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	<title>Vigile.net - Culture de convergence</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>Amarr&#233;, prenant l'eau, le bateau coule</title>
		<link>http://www.vigile.net/Amarre-prenant-l-eau-le-bateau</link>
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		<dc:date>2008-06-28T13:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Fernand Couturier - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Si la nation qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise avait pr&#233;sent&#233; un &#233;tat de sant&#233; nationale normale et plus alerte, jamais le Rapport Bouchard-Taylor n'aurait vu le jour. Prendre acte. Maintenant qu'il est l&#224;, laisserons-nous triompher son interculturalisme d&#233;sint&#233;grateur (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la parution du Rapport de la Commission Bouchard-Taylor, le premier
des commissaires dans l'ordre alphab&#233;tique a &#233;t&#233; nomm&#233;ment rabrou&#233;,
copieusement flingu&#233; de critiques sifflant de toutes parts. Alors que
l'autre commissaire se tient &#224; l'&#233;cart comme une v&#233;n&#233;rable ic&#244;ne intouch&#233;e.
Il doit bien y avoir des raisons &#224; cela. Comme celle-ci, par exemple,
formul&#233;e par la fondation Inamori lui accordant le prestigieux prix Kyoto,
et reprise ce 20 juin dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Soleil&lt;/i&gt; : Charles Taylor aurait mis au point
une &#171; philosophie &#233;clair&#233;e qui permet aux gens de traditions et de cultures
diff&#233;rentes de pr&#233;server leur identit&#233; tout en coexistant pacifiquement. &#187;
Philosophie universellement valable ? Convenant &#224; toute situation nationale ?
Il faut voir. Pour ma part, je m'en tiendrai &#224; la seule litt&#233;rature de la
Commission. Je mentionnerai le Document de consultation (DC), la version
int&#233;grale du Rapport (RI) et sa version abr&#233;g&#233;e (RA).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; du 10 juin publiait : &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Le-debat-prend-une-tournure&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&#171; G&#233;rard Bouchard r&#233;plique &#224;
ses d&#233;tracteurs. &#187;&lt;/a&gt; Ce texte transpirant la d&#233;ception, l'inqui&#233;tude et la
morosit&#233; tente de ramasser la situation ainsi : &#171; En d&#233;finitive, la question
fondamentale qui se pose est la suivante : si on rejette
l'interculturalisme comme mod&#232;le de gestion des rapports interethniques au
Qu&#233;bec, quelle formule d&#233;mocratique reste-t-il pour assurer &#224; la fois
l'avenir de la francophonie qu&#233;b&#233;coise et le respect de la diversit&#233; ? O&#249;
sont les contre-propositions r&#233;alistes et acceptables au regard du droit,
de l'&#233;thique publique et de nos traditions ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi l'auteur invite &#224; poursuivre le d&#233;bat. Je vais tenter d'esquisser
des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse &#224; ses questions. Le plus bri&#232;vement possible. Il ne
faudrait pas qu'il s'inqui&#232;te s'il per&#231;oit dans mes propos un d&#233;saccord
profond avec les siens et la philosophie de Charles Taylor qui transpire
dans le Rapport.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord, pour d&#233;marquer les positions, deux tableaux. Le premier essaie de
sch&#233;matiser l'architecture conceptuelle du Rapport de la Commission en
s'inspirant du texte m&#234;me. Et le second pr&#233;sentera l'articulation de ce qui
pourrait &#234;tre une contre-proposition.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. Premier tableau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;a. &#192; l'avant-plan, il y a la nation civique. D&#233;j&#224; le Document de
consultation, &#224; la page 43, en donnait une d&#233;finition : &#171; Mod&#232;le de soci&#233;t&#233;
qui fonde la vie collective sur les droits en rel&#233;guant &#224; l'arri&#232;re-plan la
dynamique identitaire et tout ce qui se rapporte &#224; l'identit&#233; (sentiment
d'appartenance, m&#233;moire collective, mythes nationaux&#8230; &#187;. On trouve ici, en
clair, les plans constitutifs du tableau. Et le Rapport int&#233;gral, page 288,
dit de la nation civique : &#171; Conception de la nation qui fonde son unit&#233;
uniquement sur des principes, des droits et des normes civiques plut&#244;t que
sur une culture ou une ethnicit&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; deux d&#233;finitions qui disent &#224; la fois ce qu'est la nation civique et
ce qu'elle n'est pas. Elle est le lieu des r&#232;gles d'une vie citoyenne
abstraite de la culture : structure et exigences de la d&#233;mocratie lib&#233;rale,
codes et documents d&#233;finissant lois et normes, droits et libert&#233;s, et la
langue fran&#231;aise comme langue commune ou &#171; cadre de communication et
d'&#233;changes pour la soci&#233;t&#233; &#187;. C'est &#224; ce niveau que se fonde l'unit&#233; de la
vie collective, de la soci&#233;t&#233;. Voil&#224; ce qu'est la nation civique. Et ce
qu'elle n'est pas ? C'est tout l'arri&#232;re-plan du tableau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;b. En arri&#232;re-plan, il y a la culture et l'ethnicit&#233;. Tout ce qui se
rapporte &#224; l'identit&#233; comme le sentiment d'appartenance, la m&#233;moire
collective, les mythes nationaux, et, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, la culture.
L'emploi fr&#233;quent de l'adjectif ethnoculturel identifie ou rapproche tr&#232;s
&#233;troitement ethnicit&#233; et culture. C'est dans cet espace que joue la
dynamique identitaire. Et cette dynamique est r&#233;gie par
l'interculturalisme. Pourquoi ? Parce qu'il y a l&#224; une multitude d'ethnies
et/ou de cultures avec lesquelles il faut composer. Ici, il faut lire la
cinqui&#232;me des onze propositions qui tentent de d&#233;finir cet
interculturalisme : &#171; Le principe des identit&#233;s multiples est reconnu, de
m&#234;me que le droit de pr&#233;server l'appartenance &#224; son groupe ethnique. &#187; (RA,
p. 43) Ainsi cet espace du tableau est peupl&#233; de groupes ethniques ou
ethnoculturels parmi lesquels se trouve le groupe ethnoculturel majoritaire
d'ascendance canadienne-fran&#231;aise. Et ce qui est vis&#233; dans la dynamique,
dans le fonctionnement interculturel, c'est l'int&#233;gration. Car, pour une
petite nation comme le Qu&#233;bec toujours pr&#233;occup&#233;e de son avenir, comme le
dit encore le Rapport, &#171; l'int&#233;gration repr&#233;sente &#8230; une condition de son
d&#233;veloppement, voire de sa survie. &#187; (RA, p.42) Int&#233;gration qui, de son
c&#244;t&#233;, s'effectue par le fran&#231;ais, langue commune de communication ou &#171; cadre
de communication et d'&#233;changes &#187; (RA p.42). Mais cette int&#233;gration, faut-il
observer, n'aurait pas pour objectif l'unit&#233; de la nation. Cette unit&#233;,
selon la d&#233;finition m&#234;me de la nation civique, ne relevant que des &#233;l&#233;ments
purement civiques tels que pr&#233;sent&#233;s ci-haut.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;c. Et pour son avenir, quel devrait &#234;tre le fonctionnement de cette
r&#233;alit&#233; nationale d&#233;coup&#233;e ? La proposition 9 sur l'interculturalisme le
r&#233;sume : &#171; Les constantes interactions entre citoyens d'origines diverses
m&#232;nent au d&#233;veloppement d'une nouvelle identit&#233; et d'une nouvelle culture.
C'est ce qui se passe au Qu&#233;bec depuis quelques d&#233;cennies, sans que cela
alt&#232;re la position culturelle du groupe majoritaire ni ne porte atteinte &#224;
la culture des groupes minoritaires. &#187; (RA p. 44) Autrement dit, une
multitude d'identit&#233;s, de groupes ethnoculturels se juxtaposent, se
croisent, se heurtent, dialoguent dans l'espace d'arri&#232;re-plan du tableau
figuratif du Rapport. Aussi c'est dans cet espace d'arri&#232;re-plan
qu'interviennent les probl&#232;mes ou exigences d'accommodements et
d'harmonisations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s lors on peut se demander ce qu'il advient de l'int&#233;gration recherch&#233;e.
Se r&#233;alise-t-elle dans la nouvelle identit&#233; qui est cens&#233;e se forger ? Si
c'est le cas, comment va-t-elle composer avec la multiplicit&#233; des autres
identit&#233;s qui l'entourent et qui demeurent inalt&#233;r&#233;es ? N'y a-t-il pas l&#224; au
moins une apparence de contradiction, ou un aveu implicite
d'incompossibilit&#233; ? Et n'y a-t-il pas l&#224; porte ouverte pour une
amplification des r&#233;clamations d'accommodements peu ou prou raisonnables,
mais allant plut&#244;t dans le sens d'&#233;riger des cl&#244;tures symboliques ou
r&#233;elles entre les groupes tous aussi motiv&#233;s les uns que les autres &#224;
d&#233;velopper et d&#233;fendre leur identit&#233; respective ? N'y a-t-il pas l&#224;
&#233;galement une mani&#232;re indirecte d'entretenir au Qu&#233;bec, volontairement ou
non, le mod&#232;le de soci&#233;t&#233; multiculturaliste canadien ? Mod&#232;le qu'on estime
inad&#233;quat pour la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et que l'interculturalisme est cens&#233;
remplacer&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et maintenant, il faut lire la proposition 7 que l'ordre interculturaliste
consacre &#224; la langue : &#171; Le plurilinguisme est encourag&#233;, parall&#232;lement au
fran&#231;ais comme langue publique commune. Le d&#233;bat qui oppose la langue
identitaire &#224; la langue v&#233;hiculaire (comme simple outil de communication)
est peu f&#233;cond. Ce qui importe d'abord, c'est la diffusion la plus large
possible du fran&#231;ais, que ce soit sous une forme ou sous une autre. &#187; Le
fran&#231;ais, langue publique commune ou cadre de communication et d'&#233;changes,
assure la coh&#233;sion sociale en permettant de participer &#224; la d&#233;lib&#233;ration
publique. Il y a beaucoup &#224; dire sur cette proposition &#233;trange. Nous y
reviendrons apr&#232;s la pr&#233;sentation du deuxi&#232;me tableau. Mais, quand m&#234;me,
sugg&#233;rons tout de suite que, dans l'hypoth&#232;se o&#249; le fran&#231;ais serait
uniquement ou avant tout un simple cadre de communication, on ne voit pas
pourquoi on le privil&#233;gierait &#224; l'anglais qui, &#224; cet &#233;gard, pr&#233;vaut
universellement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2. Deuxi&#232;me tableau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ici, &#224; la rigueur, il n'y a pas d'avant- ni d'arri&#232;re-plan au sens spatial
des termes. Car il s'agit plut&#244;t de pr&#233;sence et de profondeur historique.
Mais le temps et l'espace &#233;tant difficilement tout &#224; fait s&#233;parables,
essayons de poursuivre en recourant &#224; la m&#234;me repr&#233;sentation picturale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;a. La nation qu&#233;b&#233;coise actuelle, dans sa concr&#233;tude et son int&#233;gralit&#233;,
occupe tout l'espace du tableau. Cet espace est celui du Qu&#233;bec concret
g&#233;ographiquement et climatiquement d&#233;termin&#233;. Espace habit&#233; par une nation
distribu&#233;e en agglom&#233;rations citadines diversifi&#233;es, en villages parsem&#233;s
dans des r&#233;gions aux visages multiples et diff&#233;renci&#233;s selon les
caract&#233;ristiques et les traits du territoire dans son ensemble. C'est la
nation telle qu'elle s'est d&#233;velopp&#233;e au fil du temps et prend place ou
appara&#238;t dans le pr&#233;sent de l'histoire. Cette nation, elle est n&#233;e et a
grandi dans la langue fran&#231;aise. C'est dans cette langue fran&#231;aise que
cette soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise s'est structur&#233;e en un monde sur le territoire du
Qu&#233;bec g&#233;ographique ; c'est dans cette langue qu'elle s'est constitu&#233; une
culture, s'est d&#233;fini un ensemble de lois, de normes r&#233;gissant la vie en
commun dont, entre autres, l'&#233;galit&#233; entre homme et femme et la la&#239;cit&#233; de
l'&#201;tat ; c'est encore en elle qu'ont &#233;t&#233; d&#233;finis et &#233;tablis les &#233;l&#233;ments
d'une structure &#233;tatique pour sa gouvernance. C'est en tout cela, dans
cette nationalit&#233; int&#233;grale et concr&#232;te que r&#233;side l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise.
Identit&#233; comprenant les Qu&#233;b&#233;cois de souche fran&#231;aise et tous ceux qui,
d'autres provenances, se sont joints &#224; eux au cours des ans pour devenir
ensemble un seul peuple qu&#233;b&#233;cois, une seule nation qu&#233;b&#233;coise, ici
pr&#233;sente.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;b. Comme on le voit, il n'y a pas de place dans cette repr&#233;sentation pour
un arri&#232;re-plan proprement dit, comme c'est le cas dans le tableau sugg&#233;r&#233;
par le Rapport. Mais il y a profondeur historique. La nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise maintenant pr&#233;sente est une aire vitale qui tire son &#233;nergie de
sources profondes. Milieu unique pour tous les citoyens, pour tous les
Qu&#233;b&#233;cois. La nation qu&#233;b&#233;coise de langue fran&#231;aise est une r&#233;alit&#233;
concr&#232;te. Une r&#233;alit&#233; qui a son identit&#233; propre. Une r&#233;alit&#233; nationale qui
fonde et d&#233;veloppe sans cesse son identit&#233;. Cette approche, on le voit,
n'institutionnalise pas l'existence de groupes ethnoculturels ayant chacun
sa propre identit&#233;. Ce qui la diff&#233;rencie fondamentalement de la position
du Rapport. Mais la diversit&#233; est quand m&#234;me bienvenue. Elle est re&#231;ue de
multiples fa&#231;ons. En effet, les Qu&#233;b&#233;cois ne se privent pas et ne se sont
jamais priv&#233; d'aller voir ailleurs, d'aller puiser et emprunter ailleurs ;
tout comme ils ont toujours accueilli et accueillent encore ceux qui de
l'ext&#233;rieur d&#233;sirent se joindre &#224; eux et partager des ressources.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;c. Et comment cette nation qu&#233;b&#233;coise envisage-t-elle son d&#233;veloppement ?
Comment pense-t-elle pouvoir s'&#233;panouir ? Qu'entrevoit-elle comme projet
d'avenir ? Relativement &#224; la probl&#233;matique qui a donn&#233; lieu &#224; la
constitution de la Commission Bouchard-Taylor, la nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise se veut une soci&#233;t&#233; d'accueil bienveillante pour les immigrants.
Et c'est en son sein, en son int&#233;rieur que doit avoir cours l'int&#233;gration.
L'int&#233;gration &#224; cette r&#233;alit&#233; nationale concr&#232;te prise dans son int&#233;gralit&#233;
et non pas en une partie d'elle-m&#234;me &#233;mond&#233;e, clarifi&#233;e, d&#233;gag&#233;e, purifi&#233;e
de tout accent ou dimension ethnique ou culturel. La nation qu&#233;b&#233;coise
con&#231;oit l'int&#233;gration des immigrants comme absolument n&#233;cessaire &#224; son
unit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et de quelle int&#233;gration s'agit-il ? Processus d&#233;licat et complexe entre
tous ; mais n&#233;anmoins quelques mots pour tenter de le caract&#233;riser. En gros
traits, disons que l'int&#233;gration envisag&#233;e veut se diff&#233;rencier de
l'assimilation. Celle-ci aurait des connotations de d&#233;pouillement. Elle
signifierait pour l'immigrant une perte, un abandon de ses traits
identificateurs par contrainte ou par indiff&#233;rence. L'int&#233;gration, par
contre, rel&#232;verait pleinement de la libert&#233;. Par choix d&#233;lib&#233;r&#233; les
immigrants acceptent de participer &#224; la vie commune telle que comprise par
la soci&#233;t&#233; d'accueil. Ils acceptent de venir partager cette vie. Et il est
dans l'ordre des choses que la soci&#233;t&#233; d'accueil demande une telle
participation et un tel partage. Dans la mesure, bien s&#251;r, o&#249; les droits
proprement ou fondamentalement humains sont respect&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceci &#233;tant, il est clair que l'immigrant ne peut transporter avec lui ce
qui le distinguait strictement comme membre d'une autre nation et qui
emp&#234;cherait l'inclusion normale (et norm&#233;e) aux mani&#232;res de vivre et d'&#234;tre
des gens chez qui il veut venir s'&#233;tablir. Un visiteur convi&#233; change-t-il
les us et coutumes de ses h&#244;tes en passant le seuil de leur maison ?
L'immigrant n'emm&#232;ne pas avec lui une autre nation, c'est-&#224;-dire qu'il ne
transporte pas dans ses bagages ce qui d&#233;finit en propre la nation dont il
est issu. Mais il est clair aussi que l'essentiel de ce qu'il est devenu
ailleurs comme humain demeure et doit &#234;tre respect&#233;. Cependant il doit
quand m&#234;me devenir assez semblable aux gens qui l'accueillent pour qu'il
puisse d&#233;velopper avec eux un v&#233;ritable sentiment d'appartenance. Sentiment
d'appartenance devant pouvoir &#234;tre partag&#233; par les membres de la soci&#233;t&#233;
d'accueil. Et celle-ci, de son c&#244;t&#233;, doit mettre en &#339;uvre les m&#233;canismes et
les services n&#233;cessaires pour qu'il y ait accueil efficace et chaleureux.
Elle doit aussi reconna&#238;tre et m&#234;me rechercher les apports positifs des
nouveaux arrivants qui lui permettent de changer, d'&#233;voluer favorablement
tout en demeurant fondamentalement elle-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais on entend une objection se formuler : Cette int&#233;gration n'est qu'un
r&#234;ve impossible, utopique. Car il y a dans la r&#233;alit&#233;, il existe de fait
des groupes ethnoculturels, des identit&#233;s multiples au sein de la soci&#233;t&#233;
qu&#233;b&#233;coise, particuli&#232;rement &#224; Montr&#233;al, groupes qui attirent d'embl&#233;e les
immigrants et &#224; qui il para&#238;t tout naturel de s'int&#233;grer. Oui, c'est vrai.
Et c'est dans notre nation les marques &#233;videntes d'une appartenance au
Canada multiculturaliste. C'est chez nous l'implantation non recherch&#233;e du
multiculturalisme canadien, mod&#232;le de soci&#233;t&#233; imprudemment entretenu par un
interculturalisme d&#233;j&#224; existant et dont le Rapport souhaiterait
l'institutionnalisation l&#233;gale ou constitutionnelle (RA, p. 45). Ce Rapport
tente de penser le devenir de la nation qu&#233;b&#233;coise en tablant sur les
vertus de l'interculturalisme qui conduit de fait au multiculturalisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais nous proposons une autre approche pour l'avenir de notre nation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour que les nouveaux arrivants s'int&#232;grent &#224; la nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise concr&#232;te, il faut que se fasse aussi l'int&#233;gration des personnes
impliqu&#233;es dans les regroupements ethnoculturels d&#233;j&#224; form&#233;s ou communaut&#233;s
ethniques d&#233;j&#224; existantes. Cette int&#233;gration doit se faire graduellement,
progressivement. Ces groupes doivent d'eux-m&#234;mes, en gestes libres comme le
r&#233;clame l'int&#233;gration, abandonner tout mode d'existence qui les
juxtapose, les s&#233;pare et, &#224; la limite, les ghetto&#239;se sur le
territoire du Qu&#233;bec. Mais cela n'arrivera que si la nation qu&#233;b&#233;coise
s'affirme sans &#233;quivoque dans son identit&#233; int&#233;grale. Une telle affirmation
imposera le respect. Et un message clair &#224; cet effet fera que les nouveaux
arrivants entreront d'embl&#233;e dans le processus d'int&#233;gration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une telle affirmation est-elle possible ? Oui. Mais il faut d'abord que
tout le peuple voit la n&#233;cessit&#233; de parachever son identit&#233;, son &#234;tre de
nation, jusque dans les derni&#232;res sph&#232;res de la souverainet&#233; politique et
de gouvernance. Condition essentielle pour &#234;tre ma&#238;tre de son
d&#233;veloppement, de son avenir. Car dans les conditions pr&#233;sentes de la
Constitution canadienne, les forces adverses auront toujours gain de cause.
Mais l&#224;, dans la population qu&#233;b&#233;coise, il y a manque. L&#224;, il y a
incompr&#233;hension. L&#224;, il y a n&#233;gligence et indiff&#233;rence. L&#224;, il y a
lassitude. L&#224;, il y a aussi d&#233;mission. Que faire alors ? Pour arriver &#224; la
maturit&#233; identitaire n&#233;cessaire, il faut d'abord bien saisir les enjeux
impliqu&#233;s dans la langue commune, dans la langue fran&#231;aise. Car il semble
bien que, malgr&#233; tout, ce soit le bien auquel une grande majorit&#233; de
Qu&#233;b&#233;cois tiennent le plus. Alors, il est temps, comme annonc&#233; plus haut,
de revenir &#224; l'&#233;trange septi&#232;me proposition sur l'interculturalisme qui
traite de la langue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On y dit, comme on la vu, que le plurilinguisme doit &#234;tre encourag&#233; en
parall&#232;le avec le fran&#231;ais comme langue commune. On y dit aussi que le
d&#233;bat opposant la langue identitaire et la langue v&#233;hiculaire est peu
f&#233;cond. Que ce qui compte, en bout de piste, c'est la diffusion la plus
grande possible du fran&#231;ais sous l'une ou l'autre de ces formes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fort bien, en apparence, Car comment se repr&#233;senter concr&#232;tement cette
division de la langue, identitaire et v&#233;hiculaire, pour pouvoir &#233;tablir des
programmes de diffusion diff&#233;rents ? Et qu'arrive-t-il si en pratique, comme
le texte du Rapport le laisse souvent entendre, on r&#233;duit la langue
fran&#231;aise &#224; sa seule dimension v&#233;hiculaire, simple instrument neutre ou
cadre de communication et d'&#233;changes ? Qu'advient-il si on ne voit pas la
port&#233;e identitaire de la langue ? Et, tout d'abord, que peut bien signifier
langue identitaire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut oser une tentative d'explicitation. &#192; la rigueur, langue
identitaire est un pl&#233;onasme. Parce que c'est le propre de la langue
d'identifier. En effet, c'est dans la langue qu'une chose se manifeste
comme ce qu'elle est, que son identit&#233; est d&#233;voil&#233;e. Mieux encore :
l'identit&#233; est langagi&#232;re, parce que &#234;tre, c'est &#234;tre manifeste en langage.
Po&#232;tes et philosophes ont fait cette exp&#233;rience fondamentale du langage.
Mais essayons d'&#233;lucider ceci simplement &#224; partir du langage lui-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On a souvent parl&#233; du g&#233;nie de la langue. Le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;g&#233;nie de&lt;/i&gt;, comme expression,
peut signifier l'ensemble des caract&#232;res distinctifs qui forment la nature
propre d'une chose, d'une r&#233;alit&#233; vivante ; ensemble de caract&#233;ristiques qui
d&#233;terminent son originalit&#233;, son individualit&#233;, c'est-&#224;-dire son identit&#233;.
C'est ce que dit le dictionnaire. Ainsi, attribu&#233; &#224; langue, g&#233;nie peut
signifier les particularit&#233;s d'une langue, son identit&#233;, ce qui la
diff&#233;rencie des autres. Le g&#233;nie de la langue fran&#231;aise, par exemple, est
ce qui la distingue de l'allemand, de l'italien, de l'arabe, de l'anglais,
et ainsi de suite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le mot &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;g&#233;nie&lt;/i&gt; renvoie aussi &#224; gen&#232;se, production, capacit&#233; de cr&#233;er,
d'inventer. Alors g&#233;nie peut signifier le propre de la langue en g&#233;n&#233;ral,
de toute langue. Dans ce sens, la langue cr&#233;e, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pro-duit&lt;/i&gt;, am&#232;ne en avant,
dans la manifestation, fait appara&#238;tre. Elle est gen&#232;se. Et en ce sens,
donc, elle conf&#232;re l'&#234;tre, l'&#234;tre dans ses d&#233;terminations. &#202;tre, on ne le
dira jamais assez, c'est pour quelque chose &#234;tre manifeste en ce qui le
d&#233;termine, l'individualise. Manifeste en ses &#233;l&#233;ments constitutifs, en son
individualit&#233;. En son identit&#233;. C'est ainsi qu'on peut parler de langue
identitaire. Ce n'est pas un concept creux. C'est dire comment, en quoi,
toute chose arrive au jour ou acc&#232;de &#224; l'&#234;tre. Et puis, c'est pr&#233;cis&#233;ment
parce que la langue manifeste ainsi les choses, qu'elle permet &#224; ses
locuteurs de communiquer entre eux, de communiquer &#224; propos de tout ce qui
peut leur appara&#238;tre gr&#226;ce &#224; elle. Communiquer &#224; propos d'eux-m&#234;mes aussi,
bien &#233;videmment. En disant les choses, on se dit toujours soi-m&#234;me
implicitement. &#192; la rigueur et en v&#233;rit&#233;, l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ips&#233;it&#233;&lt;/i&gt; et l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;alt&#233;rit&#233;&lt;/i&gt; sont
contemporaines dans l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;appara&#238;tre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est de cette mani&#232;re que le fran&#231;ais est langue identitaire pour la
nation qu&#233;b&#233;coise. La nation qu&#233;b&#233;coise acc&#232;de historiquement &#224; son &#234;tre en
fran&#231;ais. Historiquement : cela veut dire que sa gen&#232;se, son d&#233;ploiement
embrassant son pass&#233;, son pr&#233;sent et son avenir, se &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pro-duit&lt;/i&gt; en fran&#231;ais.
Il n'y a pas d'histoire en dehors du langage. Ainsi ce qu'il y a de
proprement national dans notre histoire est l'&#233;l&#233;ment langagier fran&#231;ais.
Sous peine de sombrer dans le nationalisme raciste, il faut r&#233;cuser sans
m&#233;nagement pour l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise tout recours &#224; un quelconque ADN
biologique. L'&#233;l&#233;ment langagier fran&#231;ais est &#224; la racine de notre nation ou
est l'ADN m&#233;taphorique de notre &#234;tre national. C'est de cela qu'il faut
prendre acte pour arriver &#224; la compr&#233;hension de la n&#233;cessit&#233; d'affirmer
clairement notre identit&#233; nationale fran&#231;aise afin de favoriser
l'int&#233;gration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le g&#233;nie du fran&#231;ais au Qu&#233;bec, fran&#231;ais qui se particularise en se
nourrissant de terre et de mer, comme dit le po&#232;te, est de conf&#233;rer
naissance et d&#233;ploiement &#224; la nation qu&#233;b&#233;coise telle qu'elle prend place
dans le pr&#233;sent historique et telle qu'elle veut devenir. C'est le fran&#231;ais
en qui s'est structur&#233; le monde de cette nation, un monde particulier aux
traits europ&#233;ens, am&#233;rindiens, am&#233;ricains ; en qui s'est d&#233;velopp&#233;e sa
culture, &#8212; monde et culture ouverts aux &#233;changes, comme peut le signifier
magnifiquement le grand fleuve qui traverse le territoire &#8212;, en qui
&#233;galement se sont &#233;labor&#233;es les lois et les structures d'un &#201;tat. Une
langue concr&#232;te, une langue parl&#233;e par une nation n'est pas ou bien
identitaire ou bien v&#233;hiculaire. Elle est les deux &#224; la fois et
indissolublement. Introduire cette distinction pour favoriser dans les
faits l'une ou l'autre partie ou pour engendrer des statuts et traitements
diff&#233;rents pour l'une et l'autre est violence inflig&#233;e &#224; la r&#233;alit&#233;. C'est
pourtant ce que fait le Rapport en instituant le fran&#231;ais comme &#171; cadre de
communication et d'&#233;change &#187; abstrait de l'identit&#233; culturelle, et
fonctionnant ind&#233;pendamment d'elle comme m&#233;canisme neutre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Difficult&#233;s, adversit&#233;s, intemp&#233;ries et turbulences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On dira que cette contre-proposition n'est pas r&#233;aliste. On soutiendra
aussi, pour employer les termes de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;plique&lt;/i&gt;, qu'elle n'est pas
&#171; acceptable au regard du droit, de l'&#233;thique et de nos traditions &#187;.
Effectivement, il y a des difficult&#233;s, tout ne tourne pas rond. Les voies
ne sont pas parfaitement libres. Le ciel n'est pas uniform&#233;ment azur&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord, on doit souligner que la contre-proposition pr&#233;sent&#233;e ne veut
pas escamoter le caract&#232;re laborieux, sinueux, voire conflictuel du
d&#233;veloppement de la nation qu&#233;b&#233;coise. Elle ne veut pas non plus laisser
croire que cette nation est en pleine possession d'elle-m&#234;me, parfaitement
achev&#233;e, m&#234;me si elle donne l'impression d'en parler comme d'un voilier s&#251;r
de son gr&#233;ement, vent en poupe et filant sur une onde favorable. Cette
contre-proposition pr&#233;sente plut&#244;t ce qui devrait &#234;tre normalement, ce vers
quoi on devrait tendre. Car il faut prendre acte qu'il y a encore beaucoup
de Qu&#233;b&#233;cois qui ne voient pas la n&#233;cessit&#233; ni l'urgence ni la normalit&#233; de
s'affirmer comme nation souveraine et ind&#233;pendante. Envisag&#233;e dans une
approche d&#233;mocratique, comme c'est ici le cas, une telle affirmation est
pourtant un geste l&#233;gitime, &#233;thique et tout &#224; fait conforme au droit
international. Tant d'autres petits peuples se sont d&#233;clar&#233;s souverains et
ind&#233;pendants depuis quelques d&#233;cennies et ont &#233;t&#233; reconnus comme tels par
les Nations-Unies ! Difficile de comprendre cette h&#233;sitation qu&#233;b&#233;coise. Il
se pourrait peut-&#234;tre que ce soit une attitude conditionn&#233;e par un contexte
structurel prolongeant sous des traits moins abrupts et plus sinueux la
dominance colonisatrice anglaise. On s'est peut-&#234;tre habitu&#233; &#224; un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;modus
vivendi&lt;/i&gt; confortable situ&#233; entre l'indigence morale de la compl&#232;te
soumission et la prise en main responsable d'une libert&#233; nationale adulte.
&#192; cet &#233;gard, juste quelques exemples.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Depuis bient&#244;t trois d&#233;cennies, le Qu&#233;bec accepte de fonctionner &#224;
l'int&#233;rieur d'une Constitution f&#233;d&#233;rale qu'il n'a pourtant pas sign&#233;e et
qui vise l'&#233;touffement de ses pr&#233;tentions identitaires et de ses vell&#233;it&#233;s
souverainistes ou ind&#233;pendantistes. Et cela malgr&#233; les naufrages de deux
tentatives majeures de renouveler le f&#233;d&#233;ralisme &#224; la satisfaction du
Qu&#233;bec. &#201;nigme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Le gouvernement du Qu&#233;bec confie la copr&#233;sidence de la Commission de
consultation sur les pratiques d'accommodement reli&#233;es aux diff&#233;rences
culturelles &#224; deux personnes : l'une repr&#233;sentant la communaut&#233; anglophone
comptant pour 9% de la population, et l'autre repr&#233;sentant le groupe
majoritaire ethnoculturel francophone comptant pour quelque 80% de la
population. Les Qu&#233;b&#233;cois acceptent sans mot dire ce genre d'in&#233;galit&#233;. Ils
semblent habitu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Dans la perspective d'une int&#233;gration normale &#224; la nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise, il appara&#238;t &#233;trange aux nouveaux arrivants que la communaut&#233;
anglophone poss&#232;de &#224; Montr&#233;al des r&#233;seaux d'&#233;coles et d'h&#244;pitaux
disproportionn&#233;s en importance par rapport &#224; la population repr&#233;sent&#233;e.
Mais le cadre constitutionnel, sanctionnant certains d&#233;veloppements
historiques, le veut ainsi. C'est comme &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Il appara&#238;t &#233;galement &#233;trange, voire in&#233;quitable aux yeux de plusieurs
francophones que le Gouvernement s'appr&#234;te &#224; construire un grand centre
hospitalier anglophone pareil au CHUM et &#224; c&#244;t&#233; de lui. Mais la population
acceptera que ce doublet s'&#233;rige malgr&#233; l'in&#233;galit&#233; en nombre des citoyens
&#224; desservir. On laissera faire aussi l'int&#233;gration de l'H&#244;pital francophone
de Lachine au r&#233;seau hospitalier anglophone montr&#233;alais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; La population qu&#233;b&#233;coise regimbe quelque peu devant l'anglicisation
progressive de Montr&#233;al, semble aussi s'&#233;mouvoir quelques instants devant
les statistiques montrant le passage des immigrants &#224; l'usage de l'anglais
et la descente de la proportion des Montr&#233;alais de langue maternelle
fran&#231;aise sous la barre des 50%, mais elle semble n&#233;anmoins, foi de
sondages, se satisfaire d'un gouvernement qui n'entreprend rien qui vaille
pour contrer ces tendances.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Il s'en trouve pour d&#233;plorer la qualit&#233; de notre parler fran&#231;ais et la
facilit&#233; des francophones &#224; s'accommoder de l'anglais dans la vie publique
et priv&#233;e, mais la population qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise dans son ensemble ne
para&#238;t pas dispos&#233;e &#224; donner les coups de barre politiques qui s'imposent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Les souverainistes et ind&#233;pendantistes peinent &#224; s'entendre entre eux.
Ils s'&#233;parpillent en partis politiques diff&#233;rents et oppos&#233;s. Ce faisant,
ils comblent de bonheur les partis d&#233;fendant un f&#233;d&#233;ralisme d&#233;sint&#233;grateur
des &#233;l&#233;ments identitaires de notre nation, se discr&#233;ditent aupr&#232;s de la
population qui, perplexe, accorde ses faveurs &#224; ceux-l&#224; m&#234;me qui la
maintiennent dans un statut de minoritaire content.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout compte fait, la situation concr&#232;te est loin d'&#234;tre rose. Dans ces
circonstances, la perspective ouverte par la contre-proposition peut
sembler une r&#234;vasserie id&#233;aliste d&#233;sincarn&#233;e. Un voyage en bateau digne
d'une chasse-galerie. Pourtant, on est en manque de r&#234;ve. Car dans son &#233;tat
actuel, la nation qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise offre bien l'image d'un bateau
amarr&#233;, prenant l'eau et coulant sur place. Piteusement. Et en attendant de
dispara&#238;tre compl&#232;tement dans les abysses de l'anonymat, le groupe
majoritaire ethnoculturel d'origine canadienne-fran&#231;aise, pour emprunter le
langage du Rapport, charcut&#233; dans son identit&#233; au profit d'une nation
civique abstraite, se retrouve &#224; n'avoir comme r&#233;alit&#233; nationale que
l'&#233;pinglette-nation vot&#233;e cyniquement par le ratoureux gouvernement Harper.
&#201;pinglette qu'il peut porter, comme &#231;a lui chante, &#224; la boutonni&#232;re de ses
fringues multiculturalistes canadiennes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si la nation qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise avait pr&#233;sent&#233; un &#233;tat de sant&#233;
nationale normale et plus alerte, jamais le Rapport Bouchard-Taylor
n'aurait vu le jour. Prendre acte. Maintenant qu'il est l&#224;, laisserons-nous
triompher son interculturalisme d&#233;sint&#233;grateur ? Peut-on esp&#233;rer que les
accents de ferveur et de fiert&#233; c&#233;l&#233;brant la langue fran&#231;ais lors de la
F&#234;te nationale du 400e soient de bon augure pour l'avenir ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fernand Couturier&lt;br&gt;
25 juin 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Un dualisme fratricide</title>
		<link>http://www.vigile.net/Un-dualisme-fratricide</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Un-dualisme-fratricide</guid>
		<dc:date>2008-06-22T15:30:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jean-Louis P&#233;rez - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description></description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La premi&#232;re loi de l'Histoire est de ne pas mentir et la seconde de ne
pas craindre de dire toute la v&#233;rit&#233;. &#187; L&#233;on XIII&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si nous &#233;tions tous des Canadiens fran&#231;ais(1) et n'avions pas encore eu
notre ind&#233;pendance nationale &#224; travers des r&#233;f&#233;rendums ou d'autres
m&#233;canismes d&#233;mocratiques, &#231;a ne poserait pas de probl&#232;me. Mais ce qui est
terrible, c'est qu'en raison de ceux qui sont arriv&#233;s et ont adopt&#233; ce
r&#233;gime f&#233;d&#233;raliste, le Qu&#233;bec demeure, en ce XXI&#232;me si&#232;cle, la seule
colonie en Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, concernant l'appellatif &#171; Canadien fran&#231;ais &#187; employ&#233; tout au long
de mes articles et commentaires afin de dissocier du corps social qu&#233;b&#233;cois
la partie adverse (groupe ethnopolitique form&#233; de 95% d'anglo-allophones)
qui, en grande majorit&#233;, sont en faveur du maintien du r&#233;gime colonialiste
d'Ottawa vis-&#224;-vis le Qu&#233;bec, il a pour but d'exposer la port&#233;e politique
d'une majorit&#233;, les Canadiens fran&#231;ais, o&#249; la d&#233;finition sociale,
culturelle et historique qui renferme cet appellatif national prend sa
vraie dimension dans un contexte d'expansionnisme d&#233;mographique exog&#232;ne et
prof&#233;d&#233;raliste qui fait/fera augmenter encore plus la pr&#233;carit&#233; politique
et socio-&#233;conomique de cette majorit&#233; au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La stigmatisation qui se fait depuis quelques d&#233;cennies de l'appellatif &#171; Canadiens fran&#231;ais &#187;, par calcul politique afin de se faire &#233;lire, ou par
l&#226;chet&#233; intellectuelle, ne fera qu'augmenter le dualisme politique et les
difficult&#233;s socio-&#233;conomiques pour reconqu&#233;rir la pleine souverainet&#233; du
Qu&#233;bec. L'analyse que l'on doit faire, tant de celui du nationalisme comme
de celui de la nation, doit remettre en question l'actuelle orthodoxie &#171; moderniste &#187; de ceux qui veulent &#233;tablir au Qu&#233;bec la &#171; concession &#187; de
l'appellatif &#171; Qu&#233;b&#233;cois &#187; comme &#233;tant une condition intrins&#232;que au
d&#233;veloppement historique de la Nation canadienne-fran&#231;aise. Car, nation,
ethnicit&#233;, nationalisme et religion sont quatre &#233;l&#233;ments distinctifs et
d&#233;terminants de l'histoire de l'identit&#233; d'une civilisation donn&#233;e. Aucun
de ces &#233;l&#233;ments ne peut &#234;tre marginalis&#233; sans plus par l'historien ou le
responsable politique pr&#233;occup&#233; &#224; comprendre la mani&#232;re d'agir adopt&#233;e par
l'actuelle soci&#233;t&#233; dans ce contexte d'expansionnisme d&#233;mographique
anti-occidental et de darwinisme social, motiv&#233; par le ph&#233;nom&#232;ne du
multiculturalisme. Il faut se rappeler que ces deux actions de survivance
sont possibles seulement quand la lutte pour le contr&#244;le de l'espace
politique, &#233;conomique, culturel et religieux est consid&#233;r&#233;e comme &#233;tant un
moyen de mainmise essentiel pour l'&#233;volution des populations migrantes
&#233;tablies l&#224; o&#249; la soci&#233;t&#233; d'accueil a perdu la responsabilit&#233; collective de
sauvegarder ses propres valeurs nationales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour la question de l'appellation &#171; Canadiens fran&#231;ais &#187;, elle entra&#238;ne
une cons&#233;quence importante pour ceux qui ont n&#233;glig&#233; la responsabilit&#233;
nationale au Qu&#233;bec concernant cette d&#233;finition primordiale de lien
contractuel d'identit&#233; de convergence sociale et d'unit&#233; id&#233;ologique. Car
on ne semble pas &#234;tre &#224; court de bonnes raisons pour consid&#233;rer l'impact
culturel et politique de la d&#233;finition &#171; canadianisme &#187; qui appara&#238;t dans
les dictionnaires comme &#233;tant le &#171; fait de langue propre au fran&#231;ais parl&#233;
au Canada &#187;. Or, si nous prenons, en toute honn&#234;tet&#233;, la port&#233;e politique
et culturelle de la d&#233;finition &#171; canadianisme &#187; et ce qu'elle renferme
comme projection d'unit&#233; nationale, l'Histoire des Canadiens fran&#231;ais
pourra continuer &#224; s'&#233;crire sans modifier le lexique de sa singuli&#232;re
idiosyncrasie qui les a fait se constituer comme nation aux valeurs
d&#233;termin&#233;es afin de poursuivre l'action de sa lib&#233;ration nationale. Au
contraire, si l'Histoire des Canadiens fran&#231;ais doit se r&#233;&#233;crire par
opportunisme et calcul politique, pr&#233;textant que cette m&#234;me histoire est en
&#233;volution (sic) afin de justifier ces changements sociaux de mani&#232;re &#224;
satisfaire des int&#233;r&#234;ts particuliers circonscrits au monde politique et
celui des groupes ethnopolitiques r&#233;fractaires &#224; l'int&#233;gration &#224; cette m&#234;me
majorit&#233; sociale, celle-ci r&#233;ellement historique, sans reconna&#238;tre ce fait,
pour ne pas tenir compte de la d&#233;structuration sociale et de division
politique que vit la nation canadienne-fran&#231;aise, alors l'histoire du
Qu&#233;bec sera essentiellement une histoire des Qu&#233;b&#233;cois, plut&#244;t que celle
des Canadiens fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par exemple, dans la magnifique &#339;uvre &#171; The French Canadians 1760-1945 &#187;,
universellement appr&#233;ci&#233;e, &#233;crite par l'Am&#233;ricain Mason Wade, traduite en
langue fran&#231;aise par l'historien Adrien Venne et publi&#233;e en 1963, l'on ne
trouve, pas m&#234;me une seule fois, le vocable &#171; Qu&#233;b&#233;cois &#187; pour d&#233;finir les
Canadiens fran&#231;ais. L'auteur explique &#171; &#8230;pourquoi les Canadiens fran&#231;ais
vivent, pensent, agissent et r&#233;agissent autrement que les Am&#233;ricains du
Nord de langue anglaise. Il constitue &#8212;le livre&#8212; &#233;galement une histoire
de ce que les Canadiens fran&#231;ais appellent le fait fran&#231;ais en Am&#233;rique,
car c'est r&#233;ellement par l'&#233;tude de l'histoire intellectuelle et culturelle
du Canada fran&#231;ais depuis ses origines que le Qu&#233;bec actuel pourra &#234;tre
compris (...). Ce livre raconte &#233;galement l'histoire du combat que dut
livrer une minorit&#233; pour pr&#233;server son identit&#233;, malgr&#233; toutes sortes de
pressions qu'exerc&#232;rent sur elle, consciemment ou non, d'autres groupes
ethniques et une autre culture, pour la forcer &#224; se conformer &#224; la
civilisation dominante. Les Canadiens fran&#231;ais sont les &#8220;Sinn-Feiners&#8221; de
l'Am&#233;rique du Nord, car leur remarquable coh&#233;sion et leur forte conscience
collective prennent leur source dans leur sentiment d'isolement et
d'ins&#233;curit&#233; &#187;(2).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour r&#233;sumer, voici un extrait d'un pr&#233;c&#233;dent article publi&#233; &#224; Vigile.net,
titr&#233; &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Un-contrat-civique-pour-la-survie&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&#171; Un contrat civique pour la survie de la Nation qu&#233;b&#233;coise &#187;&lt;/a&gt; dans
lequel est expos&#233;e cette r&#233;alit&#233; sociale : &#171; Le lien contractuel existe d&#232;s
que l'identit&#233; d'une civilisation ou d'une culture nationale est form&#233;e par
ses valeurs convergentes. Celles-ci sont conform&#233;es &#224; travers des mots et
sont codifi&#233;es dans les r&#233;cits de par les faits v&#233;cus au moyen desquels
cette culture ou civilisation obtient une image de soi-m&#234;me qui agit comme
paradigme moral. Modifier le lexique par la pression ethnopolitique exog&#232;ne
et contraire &#224; nos int&#233;r&#234;ts nationaux revient &#224; alt&#233;rer ces valeurs
profondes. &#192; teneur de cette r&#233;flexion, le lexique et le langage qui sont
utilis&#233;s par les partis politiques et les organisations socio-culturelles (
la majorit&#233; en crise ) alt&#232;rent des valeurs d&#233;termin&#233;es comme celles de la
v&#233;racit&#233;, loyaut&#233; et d&#233;cence qui, in&#233;luctablement, doivent &#234;tre les vraies
valeurs de la D&#234;mokrat&#237;a : &#8220;souverainet&#233; du peuple&#8221;, de d&#234;mos,
&#8220;peuple&#8221; et kr&#225;tos, &#8220;pouvoir&#8221;. C'est-&#224;-dire, un Pouvoir limit&#233; aux citoyens
et non &#224; des castes oligarchiques &#187;. C'est pourquoi, &#224; cause de
l'inconcr&#233;tisation de cet id&#233;al d&#233;mocratique au Qu&#233;bec, il en r&#233;sulte que
l'ind&#233;pendance de la Nation qu&#233;b&#233;coise ne s'est pas r&#233;alis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Devant ces faits, il convient de se demander si le dualisme latent qui
politiquement s&#233;vit entre Qu&#233;b&#233;cois et Canadiens fran&#231;ais afin de maintenir
une situation de rivalit&#233;s socio-&#233;conomiques anachroniques &#8212;tout est
&#233;conomie&#8212; dans un r&#233;gime constitutionnel arbitraire et antid&#233;mocratique, ne
conduira qu'&#224; la destruction de la Nation qu&#233;b&#233;coise. Peu de sciences ont
un champ aussi vaste que l'histoire des id&#233;es et de la culture. Faire appel
au ph&#233;nom&#232;ne historique des confrontations politiques entre deux p&#244;les
sociaux oppos&#233;s a toujours conduit &#224; expliquer en grande partie
l'&#233;volution des conflits fratricides qui, en fin de compte, ont servi &#224; les
affaiblir mutuellement au b&#233;n&#233;fice de ceux qui les ont amen&#233;s &#8212;Qu&#233;b&#233;cois
et Canadiens fran&#231;ais&#8212;, par des ruses politiques, juridiques ou par
d'autres moyens coercitifs, &#224; ce dualisme de d&#233;structuration nationale.
Comme l'a bien r&#233;ussi &#224; le faire, depuis 1867, la Constitution colonialiste
impos&#233;e aux Canadiens fran&#231;ais en r&#233;action &#224; leur esprit d'ind&#233;pendance, et
qu'aujourd'hui, de par cette imposition centraliste de contraintes
politico-juridiques et &#233;conomiques, cette conscience collective
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;Sinn-Feiners&#8221;(3)&#8212; de lib&#233;ration nationale n'arrive qu'&#224; 42%.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Louis P&#233;rez&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vive le Qu&#233;bec libre de caciques, de tricheurs de la politique, de
tra&#238;tres et de pilleurs des ressources fiscales et naturelles&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. L'appartenance de souche filiale ou d'int&#233;gration par d'autres liens
affectifs ou moraux au groupe majoritaire au Qu&#233;bec doit avoir une seule et
unique condition pour que pr&#233;vale cette affirmation de convergence : connexion possible entre les unions politiques et ethnolinguistiques
conformant un id&#233;al rationaliste et de comportement humaniste. C'est-&#224;-dire
que l'appartenance &#224; une majorit&#233; sociale donn&#233;e comportant ces deux
conditions, ne se circonscrit pas seulement &#224; un rapport protoparental du
membre de ce groupe. En effet, les Canadiens fran&#231;ais qui ont travaill&#233;
consciemment et volontairement pour trahir, saccager ou saboter la Nation
qu&#233;b&#233;coise afin de l'emp&#234;cher de r&#233;aliser son le plein potentiel
d'&#233;panouissement comme pays ind&#233;pendant, sont si nombreux que le Qu&#233;bec,
s'il &#233;tait reconnu comme tel, ces actes d'infid&#233;lit&#233; se consid&#233;reraient
comme &#233;tant un complot collectif de l&#232;se-humanit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Passage extrait de la pr&#233;face de l'&#339;uvre cit&#233;e, comprenant 1432 pages.
Le Dr. Mason Wade fut directeur des &#233;tudes canadiennes et professeur
d'histoire &#224; la Facult&#233; des Lettres et des Sciences de l'Universit&#233; de
Rochester, Rochester, N.Y.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3. En irlandais &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sinn f&#233;in&lt;/i&gt; signifie &#171; nous-m&#234;mes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Une d&#233;plorable erreur !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Gill - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>C'est pourquoi on ne peut souscrire non plus &#224; cette version qu&#233;b&#233;coise du multiculturalisme canadien, propos&#233;e par les commissaires et appuy&#233;e par les porte-parole de Qu&#233;bec solidaire, qu'est l'&#171; interculturalisme &#187;, d&#233;fini comme une simple rencontre de cultures diverses, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;C'est pourquoi on ne peut souscrire non plus &#224; cette version qu&#233;b&#233;coise du multiculturalisme canadien, propos&#233;e par les commissaires et appuy&#233;e par les porte-parole de Qu&#233;bec solidaire, qu'est l'&#171; interculturalisme &#187;, d&#233;fini comme une simple rencontre de cultures diverses, sans pr&#233;&#233;minence de la majorit&#233; historique, qui se (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/05/192717.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Une loi de la clart&#233; identitaire ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Une-loi-de-la-clarte-identitaire,14387</link>
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		<dc:date>2007-07-14T11:26:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jocelyn L&#233;tourneau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Si la position exprim&#233;e par Mathieu Bock-C&#244;t&#233; en ces pages (25 octobre 2007) refl&#232;te l'intention r&#233;elle du projet de Loi sur l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise, soit d'amener les &#233;trangers &#224; &#171; prendre le pli identitaire de la majorit&#233; &#187;, nous sommes &#224; l'or&#233;e d'un &#233;ventuel (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Si la position exprim&#233;e par Mathieu Bock-C&#244;t&#233; en ces pages (25 octobre 2007) refl&#232;te l'intention r&#233;elle du projet de Loi sur l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise, soit d'amener les &#233;trangers &#224; &#171; prendre le pli identitaire de la majorit&#233; &#187;, nous sommes &#224; l'or&#233;e d'un &#233;ventuel d&#233;rapage collectif. Dans son texte emport&#233; et (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Une-loi-de-la-clarte-identitaire,14387"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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