expression politique d'une culture &#224; propension totalisante. C'est l' &#171; (&#8230;) expression de la culture des Canadiens fran&#231;ais, en mal d'une plus grande homog&#233;n&#233;it&#233; &#187;14. La culture globale implique une matrice commune &#224; partir de laquelle le politique, comme les arts et la litt&#233;rature, puisse &#234;tre interpr&#233;t&#233;, et d'abord ce socle m&#234;me, cette perspective int&#233;grante qui d&#233;finit symboliquement l'espace social, permet la croissance d'un rameau politique qui cherche &#224; s'&#233;panouir, rameau que l'on coupe &#224; la fin octobre comme une asp&#233;rit&#233; g&#234;nante. Encore, le nationalisme canadien-fran&#231;ais est la manifestation d'une intentionnalit&#233; collective visant &#224; combler un vide et qui trouve &#224; m&#234;me la culture globale emp&#234;ch&#233;e ses justifications transcendantales. Le probl&#232;me est que cet emp&#234;chement est de taille. La branche politique est la plus mena&#231;ante pour l'ordre constitutionnel canadien, c'est pourquoi ce dernier travaille &#224; la s&#233;parer radicalement du reste de l'organisme et qu'ainsi, l'extension du concept de &#171; culture &#187;, ici, se voit circonscrit artificiellement &#224; l'int&#233;rieur des limites impos&#233;es par sa concurrente, plus puissante. Les Canadiens anglais auraient pris acte du potentiel r&#233;volutionnaire de notre aspiration &#224; la politique et ils auraient agi afin de canaliser la culture canadienne-fran&#231;aise pour l'emp&#234;cher d'&#233;voluer selon sa propension naturelle &#224; s'assumer comme ensemble cons&#233;quent, lui d&#233;niant sa compl&#233;tude. Le politique bout&#233; cat&#233;goriquement hors de son domaine, la culture a pris ici une forme ambig&#252;e et, visiblement, s'est pr&#234;t&#233;e &#224; la probl&#233;matique : &#171; Notre situation politique f&#233;d&#233;rale-provinciale nous a conduits &#224; d&#233;politiser le mot culture ou, plus pr&#233;cis&#233;ment, &#224; lui refuser sans h&#233;sitation la signification englobante qu'on lui reconna&#238;t dans la s&#233;mantique contemporaine &#187;15. Cette tension n&#233;cessaire entre l'ent&#233;l&#233;chie culturelle du Canada fran&#231;ais et l'&#233;cologie politique canadienne est sans doute l'une des causes de cette succession de conflits et de compromis strat&#233;giques qui marque les derniers si&#232;cles de notre histoire. Dans l'esprit d'Hubert Aquin, &#171; seule l'abolition de la culture canadienne-fran&#231;aise peut causer l'euphorie fonctionnelle au sein de la Conf&#233;d&#233;ration et permettre &#224; celle-ci de se d&#233;velopper &#171; normalement &#187; comme un pouvoir central au-dessus de dix provinces administratives et non plus de deux cultures globalisantes &#187;16.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La culture canadienne-fran&#231;aise, d&#233;politis&#233;e et inoffensive, subsisterait certes &#224; l'int&#233;rieur du Canada, son histoire et ses coutumes se vidant progressivement de leur sens, un folklore aux c&#244;t&#233;s d'autres, &#224; regarder comme spectateur. Qui pourrait nous bl&#226;mer ? Ce rameau qui s'acharne depuis 250 ans en combats d&#233;sesp&#233;r&#233;s : m&#234;me l'hydre de Lerne &#233;prouverait le spleen. Tant que notre culture minoritaire au Canada ne c&#233;dera pas sa vocation politique, nous demeurerons &#171; (&#8230;) un emp&#234;chement, un boulet de canon, une force d'inertie qui brise continuellement les grands &#233;lans de la majorit&#233; dynamique par ses revendications et sa susceptibilit&#233; (&#8230;) &#187;17. Mais la v&#233;rit&#233; et la justice ne c&#232;dent pas aussi facilement que la volont&#233;, &#171; la culture canadienne-fran&#231;aise, longtemps agonisante, renait souvent, puis agonise de nouveau et vit ainsi une existence faite de sursauts et d'affaissements &#187;18.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;crire sur le Qu&#233;bec pour un intellectuel qu&#233;b&#233;cois, c'est retourner dans tous les sens la hantise d'une situation exasp&#233;rante de d&#233;pendance et d'impuissance, o&#249; le supplice n'est pas physique, mais philosophique : c'est voir le rempart d&#233;labr&#233; qui contient avec peine l'absence et la servitude, c'est entendre le rire triomphant du machiav&#233;lien sans patrie. Hubert Aquin a servi son peuple, il repose en paix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1-	Aquin, H. (1962), &#171; La fatigue culturelle du Canada fran&#231;ais &#187;, tir&#233; de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Blocs erratiques&lt;/i&gt;, Montr&#233;al : Quinze, 1977, 284 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2-	Cf. JACQUES, D. (2008). La fatigue politique du Qu&#233;bec fran&#231;ais. Montr&#233;al : Bor&#233;al, 160 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3-	TRUDEAU, P.-E. (1967). Le f&#233;d&#233;ralisme et la soci&#233;t&#233; canadienne-fran&#231;aise, Montr&#233;al : &#201;ditions Hurtubise HMH, p. 182.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4-	Cf ARON, R. (1955). L'opium des intellectuels. Paris : Calmann-L&#233;vy, 337 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5-	Op. cit. p.72&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6-	Ibid. p.73&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7-	Ibid.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8-	Ibid.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9-	Ibid. p.75&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10-	Ibid.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11-	Ibid, p.76&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;12-	Trudeau cite ainsi Lord Acton : &#171; The nation is here an ideal unit founded on the race (&#8230;) It overrules the rights and wishes of the inhabitants, absorbing their divergent interests in a fictitious unity ; sacrificing their several inclinations and duties to the higher claim of nationality, and crushes all natural rights and all established liberties for the purpose of vindicating itself. &#187; (Cit&#233; in Trudeau, f&#233;d&#233;ralisme et soci&#233;t&#233; canadienne-fran&#231;aise, p.178 (note de bas de page)).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;13-	Op. cit. p.82&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;14-	Ibid.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15-	Ibid. p.84&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;16-	Ibid. p.87&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;17-	Ibid. p.88&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;18-	P.97&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'as des espions canadiens en images </title>
		<link>http://www.vigile.net/L-as-des-espions-canadiens-en</link>
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		<dc:date>2009-01-22T11:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Les Qu&#233;b&#233;cois, qui ont rejet&#233; la religion d'espionnage et subissent celui du Canada, ne semblent pas vouloir espionner pour leur propre compte. Tout se passe comme s'ils n'avaient pas r&#233;ussi, enferm&#233;s dans leur religion et le culte du divertissement, &#224; d&#233;velopper la &#171; grande (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois, qui ont rejet&#233; la religion d'espionnage et subissent celui du Canada, ne semblent pas vouloir espionner pour leur propre compte. Tout se passe comme s'ils n'avaient pas r&#233;ussi, enferm&#233;s dans leur religion et le culte du divertissement, &#224; d&#233;velopper la &#171; grande politique &#187; qui les aurait oblig&#233;s &#224; apprendre &#224; se (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/L-as-des-espions-canadiens-en"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>La qu&#234;te imaginaire des origines </title>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Le Qu&#233;b&#233;cois ou le Canadien fran&#231;ais n'a pas appris &#224; ha&#239;r. Quand cela compte vraiment, il recule et s'effondre.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le Qu&#233;b&#233;cois ou le Canadien fran&#231;ais n'a pas appris &#224; ha&#239;r. Quand cela compte vraiment, il recule et s'effondre. - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-quete-imaginaire-des-origines"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Les intellectuels qu&#233;b&#233;cois et le f&#233;d&#233;ralisme canadien : la tentation platonicienne</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-intellectuels-quebecois-et-le</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Simon Couillard - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>En effet, la philosophie morale et politique des derni&#232;res ann&#233;es a permis une voie alternative par laquelle certains pr&#233;tendent s'&#233;lever au-del&#224; de cette appartenance que l'Histoire universelle et les sciences normatives condamneraient de toute fa&#231;on. Il s'agit l&#224; d'un (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; (.) la v&#233;rit&#233; est en effet quelque chose de libre que nous ne dominons
pas et par quoi nous ne sommes pas non plus domin&#233;s ; aussi l'existence de
Dieu ne se pr&#233;sente pas comme une v&#233;rit&#233;, mais comme un commandement (.). &#187;
&lt;br&gt;G.W.F. Hegel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'esprit du juda&#239;sme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question nationale n'est pas r&#233;solue. Certains souhaiteraient voir les
souverainistes d&#233;poser les armes(1) pour r&#233;investir le Canada dans une vis&#233;e
encore obscure et n&#233;anmoins difficilement emballante(2), mais ces derniers
s'acharnent &#224; perp&#233;tuer, malgr&#233; un essoufflement apparent(3), le vieux r&#234;ve
de Mercier, celui d'une r&#233;publique &#224; notre image. Inutile de s'en cacher,
le projet de fonder une nation politique o&#249; les francophones du Qu&#233;bec (&#224;
une autre &#233;poque, les Canadiens-fran&#231;ais) formeraient la majorit&#233; est
l'enjeu principal, parfois en filigrane, de nos d&#233;bats publics depuis
presque 40 ans. &#192; raison, plusieurs sont fatigu&#233;s de d&#233;battre, les &#171; vainqueurs &#187; adoptent la pose avec un z&#232;le g&#234;nant, mais une chose demeure,
cette lancinante affaire reste inaboutie, inachev&#233;e, et depuis les &#233;checs
r&#233;p&#233;t&#233;s des projets d'accord constitutionnels (sur lesquels on a ferm&#233; les
livres) et les succ&#232;s du f&#233;d&#233;ralisme centralisateur (entente sur l'union
sociale, entente de Calgary, etc.), le retour &#224; la case d&#233;part est
impossible. Nos options se r&#233;sumeraient-elles &#224; accepter de vivre au
sous-sol avant de ne descendre encore plus bas ou &#224; escalader des hauteurs
inconnues et terrifiantes en apparence ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au fait, pourquoi tout ce branle-bas ? Qu'est-ce qui commande l'action de
tous ces militants et intellectuels ind&#233;pendantistes et qui leur interdit
de rester tranquillement chez eux ? Une question pr&#233;alable qui se pose en
retrait de l'action elle-m&#234;me. En fait, les r&#233;ponses donn&#233;es aujourd'hui
sont beaucoup plus disparates que celles d'avant la d&#233;faite r&#233;f&#233;rendaire de
1995, &#233;v&#233;nement qui marque une rupture &#224; ce niveau comme le d&#233;montre
brillamment Mathieu Bock-C&#244;t&#233; dans son ouvrage La d&#233;nationalisation
tranquille(4). Pour le moins, l'arri&#232;re-plan normatif s'est complexifi&#233;
&#233;tonnamment. Il est difficile, donc, de cerner de fa&#231;on tr&#232;s pr&#233;cise le
moteur de l'action militante chez les architectes de la nation politique
qu&#233;b&#233;coise &#224; l'heure actuelle. Du reste, le Parti qu&#233;b&#233;cois n'est plus la
coalition qu'il pouvait encore pr&#233;tendre &#234;tre avant l'arriv&#233;e de Bernard
Landry &#224; sa t&#234;te [lib&#233;raux nationalistes (tendance M.S.A.),
socio-d&#233;mocrates (tendance riniste) et conservateurs nationalistes
(tendance R.N.)] et le monopole de l'ind&#233;pendance ne lui appartient plus,
selon ce que r&#233;v&#232;le le comportement &#233;lectoral des Qu&#233;b&#233;cois. Alors, inutile
de chercher dans les programmes politiques une quelconque certitude quant
aux motivations propres des nombreux ind&#233;pendantistes qu&#233;b&#233;cois. Pourtant,
une seule r&#233;siste aux al&#233;as des modes id&#233;ologiques et de la surench&#232;re
progressiste : une appartenance, &#233;motive et sainement rationnelle, qui
s'incarne dans une logique de l'histoire v&#233;cue et &#224; vivre. En d'autres
mots, le patriotisme ou, de fa&#231;on souvent d&#233;pr&#233;ciative, le nationalisme.
Cette fid&#233;lit&#233; en survivance doit continuellement se relever des attaques
provenant de nouveaux imp&#233;ratifs cat&#233;goriques. Parfois, ces attaques
proviennent des rangs des souverainistes eux-m&#234;mes (chartisme, nationalisme
civique, patriotisme constitutionnel, etc.), parfois, ils proviennent du
camp adverse. Il semble que les premi&#232;res r&#233;pondent aux secondes, de
mani&#232;re parfois maladroite et suicidaire, et ce combat et ses champs de
batailles sont aujourd'hui le terreau de la philosophie politique
institutionnelle au Canada et au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, la philosophie morale et politique des derni&#232;res ann&#233;es a permis
une voie alternative par laquelle certains pr&#233;tendent s'&#233;lever au-del&#224; de
cette appartenance que l'Histoire universelle et les sciences normatives
condamneraient de toute fa&#231;on. Il s'agit l&#224; d'un r&#234;ve auquel plusieurs
esprits talentueux ont succomb&#233; et qui tire sa source &#224; m&#234;me la philosophie
platonicienne : &#224; savoir l'existence d'un principe de justice abstrait,
d&#233;couvert par la transcendance et par l'asc&#232;se, seules capables d'ouvrir
l'esprit aux v&#233;rit&#233;s &#233;ternelles, &#233;th&#233;r&#233;es et parm&#233;nidiennes ou
semblablement effectives. Toujours, l'harmonie dans l'abandon et la
soumission, toujours, une inhumanit&#233; exsangue et pure, une raison
autonome.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette voie philosophique, dans le d&#233;bat sur la nation au Qu&#233;bec, c'est
Pierre-Elliott Trudeau qui l'a consacr&#233;e. Dans son texte, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La nouvelle
trahison des clercs&lt;/i&gt;(5), il &#233;voque la n&#233;cessit&#233; d'avoir un principe de
souverainet&#233; qui encadre la vie d&#233;mocratique des nations autre que celui de
l'&#201;tat-nation qu'il juge absurde et r&#233;trograde. Trudeau a reconnu ce
principe dans la philosophie de l'histoire et, ultimement, dans le droit
objectif. Avant d'explorer davantage cette th&#232;se et la r&#233;ponse que lui a
offerte Hubert Aquin(6), arr&#234;tons-nous sur cette pr&#233;tendue &#171; n&#233;cessit&#233; &#187; car,
en effet, c'est dans la peur et le m&#233;pris de l'opinion populaire que r&#233;side
le fondement de toute la d&#233;marche trudeauiste. &#192; sa d&#233;fense, on ne peut
nier, par exemple, qu'un personnage comme Hitler ait &#233;t&#233; &#233;lu
d&#233;mocratiquement et que les crimes innommables de l'Allemagne nazi ont &#233;t&#233;
commis au nom d'une id&#233;ologie d&#233;prav&#233;e que l'on apparente au nationalisme,
l'&#201;tat raciste dans les mots m&#234;mes du sinistre criminel. Or, et c'est l&#224;
que r&#233;side l'argument-cl&#233; de Trudeau, le nationalisme, qu'il prenne la
forme du nationalisme canadien-fran&#231;ais, du n&#233;onationalisme qu&#233;b&#233;cois, de
l'hitl&#233;risme ou du patriotisme am&#233;ricain demeure la manifestation d'un m&#234;me
&#233;tat d'esprit coupable :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; (.) les nationalistes - m&#234;me de gauche - sont politiquement
r&#233;actionnaires parce qu'en donnant une tr&#232;s grande importance &#224; l'id&#233;e de
nation dans leur &#233;chelle de valeurs politiques, ils sont infailliblement
amen&#233;s &#224; d&#233;finir le bien commun en fonction d'un groupe ethnique plut&#244;t
qu'en fonction de l'ensemble des citoyens, sans acception de personne.
C'est pour cela qu'un gouvernement nationaliste est par essence intol&#233;rant,
discriminatoire et en fin de compte totalitaire &#187;(7).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au-del&#224; des d&#233;bats s&#233;mantiques que nous pourrions initier sur l'intension
et l'extension du mot &#171; r&#233;actionnaire &#187;, du mot &#171; nation &#187;, sur la
d&#233;finition appropri&#233;e du bien commun ou sur ce que serait une importance
mod&#233;r&#233;e de la nation dans l'&#233;chelle des valeurs politiques, au-del&#224;, de
m&#234;me, de la faiblesse de l'argument, comprenons que, dans l'esprit de
Trudeau, le nationalisme est une id&#233;ologie d&#233;pass&#233;e, ce qu'il justifie &#224;
plusieurs reprises en invoquant d'autorit&#233; le progr&#232;s, qu'il se garde de
d&#233;finir philosophiquement. Cependant, il tente bien une gen&#232;se originale du
nationalisme qui n'est pas sans m&#233;rites, mais qui, &#224; notre sens, demeure
insuffisante pour justifier son d&#233;passement dialectique. Paradoxalement, et
ce n'est pas innocent, M. Trudeau a &#233;t&#233; un ardent nationaliste canadien,
ultimement, il est devenu l'incarnation m&#234;me de la fiert&#233; et du
nationalisme canadien anglais. Mais alors, parle-t-on toujours du m&#234;me
nationalisme ? Si ce n'est pas le cas, il faudrait convenir que le terme &#171; nationalisme &#187; n'est en fait qu'une m&#233;ta-cat&#233;gorie probl&#233;matique. Mais
comment la d&#233;finir ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Revenons &#224; cette gen&#232;se intuitive que propose l'ancien premier ministre
canadien. Ce dernier associe l'apparition de la nation avec la mont&#233;e de la
bourgeoisie. Il note que vers la fin du XIVe si&#232;cle, &#171; (.) les classes
bourgeoises montantes s'alli&#232;rent avec les monarchies r&#233;gnantes pour
remplacer le pouvoir f&#233;odal et les villes libres par un &#201;tat fort et unifi&#233; &#187;(8). Peut-&#234;tre pouvons-nous ajouter que les minist&#232;res de Turgot et de
Necker durant le r&#232;gne de Louis XVI repr&#233;sentent le point culminant de
cette alliance entre la bourgeoisie et la monarchie en France ? Toujours
est-il que cette alliance dura un temps et que la bourgeoisie finit par
triompher des pouvoirs traditionnels, &#171; (.) la monarchie absolue elle-m&#234;me
dut abdiquer devant la bourgeoisie, son alli&#233; d'autrefois &#187;(9). Pour
pr&#233;server l'autorit&#233; de l'&#201;tat et pour ouvrir les voies du pouvoir
politique aux classes auparavant laiss&#233;es pour compte, la d&#233;mocratie et la
souverainet&#233; populaire, &#224; la base du principe des nationalit&#233;s,
s'impos&#232;rent avec le consentement enthousiaste de la population : &#171; L'&#201;tat
apparut alors comme l'instrument par lequel &#233;ventuellement toutes les
classes, c'est-&#224;-dire la nation enti&#232;re, pouvaient s'assurer la paix et la
prosp&#233;rit&#233; &#187;(10). Dans la mesure o&#249; la nation devint le Souverain, rien ne
subsista comme principe de justice transcendant. Par voie de cons&#233;quence,
la paix et la prosp&#233;rit&#233; de la nation devint le but ultime de l'activit&#233;
politique, &#171; les dirigeants y firent alliance avec les dirig&#233;s, les
poss&#233;dants avec les d&#233;poss&#233;d&#233;s, et toute cette engeance alla - au nom du
nationalisme qui les liait - s'enrichir et s'enorgueillir aux d&#233;pens des
nations faibles &#187;(11). C'est ainsi que Trudeau explique la s&#233;paration entre
les nations dominantes et les nations faibles, structure d&#233;termin&#233;e qui
engendra sa superstructure : le nationalisme agressif d'une part et,
d'autre part et de fa&#231;on r&#233;active, le nationalisme d&#233;fensif, sources de &#171; guerres en cha&#238;ne qui n'ont pas fini d'incendier la plan&#232;te &#187;(12). Cette
dynamique serait aussi &#224; l'ouvre au Canada, ce denier repr&#233;sentant un &#171; sous-cas &#187; du ph&#233;nom&#232;ne nationaliste et le Qu&#233;bec un &#171; sous-sous-cas &#187; car
le Qu&#233;bec et le Canada sembleraient eux-m&#234;mes issus de cas originels
europ&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la d&#233;fense de l'auteur de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La nouvelle trahison des clercs&lt;/i&gt;, nous dirons
que les recherches et la r&#233;flexion historiographique, &#224; l'&#233;poque, n'&#233;taient
peut-&#234;tre pas au niveau d'aujourd'hui, quoique l'on pouvait d&#233;j&#224; trouver,
chez Dilthey et Aron par exemple, des ressources utiles. Or, comme ces
r&#233;flexions sur le nationalisme se logeaient au cour m&#234;me de la philosophie
politique de Trudeau, il nous appara&#238;t important d'en examiner les failles,
d'autant plus qu'elles justifiaient des condamnations souvent peu
&#233;l&#233;gantes, c'est le moins, &#224; l'endroit du peuple qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re critique que l'on pourrait faire de la gen&#232;se des
nationalismes de Trudeau se r&#233;sume ainsi : il s'agit d'une simplification
outranci&#232;re de l'histoire qui vise &#224; en d&#233;montrer le d&#233;voilement rationnel
et progressif. Certainement, ce genre de pens&#233;e est fort utile &#224; l'homme
d'action, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une interpr&#233;tation
r&#233;ductrice, voire scientiste, de l'histoire. Ainsi, dans la s&#233;lection
arbitraire des &#233;v&#233;nements historiques significatifs, il appara&#238;t que les
faits en viennent &#224; servir une th&#232;se pr&#233;alable dont la causalit&#233; demeure
&#233;nigmatique en plus d'&#234;tre con&#231;ue de mani&#232;re r&#233;trospective. Il s'agit d'une
d&#233;cision permettant d'&#233;viter la critique interne du raisonnement et qui
tente de rel&#233;guer le d&#233;bat dans le domaine th&#233;ologique &#224; coups de p&#233;titions
de principe. Autrement dit, il s'agit de croire &#224; une logique enti&#232;rement
close sur elle-m&#234;me ou bien subir l'apostasie. En agissant de la sorte,
fait-on parler l'histoire &#224; bon escient ? L'histoire ne serait-elle pas
plut&#244;t une sagesse faite d'intuitions sur la nature humaine ? Convenons
d'abord qu'elle ne saurait &#234;tre prescriptive &#224; cause de la singularit&#233;
inh&#233;rente &#224; tout &#233;v&#233;nement situ&#233; dans le temps et l'espace, ce qui ne veut
pas dire qu'elle m&#232;ne au scepticisme, envers des pr&#233;tentions scientistes.
L'histoire raconte, elle n'explique pas des v&#233;rit&#233;s. Elle s'adresse &#224; la
sensibilit&#233;, &#224; la spiritualit&#233; v&#233;cue individuellement, et donc s'ouvre &#224; la
pluralit&#233; interpr&#233;tative. Notre libert&#233; et la port&#233;e potentielle de nos
choix &#233;vitent ainsi de se retrouver sous le couvert d'un d&#233;terminisme
macroscopique qui &#171; (.) n&#233;glige plut&#244;t qu'il ne compense les hasards
&#233;l&#233;mentaires &#187;(13) et l'ind&#233;fini du devenir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La deuxi&#232;me critique se formulerait comme suit : confondre l'univers
conceptuel d'une tradition philosophique et la vie. Dans le pr&#233;sent cas,
Trudeau subsume des r&#233;alit&#233;s complexes et diverses sous un vocable unique
qui ne tol&#232;re qu'une dualit&#233; interne, isomorphe et contingente, le
nationalisme agressif ou d&#233;fensif. En effet, cette classification appara&#238;t
encore une fois comme arbitraire et n&#233;gligente de la diversit&#233; des
exp&#233;riences en les associant indistinctement &#224; une m&#234;me disposition
immorale et pathologique. La vis&#233;e de l'auteur est ici transparente, gr&#226;ce
&#224; une induction boiteuse mais qu'il veut indubitable, il a beau jeu de se
tourner ensuite vers le nationalisme qu&#233;b&#233;cois et d&#233;duire qu'il s'agit
d'une r&#233;action condamn&#233;e par le progr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La troisi&#232;me critique r&#233;pond de la seconde : Trudeau se trompe dans sa
gen&#232;se, car il voit dans l'apparition de l'&#201;tat-nation et l'utilisation
subs&#233;quente du nationalisme l'ensemble des motivations qui sous-tendent le
sentiment national. La nation, &#224; partir du XVIIIe si&#232;cle, a certainement
&#233;t&#233; un th&#232;me tr&#232;s prolifique, elle a servi efficacement, dans son acception
moderne, &#224; mobiliser le tiers &#233;tat contre la monarchie absolue. Elle a &#233;t&#233;
un th&#232;me dominant chez les Romantiques, chez Herder, chez Fichte, etc. La
pens&#233;e nationaliste a connu des d&#233;rives, c'est ind&#233;niable, mais celles-ci
ne peuvent effacer l'intuition de d&#233;part. Encore une fois, il importerait
de ne pas trop s'attarder sur la s&#233;mantique pour voir que ce qu'on pourrait
qualifier &#224; d&#233;faut de mieux de &#171; sentiment national &#187;, &#224; savoir le
sentiment d'appartenance avec tout le sens, les opportunit&#233;s et les devoirs
qu'il conf&#232;re, n'a pas &#224; &#234;tre apparu &#224; l'&#233;poque moderne par l'action
concert&#233;e des &#233;lites bourgeoises. De m&#234;me, ce n'est pas parce que l'on
donna le nom de &#171; protons &#187; aux particules subatomiques &#224; charge positive
en 1919 que ces m&#234;mes particules n'existaient pas en 1918 ou en l'an 1000
av. J.-C. Absence de mot ne veut pas dire absence de r&#233;alit&#233;. Nous sommes
plut&#244;t amen&#233;s &#224; consid&#233;rer qu'il existait au sein m&#234;me des royaumes
europ&#233;ens de l'&#233;poque ce que l'on pourrait qualifier de structures
essentielles pour des groupes grossi&#232;rement homog&#232;nes sur le plan de la
culture, de la langue et de la m&#233;moire, et dont la vie politique &#233;tait
entrav&#233;e par la force des armes. Ce sentiment collectif se retrouve en
d'autres temps et en d'autres lieux : Socrate se savait li&#233; &#224; Ath&#232;nes,
Vercing&#233;torix &#224; la Gaulle, Brutus &#224; Rome, etc. En aval, ce que Trudeau
condamne est l'appel au principe des nationalit&#233;s et &#224; celui de
l'autod&#233;termination des peuples. Du moins arrive-t-il efficacement &#224; semer
le doute sur ces absolus en en retra&#231;ant la gen&#232;se. Nous sommes d'accord
sur le fait qu'aucun de ces principes ne puissent &#234;tre pris dans le sens
d'&#233;vidences autor&#233;f&#233;rentielles, mais cela est d'autant plus vrai en ce qui
concerne l'id&#233;ologie progressiste. Maintenant, lesquels sont les plus &#224;
m&#234;me d'assurer, de fa&#231;on conventionnelle, la justice ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rien ne justifie, sur le plan strictement logique, qu'un peuple d&#233;fende et
promeuve son espace collectif, mais il importerait d'admettre du m&#234;me
souffle que l'Histoire universelle ne lui impose pas plus de l'abandonner.
Mais alors, qu'est-ce qui nous prot&#232;gera des d&#233;rives si l'on ne peut se
fier aux simplifications pr&#233;ventives ? On ne peut d&#233;crire rationnellement un
principe qui pr&#233;c&#232;de la raison. Tentons une m&#233;ditation : le jugement. Juger
selon chaque cas les fins politiques des acteurs concern&#233;s, selon notre
conscience et en retenant les le&#231;ons du pass&#233;, pr&#234;ter une attention
soutenue quant &#224; la port&#233;e des moyens employ&#233;s sans se laisser intoxiquer
par l'id&#233;ologie, les faux principes, la peur et les fantasmes. Mais
surtout, il faut retenir que la politique n'est pas r&#233;ductible &#224; l'&#233;thique.
Hubert Aquin, lui, l'avait compris.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; suivre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1 : DUBUC, A. (2008). &lt;a href=&quot;http://vigile.net/A-mes-amis-souverainistes&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&#192; mes amis souverainistes&lt;/a&gt;. Montr&#233;al : Voix
parall&#232;les, 232 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2 : FACAL, J. (2008). &lt;a href=&quot;http://vigile.net/La-mutation-genetique&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;La mutation g&#233;n&#233;tique&lt;/a&gt;, page consult&#233;e le 22 mai
2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3 : JACQUES, D. (2008). &lt;a href=&quot;http://vigile.net/La-Fatigue-politique-du-Quebec&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;La fatigue politique du Qu&#233;bec fran&#231;ais&lt;/a&gt;. Montr&#233;al : Bor&#233;al, 160 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4 : BOCK-C&#212;T&#201;, M. (2007). &lt;a href=&quot;http://vigile.net/-Denationalisation-tranquille-&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;La d&#233;nationalisation tranquille&lt;/a&gt;. Montr&#233;al :
Bor&#233;al, 212 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5 : TRUDEAU, P.-E. (1962). &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Une-Constitution-inachevee&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;La nouvelle trahison des clercs&lt;/a&gt;. Cit&#233; libre. 46 : 3-16.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6 : AQUIN, H. (1977). &lt;a href=&quot;http://vigile.net/La-fatigue-culturelle-du-Canada&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;La fatigue culturelle du Canada fran&#231;ais&lt;/a&gt;. Dans H.
Aquin, Blocs erratiques. Montr&#233;al : &#201;ditions Quinze, p.69-103.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7 : TRUDEAU, P.-E. (1967). &lt;a href=&quot;http://www.erudit.org/revue/etudfr/1968/v4/n1/036308ar.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme et la soci&#233;t&#233;
canadienne-fran&#231;aise&lt;/a&gt;, Montr&#233;al : &#201;ditions Hurtubise HMH, p. 178.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8 : ibid. p.169.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9 : ibid. p.170.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10 : ibid.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11 : ibid.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;12 : ibid.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;13 : &lt;a href=&quot;http://enquete.revues.org/document138.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;ARON, R. (1938). Introduction &#224; la philosophie de l'histoire&lt;/a&gt;, Paris :
Gallimard, p. 290.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>L'esp&#233;rance du patient qu&#233;b&#233;cois. Hommage &#224; Bernard &#201;mond</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-esperance-du-patient-quebecois</link>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Or, notre croyance en nous-m&#234;mes semble provenir de cette situation paradoxale : d'un c&#244;t&#233;, nous sommes des courageux et des audacieux, de l'autre des r&#233;sistants et des conservateurs. En v&#233;rit&#233;, une partie de notre confiance en nous-m&#234;mes vient du silence l&#233;gu&#233; par nos (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Or, notre croyance en nous-m&#234;mes semble provenir de cette situation paradoxale : d'un c&#244;t&#233;, nous sommes des courageux et des audacieux, de l'autre des r&#233;sistants et des conservateurs. En v&#233;rit&#233;, une partie de notre confiance en nous-m&#234;mes vient du silence l&#233;gu&#233; par nos grands-parents. Ce silence est certainement celui de (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/L-esperance-du-patient-quebecois"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Les grands exploits </title>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Ce rappel de notre itin&#233;raire historique ne peut se r&#233;aliser sans qu'on soit forc&#233; d'avouer en m&#234;me temps qu'il n'est pas termin&#233;. De navigateurs fran&#231;ais &#224; habitants de la Nouvelle-France, d'amis des peuples autochtones et des voyageurs immigrants, nous sommes (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Ce rappel de notre itin&#233;raire historique ne peut se r&#233;aliser sans qu'on soit forc&#233; d'avouer en m&#234;me temps qu'il n'est pas termin&#233;. De navigateurs fran&#231;ais &#224; habitants de la Nouvelle-France, d'amis des peuples autochtones et des voyageurs immigrants, nous sommes devenus des Canadiens et des Qu&#233;b&#233;cois. Ce que nos (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Les-grands-exploits"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Psychopathologie de la f&#233;d&#233;ration canadienne</title>
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		<description>Dirig&#233; de l'ouest, le Canada nie l'existence du Qu&#233;bec et projette le conflit &#224; l'ext&#233;rieur de lui. En v&#233;rit&#233;, le Canada de la f&#233;d&#233;ration se trompe sur lui-m&#234;me, car le conflit, devenu insupportable, demeure &#224; l'int&#233;rieur de sa propre construction politique. Tout le (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Dirig&#233; de l'ouest, le Canada nie l'existence du Qu&#233;bec et projette le conflit &#224; l'ext&#233;rieur de lui. En v&#233;rit&#233;, le Canada de la f&#233;d&#233;ration se trompe sur lui-m&#234;me, car le conflit, devenu insupportable, demeure &#224; l'int&#233;rieur de sa propre construction politique. Tout le pays, via Ottawa, a beau se f&#226;cher contre le Qu&#233;bec, (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Psychopathologie-de-la-federation"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Ce qu'ont oubli&#233; les impatients et les &#233;corch&#233;s</title>
		<link>http://www.vigile.net/Ce-qu-ont-oublie-les-impatients-et</link>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Si l'on parvient &#224; &#233;viter les pi&#232;ges de l'impatience, on mobilisera encore demain des citoyens par des promesses &#224; tenir. On les mobilisera aussi par des critiques avis&#233;es pouvant conduire &#224; un monde meilleur. Il n'y aura sans doute plus de h&#233;ros pour la cause, mais il y aura (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Si l'on parvient &#224; &#233;viter les pi&#232;ges de l'impatience, on mobilisera encore demain des citoyens par des promesses &#224; tenir. On les mobilisera aussi par des critiques avis&#233;es pouvant conduire &#224; un monde meilleur. Il n'y aura sans doute plus de h&#233;ros pour la cause, mais il y aura encore des citoyens de sang-froid capables (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Ce-qu-ont-oublie-les-impatients-et"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Ce que dit celui qui est fatigu&#233; de rire</title>
		<link>http://www.vigile.net/Ce-que-dit-celui-qui-est-fatigue</link>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>En conclusion, je formulerai une crainte que je souhaite injustifi&#233;e. Je crains que l'humour qu&#233;b&#233;cois, en se vulgarisant, ait fait dispara&#238;tre tout caract&#232;re, toute col&#232;re et toute dignit&#233;. Je formule cette crainte car &#171; si la tendance se maintient &#187;, nous continuerons encore &#224; rire (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;En conclusion, je formulerai une crainte que je souhaite injustifi&#233;e. Je crains que l'humour qu&#233;b&#233;cois, en se vulgarisant, ait fait dispara&#238;tre tout caract&#232;re, toute col&#232;re et toute dignit&#233;. Je formule cette crainte car &#171; si la tendance se maintient &#187;, nous continuerons encore &#224; rire encore de nous-m&#234;mes, &#224; tous les jours et sur toutes (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Ce-que-dit-celui-qui-est-fatigue"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Le temps du Qu&#233;bec est-il arriv&#233; ? </title>
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		<description>L'ennemi du Qu&#233;bec, si ennemi on tient &#224; chercher, peut se trouver dans les volont&#233;s individuelles anachroniques, c'est-&#224;-dire les volont&#233;s de briser le rythme du social. Le Qu&#233;bec doit trouver son propre chemin dans l'acc&#233;l&#233;ration du temps contemporain. Autrement dit, il faut (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;L'ennemi du Qu&#233;bec, si ennemi on tient &#224; chercher, peut se trouver dans les volont&#233;s individuelles anachroniques, c'est-&#224;-dire les volont&#233;s de briser le rythme du social. Le Qu&#233;bec doit trouver son propre chemin dans l'acc&#233;l&#233;ration du temps contemporain. Autrement dit, il faut que le Qu&#233;bec &#171; prenne son temps &#187; &#224; m&#234;me celui (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-temps-du-Quebec-est-il-arrive"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Le retour attendu de l'utopie</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-retour-attendu-de-l-utopie</link>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>L'avantage politique de formuler des utopies en temps de crise est d'amasser des raisons d'esp&#233;rer, d'obliger les citoyens, &#224; la merci de leur imagination, &#224; se concevoir autrement afin de forcer le changement. La fabrication d'utopies permet de sortir de la (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;L'avantage politique de formuler des utopies en temps de crise est d'amasser des raisons d'esp&#233;rer, d'obliger les citoyens, &#224; la merci de leur imagination, &#224; se concevoir autrement afin de forcer le changement. La fabrication d'utopies permet de sortir de la torpeur au moyen d'id&#233;aux. La pens&#233;e du plus grand (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-retour-attendu-de-l-utopie"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le ciel se couvre&#8230;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-ciel-se-couvre</link>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Cette &#233;lection, mon ami, est peut-&#234;tre le dernier grand rempart de la cause souverainiste pour les trente prochaines ann&#233;es. Le ciel se couvre et les nuages sont lourds. S'il y a une temp&#234;te politique aujourd'hui, il fera beau demain. Et si trouves qu'il fait beau avec le (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Cette &#233;lection, mon ami, est peut-&#234;tre le dernier grand rempart de la cause souverainiste pour les trente prochaines ann&#233;es. Le ciel se couvre et les nuages sont lourds. S'il y a une temp&#234;te politique aujourd'hui, il fera beau demain. Et si trouves qu'il fait beau avec le Parti qu&#233;b&#233;cois et le Bloc, c'est parce que tu (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-ciel-se-couvre"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Les cryptofascistes. Sur la peur du nationalisme</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-cryptofascistes-Sur-la-peur-du</link>
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		<dc:date>2008-12-01T15:54:13Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Il convient de relever en conclusion que les id&#233;ologues, ceux qui ont r&#233;pandu le discours multiculturel et vant&#233; les identit&#233;s multiples, ont frapp&#233; juste : ils ont r&#233;ussi &#224; inhiber un bon nombre de Qu&#233;b&#233;cois. Ceux-ci ne sont plus en mesure de dire avec assurance d'o&#249; ils viennent. Ils ne (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Il convient de relever en conclusion que les id&#233;ologues, ceux qui ont r&#233;pandu le discours multiculturel et vant&#233; les identit&#233;s multiples, ont frapp&#233; juste : ils ont r&#233;ussi &#224; inhiber un bon nombre de Qu&#233;b&#233;cois. Ceux-ci ne sont plus en mesure de dire avec assurance d'o&#249; ils viennent. Ils ne peuvent plus parler du Qu&#233;bec haut et fort et se (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Les-cryptofascistes-Sur-la-peur-du"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Les derniers espoirs du peuple conquis </title>
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		<dc:date>2008-11-28T11:35:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>En utilisant le ressentiment &#224; son &#233;gard, il ne cherchera pas la reconnaissance de l'agresseur, mais plut&#244;t celle de ceux qui, notamment en Europe, se souviennent des effets historiques du ressentiment mal canalis&#233;. Le Qu&#233;bec doit faire la preuve concr&#232;te que sa situation est injuste, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;En utilisant le ressentiment &#224; son &#233;gard, il ne cherchera pas la reconnaissance de l'agresseur, mais plut&#244;t celle de ceux qui, notamment en Europe, se souviennent des effets historiques du ressentiment mal canalis&#233;. Le Qu&#233;bec doit faire la preuve concr&#232;te que sa situation est injuste, ill&#233;gitime, intenable et qu'elle repose sur une (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Les-derniers-espoirs-du-peuple"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Sortir de l'impasse : Hubert Guindon et le mouvement national</title>
		<link>http://www.vigile.net/Sortir-de-l-impasse-Hubert-Guindon</link>
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		<dc:date>2008-11-24T16:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Simon Couillard - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Dans une perspective macrosociologique simple, les Qu&#233;b&#233;cois ne d&#233;sirent pas se s&#233;parer du Canada, mais il rejette ce qui est au fondement m&#234;me du Canada r&#233;el, le multiculturalisme. C'est une impasse que le parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec tente de rel&#233;guer dans l'oubli &#224; travers une posture (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Les immigrants ne doivent &#234;tre ni bl&#226;m&#233;s ni f&#233;licit&#233;s ni r&#233;compens&#233;s.
Lorsque les chefs du pays souffrent de myopie, on ne peut reprocher &#224; ses
nouveaux citoyens craintifs de ne pas avoir une vue per&#231;ante &#187;1. Cette
phrase a &#233;t&#233; &#233;crite en d&#233;cembre 1980 par un sociologue d'origine
franco-ontarienne, ancien professeur des universit&#233;s d'Ottawa, de Montr&#233;al,
Concordia et bien d'autres &#224; travers le Canada, &lt;a href=&quot;http://www.erudit.org/revue/rs/2003/v44/n1/007188ar.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Hubert Guindon&lt;/a&gt;. Quelques
trente ans plus tard, ce constat a-t-il perdu de son actualit&#233; ? Est-ce que
la situation qui pr&#233;valait &#224; la suite de l'&#233;chec r&#233;f&#233;rendaire de 1980 offre
des parall&#232;les int&#233;ressants pour comprendre l'impasse politique dans
laquelle les Qu&#233;b&#233;cois se trouvent aujourd'hui ? En consultant le texte du
sociologue, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&#233;f&#233;rendum ou les le&#231;ons de la d&#233;faite&lt;/i&gt;, paru d'abord sous le
titre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le R&#233;f&#233;rendum : Une autre d&#233;cennie d'instabilit&#233; politique&lt;/i&gt; dans
l'Action nationale, le lecteur est tent&#233; de r&#233;pondre par l'affirmative dans
un enthousiasme promptement raval&#233; par l'amertume.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2598 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:131px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/contemporains/guindon_hubert/guindon_hubert_photo/guindon_hubert_photo.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_24-guindon-hubert.jpg' width=&quot;131&quot; height=&quot;173&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;	D'abord, tentons de cerner cette impasse que la commission
Bouchard-Taylor, sachons lui reconna&#238;tre ce m&#233;rite, a d&#233;montr&#233;e de fa&#231;on on
ne peut plus explicite. Dans une perspective macrosociologique simple, les
Qu&#233;b&#233;cois ne d&#233;sirent pas se s&#233;parer du Canada, mais il rejette ce qui est
au fondement m&#234;me du Canada r&#233;el, le multiculturalisme. C'est une impasse
que le parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec tente de rel&#233;guer dans l'oubli &#224; travers une
posture attentiste et sibylline qui se d&#233;clame de nos jours par une
m&#233;taphore horticole : &#171; le fruit n'est pas m&#251;r &#187;. Guindon &#233;tait d&#233;j&#224;
sceptique devant ce que pouvait &#234;tre le &#171; f&#233;d&#233;ralisme renouvel&#233; &#187;, on peut
imaginer sa perplexit&#233; quand lui ont succ&#233;d&#233; le &#171; f&#233;d&#233;ralisme coop&#233;ratif &#187;
et l' &#171; union conf&#233;d&#233;rale &#187;, et ce qu'il aurait pens&#233; du &#171; f&#233;d&#233;ralisme
asym&#233;trique &#187;, du &#171; f&#233;d&#233;ralisme d'ouverture &#187;, etc. Le cynique crie au
g&#233;nie devant la ruse qui consiste &#224; se m&#233;nager la paix en promettant d'agir
lorsque pousseront les pamplemousses sur les berges de la rivi&#232;re
Outaouais. D'autres souhaitent que la population prenne acte du fait que le
ROC ne renoncera pas au multiculturalisme et au principe d'&#233;galit&#233; des
provinces, qu'elle r&#233;alise ainsi qu'il vaudrait mieux ne pas entretenir de
vains espoirs tout en laissant pourrir la situation. Les d&#233;put&#233;s de
l'Assembl&#233;e Nationale, en majorit&#233;, avant les &#233;lections, &#233;taient de cette
seconde cat&#233;gorie d'individus. Pourtant, rien ne bouge malgr&#233; les sondages
qui grimpent et descendent. Ind&#233;cis les Qu&#233;b&#233;cois ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Hubert Guindon, qui r&#233;fl&#233;chit sur le contexte politique &#224; l'or&#233;e des
ann&#233;es 1960, &#171; si les chefs de cette &#233;poque avaient choisi comme strat&#233;gie
politique l'obtention d'une bonne cote dans les sondages, il est &#233;vident
que leurs mouvements n'auraient jamais vu le jour &#187;2. Or l'analyse &#171; &#233;conomique &#187; de la politique est omnipr&#233;sente de nos jours, au sein des
partis politiques et parmi les journalistes (il suff&#238;t de lire les journaux
ou de regarder les &#233;missions sp&#233;cialis&#233;es pour s'en convaincre). Selon le
sociologue, c'est la surinstitutionnalisation du &#171; mouvement national &#187; qui
est d'abord responsable de l'impasse constitutionnel, et ce, malgr&#233; le
traitement coupable des m&#233;dias envers la politique. Il remarque que &#171; depuis la fin des ann&#233;es 50, les sondages et les enqu&#234;tes constituent les
techniques fondamentales de la mise en march&#233; dans les soci&#233;t&#233;s de
consommation. Au milieu des ann&#233;es 60, ces techniques sont &#233;galement
devenues le principal instrument du march&#233; politique. Ce qu'elles offrent &#224;
leurs clients, c'est leur capacit&#233; de pr&#233;dire les pr&#233;f&#233;rences des
consommateurs. Flatter ces pr&#233;f&#233;rences, consid&#233;r&#233;es comme des donn&#233;es
d&#233;finitives, devient l'&#233;l&#233;ment central de toute strat&#233;gie &#187;3. &#192; l'inverse
de ce proc&#233;d&#233;, dans le cas de la mobilisation politique, &#171; (&#8230;) il va de soi
que les pr&#233;f&#233;rences des &#171; consommateurs &#187; &#224; un certain moment doivent &#234;tre
modifi&#233;es par l'action politique &#187;4. La mobilisation politique a toujours
&#233;t&#233; le propre du mouvement national au Qu&#233;bec, par exemple, lors des
rebellions de 1837-38, durant la crise &#233;conomique des ann&#233;es 30 avec le
mouvement coop&#233;ratif et le Programme de restauration sociale, durant la
R&#233;volution tranquille et son &#171; Ma&#238;tre chez nous &#187; et aussi lors des deux
tentatives d'ind&#233;pendance. Entre ces r&#233;surgences spectaculaires &#224; la
surface, le mouvement national se trouve canalis&#233; au sein de la politique
institutionnelle qui l'am&#232;ne &#224; terme &#224; ruer dans des brancards rendus trop
&#233;troits, jusqu'&#224; ce qu'il s'en &#233;chappe. Ainsi, dans une situation o&#249; le ou
les partis l&#233;gataires du mouvement national assimilent compl&#232;tement la
logique institutionnelle, les Qu&#233;b&#233;cois se butent &#224; l'impasse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parti qu&#233;b&#233;cois, &#224; l'&#233;poque o&#249; Hubert Guindon cogitait sur le
cul-de-sac constitutionnel laiss&#233; par l'&#233;chec r&#233;f&#233;rendaire, aurait trahi
son impulsion initiale par une strat&#233;gie visant &#224; plaire &#224; ses opposants, &#171; le mouvement politique a &#233;t&#233; supplant&#233; par une organisation politique qui
fonctionnait comme le personnel des ventes d'une entreprise commerciale (&#8230;) &#187;5. L'organisation aurait ainsi d&#233;mobilis&#233; ses propres partisans dans une
campagne st&#233;rile de relation publique, accr&#233;ditant l'opinion qui lui
r&#233;sistait. Le Parti qu&#233;b&#233;cois &#171; (&#8230;) aura beau &#234;tre d&#233;mocratique, il sera
soup&#231;onn&#233; d'avoir des tendances fascistes ; il aura beau se prononcer en
faveur de la d&#233;mocratie lib&#233;rale, notamment de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, il sera
soup&#231;onn&#233; de tendances socialistes par les dirigeants d'entreprises &#187;6.
L'opposition a pu s'organiser tranquillement et sans crainte, brouillant
les cartes de sa strat&#233;gie de mise en march&#233;. Cela ne rappelle-t-il pas la
situation au Parti Qu&#233;b&#233;cois depuis 1995 ? N'a-t-on pas compar&#233; Lucien
Bouchard et Jacques Parizeau &#224; Hitler, et les r&#233;cents projets de loi sur
l'identit&#233; et la Constitution, dans les pages &#233;ditoriales d'un quotidien
respect&#233;, aux lois de Nuremberg ? Aussi, ne r&#233;ussit-on pas encore &#224;
confondre les souverainistes &#224; l'aide d'une d&#233;claration, somme toute
v&#233;ridique, vieille de presque 15 ans. Le soup&#231;on et la critique sont
souvent plus corrosifs envers ce parti qui porte, malgr&#233; tout, l'espoir
national. On l'aime ou on le d&#233;teste avec passion, c'est moins &#233;vident pour
le Parti lib&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, le parti du statut quo est beaucoup plus facile &#224; assumer
dans le contexte institutionnel, il est &#224; sa mesure. La politique, con&#231;u de
mani&#232;re &#171; &#233;conomique &#187; et se r&#233;sumant sur le plan strat&#233;gique au marketing
politique, est l'option de l'immobilisme. Le futur, en tant que promesse
d'un pr&#233;sent durable, remplace les consid&#233;rations sur l'avenir. Pour
Guindon, le &#171; f&#233;d&#233;ralisme renouvel&#233; &#187; est une incarnation tangible de cet
immobilisme : &#171; Cette option, comme tous le savent, &#233;tait un outil invent&#233;
par les maisons de sondage afin de quantifier les sentiments de la
population. Son seul d&#233;faut, et il est important, est de n'avoir aucun
contenu politique &#187;7&#8230; le changement s'est tout de m&#234;me impos&#233;, contre
l'inertie et contre le peuple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, o&#249; se trouve le mouvement national ? &#201;parpill&#233; entre
diff&#233;rentes factions de la gauche jusqu'&#224; la droite ? Est-il seulement
rep&#233;rable ? Pour Guindon, il doit &#234;tre pens&#233; comme une force historique. Sa
puissance et son unit&#233; r&#233;sident dans cette m&#233;moire qu'a en partage le
peuple qu&#233;b&#233;cois. De la sorte, la devise qu&#233;b&#233;coise, &#171; Je me souviens &#187;,
devient &#233;tonnamment proph&#233;tique : &#171; Elle relie les souvenirs douloureux et
les r&#234;ves irr&#233;alis&#233;s du pass&#233; aux promesses bris&#233;es d'un pr&#233;sent incertain ;
elle est aussi un lien secret entre des gens qui seraient autrement des
rivaux acharn&#233;s ; elle exprime la solidarit&#233; silencieuse d'un peuple et
transcende les conflits n&#233;s des politiques partisanes courantes. Elle
proclame la continuit&#233; qui relie pour toujours le futur au pass&#233; &#187;8. Cette
m&#233;moire, donc, ne nous appartient pas en propre, individuellement, mais
elle est n&#233;anmoins proprement humaine en tant que lien fondant la
solidarit&#233;. Elle m&#233;diatise la politique. Elle relie le temps en ces trois
dimensions constitutives : le pass&#233;, le pr&#233;sent et le futur. Ainsi, les
questions de l'h&#233;ritage, de la justice et de l'avenir (comme promesse
foudroyant les consid&#233;rations ontologiques et le nihilisme) peuvent
acqu&#233;rir un sens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De ces &#171; souvenirs douloureux &#187; qui peuplent notre m&#233;moire, on en
d&#233;compte de nouveaux depuis le temps : le rapatriement de la Constitution
de 1982, l'&#233;chec de l'Accord du lac Meech, l'&#233;chec de l'Accord de
Charlottetown, l'&#233;chec r&#233;f&#233;rendaire, l'entente de Calgary, la loi sur la
clart&#233;, les fausses promesses conservatrices de 2006, les quelques 200
amendements touchant la loi 101, etc. R&#233;agir devient difficile tant
l'impasse est grande, la fatigue succ&#232;de aux &#233;checs &#224; un point o&#249; nos
&#233;lites (tel &#201;tienne Parent d&#233;fendant l'assimilation) se tournent en grand
nombre vers le pluralisme et le multiculturalisme. Les directions
&#233;ditoriales des deux plus importants quotidiens qu&#233;b&#233;cois, en termes de
lectorat, y sont favorables. Une partie du gratin intellectuel aussi, comme
en t&#233;moigne certaines r&#233;actions suite au d&#233;p&#244;t du rapport de la commission
Bouchard-Taylor. Pourtant, cette volont&#233; d'adh&#233;sion au Canada
multiculturel, en tant que cons&#233;cration du statut quo, est contraire &#224;
cette force qui a su, historiquement, d&#233;plac&#233; les montagnes malgr&#233;
l'adversit&#233; et malgr&#233; les &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s. Il semble ainsi de plus en plus
manifeste que le &#171; non &#187; &#224; la souverainet&#233;, contrairement &#224; ce qu'on
pouvait encore pr&#233;tendre en mai 1980, ne puisse pas continuer de se
r&#233;clamer qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Guindon, ce que propose le rapport Bouchard-Taylor serait sans
conteste de devenir &#171; membres de la minorit&#233; dans les cadres de la majorit&#233; &#187; c'est-&#224;-dire &#171; (&#8230;) bien socialis&#233;s ou efficacement neutralis&#233;s &#187; sous la
tutelle intellectuelle de la bonne pens&#233;e canadienne, prolongeant ainsi la
volont&#233; assimilatrice de la majorit&#233; &#224; notre &#233;gard : &#171; L'&#201;tat canadien est
n&#233; &#224; peine une d&#233;cennie avant que les pays europ&#233;ens occidentaux
n'entreprennent leur ru&#233;e imp&#233;rialiste aux quatre coins du globe. Au
Canada, l'imp&#233;rialisme a pris la forme d'une subordination voulue des
Fran&#231;ais dans leur propre patrie. En 1980, il y participe toujours et
demeure bien d&#233;termin&#233; &#224; laisser les choses comme elles sont &#187;9. La
dynamique canadienne travaille contre la sp&#233;cificit&#233; nationale du Qu&#233;bec.
Toutes ces consid&#233;rations ne sont pas sans rappeler, par ailleurs, ce que
disait Albert Memmi au sujet de la d&#233;shumanisation du colonis&#233; : &#171; Ce
qu'est v&#233;ritablement le colonis&#233; importe peu au colonisateur. Loin de
vouloir saisir le colonis&#233; dans sa r&#233;alit&#233;, il est pr&#233;occup&#233; de lui faire
subir cette indispensable transformation. Et le m&#233;canisme de ce rapetissage
du colonis&#233; est lui-m&#234;me &#233;clairant. Il consiste d'abord en une s&#233;rie de
n&#233;gations. Le colonis&#233; n'est pas cela. Jamais il n'est consid&#233;r&#233;
positivement ; o&#249; s'il l'est, la qualit&#233; conc&#233;d&#233;e rel&#232;ve d'un manque
psychologique ou &#233;thique &#187;10. Ce qui sera d&#233;terminant pour l'avenir, dans
cette optique, c'est le choix que fera le peuple qu&#233;b&#233;cois entre se
mobiliser et accomplir sa t&#226;che ou abdiquer sa m&#233;moire. Ce choix, on nous
l'a d&#233;tourn&#233; assez longtemps et c'est ce qui poussait Hubert Guindon &#224;
d&#233;clarer : &#171; (&#8230;) je refuse de croire que le castor soit le symbole du
Canada ; ce doit &#234;tre l'autruche plut&#244;t &#187;11.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; En vertu de la maxime : &#171; Mieux vaut &#234;tre un chien vivant qu'un lion
mort &#187;, fondement philosophique du r&#233;alisme politique, on descend au rang
des chiens, qui est pr&#233;cis&#233;ment le n&#244;tre aujourd'hui ; et l'on se console
en songeant que si les chiens portent un collier et re&#231;oivent des coups de
pieds dans les c&#244;tes, ils sont du moins nourris, et parfois caress&#233;s. Mais
c'est une duperie, car les lions ne meurent pas tous. &#187; - Jean Dutourd&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Nous reviendrons, nous aurons &#224; dos le pass&#233;, et &#224; force d'avoir pris en
haine toutes les servitudes, nous serons devenus des b&#234;tes f&#233;roces de
l'espoir &#187; - Gaston Miron&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Citations&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1-	GUINDON, Hubert, Tradition, modernit&#233; et aspirations nationales du
Qu&#233;bec, Montr&#233;al, &#201;ditions Saint-Martin, 1990, p.168&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2-	Ibid, p.159&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3-	Ibid, p.158&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4-	Ibid&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5-	Ibid, p.160&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6-	Ibid, p.159-160&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7-	Ibid, p.166&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8-	Ibid, p.214&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9-	Ibid, p.167&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10- MEMMI, Albert, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Portrait du colonis&#233;&lt;/i&gt;, pr&#233;c&#233;d&#233; de : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Portrait du
colonisateur&lt;/i&gt;, Paris, &#201;ditions Gallimard, collection Folio, 2002, p.103&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11-	Op. cit, p.168&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Simon Couillard&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'&#226;ge d'or du client&#233;lisme politique</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-age-d-or-du-clientelisme</link>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Les campagnes &#233;lectorales ne l&#232;vent pas et les manifestations sont rares. Les &#233;lecteurs, participant au n&#233;olib&#233;ralisme triomphant, se comportent souvent comme des clients. Ils regardent les publicit&#233;s, lisent les journaux et se demandent s'ils doivent (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les campagnes &#233;lectorales ne l&#232;vent pas et les manifestations sont rares. Les &#233;lecteurs, participant au n&#233;olib&#233;ralisme triomphant, se comportent souvent comme des clients. Ils regardent les publicit&#233;s, lisent les journaux et se demandent s'ils doivent acheter. - &lt;a href="http://www.vigile.net/L-age-d-or-du-clientelisme"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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