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	<title>Vigile.net - Vigile Plus (Id&#233;es)</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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		<title>&lt;i&gt;The Haunted House&lt;/i&gt;</title>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Il ne reste plus qu'&#224; esp&#233;rer que cette jeune g&#233;n&#233;ration de chasseurs de fant&#244;mes aura appris &#224; ne pas reculer lorsqu'elle entendra siffler&#8230; Si le vent ne souffle pas encore de leur c&#244;t&#233;, les chasseurs les plus patients trouveront bien, dans les opportunit&#233;s &#224; venir, de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Il ne reste plus qu'&#224; esp&#233;rer que cette jeune g&#233;n&#233;ration de chasseurs de fant&#244;mes aura appris &#224; ne pas reculer lorsqu'elle entendra siffler&#8230; Si le vent ne souffle pas encore de leur c&#244;t&#233;, les chasseurs les plus patients trouveront bien, dans les opportunit&#233;s &#224; venir, de petites chances de transformer notre peur historique en (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/The-Haunted-House"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>La politique spectrale</title>
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		<dc:date>2009-11-06T16:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Insouciants d'&#234;tre encore aujourd'hui hant&#233;s par notre pass&#233;, nous sommes partis pour dispara&#238;tre dans la joie du hockey r&#233;volu et la pr&#233;sence spectrale de la monarchie britannique. Devenus des &#171; revenants &#187; pour eux-m&#234;mes, on peut douter que les Qu&#233;b&#233;cois - qui auront eu droit en (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Insouciants d'&#234;tre encore aujourd'hui hant&#233;s par notre pass&#233;, nous sommes partis pour dispara&#238;tre dans la joie du hockey r&#233;volu et la pr&#233;sence spectrale de la monarchie britannique. Devenus des &#171; revenants &#187; pour eux-m&#234;mes, on peut douter que les Qu&#233;b&#233;cois - qui auront eu droit en 2009 &#224; tous les signes que peuvent leur donner les (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-politique-spectrale"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le Qu&#233;b&#233;cois, cet Autre</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-Quebecois-cet-Autre</link>
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		<dc:date>2009-10-31T11:32:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Beno&#238;t Rheault - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Au sein du Canada, le Franco-Qu&#233;b&#233;cois est condamn&#233; au r&#244;le de l'Autre. ...semblable &#224; celui d&#233;nonc&#233; par de Beauvoir, concernant la femme. Car l'Autre n'est pas sujet ; l'Autre est objet. Il sert au sujet. L'Autre est d&#233;fini par ce sujet, selon ses int&#233;r&#234;ts. Il ne (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Chaque conscience poursuit la mort de l'Autre.&lt;/i&gt; &#8212; Hegel&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le n&#233;o-nationalisme qu&#233;b&#233;cois est en partie &#233;tranger &#224; l'ancien, groulxiste et bourassiste. Il est n&#233; en fait de cette grande &#233;bullition des ann&#233;es 60, ayant produit le mouvement afro-am&#233;ricain des droits civiques, l'anticolonialisme, le mouvement des droits des gais et le f&#233;minisme de deuxi&#232;me vague. Ce faisant, il balaya une grande part du messianisme chim&#233;rique et du conservatisme attard&#233; qui affligeait ses pr&#233;d&#233;cesseurs, l'ancrant davantage dans le r&#233;el et l'action. Et d&#232;s lors que ce nationalisme quitta le monde du fantasme (voyant le Canadien fran&#231;ais investit de la t&#226;che divine d'&#233;vang&#233;liser l'Am&#233;rique, ou de reprendre contr&#244;le du Canada par la natalit&#233;... du fantasme, vous dis-je)... d&#232;s qu'il retourna sur terre, donc, il n'e&#251;t d'autre choix que d'y constater l'impasse que la Conf&#233;d&#233;ration lui imposait.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre leur id&#233;al &#233;mancipateur, ces divers mouvements ont eu en commun d'analyser les rapports de domination par la philosophie, la psychanalyse et le marxisme. La dynamique entre le dominant et le domin&#233;, ou le sujet et l'Autre, et la dynamique conditionnant l'un et l'autre furent au centre de leur r&#233;flexion. Cette approche fut utilis&#233;e pour le Qu&#233;bec, ce qui attira les regards des principaux penseurs de l'anticolonialisme. Albert Memmi, auteur du n&#233;cessaire &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Portrait du colonisateur, Portrait du colonis&#233;&lt;/i&gt;, avait reconnu chez les Qu&#233;b&#233;cois les attributs de l'homme colonis&#233;. Il y consacra d'ailleurs un texte, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Canadiens fran&#231;ais sont-ils des colonis&#233;s ?&lt;/i&gt;, joint &#224; une &#233;dition de 1972 du classique. Jacques Berque s&#233;journa au Qu&#233;bec et livra la m&#234;me opinion en conf&#233;rence, ainsi qu'au journal riniste (1) &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Ind&#233;pendance&lt;/i&gt;, en mars 1964. Aim&#233; C&#233;saire fut flatt&#233; (2) par la reprise du concept de n&#233;gritude par Pierre Valli&#232;res (3) et m&#234;me Jean-Paul Sartre a su affich&#233; son soutien pour l'ind&#233;pendance (r&#233;volutionnaire, bien-s&#251;r) du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce type d'analyse est toujours honor&#233; au sein des autres mouvements &#233;mancipatoires, et ce, tout en d&#233;battant de ses limites pour le monde actuel. Le mouvement du Qu&#233;bec fait figure d'exception : avec la brisure de 1980, son peuple en a fait un tabou, un lieu d'amn&#233;sie... comme il lui est caract&#233;ristique faire &#224; tant d'autres sujets. Nous verrons pourquoi. Pourtant, l'analyse se retrouvant au sein de ces th&#233;ories ont encore r&#233;sonance dans le Qu&#233;bec d'aujourd'hui, notamment dans ce rapport entretenu avec le peuple canadien anglais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En fait, la condition qu&#233;b&#233;coise trouve r&#233;sonance chez &#171; l'Autre &#187;, concept s'apparentant &#224; la dialectique h&#233;g&#233;lienne, repris par l'anticolonialiste Frantz Fanon. Toutefois... dans ce texte, je ne ferai d'abord r&#233;f&#233;rence &#224; Fanon qu'en filigrane. Cette optique pouvant sembler &#8212; faussement &#8212; lointaine pour le Qu&#233;b&#233;cois, je ferai plut&#244;t r&#233;f&#233;rence &#224; cette pens&#233;e connexe ayant utilis&#233; ce m&#234;me concept : soit, le f&#233;minisme. Apr&#232;s-tout, le Qu&#233;bec est immanquablement assimil&#233; &#224; la femme du &#171; couple &#187; canadien. J'aurai donc pour entreprise, dans ce texte, de tisser le lien logique entre la pens&#233;e de Simone de Beauvoir et la situation qu&#233;b&#233;coise, tout en sugg&#233;rant Fanon, illustrant ainsi l'aspect commun de domination et d&#8216;ali&#233;nation.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le regard&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle, Montr&#233;al a &#233;t&#233; le poumon &#233;conomique du Canada. Puis, dans les ann&#233;es 1960 et 1970, les grandes entreprises anglophones partirent s'installer &#224; Toronto, fuyant les exc&#232;s du nationalisme qu&#233;b&#233;cois. Les querelles constitutionnelles incessantes n'aidant pas, la ville connut deux d&#233;cennies de marasme &#233;conomique. Son prestige touristique reposait en grande partie sur sa proximit&#233; avec les &#201;tats-Unis, qui voyaient en elle un coin d'Europe sans d&#233;calage horaire, et sur sa r&#233;putation de ville festive, datant de la prohibition am&#233;ricaine des ann&#233;es 1920. Ces dix derni&#232;res ann&#233;es, le changement a &#233;t&#233; spectaculaire. Montr&#233;al a reconstruit son &#233;conomie [...] Quant au particularisme francophone, la cause de tous ses maux, il fait aujourd'hui sa plus grande force. [...] Montr&#233;al r&#233;unit aujourd'hui le meilleur de la France et du Canada.&lt;/i&gt; (4)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi s'ouvre l'&#233;dition montr&#233;alaise de 2008 d'un guide de voyage tr&#232;s branch&#233;, le Wallpaper City Guide. Le Qu&#233;bec et son histoire, une conqu&#234;te, une r&#233;bellion et une annexion, une tentative de disparition programm&#233;e, une lutte pour la survie, un &#233;veil des noirceurs, une &#233;poustouflante reprise en main d'un peuple refoul&#233;, l'effervescence d'une culture renaissante... tout cela a bien peu d'importance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&#233;cit est plut&#244;t celui-ci. Jadis fut le temps b&#233;ni du Montr&#233;al anglais. Les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;French&lt;/i&gt; nous servaient de l'alcool lors de nos soir&#233;es festives et leur curieux patois &#233;tranger nous amusait. Puis, les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; separatists &#187;&lt;/i&gt; ont tout g&#226;ch&#233;, en demandant d&#8216;&#234;tre &#171; respect&#233;s &#187;. Les anglophones ont quitt&#233; et, naturellement, le soleil a suivi. Mais heureusement, depuis 10 ans (depuis l'&#233;chec r&#233;f&#233;rendaire et la mort providentielle du nationalisme), la lumi&#232;re (donc, l&#8216;anglophone) revient, les pelouses reverdissent, les oiseaux gazouillent (...et taisons que la reprise &#233;conomique a eu lieu sous la gouverne s&#233;paratiste). Les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;French&lt;/i&gt; redeviennent dociles, et nous pouvons enfin appr&#233;cier Montr&#233;al comme on a toujours voulu le faire : comme un gros pavillon fran&#231;ais du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Epcot Center&lt;/i&gt; au Canada, un &#171; village historique &#187; de 2 millions de figurants. &#171; Un coin d'Europe sans d&#233;calage horaire, le meilleur de la France et du Canada &#187;, ceci, donc, est l'image du Qu&#233;bec offerte &#224; lui-m&#234;me et au monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On aura vite compris que ce texte fut compos&#233; par un anglophone. Wallpaper, magazine britannique (fond&#233; par un Canadien anglais) a donn&#233; tout naturellement la parole &#224; une personne de langue anglaise pour d&#233;crire la deuxi&#232;me plus grande ville francophone du monde. Ce dernier livra la vision &#233;triqu&#233;e du Qu&#233;bec commune en ce milieu. Cette approche est syst&#233;matique. Dans les moments les plus prolifiques du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quebec Bashing&lt;/i&gt; dans les m&#233;dias, les journaux allemands, la t&#233;l&#233;vision am&#233;ricaine et les autres m&#233;dias internationaux n'agissent pas diff&#233;remment. Lorsque des activistes anglophones ont compar&#233; le Qu&#233;bec contemporain au sud s&#233;gr&#233;gationniste &#233;tatsunien ou &#224; l'Allemagne nazie, ces m&#233;dias &#233;trangers ont accept&#233; ces groupes marginaux comme de dignes repr&#233;sentants locaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il en est ainsi, c'est que seule la perspective anglo-canadienne est v&#233;ritablement souveraine, et explique le pays au monde. &#192; l'&#233;tranger, le Canada est un pays anglais, o&#249; il y a des Fran&#231;ais ; et ce parce que la conception anglo-canadienne est celle d'un pays d'abord anglais, o&#249; il y a des Fran&#231;ais. Par cons&#233;quent, il ne viendrait pas m&#234;me &#224; l'esprit de l'&#233;tranger moyen de demander ce que pense le francophone. Comprenons-nous bien : pour conna&#238;tre l'&#226;me de l'Australie, on ne demandera pas l'avis du kangourou. Ce dernier est l&#224; comme d&#233;cor exotique ; il est &#234;tre passif, non &#234;tre agissant. On demandera plut&#244;t &#224; l'anglo-saxon ce qu'il pense du kangourou. ...et ce que ce dernier lui apporte. De la m&#234;me fa&#231;on, &#224; la porte d'une r&#233;sidence, on demandera &#171; l'homme de la maison &#187;, &#224; la femme qui nous accueille. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Take me to your leader ! &#187;&lt;/i&gt;, disait l'extra-terrestre du film de s&#233;rie B.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'Autre&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela s'explique ! Au sein du Canada, le Franco-Qu&#233;b&#233;cois est condamn&#233; au r&#244;le de l'Autre. ...semblable &#224; celui d&#233;nonc&#233; par de Beauvoir, concernant la femme. Car l'Autre n'est pas sujet ; l'Autre est objet. Il sert au sujet. L'Autre est d&#233;fini par ce sujet, selon ses int&#233;r&#234;ts. Il ne peut &#234;tre d&#233;fini par lui-m&#234;me. Il n'a droit au respect qu'en mesure de sa ressemblance, ou de ce qu'il peut lui apporter ; son utilit&#233;. S'il s'en diff&#233;rencie, et se fait par cons&#233;quent sujet, il sera rabaiss&#233;. &#171; [L'Homme] repr&#233;sente le type humain id&#233;al. Tout ce qui diff&#233;rencie la femme, on le bl&#226;me, on le consid&#232;re comme une faute &#187;, &#233;crivait la philosophe. (5) Le Canada ne refuse-t-il pas toute reconnaissance du caract&#232;re distinct du Qu&#233;becois ? Ne l'affuble-t-il pas des pires calomnies lorsque ce dernier affirme ce caract&#232;re ? Alors, la seule mani&#232;re que le Qu&#233;b&#233;cois puisse regagner l'estime du Canada est en s&#8216;y fondant &#224; nouveau. Un livre du journaliste Peter Desbarats sur Ren&#233; L&#233;vesque a pour titre &#171; A Canadian in Search of a Country &#187; et Lucien Bouchard, &#224; son d&#233;part, fut ironiquement honor&#233; du titre de &#171; Great Canadian &#187;. L'Autre ne peut &#234;tre sympathique, et ne peut avoir de valeur, qu'en mesure o&#249; il ressemble &#224; soi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Demandez au Torontois ce qu'il pense du Qu&#233;bec. D'abord, il circonscrira le Qu&#233;bec entier &#224; Montr&#233;al, la ville o&#249; il trouve ce qui lui ressemble. Tout au plus, il mentionnera la ville de Qu&#233;bec comme curiosit&#233; de passage, qui lui rappelle les villages d'une France lointaine et imaginaire. Chicoutimi, pour sa part, est une distante consid&#233;ration (...mais, North Hatley, dans les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Townships &#187;&lt;/i&gt;, peut-&#234;tre...). Dans la bouche du Torontois, Montr&#233;al sera invariablement, immanquablement, indubitablement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; so multicultural &#187;&lt;/i&gt;, m&#234;me si elle l'est dans les chiffres beaucoup moins que sa propre ville ! C'est insens&#233;, &#224; moins bien-s&#251;r qu'on consid&#232;re les francophones comme une ethnie Canadian parmi d'autres. Aussi, on ne manquera pas de souligner &#224; gros trait, et ce, deux fois plut&#244;t qu'une, combien les habitants francophones sont &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; so european &#187;&lt;/i&gt;... &#171; so &#187; &#233;tranger, donc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jamais ne fera-t-on r&#233;f&#233;rence &#224; la culture qu&#233;b&#233;coise, ou si peu. D'ailleurs, dans la citation du guide de voyage, on notera que l'unique mention de l'adjectif &#171; qu&#233;b&#233;cois &#187; est n&#233;gative, et que, tant qu'il s'affirme (plut&#244;t que se donner en spectacle), le &#171; particularisme francophone &#187; du Qu&#233;bec est &#171; la cause de tous ses maux &#187;. Jamais ne concevra-t-on cette soci&#233;t&#233; de l&#8216;int&#233;rieur (le propre du sujet). On la concevra de l&#8216;ext&#233;rieur (le propre de l&#8216;objet). La citation adopte le point de vue du touriste, et de l'anglophone, les seuls sujets possibles. Quand ce sujet quitte, la vie quitte, puisque sans lui, l'objet n'est d'aucune utilit&#233;. Il n'y a point de r&#233;ciprocit&#233; : le Canadien existe sans le Qu&#233;b&#233;cois ; pas l'inverse. Jamais ne valorisera-t-on la diff&#233;rence du Franco-Qu&#233;b&#233;cois ; elle ne peut &#234;tre que distraction, ou nuisance. Jamais ne fera-t-on r&#233;f&#233;rence &#224; son enracinement. On valorisera plut&#244;t &#8212; et ce, d&#233;mesur&#233;ment &#8212; son d&#233;racinement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De Beauvoir &#233;crivait : &#171; Mais ce que l'homme veut vraiment dire quand il parle de la sensibilit&#233; de la femme, c'est son manque d'intelligence, son irresponsabilit&#233; quand il parle de charme, sa tra&#238;trise quand il parle de caprice. &#187; (6) Souvent, les plus grands compliments cachent les plus grandes insultes. &#171; Aimez-vous le Qu&#233;bec ? &#187;, demandait-on &#224; l'auteur Mordechai Richler. &#171; Bien-s&#251;r, j'ai un chalet dans les Cantons-de-l'Est ! &#187;, r&#233;pondait-il, comme on dirait d'une femme &#171; Bien-s&#251;r que je l'aime ; lui avez-vous vu l'air ? &#187; Dans la relation avec l'Autre, seules les qualit&#233;s ext&#233;rieures, superficielles, utiles &#224; soi peuvent susciter l'admiration. Dans une entrevue, lorsqu'on demanda &#224; Richler pourquoi il ne voulait pas parler en fran&#231;ais, il r&#233;pondit &#224; la journaliste : &#171; Et vous, parlez-vous Yiddish ? &#187; L'ethnicisation. La minorisation, toujours la minorisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cantonnant le domin&#233; au r&#244;le de l'Autre, le dominant justifie la domination de celui-ci. Dans notre cas, il lui est donc n&#233;cessaire d'enfermer le Qu&#233;b&#233;cois dans son r&#244;le d'&#233;tranger en Am&#233;rique, comme la femme est &#233;trang&#232;re au monde de l'homme. Il lui faut affirmer la possession du territoire du Qu&#233;bec par le Canada, comme le corps de la femme, au final, n'&#233;tait pas sien. Faire autrement serait faire du Qu&#233;b&#233;cois un sujet de sa propre existence, invalidant la hi&#233;rarchie. Le multiculturalisme est un leurre, car pour permettre l'enracinement total de l'anglophone partout au Canada, il est n&#233;cessaire de d&#233;raciner le francophone partout au Canada. La situation a pour effet de minoriser le domin&#233;, puis de le &#171; d&#233;personnaliser &#187;. Le d&#233;poss&#233;dant de toute valorisation propre, on lui retire alors toute pr&#233;tention l&#233;gitime &#224; la libert&#233;, &#224; l&#8216;&#233;galit&#233;, voir &#224; l&#8216;existence m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La dislocation, l'effritement, l'an&#233;antissement&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;moi je gis, mur&#233; dans la bo&#238;te cr&#226;nienne&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;po&#233;tis&#233; dans ma langue et mon appartenance&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;phas&#233; et d&#233;centr&#233; dans ma co&#239;ncidence&lt;/i&gt; &#8212; Gaston Miron (7)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s lors, on comprendra les cons&#233;quences de ce regard int&#233;rioris&#233;, de cette d&#233;personnalisation : la remarquable fragilit&#233; de l'identit&#233; franco-qu&#233;b&#233;coise. Cette faiblesse est particuli&#232;rement effarante chez les francophones hors Qu&#233;bec. Et voil&#224; o&#249; j'en arrive (plus explicitement, du moins) &#224; Fanon. Car immerg&#233;s dans un milieu qui ne peut le valoriser que malgr&#233; sa singularit&#233; &#8212; et non en raison de sa singularit&#233; &#8212; le Franco-Canadien (8) en viendra rapidement &#224; singer le dominant. Il portera le masque, tel le colonis&#233; de Fanon (voir &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Peau noire, masque blanc&lt;/i&gt;), s&#233;journant en m&#233;tropole.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;tranger dans un monde anglophone, le francophone hors Qu&#233;bec devient &#233;tranger &#224; lui-m&#234;me. On passe alors du &#171; speak white &#187; au &#171; act white &#187;. &#192; Ottawa, les G&#233;rard deviennent vite des Gerry, les Bernard des Bernie. Pour acc&#233;der au respect &#8212; et au pouvoir &#8212; il vaut mieux porter un nom d'enfant anglais qu'un nom d'adulte fran&#231;ais. Et s'il s'agit d'un &#201;ric, il apprendra bient&#244;t &#224; &#171; sublimer &#187; l'accent aigu, &#224; le faire dispara&#238;tre de son &#233;criture et de son esprit, comme on dissimule savamment l'accent des logos du Parti &#171; lib&#233;ral &#187; ou de &#171; T&#233;l&#233;film Canada &#187;. Ensuite, on nommera les rejetons Paul (...Martin, Desmarais...), ou Simon... ou &#171; Justin &#187;... des noms &#171; bilingues &#187;. Ils auront alors la fiert&#233; d'avoir &#233;t&#233; nomm&#233;s comme on baptise un organisme gouvernemental (&#171; Transport-Canada Trudel &#187;, c'est joli...). Pas de soucis, les petits-enfants porteront de vrais noms : John, Michael, Stephen. Au moins 4 Franco-Canadiens sur 10 mourront Anglais, et sans doute beaucoup plus, selon la tendance. Tout cela pour trouver la reconnaissance d'un monde anglophone o&#249; il ne peut &#234;tre reconnu en soi, menant &#224; cette inexorable disparition. Insidieusement, efficacement, le rapport de John Lambton, comte de Durham poursuit son &#339;uvre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;d'effritement&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, chez le Franco-Am&#233;ricain ! ...la d&#233;possession est plus prodigieuse encore. Par exemple : une conf&#233;rence tenue &#224; Montr&#233;al en 2008 permettait de rencontrer deux Franco-Am&#233;ricains toujours francophones de Nouvelle-Angleterre. L'homme du Maine discuta d&#8216;une universit&#233; centrale &#224; la vie franco-am&#233;ricaine dans l&#8216;&#233;tat. &#171; Re&#231;oit-on des journaux du Canada ? &#187;, demanda-t-on. &#171; Bien-s&#251;r &#187;, r&#233;pondit-il, &#171; Le Globe &amp; Mail, le Toronto Star... Le Telegraph-Journal de Saint-John... &#187; ...pas un seul journal francophone ! ...et ce trou noir est le plus pr&#233;gnant chez le Franco-Am&#233;ricain assimil&#233;. Lorsqu'on le questionnera au sujet de ses origines, il vous relatera invariablement comment il a retrac&#233; ses racines dans ce petit village du Poitou ici, ou cet autre joli hameau de Normandie juste l&#224;. De l'enracinement de ses anc&#234;tres au Qu&#233;bec, au Canada fran&#231;ais, il ne reste souvent aucune trace dans son imaginaire. Amn&#233;sie totale. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;An&#233;antissement&lt;/i&gt; int&#233;gral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De la partie la plus noire de mon &#226;me, &#224; travers la zone hachur&#233;e me monte ce d&#233;sir d'&#234;tre tout &#224; coup blanc. Je ne veux pas &#234;tre reconnu comme Noir, mais comme Blanc.&lt;/i&gt; &#8212; Frantz Fanon (9)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Qu&#233;bec m&#234;me, ne peut-on pas percevoir l'amorce de ce m&#234;me processus, celui de l'ob&#233;issance &#224; l'interdiction de s'affirmer, d'exister ? Songeons &#224; la valorisation d&#233;mesur&#233;e d'un l'anglais parl&#233; &#171; sans accent &#187;. ...alors que tous les autres accents du monde sont consid&#233;r&#233;s &#171; charmants &#187;, et &#171; sexy &#187;. Cette singularit&#233;, cette tare... Pensons &#224; cette propension &#224; s'affirmer &#171; Qu&#233;b&#233;cois &#187; entre nous, et &#171; Canadian &#187; ou &#171; French Canadian &#187; &#224; l'ext&#233;rieur. Le masque... Pensons aussi &#224; la g&#234;ne, voir le refus d'affirmer notre identit&#233; propre et notre histoire propre, et ce m&#234;me lors d'&#233;v&#233;nements majeurs et &#233;minemment intimes, tels que le 400e de Qu&#233;bec. La repr&#233;sentation de l'&#233;v&#233;nement par la Gouverneur imp&#233;riale en France a, dans le champ francophone, r&#233;affirm&#233; la conception m&#233;morielle canadienne anglaise. Pendant ce temps, &#224; Qu&#233;bec, on fr&#233;missait &#224; l'id&#233;e m&#234;me d'associer Champlain ou le fleurdelis&#233; aux festivit&#233;s. Les valeurs, la m&#233;moire, la projection vers l'avenir : les autres s'en chargent pour nous. Alors d&#233;pouill&#233;s de tout ce qui fait d&#8216;un peuple un peuple, il ne nous reste que le mercantilisme. Les m&#233;dias et les politiciens l&#8216;ont proclam&#233; : ce fut un succ&#232;s car... &#231;a a fait tellement d&#8216;argent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Songeons aux cours d'histoire du Qu&#233;bec, moribonds au coll&#233;gial. Le Devoir nous apprenait r&#233;cemment que le taux d'inscription aux cours d'histoire du Qu&#233;bec au C&#201;GEP chute depuis les ann&#233;es 90 (tiens tiens), le portant aujourd'hui &#224; moins de 5%. (10) &#201;voquons l'amn&#233;sie collective des Qu&#233;b&#233;cois &#224; propos de leur propre histoire ! Rappelons le complexe d'inf&#233;riorit&#233;, la pi&#232;tre qualit&#233; de la langue... Nommons, finalement, le cynisme politique accablant. L'immobilisme de la politique qu&#233;b&#233;coise actuelle est saisissant, &#224; droite comme &#224; gauche, chez les souverainistes comme chez les f&#233;d&#233;ralistes. Apr&#232;s-tout, qu'est-il advenu des manifestes lucide et solidaire, des conditions gagnantes et du f&#233;d&#233;ralisme renouvel&#233;, de la Commission Bouchard-Taylor ? Nous ne somme m&#234;me pas en mesure de renommer nos rues (Robert-Bourassa, Amherst...). Tel est l'&#233;tat de p&#233;trification dans laquelle notre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;dislocation&lt;/i&gt; nous a plac&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Affirmer son unicit&#233;, cultiver l'estime et la connaissance de soi, baptiser son territoire, s&#8216;ancrer dans celui-ci, s'inscrire dans le monde, viser l'excellence et se dessiner un avenir : cela est interdit &#224; l&#8216;Autre. Agir ainsi serait se faire sujet de sa vie. Se faire sujet de sa vie rendrait injustifiable la domination. Il demeure donc hors du monde et hors du temps. Il n'est pas l'acteur de son histoire, de son existence. Il est Autre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le choix&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque deux cat&#233;gories humaines se trouvent en pr&#233;sence, chacune veut imposer sa souverainet&#233;. [...] Si une des deux est privil&#233;gi&#233;e, elle l'emporte sur l'autre et s'emploie &#224; la maintenir dans l'oppression.&lt;/i&gt; &#8212; Simone de Beauvoir (11)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Soumis &#224; la conception canadienne, les Qu&#233;b&#233;cois la font leur, et provoquent la tr&#232;s lente &#8212; et d'autant plus p&#233;nible ! &#8212; d&#233;sagr&#233;gation de leur propre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; notre indicible mal.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant la lib&#233;ration de la femme, dit de Beauvoir, &#171; l'homme seul inventait l'avenir &#187;, alors que la femme &#171; ne consistait pas &#224; construire positivement, mais &#224; lutter contre la destruction &#187;. Tels s'articulaient les r&#244;les pour les Canadiens anglais et les Qu&#233;b&#233;cois, de l'&#233;chec des Patriotes jusqu'&#224; la R&#233;volution tranquille, avec parfaite concordance. Alors que le mouvement d'&#233;mancipation qu&#233;b&#233;cois perd de son &#233;lan, le conservatisme, cons&#233;quemment, reprend depuis du terrain en politique qu&#233;b&#233;coise. ...et nous replongeons dans le fantasme et acceptons d'&#234;tre bern&#233;s, alors qu'on se laisse croire que notre nation est reconnue par une autre qui la refuse avec &#233;clat. Ainsi, le Qu&#233;b&#233;cois au Canada est condamn&#233; &#224; affirmer sa vitalit&#233; et en &#234;tre puni, ou assumer qu'il est second, in&#233;gal ; un simple prolongement. Cela implique qu'il cesse de cultiver sa nationalit&#233;, sa m&#233;moire et son avenir. Cela implique une forme de conservatisme, de stagnation, de soumission.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec la situation de la femme, une diff&#233;rence frappe, toutefois. Pour celle-ci, la soumission n'a laiss&#233; dans l'histoire que deux possibilit&#233;s : l'acceptation, et l'&#233;mancipation. La troisi&#232;me solution, qui serait l'assimilation, lui est interdite par la nature m&#234;me. Pas pour le Qu&#233;b&#233;cois. Dans ce cas, l'acceptation est une option, mais elle m&#232;ne vers une trajectoire bien pr&#233;cise, dont l'amorce et la forme sont d&#233;j&#224; perceptibles : la dislocation, l'effritement, l'an&#233;antissement. &#192; l'oppos&#233;, il y a le choix de sortir d'un &#233;tat impos&#233; de minoris&#233;, et d'&#233;tablir l'&#233;galit&#233;. Il y a le choix de la libert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notes :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(1) : Ayant trait au Rassemblement pour l'ind&#233;pendance nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(2) Voir le documentaire La Mani&#232;re n&#232;gre ; ou Aim&#233; C&#233;saire, chemin faisant, de Jean-Daniel Lafond.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(3) Voir N&#232;gres blancs d&#8216;Am&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(4) McCann, Paul. Wallpaper City Guide : Montr&#233;al. Paris : Phaidon, 2008, p.3.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(5) De Beauvoir, Simone. &#171; Feminity, the trap &#187;. Vogue (New York), 15 mars 1947.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(6) De Beauvoir, Simone. &#171; Feminity, the trap &#187;. Vogue (New York), 15 mars 1947.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(7) Miron, Gaston. &#171; Monologues de l'ali&#233;nation d&#233;lirante &#187;. L'homme rapaill&#233;. Montr&#233;al : &#201;ditions Typo, 1998, p.92.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(8) Par &#171; Franco-Canadien &#187;, j'entend &#171; francophone des provinces canadiennes &#224; majorit&#233; anglophone &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(9) Fanon, Frantz. Peau noire, masques blancs. Paris : &#201;ditions du Seuil, 1952, p.71.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(10) Rioux, Christian. &#171; Cachez cette histoire que je ne saurais voir ! &#187;. Le Devoir (Montr&#233;al), 12 et 13 septembre 2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(11) De Beauvoir, Simone. Le deuxi&#232;me sexe I. Paris : &#201;ditions Gallimard, 1949, p.109.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(12) Un sondage effectu&#233; lors du d&#233;bat sur la motion reconnaissant la motion sur la nation que formeraient &#171; the Qu&#233;b&#233;cois &#187; (ce qui est tr&#232;s diff&#233;rent de &#171; les Qu&#233;b&#233;cois &#187;) d&#233;montrait que 77% de la population du reste du Canada ne reconnait pas que les Qu&#233;b&#233;cois forment une nation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



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		<title>Reconstruction multiculturelle de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise : les censures &#224; lever</title>
		<link>http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_frontpage&amp;Itemid=1</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Mathieu Bock-C&#244;t&#233; - L'Action nationale&lt;br&gt;www.action-nationale.qc.ca</dc:creator>
		


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		<description>Devenir Qu&#233;b&#233;cois devrait impliquer l'int&#233;riorisation du patrimoine culturel et historique de la nation, ce qui veut dire qu'il devrait &#234;tre transmis de mani&#232;re d&#233;complex&#233; et qu'il devrait s'accoupler avec une &#233;ventuelle citoyennet&#233; traduisant politiquement (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Devenir Qu&#233;b&#233;cois devrait impliquer l'int&#233;riorisation du patrimoine culturel et historique de la nation, ce qui veut dire qu'il devrait &#234;tre transmis de mani&#232;re d&#233;complex&#233; et qu'il devrait s'accoupler avec une &#233;ventuelle citoyennet&#233; traduisant politiquement l'appartenance au (...) - &lt;a href="http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_frontpage&amp;Itemid=1"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>NON &#224; une privatisation du syst&#232;me de sant&#233; !!</title>
		<link>http://www.vigile.net/NON-a-une-privatisation-du-systeme</link>
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		<dc:date>2009-10-07T13:31:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>&#201;ric Folot - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>cette hausse des co&#251;ts r&#233;sulte essentiellement d'une diminution des revenus de l'&#201;tat coupl&#233;e &#224; une augmentation du co&#251;t et du volume d'utilisation des m&#233;dicaments . Quoiqu'il en soit, cette hausse des co&#251;ts en sant&#233; n'est pas aussi vertigineuse que l'on (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Briser les mythes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. La sant&#233; co&#251;te trop cher &#224; l'&#201;tat&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les co&#251;ts en sant&#233; sont pass&#233;s de 30 % &#224; 38 % entre 1976 et 2006, selon les chiffres de l'Institut canadien d'information sur la sant&#233; (ICIS). L'essentiel de cette augmentation des co&#251;ts a eu lieu durant la derni&#232;re d&#233;cennie. Or, au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es, les recettes de l'&#201;tat ont diminu&#233; de pr&#232;s de cinq milliards, suite &#224; des baisses d'imp&#244;ts. Bref, l'augmentation du pourcentage du budget provincial allou&#233; &#224; la sant&#233; s'explique moins par une hausse des co&#251;ts en sant&#233; (num&#233;rateur) que par une baisse des subsides gouvernementaux (d&#233;nominateur) . De plus, ce sont les d&#233;penses priv&#233;es (surtout en m&#233;dicaments) qui expliquent la plus grande part de la hausse des co&#251;ts de sant&#233;. Donc, cette hausse des co&#251;ts r&#233;sulte essentiellement d'une diminution des revenus de l'&#201;tat coupl&#233;e &#224; une augmentation du co&#251;t et du volume d'utilisation des m&#233;dicaments . Quoiqu'il en soit, cette hausse des co&#251;ts en sant&#233; n'est pas aussi vertigineuse que l'on aimerait nous le faire croire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Le syst&#232;me de sant&#233; est exclusivement financ&#233; par le public&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le financement du syst&#232;me de sant&#233; (soins hospitaliers, m&#233;dicaments, soins param&#233;dicaux) est &#224; 70 % public et &#224; 30 % priv&#233;, ce qui place le Qu&#233;bec l&#233;g&#232;rement sous la moyenne des pays de l'OCDE, o&#249; 72 % du financement provient de l'&#201;tat. La particularit&#233; du Qu&#233;bec tient du fait que la prestation des soins hospitaliers ne peut &#234;tre financ&#233;e par le priv&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3. Le syst&#232;me de sant&#233; canadien est m&#233;diocre, car il se classe trenti&#232;me&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une &#233;tude de 2000 publi&#233;e par l'Organisation mondiale de la Sant&#233; (OMS) : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Rapport sur la sant&#233; dans le monde 2000 : pour un syst&#232;me de sant&#233; plus performant&lt;/i&gt; &#187; , classait le syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais au premier rang dans le monde, et le syst&#232;me canadien, au trenti&#232;me. Ce r&#233;sultat est souvent utilis&#233; par les tenants de la privatisation pour d&#233;montrer &#224; quel point le syst&#232;me canadien est m&#233;diocre comparativement aux r&#233;gimes &#224; deux vitesses (c.-&#224;-d. qui permettent aux gens d'utiliser des fonds priv&#233;s pour &#233;viter les files d'attente ou acheter de meilleurs soins) de certains pays. Toutefois, en examinant plus attentivement les deux syst&#232;mes, on constate que la France et le Canada affichent des r&#233;sultats de sant&#233; similaires et, de ce fait, le Canada fait meilleure figure pour de nombreux indicateurs importants, comme l'esp&#233;rance de vie chez les hommes et la mortalit&#233; maternelle et infantile . Comme le syst&#232;me de sant&#233; n'est pas le seul d&#233;terminant de la sant&#233;, il faut donc &#234;tre prudent dans les comparaisons entre les divers syst&#232;mes de sant&#233;, car l'efficacit&#233; et la performance d'un syst&#232;me de sant&#233; doit se mesurer par l'&#233;tat de sant&#233; de sa population.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. Les principales causes des d&#233;lais d'attente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1.1 Nouvelles technologies et vieillissement de la population&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les nouvelles technologies ont des effets positifs sur le syst&#232;me de sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elles augmentent les possibilit&#233;s d'interventions, les rendent plus efficaces, moins invasives, plus s&#233;curitaires et surtout permettent d'intervenir &#224; des &#226;ges de plus en plus avanc&#233;s. Elles ont &#233;galement permis l'&#233;mergence des chirurgies d'un jour et ont consid&#233;rablement diminu&#233; les temps d'hospitalisation. Elles ont aussi facilit&#233; les soins &#224; domicile permettant ainsi de soigner et maintenir &#224; domicile les patients plut&#244;t que de les placer dans les &#233;tablissements de longue dur&#233;e .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces nouvelles technologies entra&#238;nent aussi des effets n&#233;gatifs sur le syst&#232;me de sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elles ont l'inconv&#233;nient de faire du syst&#232;me de sant&#233; un gouffre sans fond o&#249; de nouveaux besoins sont continuellement cr&#233;&#233;s. Or, il est notoire de constater que les interventions pour lesquelles il y a actuellement des d&#233;lais d'attente excessifs sont des interventions qui n'existaient pas il y a 25 ans. Donc l'arriv&#233;e des d&#233;lais d'attente co&#239;ncide avec la d&#233;couverte de ces nouvelles technologies. De plus, ces nouvelles technologies sont tr&#232;s dispendieuses et ajoutent ainsi un poids colossal au fardeau financier du syst&#232;me de sant&#233; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le vieillissement de la population qu&#233;b&#233;coise est &#233;galement tr&#232;s pr&#233;occupant et participe, en conjonction avec l'arriv&#233;e des nouvelles technologies, au ph&#233;nom&#232;ne des d&#233;lais d'attente. En effet, les personnes &#226;g&#233;es sont g&#233;n&#233;ralement plus vuln&#233;rables aux maladies que la moyenne des gens, en raison de leur &#226;ge. Donc, le vieillissement de la population entra&#238;nera une plus grande consommation de services de sant&#233; et un accroissement des d&#233;penses. Selon le rapport M&#233;nard de 2005, du comit&#233; de travail sur la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux du Qu&#233;bec, les ressources par habitant consacr&#233;es aux personnes &#226;g&#233;es de 65 ans ou plus sont environ 3.7 fois plus &#233;lev&#233;es que pour la moyenne des groupes d'&#226;ge. Pour les personnes de 85 ans ou plus, c'est 7.7 fois plus par habitant que pour la moyenne de la population. Or, selon le bureau de la statistique du Qu&#233;bec, la pyramide d'&#226;ge en 2041 sera invers&#233;e, de sorte que la population qu&#233;b&#233;coise sera compos&#233;e d'un grand nombre de personnes &#226;g&#233;es (dont la majorit&#233; auront environ 80 ans) .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1.2 Manque de ressources humaines et mat&#233;rielles&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;lais d'attente auxquels font face les Qu&#233;b&#233;cois sont &#233;galement caus&#233;s par le manque de ressources humaines. Le nombre de m&#233;decins par habitant est plus &#233;lev&#233; au Qu&#233;bec que dans le reste du Canada, mais compte tenu que les m&#233;decins travaillent en moyenne 10% moins d'heures que leurs homologues canadiens, la disponibilit&#233; des m&#233;decins au Qu&#233;bec est similaire &#224; celle que l'on retrouve dans le reste du Canada. Ce ratio est en moyenne de 2 m&#233;decins par 1000 habitants. En revanche, dans les autres pays de l'OCDE, ce ratio est de 3 m&#233;decins par 1000 habitants de sorte que nous avons 30% moins de m&#233;decins au Canada que dans les autres pays de l'OCDE . Le nombre total de m&#233;decins au Qu&#233;bec est en baisse depuis 1996 . Qui plus est, le Qu&#233;bec, comme plusieurs autres pays industrialis&#233;s, est aux prises avec un probl&#232;me majeur de p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre infirmi&#232;re . On peut certainement affirmer que l'une des cause principale de ce manque d'effectif a &#233;t&#233; la mise &#224; la retraite anticip&#233;e des employ&#233;s du secteur public (dont le personnel hospitalier) en 1997, malgr&#233; les dangers soulev&#233;s par l'Ordre des infirmi&#232;res et infirmiers du Qu&#233;bec . Concernant le nombre de m&#233;decins, le gouvernement qu&#233;b&#233;cois a, en 1995, appliqu&#233; des indemnit&#233;s pour d&#233;parts volontaires &#224; la retraite et, d&#232;s 1997, &#224; r&#233;duit de 10% le nombre d'inscriptions dans les &#233;coles de m&#233;decine . Concr&#232;tement, &#224; l'h&#244;pital Sacr&#233;-C&#339;ur de Montr&#233;al, cela signifie que chaque nuit o&#249; le nombre d'infirmi&#232;res est insuffisant, les chirurgies cardiaques de la journ&#233;e doivent &#234;tre annul&#233;es et report&#233;es. Chaque fois que cela se produit, les listes d'attentes deviennent plus longues.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le manque de ressources mat&#233;rielles est &#233;galement une cause importante. Il y a au Canada 30% moins de lits de soins aigus que dans les autres pays de l'OCDE. Bref, le Canada a moins de ressources humaines et mat&#233;rielles que les autres pays de l'OCDE ce qui entra&#238;ne des effets n&#233;gatifs sur les d&#233;lais d'attente, notamment pour les chirurgies &#233;lectives, mais &#233;galement pour plusieurs autres services, dont l'acc&#232;s aux services m&#233;dicaux de premi&#232;re ligne .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1.3 Rationnement des services&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'OMS, en juin 2000, lan&#231;ait l'id&#233;e du rationnement des interventions qu'elle d&#233;finissait ainsi : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;veiller &#224; ce que leurs ressources dont le montant est limit&#233; soient affect&#233;es &#224; des domaines consid&#233;r&#233;s comme hautement prioritaires&lt;/i&gt; &#187; . En plus de limiter la gamme de services aux soins hautement prioritaires, il arrive que l'on ait &#224; limiter le volume des services en vue de r&#233;pondre &#224; des imp&#233;ratifs budg&#233;taires. En r&#233;duisant la disponibilit&#233; des services, on entra&#238;ne cons&#233;quemment une augmentation des d&#233;lais d'attentes. Ces mesures en vue de limiter le volume des services visent, par exemple, &#224; ne pas remplacer le personnel lors des cong&#233;s, &#224; restreindre les heures d'ouverture des salles d'op&#233;ration ou des services diagnostics ou encore &#224; fermer des lits durant certaines p&#233;riodes. Ce genre de mesures est utilis&#233; dans pratiquement tous les h&#244;pitaux du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1.4 D&#233;ficience des m&#233;canismes de r&#233;gulation&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;lais d'attente, comme m&#233;canisme de r&#233;gulation pour les services m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s, ne sont pas r&#232;glement&#233;s de sorte qu'ils sont actuellement g&#233;r&#233;s de fa&#231;on ind&#233;pendante par chaque d&#233;partement hospitalier et par chaque m&#233;decin. Or, si la gestion des d&#233;lais d'attente &#233;tait r&#233;glement&#233;e, on pourrait, d'une part, d&#233;terminer le moment o&#249; une personne doit &#234;tre inscrite sur la liste d'attente et le moment o&#249; elle doit acc&#233;der aux soins dont elle a besoin. D'autre part, redistribuer la charge des patients en attente entre les m&#233;decins, les h&#244;pitaux et les r&#233;gions. Cette absence de r&#232;glementation dans la gestion des listes d'attente a au moins quatre cons&#233;quences. Elle entra&#238;ne une grande h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des d&#233;lais d'attente dans la province entre les m&#233;decins, les &#233;tablissements et les r&#233;gions. Elle entra&#238;ne aussi une grande diff&#233;rence entre le moment o&#249; les patients sont inscrits sur les listes d'attente et le moment o&#249; ils en sont retir&#233;s. Elle entra&#238;ne une absence de transparence dans la gestion des d&#233;lais d'attente. Finalement, elle entra&#238;ne une absence d'imputabilit&#233; des gestionnaires et des professionnels qui g&#232;rent les listes d'attente .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2. Les cons&#233;quences des d&#233;lais d'attente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2.1 Aggravation de l'&#233;tat de sant&#233; du patient&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;lais d'attente ont pour cons&#233;quence de retarder le moment o&#249; les soins sont prodigu&#233;s, de sorte que les patients sont beaucoup plus malades au moment de leur prise en charge par le m&#233;decin traitant . Ainsi, un patient dont l'&#233;tat de sant&#233; requ&#233;rait, au d&#233;part, des soins mineurs peut, une fois pris en charge par le m&#233;decin traitant, avoir besoin de soins majeurs. Or, les soins majeurs (chirurgie, op&#233;ration&#8230;) sont beaucoup plus co&#251;teux pour le syst&#232;me de sant&#233;. Des soins mineurs peuvent donc, en s'aggravant, d&#233;g&#233;n&#233;rer en soins majeurs n&#233;cessitant des soins plus sp&#233;cialis&#233;s et plus co&#251;teux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2.2 Moins de temps consacr&#233; &#224; chaque patient&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;lais d'attente exercent sur les gestionnaires et les professionnels de la sant&#233; une pression afin de faire plus avec moins. Cela a pour cons&#233;quence de r&#233;duire le temps consacr&#233; par le m&#233;decin &#224; chaque patient, entra&#238;nant un plus grand risque d'erreur (mauvais diagnostic) et de faute m&#233;dicale (n'a pas suivi les r&#232;gles de l'art). Les recherches d&#233;montrent que travailler dans des milieux complexes et stressants tels que les h&#244;pitaux, pr&#233;dispose les professionnels aux erreurs et aux fautes. Cette situation s'aggrave quand le personnel est fatigu&#233; et surmen&#233; ou quand il n'y a pas assez d'effectifs . Par cons&#233;quent, le nombre de poursuites judiciaires augmente ce qui peut entra&#238;ner une augmentation des co&#251;ts. Cet accroissement du nombre de poursuites entra&#238;ne &#224; son tour le ph&#233;nom&#232;ne de la m&#233;decine d&#233;fensive (multiplier les diagnostics, les tests en vue de collecter le plus d'information possible en cas de poursuite ; ce qui entra&#238;ne &#233;galement une augmentation des co&#251;ts) . Cette augmentation du nombre de poursuites n'affecte pas &#233;galement toutes les personnes de la soci&#233;t&#233;. En effet, cette augmentation du nombre de fautes m&#233;dicales risque d'affecter beaucoup plus les personnes pauvres que les personnes riches. Une personne riche qui subit un pr&#233;judice en raison d'une faute m&#233;dicale a les ressources financi&#232;res suffisantes pour retenir les services d'un avocat pour d&#233;fendre ses droits et se faire repr&#233;senter devant les tribunaux. En revanche, la personne pauvre n'a pas les moyens financiers de le faire et l'aide juridique ne couvre pas les fautes m&#233;dicales. Les grands perdants sont encore et toujours les pauvres qui ne pourront &#234;tre compens&#233;s pour leur pr&#233;judice, &#224; moins de trouver un avocat qui accepte de les repr&#233;senter &#224; pourcentage. Les pauvres vont donc davantage p&#226;tir des d&#233;faillances du syst&#232;me de sant&#233; et des fautes m&#233;dicales ainsi g&#233;n&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;3. Les solutions : avantages et inconv&#233;nients&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3.1 Ajout de ressources humaines, mat&#233;rielles et financi&#232;res (dont le recours au priv&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ajout de ressources financi&#232;res permettrait d'accro&#238;tre la production de services et ainsi r&#233;duire les d&#233;lais d'attente. &#192; court terme, cette solution a des effets positifs. Mais n'&#233;tant pas une action structurante s'attaquant aux causes &#224; la source des d&#233;lais d'attente, elle est peu efficace &#224; long terme . Qui plus est, une augmentation des d&#233;penses en sant&#233; (en fonction du PIB) ne garanti pas une augmentation de l'esp&#233;rance de vie des citoyens du pays . Par exemple, le Japon est l'un des pays qui d&#233;pense le moins en sant&#233;, mais qui poss&#232;de l'esp&#233;rance de vie moyenne la plus &#233;lev&#233;e. En revanche, les &#201;tats-Unis est le pays qui d&#233;pense le plus d'argent en sant&#233; (en fonction de son PIB), mais qui poss&#232;de l'esp&#233;rance de vie moyenne la plus faible. Tout cela s'explique par le principe de rendements d&#233;croissants. Il n'y a donc pas de relation entre la progression des d&#233;penses de sant&#233; dans les pays d&#233;velopp&#233;s et l'am&#233;lioration effective de la sant&#233; publique. Il est m&#234;me nuisible de d&#233;penser davantage dans le syst&#232;me de sant&#233; alors m&#234;me que l'on pourrait s'attarder &#224; d'autres d&#233;terminants de la sant&#233; qui contribuent plus fortement &#224; la r&#233;duction de la mortalit&#233; dans la population. Suivant le mod&#232;le de Dever, les priorit&#233;s aux &#201;tats-Unis sont invers&#233;es. On pourrait en dire de m&#234;me au Canada. Son mod&#232;le d&#233;montre que le d&#233;terminant de la sant&#233; (le style de vie) qui contribue le plus &#224; la r&#233;duction de la mortalit&#233; est &#233;galement celui pour lequel les &#201;tats-Unis consacrent le moins d'argent. Les d&#233;terminants de la sant&#233; qui contribuent le plus &#224; la r&#233;duction de la mortalit&#233; sont (en % et par ordre d'importance) : le style de vie (43%), la biologie humaine (27%), l'environnement (19%) et finalement le syst&#232;me de soins (11%). Or, les d&#233;penses consacr&#233;es &#224; chacun de ces d&#233;terminants sont : le style de vie (1.5%), la biologie humaine (7.9%), l'environnement (1.6%) et finalement le syst&#232;me de soins (90%) .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ajout de ressources mat&#233;rielles (&#233;quipement) et l'ajout de ressources humaines ont &#233;galement un effet positif sur la production de services . En revanche, l'accroissement de ressources humaines se fait tr&#232;s lentement consid&#233;rant que la formation d'un m&#233;decin prend entre 6 et 12 ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Recours au financement priv&#233; des soins de sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
Arguments contre le recours au financement priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les tenants d'un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le (duplicatif) croient que l'introduction du financement priv&#233; des soins de sant&#233; (par la souscription &#224; des assurances priv&#233;es duplicatives) permettra de solutionner ou, &#224; tout le moins, de minimiser l'ampleur du probl&#232;me des listes d'attentes en sant&#233;. Or, les listes d'attentes sont engendr&#233;es par une offre de service insuffisante face &#224; la demande. Il faut donc accro&#238;tre l'offre de service si l'on veut amenuiser le probl&#232;me des listes d'attente. Et pour accro&#238;tre l'offre de service, il faut augmenter les effectifs m&#233;dicaux en agissant sur la main d'oeuvre .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant rien ne nous autorise &#224; croire qu'une augmentation du financement des services m&#233;dicaux et hospitaliers (par un financement priv&#233;) augmentera nos effectifs m&#233;dicaux. Comme nous le rappelle le Conseil de la sant&#233; et du bien-&#234;tre, une augmentation du financement des services m&#233;dicaux, que celui-ci soit de source priv&#233;e ou publique, ne saurait se traduire &#224; court terme par une augmentation de la main-d'oeuvre professionnelle . &#192; d&#233;faut de permettre une hausse de main-d'oeuvre, on pourrait penser qu'une augmentation du financement des services m&#233;dicaux et hospitaliers pourrait entra&#238;ner une augmentation de la productivit&#233; de la main-d'oeuvre actuellement disponible. Or, la Grande-Bretagne est le parfait contre-exemple. Son exp&#233;rience nous d&#233;montre que la r&#233;mun&#233;ration des m&#233;decins a augment&#233; sans qu'il n'y ait une augmentation significative de l'offre totale de services . Donc le financement priv&#233; des soins de sant&#233; n'est pas une solution efficace, car elle n'entra&#238;ne pas l'augmentation de l'offre de service escompt&#233;e permettant de r&#233;sorber les listes d'attente.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'introduction du financement priv&#233; des soins de sant&#233; a &#233;t&#233; essay&#233; dans quelques pays dont le Royaume-Uni, l'Australie et l'Irlande. L'exp&#233;rience a d&#233;montr&#233; que le recours au secteur priv&#233; n'a non seulement pas r&#233;duit les listes d'attente du secteur public, mais a &#233;galement conduit &#224; augmenter la pression de la demande de soins sur les services publics . L'introduction de l'assurance priv&#233;e duplicative entra&#238;ne tr&#232;s peu de transfert de demande du secteur public vers le secteur priv&#233; . En d'autres termes, l'introduction du financement priv&#233; ne permet pas de d&#233;sengorger le syst&#232;me de sant&#233; public contrairement &#224; ce que les tenants de la privatisation tentent de nous faire croire. En effet, il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;, par l'exp&#233;rience de l'Australie, que les listes d'attente dans le syst&#232;me public de sant&#233; ne s'en trouvent pas d&#233;sengorg&#233;es . En fait, les syst&#232;mes priv&#233;s parall&#232;les ne r&#233;duisent pas les temps d'attente dans les &#233;tablissements publics et m&#234;me au contraire les augmentent . En effet, l'exp&#233;rience de l'Australie et celle du Royaume-Uni ont montr&#233; que lorsque les m&#233;decins peuvent pratiquer &#224; la fois dans le secteur priv&#233; et dans le secteur public, le temps d'attente n'est pas r&#233;duit. Qui plus est, une &#233;tude men&#233;e au Manitoba sur la chirurgie de la cataracte montre que les temps d'attente des patients utilisant le secteur public sont plus courts s'ils sont op&#233;r&#233;s par des m&#233;decins pratiquant uniquement dans le secteur public que s'ils sont op&#233;r&#233;s par des m&#233;decins pratiquant aussi dans le secteur priv&#233;. Donc, la pratique m&#233;dicale simultan&#233;e dans les secteurs public et priv&#233; n'est pas une solution efficace pour les personnes qui n'utilisent que les services &#224; financement public . Le Conseil m&#233;dical du Qu&#233;bec est &#224; propos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Or, contrairement &#224; ce que l'on peut croire, il n'y a pas d'&#233;vidence que la pr&#233;sence d'un secteur priv&#233; permette de diminuer les listes d'attente du secteur public. Un plus grand acc&#232;s aux soins priv&#233;s semble m&#234;me associ&#233; &#224; de plus longues &#171; queues &#187; dans le secteur public, particuli&#232;rement l&#224; o&#249; les m&#233;decins op&#232;rent dans les deux secteurs, comme au Royaume-Uni&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, non seulement le financement priv&#233; des soins de sant&#233; n'est pas une solution efficace aux listes d'attente (n'entra&#238;ne pas une augmentation de l'offre de service), mais elle est &#233;galement inefficiente. En effet, elle n'augmente pas l'offre de service, mais augmente les co&#251;ts totaux des services de sant&#233; . En effet, le financement priv&#233; des services de sant&#233; entra&#238;ne une hausse des d&#233;penses per capita : il faut additionner aux d&#233;penses pour les services publics (taxes et imp&#244;ts) les d&#233;penses pour les services &#224; financement priv&#233; (primes d'assurance). De plus, contrairement &#224; la croyance populaire, le priv&#233; ne permet pas de g&#233;rer &#224; meilleur co&#251;t. De nombreux exemples dans le monde, dont la Suisse et les &#201;tats-Unis, d&#233;montrent une augmentation des co&#251;ts totaux des services de sant&#233; comme cons&#233;quence de l'augmentation du financement priv&#233;. On constate dans les faits que l'administration priv&#233;e des services de sant&#233; co&#251;te en g&#233;n&#233;ral plus cher que l'administration publique, car le financement priv&#233; des services de sant&#233; augmente les co&#251;ts de la gestion des services . Finalement, la tendance des pays europ&#233;ens pour ma&#238;triser les co&#251;ts de leur syst&#232;me de soins n'est pas vers une plus grande privatisation. Le Conseil m&#233;dical du Qu&#233;bec est &#224; propos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Bref, la tendance des pays europ&#233;ens pour ma&#238;triser les co&#251;ts de leurs syst&#232;mes de soins ne s'oriente pas principalement vers une plus grande privatisation, encore moins vers la mise sur pied ou le renforcement d'un syst&#232;me priv&#233; parall&#232;le. Ils adoptent des politiques rigoureuses d'encadrement des d&#233;penses et s'efforcent de
favoriser une utilisation optimale des ressources. Par ailleurs, face aux d&#233;fis futurs (vieillissement de la population, d&#233;veloppement technologique .&#8230;), plusieurs chercheurs craignent que l'orientation actuelle vers une gestion de type entreprise ne favorise &#224; long terme une plus grande privatisation&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les partisans de la privatisation justifie &#233;galement le recours au priv&#233; en all&#233;guant que les d&#233;penses en sant&#233; au Qu&#233;bec sont exorbitantes au point o&#249;, selon eux, le syst&#232;me de sant&#233; n'a plus les moyens de ses ambitions. Or, selon l'Institut canadien d'information sur la sant&#233; (ICIS), les co&#251;ts en sant&#233; sont pass&#233;s de 30 % &#224; 38 % du budget de l'&#201;tat entre 1976 et 2006 . Selon une deuxi&#232;me source, le professeur Fran&#231;ois B&#233;land, professeur titulaire au d&#233;partement d'administration de la sant&#233; de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, les d&#233;penses gouvernementales en sant&#233; ont tr&#232;s peu vari&#233; depuis 30 ans en passant de 30 % &#224; 34% des revenus du gouvernement du Qu&#233;bec . L'essentiel de cette augmentation des co&#251;ts a eu lieu durant la derni&#232;re d&#233;cennie. Or, au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es, les revenus de l'&#201;tat ont diminu&#233; de pr&#232;s de cinq milliards, suite &#224; des baisses d'imp&#244;ts. Bref, l'augmentation du pourcentage du budget provincial allou&#233; &#224; la sant&#233; s'explique moins par une hausse des co&#251;ts en sant&#233; (num&#233;rateur) que par une baisse des subsides gouvernementaux (d&#233;nominateur) . De plus, ce sont les d&#233;penses priv&#233;es (surtout en m&#233;dicaments) qui expliquent la plus grande part de la hausse des co&#251;ts de sant&#233; . De plus, ces d&#233;penses priv&#233;es au Qu&#233;bec connaissent un taux de croissance sup&#233;rieur &#224; celui de la moyenne au Canada (et en particulier &#224; celui de l'Ontario) . Par ailleurs, les d&#233;penses en services m&#233;dicaux et hospitaliers ont diminu&#233; en proportion des revenus de 24% en 1975-76 &#224; 22% en 2005-06 . Suivant une autre source, le Conseil de la sant&#233; et du bien-&#234;tre du Qu&#233;bec, les d&#233;penses pour les services m&#233;dicaux et hospitaliers ont vu leur importance relative (en fonction du PIB) diminuer dans le budget du gouvernement du Qu&#233;bec au cours de la p&#233;riode des ann&#233;es 1993 &#224; 2001 . Donc cette hausse des co&#251;ts r&#233;sulte essentiellement d'une diminution des revenus de l'&#201;tat coupl&#233;e &#224; une augmentation du co&#251;t et du volume d'utilisation des m&#233;dicaments . Quoiqu'il en soit, cette hausse des co&#251;ts en sant&#233; n'est pas aussi vertigineuse que l'on aimerait nous le faire croire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'objectif ultime de toute soci&#233;t&#233; civile est d'accro&#238;tre l'&#233;tat de sant&#233; global de sa population . La notion de sant&#233; a &#233;volu&#233;e avec les ann&#233;es et on parle d&#233;sormais de sant&#233; globale laquelle reconna&#238;t plusieurs d&#233;terminants de la sant&#233; . Il est g&#233;n&#233;ralement reconnu que la pauvret&#233; (revenu et statut social) est le d&#233;terminant de la sant&#233; le plus important . C'est donc celui qui influence le plus l'&#233;tat de sant&#233; d'une population. En 2000-2002, les hommes qu&#233;b&#233;cois les plus d&#233;favoris&#233;s vivaient en moyenne huit ans de moins que les plus favoris&#233;s . Ainsi, plus ont est pauvre, plus on est malade et que plus on est riche, plus on est en sant&#233; . Il existe donc une in&#233;galit&#233; en mati&#232;re de sant&#233; entre les riches et les pauvres . Et cette in&#233;galit&#233; est d'autant plus grande que le foss&#233; ou l'&#233;cart entre les riches et les pauvres s'&#233;largit. L'OMS est &#224; propos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me dans les pays les plus d&#233;velopp&#233;s, les moins riches ont une esp&#233;rance de vie bien plus courte et sont en moins bonne sant&#233; que les plus favoris&#233;s. Ces diff&#233;rences non seulement repr&#233;sentent une grande injustice sociale, mais attirent &#233;galement l'attention du monde scientifique sur certains des facteurs les plus d&#233;terminants pour la sant&#233; dans les soci&#233;t&#233;s modernes&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon le rapport r&#233;cent de l'OCDE : Croissance et in&#233;galit&#233;s : distribution des revenus et pauvret&#233; dans les pays de l'OCDE (octobre 2008), les taux de pauvret&#233; et d'in&#233;galit&#233;s des revenus au Canada ont augment&#233; de 1995 &#224; 2005 au point de d&#233;passer la moyenne des 30 pays membres de l'OCDE. Seuls le Canada et l'Allemagne ont connu une croissance aussi rapide au cours de cette p&#233;riode . Puisque les taux de pauvret&#233; et d'in&#233;galit&#233;s des revenus au Canada sont en croissance, on peut en d&#233;duire que les in&#233;galit&#233;s en mati&#232;re de sant&#233;, qui en sont le fruit, augmentent &#233;galement. Or, si l'on d&#233;sire accro&#238;tre l'&#233;tat de sant&#233; global de la population, il faut s'attaquer &#224; ce probl&#232;me d'in&#233;galit&#233; en mati&#232;re de sant&#233;. &#192; plus forte raison compte tenu que la pauvret&#233; et ces in&#233;galit&#233;s sont en croissance. S'il est utopique de croire que nous pouvons annihiler ou &#233;radiquer la pauvret&#233;, il serait, en revanche, souhaitable de la r&#233;duire et ainsi d'amenuiser ses effets pernicieux sur la sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, l'&#233;mergence d'un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le (duplicatif) ajoute &#224; cette in&#233;galit&#233; en mati&#232;re de sant&#233; une in&#233;galit&#233; en mati&#232;re d'acc&#232;s aux soins de sant&#233; . Par cons&#233;quent, au lieu de r&#233;duire la pauvret&#233; et d'amenuiser ses effets pernicieux sur la sant&#233; (in&#233;galit&#233;s en mati&#232;re de sant&#233;), on aggrave la situation en y ajoutant une in&#233;galit&#233; d'acc&#232;s aux soins de sant&#233;. La cons&#233;quence in&#233;luctable qui en d&#233;coulera sera une augmentation des in&#233;galit&#233;s en mati&#232;re de sant&#233;. En effet, en offrant aux seuls riches la chance de court-circuiter les listes d'attentes du syst&#232;me de sant&#233; public afin de se faire soigner en priorit&#233; dans le secteur priv&#233;, les riches am&#233;lioreront leur sant&#233; sans que la sant&#233; des pauvres ne se soit d'aucune fa&#231;on am&#233;lior&#233;e. Paradoxalement, ce sont les plus pauvres qui ont le plus besoin des services de sant&#233; . De plus, les personnes suffisamment riches pour souscrire &#224; des assurances priv&#233;es de sant&#233; sont une minorit&#233;. Donc, le recours &#224; l'assurance priv&#233;e favorise les personnes suffisamment riches pour souscrire &#224; une assurance priv&#233;e de sant&#233; (une minorit&#233;) sans am&#233;liorer d'une fa&#231;on significative la sant&#233; des personnes moins favoris&#233;s (une majorit&#233;) . Or, cette solution est contre-productive et est &#224; contre-courant de ce qui doit &#234;tre fait pour am&#233;liorer l'&#233;tat de sant&#233; global de la population. En effet, il ne faut pas accro&#238;tre ces in&#233;galit&#233;s en mati&#232;re de sant&#233;, mais les aplanir. Autrement, seul l'&#233;tat de sant&#233; d'une minorit&#233; sera am&#233;lior&#233;. L'OMS est &#224; propos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le but ultime est d'accro&#238;tre l'esp&#233;rance de sant&#233; et de r&#233;duire les &#233;carts dans ce domaine entre pays et groupes de population&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En permettant aux riches d'avoir acc&#232;s plus rapidement aux soins de sant&#233;, un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le v&#233;hicule &#233;galement le message que &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;la vie d'une personne riche vaut plus que la vie d'une personne pauvre&lt;/i&gt; &#187; ce qui, en soi, constitue une r&#233;gression sociale et une perversion des valeurs canadiennes sans pr&#233;c&#233;dent. L'une de ces valeurs est l'&#233;quit&#233;. L'&#233;quit&#233; en sant&#233; consiste en un syst&#232;me de soins de sant&#233; fond&#233; sur le besoin plut&#244;t que sur la capacit&#233; de payer . D'ailleurs, le code de d&#233;ontologie des m&#233;decins prescrit &#224; l'article 23 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;que le m&#233;decin ne peut refuser d'examiner ou de traiter un patient pour des raisons, notamment de condition sociale&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les personnes pauvres, qui sont g&#233;n&#233;ralement en moins bonne sant&#233;, sont celles qui ont le plus besoin d'un syst&#232;me de sant&#233; accessible et efficace . Or, un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le ne facilite l'acc&#232;s aux soins qu'aux riches qui ont les moyens de souscrire &#224; une assurance priv&#233;e. Comme l'affirme avec justesse la Commission des d&#233;terminants sociaux de la sant&#233; de l'OMS :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;les soins de sant&#233; doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme un bien commun et non comme un produit commercial&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les propos du Dr. Arnold S. Relman, professeur &#233;m&#233;rite &#224; la facult&#233; de m&#233;decine de l'Universit&#233; Harvard et &#233;diteur en chef du &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;New England Journal of Medecine&lt;/i&gt; &#187;, sont &#233;galement fort &#224; propos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;In short, the U. S. experience has shown that private markets and commercial competition have made things worse, not better, for our health care system. That could have been predicted, because health care is clearly a public concern and a personal right of all citizens. By its very nature, it is fundamentally different from most other good and services distributed in commercial markets. Markets simply are not designed to deal effectively with the delivery of medical care - which is a social function that needs to be addressed in the public sector... I suspect most Canadians understand why health care is special and why it needs to be insured by a public system like the one you now have. I would be surprised if they want the fundamental fairness of their Medicare system to be changed by the introduction of market forces&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'argent devrait permettre &#224; une personne riche d'avoir une meilleure qualit&#233; de vie, elle ne devrait jamais lui permettre d'acheter les soins de sant&#233; n&#233;cessaires &#224; la pr&#233;servation de son &#233;tat de sant&#233; et de sa vie. Avoir acc&#232;s au meilleur &#233;tat de sant&#233; possible est un droit garantit &#224; tous (et non seulement &#224; la classe opulente) par le Pacte international relatif aux droits &#233;conomiques, sociaux et culturels (article 12) dont le Canada et le Qu&#233;bec sont signataires. Conform&#233;ment au paragraphe 1 de l'article 12 du Pacte, les &#201;tats parties reconnaissent&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;le droit qu'a toute personne de jouir du meilleur &#233;tat de sant&#233; physique et mental qu'elle soit capable d'atteindre&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le &#233;branle s&#233;rieusement le principe d'&#233;galit&#233; de droit en sant&#233; en cr&#233;ant un syst&#232;me de sant&#233; o&#249; &#171; certains sont plus &#233;gaux que d'autres &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs experts croient &#233;galement qu'un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le entra&#238;nera des effets n&#233;gatifs sur le syst&#232;me de sant&#233; public . Selon eux, l'&#233;mergence du secteur priv&#233; entra&#238;nera une r&#233;duction du support populaire &#224; long terme du syst&#232;me de sant&#233; public, car les personnes b&#233;n&#233;ficiant d'une assurance priv&#233;e ne verront plus l'utilit&#233; du r&#233;gime public. Il y aura donc une perte d'int&#233;r&#234;t des mieux nantis &#224; soutenir financi&#232;rement le syst&#232;me de sant&#233; public par leurs imp&#244;ts. De plus, la qualit&#233; des soins dans le r&#233;gime public diminuera, parce que les personnes les plus influentes ne seront plus incit&#233;es &#224; faire pression pour am&#233;liorer le r&#233;gime. Toutes les personnes qui tireront b&#233;n&#233;fices du syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; (les usagers et les professionnels de la sant&#233; qui travaillent dans le priv&#233;) n'auront plus int&#233;r&#234;t &#224; faire pression pour am&#233;liorer le syst&#232;me de sant&#233; public. Il y aura aussi une r&#233;duction des ressources humaines dans le r&#233;gime public, car plusieurs m&#233;decins et autres professionnels de la sant&#233; seront tent&#233;s de quitter le r&#233;gime public pour le r&#233;gime priv&#233; dans un esprit de profit . Les assureurs priv&#233;s refuseront les patients les plus lourds, laissant au r&#233;gime public les cas les plus graves . La juge Deschamps de la Cour Supr&#234;me du Canada affirme dans l'arr&#234;t Chaoulli :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;puisque le r&#233;gime public s'occupe d&#233;j&#224; de tous les cas lourds, je ne vois pas comment la situation pourrait s'aggraver si ce r&#233;gime &#233;tait soulag&#233; de la client&#232;le ayant des probl&#232;mes de sant&#233; moins graves&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A priori, on peut, en effet, difficilement voir comment l'arriv&#233;e du priv&#233; pourrait empirer la situation des cas lourds dans le syst&#232;me de sant&#233; public compte tenu que le nombre de cas lourds n'augmenterait pas par l'arriv&#233;e du priv&#233;. En revanche, si l'on consid&#232;re l'argument selon lequel certains m&#233;decins risquent de passer du public au priv&#233; alors cela change compl&#232;tement la donne. Il y aura alors moins de m&#233;decin pour supporter ce fardeau et chaque m&#233;decin verra alors sa charge de travail augmenter drastiquement. On voit alors poindre &#224; l'horizon une augmentation de cas de &#171; burn out &#187;, de d&#233;pression, de surmenage chez les m&#233;decins alors m&#234;me que nous sommes dans une p&#233;riode de grave p&#233;nurie de professionnels de la sant&#233;. Finalement, dans un r&#233;gime priv&#233;, les m&#233;decins auront tendance &#224; provoquer une augmentation des listes d'attente du secteur public pour orienter les patients vers un secteur priv&#233; dont ils tireraient profit . Une &#233;tude comparative &#233;valuant l'impact du financement priv&#233; sur les syst&#232;mes de sant&#233; du Royaume-Uni, de la Nouvelle-Z&#233;lande, de la Hollande, du Canada et de l'Australie, conclut que l'introduction de modes de financement priv&#233; a plus de chance de nuire que de soutenir un syst&#232;me de sant&#233; financ&#233; publiquement . Le Conseil m&#233;dical du Qu&#233;bec est &#233;galement &#224; propos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Au niveau du financement des services m&#233;dicalement requis, le Conseil note que toutes les &#233;tudes r&#233;v&#232;lent que la privatisation, peu importe les modalit&#233;s adopt&#233;es, aggrave les probl&#232;mes d'accessibilit&#233; et d'&#233;quit&#233; plut&#244;t que de les corriger et augmente les d&#233;penses totales de sant&#233;. Tous les chercheurs s'entendent pour dire que ce sont les syst&#232;mes de sant&#233; dont le financement des services m&#233;dicalement requis demeure public et &#224; payeur unique qui r&#233;ussissent le mieux le difficile &#233;quilibre entre les objectifs d'accessibilit&#233;, d'&#233;quit&#233; et de ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233;&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bref, la privatisation n'est pas efficace pour d&#233;sengorger le syst&#232;me de sant&#233; public, mais au contraire a le potentiel d'aggraver les d&#233;lais d'attente. Elle risque &#233;galement de nuire au syst&#232;me de sant&#233; public de plusieurs autres fa&#231;ons d&#233;j&#224; susmentionn&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malheureusement, les forces qui poussent &#224; la privatisation et qui permettent d'ouvrir les march&#233;s publics &#224; la concurrence sont multiples.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au niveau international : le consensus de Washington, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et ses Accords, l'Accord de libre &#233;change (ALENA). &#192; propos des Accords commerciaux internationaux, le rapport Romanow souligne :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;que le Canada peut et doit prendre toutes les dispositions n&#233;cessaires pour assurer l'avenir de son syst&#232;me de sant&#233; et le pr&#233;munir contre les &#233;ventuels effets des accords commerciaux internationaux et des lois connexes&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au niveau national : l'Agence des partenariats public-priv&#233; du Qu&#233;bec, le rapport Clair (2001) qui appelait &#224; l'introduction du priv&#233; dans la sant&#233;, le rapport M&#233;nard (2005), le rapport Castonguay (2008), les consultants aupr&#232;s du gouvernement (groupe SECOR, KPMG, SEDNA, ROCHE, Price Waterhouse...) l'industrie priv&#233;e des services de sant&#233; (compagnies pharmaceutiques...), les entrepreneurs en services de sant&#233; (MD-Plus, Rockland-MD, Groupe Chaoulli, Medecina, laboratoires Biron, SEDNA, R&#233;so-Concorde), les Think tanks (l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, Groupe canadien pour un consensus en soins de sant&#233;, Institut pour le partenariat public-priv&#233;, Fraser Institute, CD Howe Institute, Cirano, le World Health Executive Forum...), l'Association m&#233;dicale canadienne et le Coll&#232;ge des m&#233;decins . On doit ajouter &#224; cette longue liste : le Conseil du patronat du Qu&#233;bec, la F&#233;d&#233;ration des chambres de commerce du Qu&#233;bec et le Conseil qu&#233;b&#233;cois de la coop&#233;ration et de la mutualit&#233; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon Damien Contandriopoulos, chercheur adjoint au D&#233;partement d'administration de la sant&#233; et chercheur au Groupe de recherche interdisciplinaire en sant&#233; (GRIS) &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;on se dirige en ligne droite vers une plus grande privatisation du syst&#232;me de sant&#233; public. Notre gouvernement est tr&#232;s favorable au priv&#233;. Les groupes d'int&#233;r&#234;t font l'apologie du secteur priv&#233; de mani&#232;re tr&#232;s structur&#233;e. Et la population est insatisfaite. Il est d&#233;sormais plus facile de faire croire aux citoyens que le recours au priv&#233; permettrait d'obtenir des services efficaces&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une fois cr&#233;&#233;, un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le permet difficilement un retour en arri&#232;re compte tenu du pouvoir que d&#233;tient alors les compagnies d'assurance. Paul Krugman, laur&#233;at du prix nobel d'&#233;conomie de 2008 et professeur d'&#233;conomie &#224; l'Universit&#233; Princeton, est &#224; propos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;But the main reason for not proposing single-payer is political fear : reformers believe that private insurers are too powerful to cut out of the loop, and that a single-payer plan would be too easily demonized by business and political propagandists as &quot;big government.&quot; These are the same political calculations that led Bill Clinton to reject a single-payer system in 1993, even though his advisers believed that a single-payer system would be the least expensive way to provide universal coverage&lt;/i&gt; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3.2 Mieux g&#233;rer l'attente&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour mieux g&#233;rer, il existe trois types d'interventions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re intervention consiste &#224; garantir un temps d'attente maximum. Plusieurs pays de l'OCDE ont eu recours au temps d'attente maximum garanti. Au Qu&#233;bec, depuis 2006, le MSSS a instaur&#233; un m&#233;canisme de garantie d'acc&#232;s assurant au patient de recevoir des services dans des d&#233;lais pr&#233;&#233;tablis, et ce, pour l'ensemble de l'&#233;pisode de soins. Pour une chirurgie &#233;lective, il y a un objectif de traitement par l'&#233;tablissement public d'inscription du patient &#224; l'int&#233;rieur d'un d&#233;lai de 6 mois. Entre 6 et 9 mois d'attente, le patient peut &#234;tre r&#233;f&#233;r&#233; dans un autre &#233;tablissement public qu&#233;b&#233;cois, ou le service peut &#234;tre achet&#233; &#224; m&#234;me les fonds publics dans une &#171; clinique sp&#233;cialis&#233;e affili&#233;e &#187;. Et apr&#232;s 9 mois d'attente, le service peut &#234;tre achet&#233; par le gouvernement dans une clinique priv&#233;e fonctionnant avec des &#171; m&#233;decins non participants au r&#233;gime public &#187; ou dans un &#233;tablissement hors Qu&#233;bec . Le MSSS a &#233;galement propos&#233; deux autres m&#233;canismes pour r&#233;duire les d&#233;lais d'attente : l'ouverture &#224; l'assurance priv&#233;e duplicative seulement pour trois chirurgies &#233;lectives (hanche, genou, cataracte lesquels sont &#233;galement vis&#233;s par la garantie d'acc&#232;s) et la cr&#233;ation de cliniques sp&#233;cialis&#233;es affili&#233;es .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La deuxi&#232;me intervention consiste en la gestion centralis&#233;e des listes d'attente permettant d'avoir une seule liste de patients pour une m&#234;me intervention. Il est ainsi plus facile de redistribuer les patients en fonction des disponibilit&#233;s des m&#233;decins et des &#233;tablissements sur l'ensemble d'un territoire. Cette intervention aura des r&#233;percussions sur le droit des patients de choisir leur m&#233;decin et l'&#233;tablissement o&#249; ils seront soign&#233;s (art.6 LSSSS). Elle aura &#233;galement des r&#233;percussions sur le droit du m&#233;decin de choisir ses patients (art.6al.2 LSSSS) et sur l'autonomie des m&#233;decins dans la gestion des listes d'attente .
La troisi&#232;me intervention consiste &#224; &#233;laborer des crit&#232;res objectifs pour &#233;tablir l'ordre de priorit&#233; de traitement des patients qui sont sur les listes d'attente .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3.3 Mieux organiser et utiliser les ressources&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis 2004, le MSSS est engag&#233; dans une r&#233;forme visant &#224; assurer un meilleur acc&#232;s aux services de premi&#232;re ligne et aux soins &#224; domicile, une meilleure coordination et int&#233;gration des services et une meilleure r&#233;partition des t&#226;ches et des responsabilit&#233;s entre les professionnels. Cette r&#233;forme a conduit &#224; fusionner les &#233;tablissements, &#224; cr&#233;er les Centres de sant&#233; et de services sociaux (CSSS), les groupes de m&#233;decines de famille (GMF) et les cliniques-r&#233;seau, &#224; d&#233;velopper des R&#233;seaux locaux de services (RLS) et des R&#233;seaux universitaires int&#233;gr&#233;s de services (RUIS). Cette r&#233;forme devrait &#234;tre en mesure d'apporter des solutions structurantes et durables aux probl&#232;mes des d&#233;lais d'attente excessifs dans le syst&#232;me de sant&#233; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;ric Folot&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;o	Table de l&#233;gislations&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Loi sur l'assurance hospitalisation, L.R.Q. c.A-28.
Loi sur l'assurance-maladie, L.R.Q. c.A-29.
Loi constitutionnelle de 1982&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;o	Table de jurisprudence&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chaoulli c. Qu&#233;bec (Procureur g&#233;n&#233;ral) [2005] 1 R.C.S. 791.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;o	Divers&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alain Vadeboncoeur, Le syst&#232;me de sant&#233; public : un choix &#233;thique vital, Le Devoir, (23 mai 2008), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/05/23/190887.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2008/05/23/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Andr&#233;-Pierre Contandriopoulos et coll, L'assurance priv&#233;e des services m&#233;dicaux : puissantes rh&#233;toriques, avantages th&#233;oriques, Le Devoir, (12 d&#233;cembre 2005), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2005/12/12/97478.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2005/12/12/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Andr&#233;-Pierre Contandriopoulos, Diagnostic d'une crise, Revue Relations, (juin 2007), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.revuerelations.qc.ca/relations/archives/themes/textes/sante/sant_cont_0706.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.revuerelations.qc.ca/rel...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Andr&#233;-Pierre Contandriopoulos et coll., La place et le r&#244;le du secteur priv&#233; dans la transformation du syst&#232;me de soins, Rapport, 2000.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Arnold S. Relman, For-Profit Health care : Expensive, inefficient and inequitable, (21 f&#233;vrier 2002), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.healthcoalition.ca/relman.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.healthcoalition.ca/relma...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bureau de la statistique du Qu&#233;bec, D'une g&#233;n&#233;ration &#224; l'autre : &#233;volution des conditions de vie, chapitre 1 : la structure par &#226;ge et par sexe, 1997.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Carolyn Hughes Tuohy, Colleen M. Flood et Mark Stabile, How Does Private Finance Affect Public Health Care Systems ?, University of Toronto, (2004), en ligne :
&lt;a href=&quot;http://www.chass.utoronto.ca/cepa/Private.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.chass.utoronto.ca/cepa/P...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claire Harvey, Vers un syst&#232;me de sant&#233; hybride ? Notre gouvernement est tr&#232;s favorable au priv&#233;, Le Devoir, (3 mai 2008), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/05/03/187840.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2008/05/03/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Saint-Georges, Privatisation : la menace grandit !, Coalition Solidarit&#233; Sant&#233;, (24 ao&#251;t 2007), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.solidaritesante.qc.ca/francais/index.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.solidaritesante.qc.ca/fr...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Colleen Flood, Les soins m&#233;dicaux au Canada : prudence dans les comparaisons, Institut de recherche en sant&#233; du Canada, en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/35816.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/35816.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comit&#233; de travail sur la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux du Qu&#233;bec, Rapport et recommandations : pour sortir de l'impasse : la solidarit&#233; entre nos g&#233;n&#233;rations, Gouvernement du Qu&#233;bec, 2005 (Rapport M&#233;nard).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Conseil de la sant&#233; et du bien-&#234;tre du Qu&#233;bec, Avis : le financement priv&#233; des services m&#233;dicaux et hospitaliers, Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec, 2002.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Conseil m&#233;dical du Qu&#233;bec, Avis : l'apport compl&#233;mentaire du secteur priv&#233; aux services m&#233;dicalement requis d'un syst&#232;me de sant&#233; modernis&#233;, Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec, 1999.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Curateur public du Qu&#233;bec, Performance des syst&#232;mes de sant&#233; : au risque des in&#233;galit&#233;s ?, (6 mars 2007), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.curateur.gouv.qc.ca/cura/fr/curateur/allocutions/forum_franco_qc_sante.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.curateur.gouv.qc.ca/cura...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Directeurs de sant&#233; publique, Le priv&#233; dans la sant&#233; : un enjeu de sant&#233; publique, Qu&#233;bec, 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dever G.E.A, An Epidemiological Model for Health Policy Analysis, Soc. Ind. Res., 1977.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;F&#233;d&#233;ration Interprofessionnelle de la sant&#233; du Qu&#233;bec, Pour le respect int&#233;gral du droit &#224; la sant&#233; : l'arr&#234;t Chaoulli... un tournant d&#233;cisif dans l'histoire du syst&#232;me de sant&#233; public, (mars 2006), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.fiqsante.qc.ca/documents_publications/documents/0606_reseauVigilance_droitAlaSante.ppt&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.fiqsante.qc.ca/documents...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fondation canadienne de la recherche sur les services de sant&#233;, &#192; bas les mythes : On peut &#233;liminer les erreurs qui surviennent dans les soins de sant&#233; en jetant les &#171; pommes pourries , septembre 2004.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fondation canadienne de la recherche sur les services de sant&#233;, &#192; bas les mythes : un syst&#232;me priv&#233; parall&#232;le r&#233;duirait les temps d'attente dans le syst&#232;me public, mars 2005.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fondation canadienne de la recherche sur les services de sant&#233;, &#192; bas les mythes : les poursuites pour faute professionnelle m&#233;dicale minent le Canada, mars 2006.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fondation canadienne de la recherche sur les services de sant&#233;, Gestion centralis&#233;e des temps d'attente en vue d'am&#233;liorer l'efficacit&#233;, (mars 2008), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.chsrf.ca/mythbusters/html/boost13_f.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.chsrf.ca/mythbusters/htm...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Francois B&#233;land, Les d&#233;penses de sant&#233; au Qu&#233;bec : la bataille des chiffres, M&#233;moire pr&#233;sent&#233; &#224; la Comission parlementaire des affaires sociales du gouvernement du Qu&#233;bec, 24 mars 2006. En ligne : &lt;a href=&quot;http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/mono/2006/05/903683.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.bibliotheque.assnat.qc.c...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fran&#231;ois Champagne, L'illusion du priv&#233;, Revue Relations, (juin 2007), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.revuerelations.qc.ca/relations/archives/themes/textes/sante/sant_cham_0706.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.revuerelations.qc.ca/rel...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Genevi&#232;ve Allard, &#201;lections : la sant&#233; est une priorit&#233;, pas la langue, Matin.qc.ca, (12 novembre 2008), en ligne : &lt;a href=&quot;http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2008/11/elections_la_sante_est_une_pri.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://matin.branchez-vous.com/nouv...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Groupe de recherche interdisciplinaire en sant&#233;, Les d&#233;lais d'attente dans le syst&#232;me de sant&#233;, colloque : apr&#232;s le jugement Chaoulli, 2006.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Groupe de recherche interdisciplinaire en sant&#233;, Il est moralement inacceptable de ne pas r&#233;former le syst&#232;me de sant&#233; !, Journ&#233;es annuelles de sant&#233; publique, 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Institut de recherche et d'informations socio-&#233;conomiques, Le Qu&#233;bec b&#233;n&#233;ficierait-il d'une pr&#233;sence accrue du priv&#233; en sant&#233; ?, f&#233;vrier 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Claude St-Onge, Faire mieux sans se ruiner, Revue Relations, (juin 2007), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.revuerelations.qc.ca/relations/archives/themes/textes/sante/sant_ston_0706.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.revuerelations.qc.ca/rel...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jeremiah Hurley et coll, Parallel private health insurance in Australia : a cautionary tale and lessons for Canada, Discussion paper No.515, 2002.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Presse Canadienne, Rapport de l'OCDE : le foss&#233; entre riches et pauvres s'accentue au Canada, Le Devoir, (22 octobre 2008), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/10/22/211847.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2008/10/22/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rapport du groupe de travail sur le financement du syst&#232;me de sant&#233;, en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.financementsante.gouv.qc.ca/fr/rapport/pdf/RapportFR_FinancementSante.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.financementsante.gouv.qc...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Louise-Maude Rioux Soucy, &#201;lan d'enthousiasme &#224; droite, Le Devoir, (20 f&#233;vrier 2008), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/02/20/176949.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2008/02/20/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Minist&#232;re de la sant&#233; et des services sociaux, Le syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois de sant&#233; et de services sociaux : points de rep&#232;re, Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec, 9juin 2000.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Minist&#232;re de la sant&#233; et des services sociaux, Recherche sur les facteurs d'attraction et de r&#233;tention des infirmi&#232;res du Qu&#233;bec, Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec, d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Minist&#232;re de la sant&#233; et des services sociaux, La sant&#233;, autrement dit...pour esp&#233;rer vivre plus longtemps et en sant&#233;, Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec, 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Minist&#232;re de la sant&#233; et des services sociaux, Garantir l'acc&#232;s : un d&#233;fi d'&#233;quit&#233;, d'efficience et de qualit&#233;, Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec, 2006.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux du Qu&#233;bec, L'&#233;tat de sant&#233; de la population qu&#233;b&#233;coise : Quelques rep&#232;res (2007), Qu&#233;bec, Direction des communications, 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Odette Madore, L'assurance-sant&#233; priv&#233;e duplicative : cons&#233;quences possibles pour le Qu&#233;bec et le Canada, Biblioth&#232;que du Parlement, Division de l'&#233;conomie, 2006.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE), L'assurance-maladie priv&#233;e dans les pays de l'OCDE, Synth&#232;ses, Les &#201;ditions OCDE, Novembre 2004.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE), Croissance et in&#233;galit&#233;s : distribution des revenus et pauvret&#233; dans les pays de l'OCDE, Rapport complet, Les &#201;ditions OCDE, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS), Rapport sur la sant&#233; en Europe, Biblioth&#232;que de l'OMS, 2002.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation mondiale de la sant&#233;, D&#233;claration de Jakarta sur la promotion de la sant&#233; au XXIe si&#232;cle, (juillet 1997), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.cyes.info/themes/promotion_sante/declaration_jakarta.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.cyes.info/themes/promoti...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation mondiale de la sant&#233;, Rapport sur la sant&#233; dans le monde 2000 : pour un syst&#232;me de sant&#233; plus performant, Gen&#232;ve, 2000, Biblioth&#232;que de l'OMS, en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.who.int/whr/2000/fr/index.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.who.int/whr/2000/fr/inde...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation mondiale de la sant&#233;, les d&#233;terminants sociaux de la sant&#233; : les faits, Biblioth&#232;que de l'OMS, 2e &#233;dition, 2004.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation mondiale de la sant&#233;, Combler le foss&#233; en une g&#233;n&#233;ration : instaurer l'&#233;quit&#233; en sant&#233; en agissant sur les d&#233;terminants sociaux de la sant&#233;, Biblioth&#232;que de l'OMS, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Organisation des Nations Unies, Le droit au meilleur &#233;tat de sant&#233; susceptible d'&#234;tre atteint, (11 ao&#251;t 2000), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/&lt;/a&gt;(symbol)/E.C.12.2000.4.Fr ?OpenDocument&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ordre des infirmi&#232;res et infirmiers du Qu&#233;bec, Rapport annuel de la Pr&#233;sidente, 1997-1998.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paul Lamarche et coll, La cohabitation public-priv&#233; : les le&#231;ons &#224; tirer des exp&#233;riences &#233;trang&#232;res, Universit&#233; de Montr&#233;al, (9 f&#233;vrier 2006), en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.santepop.qc.ca/chaoulli/docs/chaoulli/experiencesetrangeres.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.santepop.qc.ca/chaoulli/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paul A. Lamarche, Raynald Pineault et Yvon Brunelle, Rapport Castonguay : les le&#231;ons &#224; tirer du d&#233;bat, Journal Espace Sant&#233;, volume 3 no.2, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paul Krugman et Robin Wells, The health care crisis and what to do about it, The New York review of books, volume 53, num&#233;ro 5, 2006.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sant&#233; sans profit, La privatisation : une illusoire incantation, (novembre 2007), en ligne : &lt;a href=&quot;http://santesansprofit.vobov.com/infos/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://santesansprofit.vobov.com/infos/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tuohy CH, Flood CM, Stabile M. 2004. How does private finance affect public health care systems : Marshaling the evidence from OECD nations. J Health Politics, policy &amp; law. 29 (3).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>Les services publics malmen&#233;s</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/09/08/265960.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2009/09/08/265960.html</guid>
		<dc:date>2009-09-08T12:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre Bernier - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Depuis quelques mois, le service public qu&#233;b&#233;cois, aussi bien sa gouvernance que l'encadrement de ses produits, est sujet de manchettes pr&#233;occupantes, porteuses d'informations qui contaminent la confiance des citoyens en la capacit&#233; de gestion pr&#233;ventive des institutions publiques. (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Depuis quelques mois, le service public qu&#233;b&#233;cois, aussi bien sa gouvernance que l'encadrement de ses produits, est sujet de manchettes pr&#233;occupantes, porteuses d'informations qui contaminent la confiance des citoyens en la capacit&#233; de gestion pr&#233;ventive des institutions publiques. Ainsi, force est de constater que le processus (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/09/08/265960.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>La bo&#238;te de Pandore qu'est la Constitution Canadienne</title>
		<link>http://www.freewebs.com/jocelynparent/questionsdesouverainet.htm</link>
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		<dc:date>2009-09-03T12:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jocelyn Parent - site de l'auteur</dc:creator>
		


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		<description>La Loi Constitutionnelle de l'&#201;tat des Qu&#233;b&#233;cois-es Alors que Michael Ignatieff nous a rappel&#233; r&#233;cemment (fin ao&#251;t 2009) l'importance de l'ann&#233;e 2017, laquelle sera le 150e anniversaire de la f&#233;d&#233;ration &#8211;non pas conf&#233;d&#233;ration&#8722; canadienne, ce texte que (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La Loi Constitutionnelle de l'&#201;tat des Qu&#233;b&#233;cois-es Alors que Michael Ignatieff nous a rappel&#233; r&#233;cemment (fin ao&#251;t 2009) l'importance de l'ann&#233;e 2017, laquelle sera le 150e anniversaire de la f&#233;d&#233;ration &#8211;non pas conf&#233;d&#233;ration&#8722; canadienne, ce texte que j'avais &#233;crit au printemps 2009 s'av&#232;re (...) - &lt;a href="http://www.freewebs.com/jocelynparent/questionsdesouverainet.htm"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le Qu&#233;bec n'est pas encore un pays </title>
		<link>http://www.freewebs.com/jocelynparent/questionsdesouverainet.htm?blogentryid=4526687</link>
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		<dc:date>2009-09-03T12:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jocelyn Parent - site de l'auteur</dc:creator>
		


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		<description>La Loi Constitutionnelle de l'&#201;tat des Qu&#233;b&#233;cois-es Ayant &#233;crit un projet de constitution pour le Qu&#233;bec en 2008[1], il m'a &#233;t&#233; demand&#233; de r&#233;pondre &#224; la question suivante : &#171; Est-ce que le Qu&#233;bec est d&#233;j&#224; un pays, et ce sans que nous le sachions ? &#187; &#192; l'&#233;vidence, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La Loi Constitutionnelle de l'&#201;tat des Qu&#233;b&#233;cois-es Ayant &#233;crit un projet de constitution pour le Qu&#233;bec en 2008[1], il m'a &#233;t&#233; demand&#233; de r&#233;pondre &#224; la question suivante : &#171; Est-ce que le Qu&#233;bec est d&#233;j&#224; un pays, et ce sans que nous le sachions ? &#187; &#192; l'&#233;vidence, pour un ind&#233;pendantiste, la question semble &#234;tre (...) - &lt;a href="http://www.freewebs.com/jocelynparent/questionsdesouverainet.htm?blogentryid=4526687"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Essais qu&#233;b&#233;cois - Pas de vacances pour les id&#233;es</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/06/06/253608.html</link>
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		<dc:date>2009-06-07T19:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Cornellier - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/06/06/... lecteurs d'essais ne s'attendent pas, j'imagine, &#224; ce qu'on leur propose, pour l'&#233;t&#233;, un programme intellectuel all&#233;g&#233;. M&#234;me sous le soleil estival, ils aspirent s&#251;rement &#224; penser en s'inspirant des meilleurs ouvrages (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/06/06/... lecteurs d'essais ne s'attendent pas, j'imagine, &#224; ce qu'on leur propose, pour l'&#233;t&#233;, un programme intellectuel all&#233;g&#233;. M&#234;me sous le soleil estival, ils aspirent s&#251;rement &#224; penser en s'inspirant des meilleurs ouvrages d'id&#233;es parus depuis l'automne. Aussi, (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/06/06/253608.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Philosophie du militantisme</title>
		<link>http://www.vigile.net/Philosophie-du-militantisme</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Philosophie-du-militantisme</guid>
		<dc:date>2009-05-23T13:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Cornellier - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>En ces temps incertains, la philosophie est redevenue &#171; soudainement &#224; la mode &#187;, constate le sociologue et philosophe Pierre Mouterde, mais son retour s'effectue sur le mode &#171; mineur &#187;, c'est-&#224;-dire essentiellement dans une perspective morale et individualiste. Avec Pour une (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;En ces temps incertains, la philosophie est redevenue &#171; soudainement &#224; la mode &#187;, constate le sociologue et philosophe Pierre Mouterde, mais son retour s'effectue sur le mode &#171; mineur &#187;, c'est-&#224;-dire essentiellement dans une perspective morale et individualiste. Avec Pour une philosophie de l'action et de (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Philosophie-du-militantisme"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>La r&#233;surgence du politique</title>
		<link>http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1587</link>
		<guid isPermaLink="true">http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1587</guid>
		<dc:date>2009-05-15T16:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Bernard - L'Aut'Journal - www.lautjournal.info</dc:creator>
		


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		<description>Texte publi&#233; dans Cyberpresse du mardi 19 mai 2009 *** http://lautjournal.info/default.asp... certains commentateurs ont commenc&#233; &#224; le souligner, les effets &#224; long terme de la crise &#233;conomique actuelle se feront sentir bien davantage sur la sc&#232;ne politique que sur la vie &#233;conomique des (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Texte publi&#233; dans Cyberpresse du mardi 19 mai 2009 *** http://lautjournal.info/default.asp... certains commentateurs ont commenc&#233; &#224; le souligner, les effets &#224; long terme de la crise &#233;conomique actuelle se feront sentir bien davantage sur la sc&#232;ne politique que sur la vie &#233;conomique des nations. Tout comme la grande d&#233;pression de 1929 a (...) - &lt;a href="http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1587"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>R&#233;instaurer le politique, par Paul Thibault (I/II)</title>
		<link>http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2710</link>
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		<dc:date>2009-05-12T11:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Paul Thibaud - www.contreinfo.info</dc:creator>
		


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		<description>&#171; Le krach est le moment o&#249; les illusions se d&#233;gonflent, o&#249; les promesses se r&#233;v&#232;lent intenables, o&#249; l'on sort de la bulle, &#187; &#233;crit Paul Thibault, qui longtemps anima la revue Esprit. Il nous livre ici son analyse des mouvements de fond qui ont conduit &#224; la crise : un processus de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&#171; Le krach est le moment o&#249; les illusions se d&#233;gonflent, o&#249; les promesses se r&#233;v&#232;lent intenables, o&#249; l'on sort de la bulle, &#187; &#233;crit Paul Thibault, qui longtemps anima la revue Esprit. Il nous livre ici son analyse des mouvements de fond qui ont conduit &#224; la crise : un processus de d&#233;territorialisation g&#233;n&#233;ralis&#233; qui a peu peu priv&#233; le (...) - &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2710"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>R&#233;instaurer le politique, par Paul Thibault (II/II)</title>
		<link>http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2715</link>
		<guid isPermaLink="true">http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2715</guid>
		<dc:date>2009-05-12T10:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Paul Thibaud - www.contreinfo.info</dc:creator>
		


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		<description>Par Paul Thibault, Le D&#233;bat, janvier 2009 - &#171; L'&#233;chec auquel conduit la voie que nous avons prise est celui d'une anthropologie individualiste dont les droits de l'homme et le march&#233; sont des mises en forme. L&#8216;humanit&#233; n'est pas une collection d'individus, &#187; (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Par Paul Thibault, Le D&#233;bat, janvier 2009 - &#171; L'&#233;chec auquel conduit la voie que nous avons prise est celui d'une anthropologie individualiste dont les droits de l'homme et le march&#233; sont des mises en forme. L&#8216;humanit&#233; n'est pas une collection d'individus, &#187; souligne Paul Thibault qui appelle &#224; une (...) - &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2715"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>&#171; Petit po&#232;me sur un grand fleuve &#187;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Petit-poeme-sur-un-grand-fleuve</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Petit-poeme-sur-un-grand-fleuve</guid>
		<dc:date>2009-04-29T14:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Les Qu&#233;b&#233;cois n'oublieront pas Pierre Perrault, lui qui a consacr&#233; sa vie &#224; transcrire la po&#233;sie du fleuve, &#224; immortaliser la beaut&#233; du territoire et &#224; honorer la grandeur de ses habitants.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois n'oublieront pas Pierre Perrault, lui qui a consacr&#233; sa vie &#224; transcrire la po&#233;sie du fleuve, &#224; immortaliser la beaut&#233; du territoire et &#224; honorer la grandeur de ses habitants. - &lt;a href="http://www.vigile.net/Petit-poeme-sur-un-grand-fleuve"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>OUI, tournons la page ! </title>
		<link>http://www.vigile.net/OUI-tournons-la-page</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/OUI-tournons-la-page</guid>
		<dc:date>2009-04-22T15:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Bernard Frappier - Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Entre Canadians et Qu&#233;b&#233;cois, le foss&#233; s'&#233;largit, la tension augmente et l'avenir s'assombrit. Les discours se multiplient. Les gestes des uns et des autres semblent ne plus converger vers des objectifs partag&#233;s. Comment saisir l'essentiel de ce que nous sommes, &#224; (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre Canadians et Qu&#233;b&#233;cois, le foss&#233; s'&#233;largit, la tension augmente et l'avenir s'assombrit. Les discours se multiplient. Les gestes des uns et des autres semblent ne plus converger vers des objectifs partag&#233;s. Comment saisir l'essentiel de ce que nous sommes, &#224; travers l'&#233;paisseur des choses et des &#233;v&#233;nements ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, imaginons, comme le sugg&#232;re Paul Ricoeur (dans un livre dont malheureusement j'ai oubli&#233; le titre et que je cite de m&#233;moire) que nous sommes &#224; la place de ce voyageur assis dans un train qui file &#224; haute vitesse. Que voyons-nous ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au premier plan, les choses d&#233;filent &#224; toute allure. Elles se fondent dans une esp&#232;ce de chaos. C'est le lieu de la confusion. Trop vite, trop proche. Difficile de s&#233;parer ce qui se donne ainsi dans des formes m&#233;lang&#233;es. Au fil des jours, dans le brouhaha de l'actualit&#233;, les paroles, les gestes, les actions ne r&#233;v&#232;lent pas ais&#233;ment leur sens. Tout para&#238;t insaisissable. Au mieux, probl&#233;matique. Ces discours sont des opinions parmi bien d'autres ; elles ne se laissent pas comprendre facilement. Qui a tort, qui a raison ? O&#249; nous conduisent les strat&#233;gies bouchardiennes ? O&#249; va le peuple qu&#233;b&#233;cois ? Probl&#232;me !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au second plan, le paysage se laisse saisir dans ses contours - une rivi&#232;re ici, un mont l&#224;, un village, des campagnes. Cela passe, mais moins vite. L'esprit a meilleures prises, et les mots peuvent se lier aux choses, mobiles mais saisissables. Le paysage que j'aper&#231;ois, c'est celui du diff&#233;rend Qu&#233;bec-Canada. Paysage accident&#233;, aux contrastes violents. De mers et de rivages. De rocs et de vagues se heurtant violemment, inlassablement... Depuis 30 ans, le Qu&#233;bec, conf&#233;rence constitutionnelle apr&#232;s conf&#233;rence constitutionnelle, r&#233;f&#233;rendum apr&#232;s r&#233;f&#233;rendum, exige une place dans la f&#233;d&#233;ration canadienne... qui, indiff&#233;rente, s&#251;re de son bon droit et de sa force, la lui refuse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S&#251;re ? Pas tout &#224; fait. Elle frissonne encore, cette f&#233;d&#233;ration, du choc de 1995. Elle r&#233;agit. Elle tente par tous les moyens de renforcer la place et d'emp&#234;cher que ne se reproduise le choc r&#233;f&#233;rendaire qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par tous les moyens ! Par exemple, en confondant la question politique avec une question juridique. En invoquant des proc&#233;dures juridiques (Renvoi, C-20) pour imposer des obstacles infranchissables &#224; la volont&#233; politique du peuple qu&#233;b&#233;cois. La majorit&#233; qualifi&#233;e est l'une de ces proc&#233;dures. Peut-on comprendre qu'elle puisse &#234;tre soutenue, comme vient de le faire sournoisement Claude Ryan, qui associe furtivement le &#171; principe d&#233;mocratique &#187; avec &quot;au plus&quot; la &#171; majorit&#233; des &#233;lecteurs inscrits &#187;, comme si cela coulait de source ? Ah ! le vieux sacripant... qui ne craint pas de se contredire en for&#231;ant des conclusions mal ficell&#233;es au principe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par exemple, l'exigence d'un &#171; large consensus &#187; de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise qu'on sait divis&#233;e sur la question... comme toute soci&#233;t&#233; complexe est divis&#233;e sur une question aussi complexe qu'une question constitutionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces moyens s'inscrivent dans une strat&#233;gie d'obstruction et de contrainte qui prend tant&#244;t le visage d'une agression contre nos chefs politiques, contre la qualit&#233; de nos institutions et de nos moeurs d&#233;mocratiques, tant&#244;t le visage d'une accusation &#224; propos nos pseudo-penchants racistes et intol&#233;rants (on se souvient du Saturday Night et du &#171; nettoyage ethnique par attrition &#187; : &quot;In Vieux Quebec, ethnic cleansing occurs by attrition &quot;...), ou encore celui de la n&#233;gation de notre statut de peuple (combat incessant des cit&#233;libristes) et de notre droit &#224; la libre d&#233;termination de notre avenir politique, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vois ces faits et ces gestes prendre un certain sens, s'inscrire dans une certaine &#171; structure de sens &#187;. Dans une certaine logique. Mais il me faut aller plus loin. J'ai besoin de comprendre pourquoi les choses en sont arriv&#233;es l&#224;. Il me faut un cadre plus stable dans lequel les choses prennent sens, invariablement, les choses qui disent le pass&#233;, qui f&#233;condent le pr&#233;sent et discernent l'avenir. Un cadre o&#249; mes souvenirs et mes projets convergent, o&#249; ma conscience, pr&#233;sente &#224; elle-m&#234;me, conna&#238;t sa libert&#233;, s&#251;re qu'elle est de ses choix, dans un pr&#233;sent qui lui appartient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au troisi&#232;me plan, sur la ligne d'horizon, tout semble immobile : une cha&#238;ne de montagnes, un bord de mer, un d&#233;sert, les grandes steppes, un large fleuve. Les choses durent, elles restent &#233;gales &#224; elles-m&#234;mes. Et l'esprit contemple. Et dit. Sur la ligne d'horizon du temps, je saisis enfin le sens plein de ces strat&#233;gies. J'observe au fond de notre histoire le principe m&#234;me de la crise de la f&#233;d&#233;ration canadienne. Je vois la Grande fracture : la Conqu&#234;te de 1760. Je mesure toute l'ampleur des d&#233;g&#226;ts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une soci&#233;t&#233; conqu&#233;rante s'est implant&#233;e &#224; c&#244;t&#233; d'une autre, conquise, qu'elle a cherch&#233;, par tous les moyens, &#224; d&#233;truire, en l'assimilant ; puis, devant son &#233;chec, &lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/3e/CS/lbsubordination.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;elle a cherch&#233; &#224; la subordonner &#224; ses int&#233;r&#234;ts&lt;/a&gt;. Une subordination &#224; laquelle elle a donn&#233; le visage du f&#233;d&#233;ralisme, ne pouvant ouvertement lui pr&#234;ter celui de l'&#201;tat unitaire, mais y r&#234;vant toujours...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Entre Canadians et Qu&#233;b&#233;cois, il y a cela qui ne passe pas !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est le point immobile de nos rapports. La donn&#233;e historique de fond. &#171; La relation entre la France et le Qu&#233;bec a port&#233; longtemps la marque d'un drame fondateur, vieux de plus de deux si&#232;cles mais dont le souvenir s'est perp&#233;tu&#233; dans les esprits. &#187; (Lionel Jospin, 1998). Aujourd'hui m&#234;me, dans le Boston Globe : &#171; Once the jewel in the crown of France's New World empire, Quebec was conquered by the British in 1759, eventually thrust into unhappy confederation with English-speaking Canada, and has twice since 1980 sought to break free by democratic means - most recently in 1995, when Bouchard's secessionists won 49.4 percent of the vote in a referendum on independence. &#187;... Telle est la ligne d'horizon de la crise canadian. Ignorer cela, comme le sugg&#232;re le mari de la gouverneuse g&#233;n&#233;rale du Canada, au nom des &#171; trajectoires subjectives &#187;, c'est masquer le sens des choses, c'est divertir l'esprit de l'essentiel, c'est abuser et s'abuser...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La guerre de Sept ans est termin&#233;e depuis longtemps. Mais le germe qu'elle a plant&#233; n'a pas encore produit tous ses fruits empoisonn&#233;s. L'emprise coloniale britannique, puis canadian, ne s'est pas desserr&#233;e. Le peuple qu&#233;b&#233;cois n'a pas encore assur&#233; les conditions de sa survie. Bien au contraire. Il est aujourd'hui menac&#233; plus que jamais, ni&#233; qu'il est, dans son existence m&#234;me, par son partenaire-rival qui, persistant dans l'ancien dessein, tente de le r&#233;duire &#224; l'&#233;tat de &#171; minorit&#233; r&#233;gionale et linguistique &#187;, tout r&#233;calcitrant soit-il &#224; ce destin impos&#233; par &quot;l'autre majorit&#233;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et parmi ces menaces, on trouve les exigences anti-d&#233;mocratiques du gouvernement Chr&#233;tien, qui continue &#224; distiller d'une mer &#224; l'autre, au nom de la d&#233;mocratie, du droit et des valeurs sup&#233;rieures de l'&#233;thique f&#233;d&#233;raliste, un faux-discours de grandeur, de tol&#233;rance et de r&#233;conciliation. La solidarit&#233; entre Canadians et Qu&#233;b&#233;cois serait une valeur si fondamentale, tellement sup&#233;rieure, qu'un St&#233;phane Dion se croit en droit de l'imposer... f&#251;t-ce aux d&#233;pens de la libert&#233; elle-m&#234;me. C'est ce qu'il fait en recourant au principe de la majorit&#233; qualifi&#233;e... Il bloque la libert&#233; de notre peuple !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est que &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/L-oeuvre-de-Dion&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;notre ministre a int&#233;gr&#233; la morale du vainqueur. Il a choisi le camp de l'oppresseur.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'examen de la question constitutionnelle canadienne, &#224; ces trois niveaux de r&#233;alit&#233;, r&#233;v&#232;le donc tr&#232;s &quot;clairement&quot; qu'entre Canadians et Qu&#233;b&#233;cois, les jeux sont faits. Le pass&#233; qu'on a cru oblit&#233;r&#233; n'en finit plus de hurler sa v&#233;rit&#233;. Il n'y a plus d'entente possible. Depuis 1982, toutes les chances du Canada se sont &#233;puis&#233;es. Il faut vraiment &#171; tourner la page &#187; !...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faisons la bonne lecture des choses. L'amiti&#233; s'est dissoute dans la rivalit&#233;. Et la confiance aussi. Reste la s&#233;paration de ce qui ne peut s'harmoniser spontan&#233;ment.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le salut est dans le retour chez soi. L&#224; seulement sont assur&#233;es la libert&#233; d'&#234;tre soi et la possibilit&#233; de s'ouvrir &#224; l'autre, dans la confiance et le respect.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ne nous laissons pas abuser par les arnaqueurs professionnels du discours culpabilisant, ni par les manipulateurs des symboles et des proc&#233;dures civilis&#233;es. Nous sommes ! Voil&#224; la r&#233;alit&#233;. Et nous sommes libres de nos choix....&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est en portant notre regard sur les trois plans de notre histoire que notre esprit demeurera ferme dans les d&#233;cisions qui ouvriront notre avenir sur un chapitre nouveau, rempli du bonheur d'&#234;tre enfin soi-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard Frappier&lt;br&gt;
Vigile&lt;br&gt;
23 avril 2009&lt;br&gt;
r&#233;&#233;dition du texte du 7.4.00&lt;br&gt;
(Texte du 8 mars 1999 remani&#233;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>La collectivit&#233; en panne</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-collectivite-en-panne</link>
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		<dc:date>2009-04-16T11:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>En 1983, le philosophe suisse Gilles Lipovetsky publiait un essai intitul&#233; L'&#200;re du vide : essai sur l'individualisme contemporain. Je viens de relire cet ouvrage quasi proph&#233;tique. Je consacrerai les prochaines lignes &#224; vous causer de ce livre, toujours sur le march&#233;, et qui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1983, le philosophe suisse Gilles Lipovetsky publiait un essai intitul&#233;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#200;re du vide : essai sur l'individualisme contemporain.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je viens de relire cet ouvrage quasi proph&#233;tique. Je consacrerai les
prochaines lignes &#224; vous causer de ce livre, toujours sur le march&#233;, et qui
devrait se retrouver rapidement sur les rayons de votre biblioth&#232;que
familiale ou celle de votre &#233;cole secondaire ou de votre C&#233;gep. Le monde actuel est entr&#233;, depuis plus de deux d&#233;cennies, dans une
approche purement individualiste de l'existence. Les autres ne comptent
plus. Chacun a raison de faire comme il fait, de penser comme il pense,
parce que c'est lui qui le fait et que c'est lui qui le pense. On vit dans
un &#233;tat permanent du proc&#232;s de l'autre. De l'auto-gratification de son
propre moi. Le nombrilisme &#224; l'&#233;tat pur. Cette fa&#231;on de faire, d'agir ou de
penser touche autant les individus que les institutions. Jadis, chacun se
croyait soumis aux r&#232;gles rationnelles collectives, &#224; l'universel, au
primat de la raison. Les nouveaux guides pr&#234;chent et encensent l'h&#233;donisme,
l'apathie, l'indiff&#233;rence face &#224; la collectivit&#233;. Rien de rigide n'encadre
maintenant les humains. Il n'y a plus de r&#232;gle commune. Il n'y a plus de
normes universelles. La seule vertu qui pr&#233;domine c'est la satisfaction
imm&#233;diate des besoins de l'individu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jusqu'ici, vivre en soci&#233;t&#233; consistait en un &#233;change de services.
Maintenant, la communaut&#233; humaine devient une soci&#233;t&#233; de libre-service.
Chacun y prend ce qui lui convient et critique la communaut&#233; qui ne lui
donne pas ce qu'il pense qu'elle devrait lui donner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_3728 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:153px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Lipovetsky&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_16-vide.jpg' width=&quot;153&quot; height=&quot;246&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
Devant la multiplication des choix, on propose une soci&#233;t&#233; ouverte, une
vie quotidienne sans imp&#233;ratif cat&#233;gorique. Les relations de travail sont
partout modifi&#233;es. Les horaires deviennent souples, adapt&#233;es. Toute
coercition est &#233;vacu&#233;e. La vie doit &#234;tre douce, sans contrainte. Le langage
entre les individus est feutr&#233;, neutre, aseptis&#233;. Il doit tenir compte de
l'individu, de son approche personnelle, de sa vision des choses, de son
rythme personnel. Chacun s'enferme dans son monde. Jusqu'aux &#233;tudiants,
causant du manque de communication entre les personnes, et qui ensuite,
entre dans la salle de cours avec leur baladeur accroch&#233; aux oreilles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne de la pornographie n'est pas &#233;tranger &#224; cette nouvelle
attitude narcissique. L'ordre ancien proclamait l'interdit, la censure. La
soci&#233;t&#233; individualiste &#171; d&#233;stantardise &#187; le monde sexuel. Le sexe est un
moment de s&#233;duction, uniquement accroch&#233; au plaisir. Chacun l'utilise comme
un besoin. Sa finalit&#233; est &#233;vacu&#233;e. Le n&#233;cessaire se confond avec l'utile.
Il est n&#233;cessaire d'avoir du sexe parce que par lui, on affirme son monde
le plus intime en se foutant ensuite de toutes les cons&#233;quences. Sexe &#224; la
carte, comme tout le reste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le nihilisme philosophique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le monde postmoderne, depuis deux d&#233;cennies, cultive l'&#232;re du vide. Le
nihilisme philosophique est adopt&#233; par diff&#233;rentes chapelles et, pour se
consoler d'une possible approche apocalyptique de l'existence, chante les
lendemains sans retour. Chacun habite son propre d&#233;sert.
Cons&#233;quences : la d&#233;saffection de toutes les grandes institutions humaines
comme la famille, l'&#201;glise, les regroupements coop&#233;ratifs, etc. Chacun
s'organise dans un climat d'indiff&#233;rence totale envers l'autre. La qu&#234;te du
sens de l'existence a compl&#232;tement disparu du radar de toute une
g&#233;n&#233;ration. La notion antagoniste de bien et de mal n'existe plus. La
d&#233;finition des r&#233;alit&#233;s fondamentales de l'existence humaine demeurent
flottantes, parfois banalis&#233;es. M&#234;me la notion de sacr&#233;, si ch&#232;re &#224; nos
p&#232;res et &#224; nos m&#232;res, a foutu le camp. Certains observateurs parlent bien
de l'arriv&#233;e de nouvelles valeurs. En creusant un tant soit peu, on
d&#233;couvre rien de plus qu'un syncr&#233;tisme individualiste, une panoplie de
faux-fuyants qui cr&#233;ent une ambiance coll&#233;e &#224; un monde &#233;ph&#233;m&#232;re. On
voudrait bien changer ce monde. Mais on ne sait plus quels param&#232;tres lui
accoler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Priv&#233;s d'une sorte d'&#233;toile polaire sur laquelle toute cette g&#233;n&#233;ration
voudrait bien se fier, on songe &#224; en finir avec une vie qui n'a plus de
finalit&#233;, qui se perd dans la satisfaction de tout ce qui se pr&#233;sente mais
qui ne satisfait rarement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'anxi&#233;t&#233; augmente &#224; un rythme effarant. Les &#233;tats d&#233;pressifs se
multiplient. L'animal humain, d&#233;barrass&#233; de toutes contraintes, toujours
&#171; cool &#187; mais jamais riv&#233; &#224; un roc sur lequel il pourrait asseoir toute son
existence, cherche et ne trouve plus. Il se sent, parfois, tout aussi
vuln&#233;rable, d&#233;sarm&#233;, d&#233;culott&#233; que tous ses devanciers. Il se trouve devant
l'inconnu qui l'emb&#234;te constamment. Il se sent d&#233;pourvu devant l'immensit&#233;
des difficult&#233;s qu'il doit affronter seul.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques d&#233;cennies la sensibilit&#233; politique permettait
l'accomplissement du moi et une ouverture sur l'autre. Devant le d&#233;sert
social qui ne r&#233;pond plus &#224; ce besoin de socialisation, l'homme moderne se
sent abandonn&#233;, vid&#233; de sa substance. La nouvelle morale, riv&#233;e uniquement
sur le plaisir, le comble quelques instants, mais ne lui permet pas de
retrouver son semblable. L'autre n'ayant plus de liens d'attaches solides,
il le voit uniquement comme un bien utile dont il peut se d&#233;barrasser &#224;
loisir et qui le laisse perplexe, la solitude revenue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jadis, l'autre permettait &#224; chacun de se retrouver. Le semblable
permettait &#224; chacun dessiner un chemin d'accueil et d'ouverture. Tout au
contraire, maintenant, l'utilisation occasionnelle de la pr&#233;sence du
semblable le d&#233;route et le d&#233;construit. L'homme est bien un animal social.
Mais il ne sait plus comment faire pour le r&#233;v&#233;ler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le culte du moi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;poque actuelle est caract&#233;ris&#233;e par le culte du moi. Pas &#233;tonnant que
les anciennes n&#233;vroses aient &#233;t&#233; remplac&#233;es par ce sentiment du vide
int&#233;rieur. Chacun est tellement programm&#233; par le culte du moi qu'il lui est
impossible d'aimer et de se sentir justement aim&#233;. Il ne peut plus
accueillir l'autre tel qu'il est. Le moi ayant pris toute la place.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'h&#233;donisme ou le culte du plaisir, &#224; cause de la consommation de masse,
est devenu la valeur fondamentale. L'homme moderne ne tient plus en place.
Il est ouvert au changement. Tous les modes de vie sont acceptables et
accept&#233;s. On assiste alors &#224; une d&#233;motivation g&#233;n&#233;rale pour la chose
publique, &#224; l'essoufflement de la contestation, au &#171; bien se sentir seul &#187;
devant son &#233;cran cathodique, clavardant avec un monde virtuel o&#249;
l'imagination l'emporte toujours sur les gestes pos&#233;s rationnellement. On
ne sait plus avec qui on communique, mais on a des centaines de noms pour
le faire qui s'alignent sur &#171; facebook &#187; afin de meubler une solitude de plus
en plus intol&#233;rable. Tous les choix sont possibles et bons. Il s'agit
d'ouvrir l'ordinateur et de pitonner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette attitude de retournement sur soi-m&#234;me a de graves cons&#233;quences dans
la vie publique. Il n'est plus possible de vivre pleinement la d&#233;mocratie &#8211;
m&#234;me si on en revendique le nom &#8211; si chacun vit dans son terrier. Les
r&#233;sultats &#233;lectoraux des derni&#232;res consultations populaires d&#233;montrent un
affaiblissement marqu&#233; du taux de participation des citoyens. On parle
toujours de d&#233;mocratie. Mais, constamment on la bafoue, on l'&#233;carte et on
vit en rejetant ses devoirs de citoyens. On se garde un &#238;lot de &#171; chialage &#187;
quotidien contre le syst&#232;me mais on n'est pas pr&#234;t &#224; lever le petit doigt
pour le modifier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pire encore, la vague d'h&#233;donisme qui d&#233;ferle sur l'Occident conduit bien
des travailleurs &#224; abandonner leur travail quotidien parce qu'il ne
correspond plus &#224; la jouissance maximale qu'ils souhaitent y trouver. Le
travail restant toujours astreignant et d'une certaine fa&#231;on autoritaire &#8211;
on d&#233;pend habituellement d'un patron &#8211; on ne veut plus se soumettre &#224; aucun
diktat venant d'un autre. Chacun veut &#234;tre son propre boss, agir de la
fa&#231;on qu'il lui pla&#238;t, dessiner un horaire &#224; son go&#251;t, quitter lorsque bon
lui semble sans mesurer les cons&#233;quences personnelles ou collectives d'un
tel geste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le mode moderne a tellement ax&#233; toute l'existence sur la libert&#233;
individuelle qu'il n'est pas &#233;tonnant de voir appara&#238;tre l'instabilit&#233;
politique &#224; tous les niveaux. Les hommes ne veulent plus de ma&#238;tre. Y
compris le Ma&#238;tre supr&#234;me. Chacun est ma&#238;tre &#224; bord de son embarcation et
d&#233;rive sur un son radeau personnel. Comme s'il &#233;tait le seul sur la mer
enrag&#233;e de l'existence. Pas &#233;tonnant qu'un bon nombre coule leur bateau et
s'enfonce dans la profondeur anonyme des eaux noires et inconnues de la
vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La croisi&#232;re s'amuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que faire dans un monde qui est centr&#233; sur le culte du moi ? Rien d'autre
que de se divertir, de s'amuser. Et le divertissement postmoderne passe par
l'omnipr&#233;sence de l'humour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Moyen &#194;ge, on riait. On se moquait, &#224; des p&#233;riodes fixes, de tout ce
qui bougeait. Tout le monde y passait : la famille, les institutions,
l'autorit&#233;, etc. Cette p&#233;riode de d&#233;foulement collectif avait un terme.
Aujourd'hui, non seulement on rit de tout, mais on rit sans cesse. Les
cotes d'&#233;coute de la t&#233;l&#233; en font foi. Pour qu'une &#233;mission reste en ondes,
il lui faut une dose d'humour. Sinon, le public zappe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rire est devenu la norme. La publicit&#233; en tient compte. La mode aussi.
L'&#226;ge humoristique a pris le pas sur l'&#226;ge esth&#233;tique. Le chic, c'est
l'originalit&#233;. On ne s'habille plus pour faire beau mais pour se faire
remarquer. On ach&#232;te un jean perc&#233; pour choquer, faire rire, faire
exception. On ne veut plus s'habiller comme tout le monde ; on veut &#234;tre
habill&#233; pour &#234;tre remarqu&#233;. Pour faire rire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vertu cardinale de cet &#226;ge de la consommation est ax&#233;e sur les valeurs
individuelles. L'humour permet &#224; chacun d'affirmer sa libert&#233; d'esprit, se
forger une image dominatrice, sup&#233;rieure, diff&#233;rente des autres qui
essaient d'en faire autant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La politique n'&#233;chappe pas &#224; ce courant humoristique. La candidature de
Coluche en France en est une preuve &#233;clatante. Le Qu&#233;bec a toujours son
parti Rhinoc&#233;ros. Afin que ceux qui ne croient plus &#224; la d&#233;mocratie se
donne l'illusion, en votant pour rire, que le monde va changer. L'ensemble
de l'art moderne (peinture, sculpture, dessins) n'&#233;chappe pas &#224; l'humour.
On peint, on dessine, on caricature pour &#233;pater la galerie. Ce que fait
l'autre est vu comme du th&#233;&#226;tre absurde par rapport &#224; soi. Il faut en faire
du d&#233;lire, de la moquerie. Lorsqu'on ouvre un journal, on court vite &#224; la
caricature avant de lire les articles s&#233;rieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sexualit&#233; n'est pas en reste dans ce courant de banalit&#233;s, de moqueries
perp&#233;tuelles. Les films pornos abondent et la caract&#233;ristique d'un bon
nombre de ces productions visent &#224; faire rire. Gr&#226;ce &#224; la technologie, on
peut faire du sexe une parodie constante et universelle. La multiplication
de ces sites sur le Net en est la preuve flagrante. Usant de proc&#233;dures
devenues courantes, on peut changer le sexe d'une personne, la
m&#233;tamorphoser d'homme en femme ou vice versa, lui ajouter ou retrancher
quelques attraits. Les initi&#233;s font courir leurs trouvailles sur le Net.
Bref, devant le vide, on essaie de trouver quelque chose qui peut le
combler. Le stade humoristique ne vise qu'une chose : la
d&#233;substantialisation de l'&#234;tre humain. N'ayant plus la capacit&#233; de se voir
tel qu'il est dans sa condition fondamentale, l'&#234;tre humain travestit son
existence en s'en moquant. Si la moquerie, comme dit le proverbe, est l'&#226;me
des faibles, la plan&#232;te est en train de suffoquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Que&lt;/strong&gt; faire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;solument, chacun doit multiplier autour de lui les rapports d'&#234;tre &#224;
&#234;tre. Lutter de plus contre ce courant d'anonymat qui prolif&#232;re &#224; tous les
niveaux d'activit&#233; humaine, comme un tissu canc&#233;reux. En d'autres termes,
chacun doit se consid&#233;rer comme un serviteur. Serviteur de la v&#233;rit&#233;,
compagnon du bien, b&#226;tisseur de libert&#233;. Il ne suffit pas de dire que ce
monde va vers sa ruine. S'il y est conduit, comme par n&#233;cessit&#233;, c'est
qu'il portait en lui le principe de sa destruction. L'esp&#233;rance est
toujours possible. La crise que traverse l'homme occidental affirme Gabriel
Marcel est une crise m&#233;taphysique. La pire illusion est de s'imaginer que
tel ou tel am&#233;nagement social, politique ou institutionnel pourrait suffire
&#224; apaiser une inqui&#233;tude qui vient du tr&#233;fonds m&#234;me de l'&#234;tre. L'homme est
plus que la mesure de toutes choses. Le relativisme ambiant conduit
in&#233;vitablement &#224; un humanisme d&#233;grad&#233;. Un humanisme de la moisissure. Il ne
tient qu'&#224; nous de prendre les voies difficiles et exigeantes de la
recherche du vrai, du beau et du bien, afin de quitter r&#233;solument les
orni&#232;res du pessimisme qui gangr&#232;ne tout le climat actuel. Est-il permis,
bref, de b&#226;tir de l'ind&#233;dit (comme faire un pays !) quand tous les
ingr&#233;dients sont aux antipodes d'une r&#233;alisation potentielle ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Sarkozy et la Ve R&#233;publique - Du monarque r&#233;publicain au Pr&#233;sident-Soleil</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/04/01/243009.html</link>
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		<dc:date>2009-04-01T15:26:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Marc Chevrier - Le Devoir (opinions)</dc:creator>, <dc:creator>Antonin-Xavier Fournier - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>&#192; l'&#233;vidence, Nicolas Sarkozy consomme des ruptures avec les pratiques de la Ve R&#233;publique. Par exemple, le parti pr&#233;sidentiel n'est plus, comme au temps du RPR et de l'UDF, une grande coalition de droite, mais plut&#244;t un parti structur&#233; et disciplin&#233; au service de la (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&#192; l'&#233;vidence, Nicolas Sarkozy consomme des ruptures avec les pratiques de la Ve R&#233;publique. Par exemple, le parti pr&#233;sidentiel n'est plus, comme au temps du RPR et de l'UDF, une grande coalition de droite, mais plut&#244;t un parti structur&#233; et disciplin&#233; au service de la pr&#233;sidence, faisant peut-&#234;tre glisser la Ve R&#233;publique vers (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/04/01/243009.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'insoutenable angoisse du Refus global</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/03/30/242638.html</link>
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		<dc:date>2009-03-30T08:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Martin G&#233;n&#233;reux - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Jeudi 19 mars dernier, j'ai assist&#233;, au TNM, &#224; une repr&#233;sentation de la pi&#232;ce de Claude Gauvreau, La Charge de l'orignal &#233;pormyable. J'y suis encore. Cette pi&#232;ce met principalement en sc&#232;ne Mycroft Mixeudeim, un po&#232;te et un amoureux, qu'une bande de psychologues cruels (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Jeudi 19 mars dernier, j'ai assist&#233;, au TNM, &#224; une repr&#233;sentation de la pi&#232;ce de Claude Gauvreau, La Charge de l'orignal &#233;pormyable. J'y suis encore. Cette pi&#232;ce met principalement en sc&#232;ne Mycroft Mixeudeim, un po&#232;te et un amoureux, qu'une bande de psychologues cruels et d&#233;connect&#233;s tentent de comprendre. Mais, faute (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/03/30/242638.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Capotons-nous ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Capotons-nous</link>
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		<dc:date>2009-03-29T08:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le voyage du pape Beno&#238;t XVI a permis &#224; bien des Qu&#233;b&#233;cois de d&#233;verser leur hargne sur l'&#201;glise catholique, de propager des discours r&#233;ducteurs, des propos falsifi&#233;s sur la visite papale en terre africaine. Chez nous, c'est devenu coutume de ne pas lire les textes officiels produits (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le voyage du pape Beno&#238;t XVI a permis &#224; bien des Qu&#233;b&#233;cois de d&#233;verser
leur hargne sur l'&#201;glise catholique, de propager des discours r&#233;ducteurs,
des propos falsifi&#233;s sur la visite papale en terre africaine. Chez nous,
c'est devenu coutume de ne pas lire les textes officiels produits par le
Vatican et de se faire une opinion &#224; partir d'un article pondu par un
journaliste dont le but &#233;vident est de faire la premi&#232;re page du journal du
lendemain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une certaine presse verse de plus en plus dans la d&#233;sinformation. Elle en
profite pour ridiculiser celui qui a encore le courage de porter et
d'annoncer certains principes fondamentaux, certaines r&#232;gles morales
universelles, sans lesquelles l'humanit&#233;, malgr&#233; les avancements de la
techno-science, risque de tomber dans un tohu-bohu pr&#233;visible. Le sida,
maladie grave s'il en est, est en train de nous emp&#234;cher de r&#233;fl&#233;chir sur
notre condition humaine. Le pr&#233;servatif qui devrait l'emp&#234;cher, impose
subtilement une sexualit&#233; sans risques, qui d&#233;gagerait l'&#234;tre humain de
toute responsabilit&#233; dans sa vie sexuelle. Le pr&#233;servatif, petit &#224; petit,
est en train de cr&#233;er une mentalit&#233; inqui&#233;tante, &#224; savoir une sexualit&#233; en
kit, jetable apr&#232;s usage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une sexualit&#233; sans risques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'ai pas l'intention ici de d&#233;fendre les propos du pape lors de son
dernier voyage. Il est assez grand pour se d&#233;fendre tout seul. Mais
qu'a-t-il dit au juste ? Voici ce qu'il a dit, au sujet du sida, sur l'avion
qui le conduisait en Afrique, il y a quelques jours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; On ne peut vaincre ce probl&#232;me du sida uniquement avec de l'argent. S'il
n'y a pas l'&#226;me, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut r&#233;soudre ce
fl&#233;au en distribuant des pr&#233;servatifs ; au contraire, cela risque
d'augmenter le probl&#232;me. On ne peut trouver la solution que dans un double
engagement : le premier, une humanisation de la sexualit&#233;, c'est-&#224;-dire un
renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle fa&#231;on de se
comporter l'un envers l'autre ; et le second, une amiti&#233; vraie, surtout
envers ceux qui souffrent. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notre soci&#233;t&#233; valorise la pulsion pour elle-m&#234;me alors que celle-ci ne
peut &#234;tre finalis&#233;e que dans la relation &#224; l'objet. Les maladies transmises
sexuellement, sont le plus souvent le r&#233;sultat d'un comportement sexuel
irresponsable. La responsabilit&#233; est l'un des crit&#232;res de la personne
libre. Or, cet appel &#224; devenir des personnes qui peuvent r&#233;pondre de leurs
actes est aujourd'hui rapidement &#233;vacu&#233; du discours pour &#234;tre remplac&#233; par
une opinion dominante, pr&#234;ch&#233;e aux jeunes et au moins jeunes, par une
propagande insidieuse et d&#233;vastatrice. On pourrait la r&#233;sumer ainsi : Fais
ce que tu veux, satisfais tes d&#233;sirs comme ils viennent, &#233;vite toute
frustration. Tu as droit &#224; la relation sexuelle, tes parents et tes
&#233;ducateurs n'ont rien &#224; te dire. Ce qui r&#233;sultera sera pris en compte par
la soci&#233;t&#233;. Oui, fais ce que tu veux comme tu le veux. Tout est possible
gr&#226;ce &#224; la merveilleuse invention du pr&#233;servatif. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne s'agit pas ici de savoir si on est pour ou contre le pr&#233;servatif. Il
s'agit de se demander de quelle mani&#232;re l'&#234;tre humain peut et doit
construire une sexualit&#233; authentiquement humaine. La sexualit&#233;, on le sait
d'exp&#233;rience, est une mani&#232;re d'&#234;tre en relation les uns avec les autres.
Elle est finalis&#233;e, en grand partie, par la relation avec l'autre. Comme la
tendance actuelle tire dans la direction de la d&#233;shumanisation de la
sexualit&#233;, le risque est que la sexualit&#233; devienne uniquement
instrumentalis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La mentalit&#233; actuelle repose sur le fait qu'une sexualit&#233; sans risques est
possible. Celle-ci s'incruste lentement dans les spots publicitaires, m&#234;me
dans les manuels de biologie scolaire. Remettre en cause cette approche
m&#233;canique des rapports sexuels entre les humains, d&#233;clenche rapidement des
r&#233;actions passionnelles et agressives et emp&#234;che de s'interroger
collectivement et personnellement sur le sens des rapports sexuels entre
les hommes et les femmes de bonne volont&#233;. Oser &#233;crire et dire que ce
mod&#232;le est r&#233;ducteur et ram&#232;ne l'&#234;tre humain &#224; une machine &#224; plaisir, c'est
courir le risque de se voir &#233;pingl&#233; le qualificatif de moralisateur. C'est
aller &#224; l'encontre du mod&#232;le sexuel admis de nos jours, un mode qui est le
plus souvent irrationnel et sans fondements. Notre soci&#233;t&#233; moderne
aurait-elle d&#233;couverte le moyen de mettre la vie sexuelle des humains &#224;
l'abri des contingences de l'existence ? Au nom des maladies transmises
sexuellement, faut-il exclure toute r&#233;flexion morale au sujet de la
sexualit&#233; et surtout mettre sous le boisseau tout discours anthropologique
sur le sens de l'amour humain ? Est-ce vrai que tout semble possible dans
les rapports sexuels entre humains dans la mesure o&#249; l'on se prot&#232;ge ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, l'amour, &#231;a se prot&#232;ge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sexualit&#233; humaine n'est pas r&#233;ductible &#224; la qu&#234;te du plaisir. Les
propos tenus par Beno&#238;t XVI, lors de sa conf&#233;rence de presse dans l'avion
qui l'amenait au Cameroun il y a quelques jours, ne fait que rappeler ce
point de vue eccl&#233;sial. Quelques journalistes, particuli&#232;rement ceux de
l'Europe (France et Allemagne en particulier), n'ont retenu de ses dires
qu'un mot ou deux : pr&#233;servatif et avortement. Tir&#233;s de son contexte, ils
peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s de diff&#233;rentes fa&#231;ons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le christianisme n'est pas une mode. Un courant de pens&#233;e manipulable.
Falsifiable selon les d&#233;sirs de chacun. Pour lui, la sexualit&#233; doit &#234;tre
orient&#233;e, &#233;lev&#233;e et int&#233;gr&#233;e par l'amour qui, seul, la rend vraiment
humaine. Pr&#233;par&#233;e par le d&#233;veloppement biologique et psychique, elle cro&#238;t
harmonieusement et ne se r&#233;alise en pl&#233;nitude que par la conqu&#234;te de la
maturit&#233; affective qui se manifeste dans l'amour d&#233;sint&#233;ress&#233; et dans le
don total de soi-m&#234;me &#224; l'autre. Chacun, dans la relation, est renvoy&#233; &#224;
l'autre, car il admet qu'il n'a pas sa fin en lui-m&#234;me. L'amour am&#232;ne
l'autre &#224; se r&#233;aliser par le don d&#233;sint&#233;ress&#233; de lui-m&#234;me. Et chacun, dans
le rapport qu'il entretient avec l'autre dans un engagement fid&#232;le et
d&#233;finitif, prend sa source dans le fait qu'il est cr&#233;&#233; &#224; l'image de Dieu,
source de tout amour. Ici, l'amour n'est pas un sentiment ni une simple
&#233;motion. C'est avant tout &#171; un projet &#224; r&#233;aliser et une structure
relationnelle dans laquelle les sentiments et les &#233;motions prennent sens &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ce type d'amour que l'&#201;glise a sans cesse prot&#233;g&#233;. Il implique le
libre choix des partenaires, leur consentement mutuel, l'&#233;galit&#233; entre
l'homme et la femme, l'acceptation des responsabilit&#233;s conjugale et
parentale dans la fid&#233;lit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Entre l'id&#233;al et la r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le discours pastoral de l'&#201;glise catholique a sans cesse rappel&#233;, - depuis
l'apparition entre autre du sida - la n&#233;cessit&#233; de se prot&#233;ger, de ne pas
mettre en p&#233;ril la vie d'autrui. Le regrett&#233; cardinal Lustigier fut l'un
des premiers &#233;v&#234;ques fran&#231;ais &#224; le rappeler en 1988, lors d'une soir&#233;e
consacr&#233;e au sida. &#171; Quant &#224; vous qui &#234;tes atteints de cette maladie, si
vous ne pouvez pas vivre ainsi dans la chastet&#233;, prenez les moyens que l'on
vous propose, par respect pour vous-m&#234;me et par respect pour autrui. Vous
ne devez pas donner la mort. &#187; Le cardinal Coffy empruntait les m&#234;mes voies : &#171; Je suis face &#224; des gens qui ont des habitudes, qui ont une h&#233;r&#233;dit&#233;
lourde, je ne vais quand m&#234;me pas leur demander de tuer leur voisin, en
leur communiquant le sida. Par cons&#233;quent, en des cas tr&#232;s pr&#233;cis, il est
clair que le pr&#233;servatif s'impose. Le salut, la vie d'une personne compte
plus que toute autre chose. &#187; Le porte-parole de la conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques
de France, Mgr di Falco corroborait les paroles de ses confr&#232;res dans
l'&#233;piscopat en 1995 : L'&#201;glise catholique propose de objectifs, un id&#233;al.
Certains refuseront jusqu'&#224; l'id&#233;al lui-m&#234;me. (&#8230;) L'&#201;glise croit que la
sexualit&#233; est belle, et fragile, et qu'elle est indissociable de l'amour.
L'&#201;glise croit que l'on ne peut pas r&#233;pondre aux questions justes et
l&#233;gitimes des jeunes par des consid&#233;rations uniquement m&#233;dicales, voire
v&#233;t&#233;rinaires. Alors, c'est vrai, l'&#201;glise ne rejoint pas le discours
h&#233;g&#233;monique et st&#233;rile du &#171; Mets un pr&#233;servatif et fais ce que tu veux. &#187;
Elle pr&#233;f&#232;re appeler &#224; la fid&#233;lit&#233; et &#224; l'abstinence, pas d'abord comme
moyen de combattre le sida : d'abord comme moyen de trouver le bonheur.
Mais il est bien &#233;vident, une fois montr&#233; l'objectif, que l'on doit &#234;tre
ni suicidaire ni criminel : il faut utiliser le pr&#233;servatif si, pour des
raisons qu'il ne m'appartient pas de juger, on n'a pas encore atteint
l'id&#233;al propos&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La clart&#233; du discours de l'&#201;glise catholique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#201;glise rappelle le sens de l'amour humain. La sexualit&#233; est belle et
demeure une des modalit&#233;s d'expression de cet amour. Elle propose et montre
les voies &#224; prendre pour atteindre l'id&#233;al de l'amour. Elle ne l'impose pas : elle invite chacun &#224; r&#233;fl&#233;chir sur le sens des rapports amoureux entre
hommes et femmes et invite &#224; chacun &#224; prendre ses responsabilit&#233;s. Le
discours du pape, en ce sens, s'inscrit dans la longue tradition de
l'&#201;glise. Remettre tout se confiance en un instrument comme le pr&#233;servatif,
ne fait que m&#233;caniser les rapports sexuels entre les humains. L'humanit&#233;,
pour s'&#233;panouir et grandir, a besoin de plus que cela.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte &#8211; Matane&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'Europe est-elle un espace politique ? </title>
		<link>http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2601</link>
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		<dc:date>2009-03-24T14:32:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Marcel Gauchet - www.contreinfo.info</dc:creator>
		


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		<description>&#171; Aucune gouvernance, si sophistiqu&#233;e qu'elle soit, ne viendra &#224; bout de l'exigence de se gouverner, laquelle suppose de renouer avec le cadre qui la rend possible. Il n'y a d'autre issue que de revenir au politique l&#224; o&#249; il se trouve et o&#249; il est destin&#233; &#224; rester, dans (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&#171; Aucune gouvernance, si sophistiqu&#233;e qu'elle soit, ne viendra &#224; bout de l'exigence de se gouverner, laquelle suppose de renouer avec le cadre qui la rend possible. Il n'y a d'autre issue que de revenir au politique l&#224; o&#249; il se trouve et o&#249; il est destin&#233; &#224; rester, dans les &#201;tats-nations. (...) - &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2601"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Dieu... existe</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/03/16/239723.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Martin G&#233;n&#233;reux - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Depuis quelques jours, des autobus de la STM se baladent avec une inscription surprenante : &#171; Dieu n'existe probablement pas. Alors, cessez de vous inqui&#233;ter et profitez de la vie. &#187; Cette affirmation est d'autant plus &#233;tonnante que toute cette campagne est soutenue par (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis quelques jours, des autobus de la STM se baladent avec une inscription surprenante : &#171; Dieu n'existe probablement pas. Alors, cessez de vous inqui&#233;ter et profitez de la vie. &#187; Cette affirmation est d'autant plus &#233;tonnante que toute cette campagne est soutenue par l'Association humaniste du Qu&#233;bec qui &#171; place l'&#234;tre humain devant toute croyance ou id&#233;ologie &#187;. &#201;tonnante, en effet, car depuis la mort de Dieu, fondement de toute la pens&#233;e humaniste, la r&#233;flexion philosophique humaniste jongle plut&#244;t avec l'angoisse, l'absurdit&#233; et le nihilisme. Nous sommes &#224; des lieues de l'innocence guillerette colport&#233;e sur les panneaux des autobus et nous nageons en pleine contradiction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au XIXe si&#232;cle, Friedrich Nietzsche (1844-1900) a d&#233;cr&#233;t&#233; la mort de Dieu. &#171; Devant Dieu ! &#8212; Voici que ce Dieu est mort. Hommes sup&#233;rieurs, ce Dieu a &#233;t&#233; votre plus grand danger. Vous n'&#234;tes ressuscit&#233;s que depuis qu'il g&#238;t dans la tombe. &#187; (Ainsi parlait Zarathoustra, 1892).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ayant ainsi assist&#233; aux fun&#233;railles de Dieu, l'homme, se trouve soudainement confront&#233; &#224; l'angoisse de sa mort prochaine et l'appr&#233;hende comme la fin de toutes choses, la chute dans le trou sans fin, le cachot des &#233;ternelles oubliettes. Il se per&#231;oit comme une fugitive apparence dans un univers infini qui l'ignore, comme un accident ridicule dans le vide obscur du nihilisme (du latin nihil : rien). Il a peur. Que lui reste-t-il ? Ne plus s'inqui&#233;ter ? Profiter de la vie ? Voyez plut&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'homme (post) moderne se trouve pris &#224; jamais entre l'impossibilit&#233; d'un retour &#224; la transcendance et l'impossibilit&#233; de regarder en face l'immanence inerte des choses et d'assumer l'absurdit&#233; de ce monde. Il lui reste &#224; continuer &#224; chercher des mani&#232;res r&#233;siduelles de s'illusionner &#187; (Marc Angenot, Titulaire de la chaire James McGill de fran&#231;ais &#224; l'Universit&#233; McGill, tir&#233; du livre : En quoi sommes-nous encore pieux, 2009).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette affirmation trouve &#233;cho dans les propos de Marcel Conche, philosophe humaniste fran&#231;ais et professeur &#233;m&#233;rite de philosophie &#224; la Sorbonne : &#171; Si Dieu est mort, l'homme retourne &#224; son ancienne impuissance : impuissance &#224; briser le lien, indissoluble pour tous les &#234;tres finis, du temps et de la mort. Nous &#233;tions des &#234;tres finis que l'&#234;tre infini aimait. Nous ne sommes plus que des &#234;tres finis, et rien d'autre, dans l'indiff&#233;rence universelle et le silence de la mort &#187; (tir&#233; du livre Temps et destin, 1980).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces auteurs sont des humanistes, tout comme ceux qui soutiennent cette campagne actuelle sur l'inexistence de Dieu. Leur raison ne les pousse cependant pas vers l'optimisme surprenant qui se balade actuellement sur les panneaux des autobus de Montr&#233;al. Ils sont cr&#233;dibles, raisonnables, courageux et lucides dans leur propos. La disparition de Dieu non seulement ne r&#232;gle rien, mais confine l'humanit&#233; &#224; l'angoisse et &#224; l'absence de sens. Ce constat est dur, mais c'est le terminus oblig&#233; de trois cents ans d'humanisme. Comment alors affirmer qu'avec la mort de Dieu, on peut maintenant se r&#233;jouir et profiter de la vie ? La raison nous am&#232;ne dans la direction inverse. La mort de Dieu soul&#232;ve des difficult&#233;s majeures sur les plans m&#233;taphysique (l'existence, pourquoi y a-t-il quelque chose plut&#244;t que rien ?), moral (l'ali&#233;nation morale, pourquoi tant de souffrance et tant de bont&#233; en m&#234;me temps ?) et &#233;pist&#233;mologique (la connaissance, existe-t-il vraiment quelque chose ou est-ce une illusion ?). Et ces difficult&#233;s demeurent m&#234;me avec l'&#233;largissement notoire des connaissances scientifiques au cours des derniers si&#232;cles. Si Dieu est mort, l'homme reste tout seul, qu'il ait une sixi&#232;me ann&#233;e ou un doctorat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) &#224; S&#246;ren Kierkegaard (1813-1855), jusqu'&#224; Marc Angenot et Marcel Conche, la pens&#233;e humaniste a vu le pessimisme s'installer. L'optimisme ne sera alors possible qu'en laissant le savoir objectif en suspens. Toute la pens&#233;e humaniste qui suivra, le mouvement existentialiste notamment, confirmera que la raison, priv&#233;e d'un v&#233;ritable universel, m&#232;ne tout droit &#224; l'absurdit&#233; de tout ce qui est l&#224;. L'heure n'est plus &#224; la joie, mais &#224; l'angoisse. Comment une association humaniste peut-elle alors raisonnablement conclure &#224; l'optimisme ? Cette curieuse pirouette prend des allures de d&#233;mission de la raison.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si la logique humaniste d'Angenot et de Conche m&#232;ne &#224; une telle violence dans le propos, &#224; une telle d&#233;shumanisation et d'&#233;vacuation du sens, si la raison m&#232;ne &#224; un tel pessimisme et &#224; une telle angoisse, si l'humanisme nous confine &#224; une telle absurdit&#233;, alors, c'est que la pr&#233;misse de toute cette qu&#234;te est fausse. Nous nous sommes tromp&#233;s. Dieu n'est pas mort. Il est bien l&#224;. Alors seulement, l'homme pourra esp&#233;rer que quelqu'un en dehors de lui-m&#234;me donnera sens et direction. Alors seulement, il pourra cesser de s'inqui&#233;ter et profiter de la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>L'histoire d'une &#233;mancipation diff&#233;r&#233;e </title>
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		<dc:date>2009-03-08T13:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Denis Moni&#232;re - L'Action nationale&lt;br&gt;www.action-nationale.qc.ca</dc:creator>
		


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		<description>Lorsque l'histoire ne s'accorde pas avec les th&#232;ses du pouvoir, celui-ci arrange l'histoire &#224; son go&#251;t. Ce proc&#233;d&#233; a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mis au jour dans le c&#233;l&#232;bre roman &#171; 1984 &#187; de George Orwell, qui d&#233;non&#231;ait par la fiction la falsification historique op&#233;r&#233;e par les id&#233;ologues (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Lorsque l'histoire ne s'accorde pas avec les th&#232;ses du pouvoir, celui-ci arrange l'histoire &#224; son go&#251;t. Ce proc&#233;d&#233; a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mis au jour dans le c&#233;l&#232;bre roman &#171; 1984 &#187; de George Orwell, qui d&#233;non&#231;ait par la fiction la falsification historique op&#233;r&#233;e par les id&#233;ologues sovi&#233;tiques. Mais au Canada, la r&#233;alit&#233; est aussi riche (...) - &lt;a href="http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=351&amp;Itemid=1"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>La polygamie pour tous ou pour personne</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/03/04/237135.html</link>
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		<dc:date>2009-03-04T11:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Lucia Ferretti - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Si la Cour d&#233;cide cette fois que l'interdiction de la polygamie contrevient &#224; la libert&#233; de religion prescrite par la Charte canadienne des droits et libert&#233;s, il faudra en subir les cons&#233;quences. Le Parlement f&#233;d&#233;ral sera plac&#233; devant plusieurs options. (...) Si la Cour supr&#234;me c&#232;de &#224; (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Si la Cour d&#233;cide cette fois que l'interdiction de la polygamie contrevient &#224; la libert&#233; de religion prescrite par la Charte canadienne des droits et libert&#233;s, il faudra en subir les cons&#233;quences. Le Parlement f&#233;d&#233;ral sera plac&#233; devant plusieurs options. (...) Si la Cour supr&#234;me c&#232;de &#224; sa tendance naturelle d'interpr&#233;ter la Charte (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/03/04/237135.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Le pays de l'ambigu&#239;t&#233; </title>
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		<dc:date>2009-02-23T18:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre Vadeboncoeur - L'Action nationale&lt;br&gt;www.action-nationale.qc.ca</dc:creator>
		


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		<description>Notre histoire, depuis la Conqu&#234;te, forc&#233;ment fut ambigu&#235;. Il reste sans doute pas mal de s&#233;quelles de cela, en particulier un certain esprit d'ind&#233;cision. La R&#233;volution tranquille avait secou&#233; ces dispositions. Il faudrait faire un deuxi&#232;me pas, tout aussi ambitieux que le premier. Une (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Notre histoire, depuis la Conqu&#234;te, forc&#233;ment fut ambigu&#235;. Il reste sans doute pas mal de s&#233;quelles de cela, en particulier un certain esprit d'ind&#233;cision. La R&#233;volution tranquille avait secou&#233; ces dispositions. Il faudrait faire un deuxi&#232;me pas, tout aussi ambitieux que le premier. Une seconde &#233;tape s'imposerait en effet. Sans (...) - &lt;a href="http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=816&amp;Itemid=1"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'homme moderne sans r&#233;f&#233;rence</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/02/21/235107.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2009/02/21/235107.html</guid>
		<dc:date>2009-02-21T14:56:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Cornellier - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Auteur, en 2007, du savant et lumineux &#201;tat de la nation (Liber), le politologue Jean-Fran&#231;ois Lessard poursuit son exploration du proc&#232;s moderne dans un tr&#232;s solide essai intitul&#233; La Question du politique dans la modernit&#233;. Comprendre le malaise contemporain. &#171; Si nous ne vivons pas dans des (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Auteur, en 2007, du savant et lumineux &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;tat de la nation&lt;/i&gt; (Liber), le politologue Jean-Fran&#231;ois Lessard poursuit son exploration du proc&#232;s moderne dans un tr&#232;s solide essai intitul&#233; La Question du politique dans la modernit&#233;. Comprendre le malaise contemporain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Si nous ne vivons pas dans des r&#233;gimes id&#233;aux, &#233;crit-il, les soci&#233;t&#233;s d&#233;mocratiques occidentales vivent tout de m&#234;me de nos jours dans des r&#233;gimes pour lesquels les acteurs les plus engag&#233;s se sont longtemps battus. [...] Le sentiment dominant n'en est pourtant pas un de satisfaction. La tendance est beaucoup plus &#224; d&#233;crier les manquements du r&#233;gime d&#233;mocratique qu'&#224; saluer ses r&#233;ussites. &#187; Comment, donc, expliquer ce malaise, qui s'accompagne d'une &#171; d&#233;politisation de la soci&#233;t&#233; &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une d&#233;marche d'interpr&#233;tation qui se situe &#224; mi-chemin de la philosophie et des sciences humaines, Lessard propose une brillante relecture des grands moments de la modernit&#233; (r&#233;volutions am&#233;ricaine et fran&#231;aise), de ses grands th&#232;mes (d&#233;mocratie, politique, nation, progr&#232;s, id&#233;ologie) et des discours contemporains qui remettent ces derniers en cause (postmodernisme, multiculturalisme, n&#233;omodernisme). Ce parcours l'am&#232;ne &#224; constater que, aujourd'hui, &#171; le r&#233;cit national n'arrive plus &#224; s'imposer &#187;, m&#234;me si le cadre national perdure et &#171; que la soci&#233;t&#233; moderne conna&#238;t une fragmentation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les messianismes modernes, incarn&#233;s dans des id&#233;ologies qui ont parfois men&#233; &#224; des dictatures, ont &#233;chou&#233;, entra&#238;nant ainsi un d&#233;sinvestissement &#224; l'&#233;gard du politique et une mise &#224; distance du souci de l'&#233;galitarisme &#233;conomique. L'individualisme moderne qui caract&#233;rise notre &#233;poque s'investit dans un &#233;galitarisme social (d&#233;mocratisation vestimentaire, fin de l'autorit&#233;, revendications sp&#233;cifiques des femmes, des &#233;tudiants, des handicap&#233;s, des homosexuels, etc.) qui prend souvent la forme de communautarismes mous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'ils peuvent sembler incompatibles au premier abord, l'individualisme et les nouvelles formes de communautarisme, pour Lessard, ont partie li&#233;e. &#171; Les choix de vie deviennent des choix plus individuels que jamais auparavant. Les liens sociaux se d&#233;clinent sur le mode de l'&#233;lection. &#187; Les communautarismes, per&#231;us par certains comme un retour &#224; des identit&#233;s fig&#233;es, n'&#233;chappent pas &#224; cette logique individualiste. &#171; Les liens communautaires &#233;tant maintenant &#233;lectifs, pr&#233;cise l'essayiste, ils sont devenus multiples et fragiles. La multiplication des identit&#233;s [chez une m&#234;me personne] vient relativiser leur importance sp&#233;cifique. &#187; En ce sens, ces communautarismes &#8212; Lessard parle d'un multiculturalisme &#171; de boutique &#187; &#8212; ne menacent pas vraiment &#171; l'&#233;difice politique moderne &#187; et demeurent, par leur caract&#232;re individualiste, dans la logique de la modernit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette fragmentation sociale soul&#232;ve n&#233;anmoins le probl&#232;me du vivre ensemble. Le relativisme, et les valeurs de tol&#233;rance et de pluralisme qui l'accompagnent, suffit-il pour faire soci&#233;t&#233; ? &#171; Jusqu'o&#249;, demande Lessard, ira le d&#233;racinement de l'homme moderne &#187; ? Comment les hommes parviendront-ils &#224; poursuivre le dialogue, malgr&#233; cet individualisme qui n'a pas que des d&#233;fauts ? C'est l&#224;, conclut le brillant et exigeant essayiste, le grand d&#233;fi de l'&#233;poque actuelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#232;re de la d&#233;r&#233;liction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Qu'est-ce qui reste quand les humains en soci&#233;t&#233; ne &quot;croient&quot; plus ? &#187;, demande &#224; son tour Marc Angenot dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;En quoi sommes-nous encore pieux ?&lt;/i&gt;, un troublant mais fort essai &#171; sur l'&#233;tat pr&#233;sent des croyances en Occident &#187;. Les hommes des Lumi&#232;res, &#233;crit-il, appelaient de leurs voeux un rejet de la religion qui ferait place &#224; l'&#233;mancipation de la raison. Or, constate Angenot, ce d&#233;senchantement a bel et bien eu lieu, mais il nous laisse plut&#244;t dans &#171; une sorte de stase avec un &#233;tiage bas de r&#233;sidus de dogmes, un bariolage de croyances et de &quot;cr&#233;dulit&#233;&quot;, des cultes-entre-guillemets &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La s&#233;cularisation &#8212; s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat et r&#233;gression massive des pratiques religieuses &#8212; est, pour Angenot, un fait av&#233;r&#233;. Elle s'applique autant aux confessions religieuses comme telles qu'aux &#171; religions s&#233;culi&#232;res &#187;, c'est-&#224;-dire ces philosophies modernes de l'histoire (socialisme, fascisme et m&#234;me un certain lib&#233;ralisme) qui, tout en affirmant le rejeter, recyclaient l'esprit religieux. Parce que l'h&#233;t&#233;ronomie &#8212; qu'elle soit divine, r&#233;volutionnaire, progressiste ou nationaliste &#8212; est totalement d&#233;valu&#233;e comme principe directeur, Angenot n'h&#233;site pas &#224; parler &#171; d'une ultime &#233;tape d&#233;sormais atteinte de la s&#233;cularisation et du d&#233;senchantement du monde occidental &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon lui, la th&#232;se d'un &#171; retour du religieux &#187; ne tient pas la route. Ailleurs qu'en Occident, o&#249; le concept de s&#233;cularisation ne s'applique pas (les pays de l'Islam, par exemple), le religieux ne &#171; revient &#187; pas puisqu'il n'est jamais parti. Mais &#171; en Europe et, en fait quoi qu'on en dise, dans la plus grande partie de l'Am&#233;rique du Nord, l'homme et Dieu sont s&#233;par&#233;s comme ils ne l'ont jamais &#233;t&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or cet &#233;tat de d&#233;r&#233;liction &#8212; ni Dieu ni les Grands R&#233;cits politiques ne nous sauveront &#8212; n'entra&#238;ne pas le triomphe de la raison, mais une anomie ou, pour parler comme Weber, un &#171; polyth&#233;isme des valeurs &#187; dans lequel des &#171; r&#233;sidus &#187; religieux et des &#171; survivances &#187; militantes sont privatis&#233;s, &#233;clat&#233;s, et rel&#232;vent plus, pour reprendre les mots de Jean-Claude Guillebaud, de la cr&#233;dulit&#233; que de la croyance. Le relais divin, par exemple, est remplac&#233; par les tendances au primitivisme, &#224; l'orientalisme et &#224; l'occultisme, alors que la politique, la gauche et la d&#233;mocratie sont en crise et concurrenc&#233;es par l'individualisme marchand et les communautarismes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le philosophe antimoderne Leo Strauss se demandait comment &#171; la multitude non philosophique &#187; pourrait affronter ce trouble d&#233;senchantement. La tranchante r&#233;ponse de Marc Angenot prend des accents tragiques. &#171; L'homme (post-)moderne, conclut-il, se trouve pris &#224; jamais entre l'impossibilit&#233; d'un retour &#224; l'enchantement de la transcendance et l'impossibilit&#233; de regarder en face l'immanence inerte des choses et d'assumer l'absurdit&#233; de ce monde. Il lui reste &#224; continuer &#224; chercher des mani&#232;res r&#233;siduelles de s'illusionner. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;louisco@sympatico.ca&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionsliber.org/philosophie/livre.php?idx=272&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_3222 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:93px;'&gt;
&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_21-lessard.jpg' width=&quot;93&quot; height=&quot;140&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;La question du politique dans la modernit&#233;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Comprendre le malaise contemporain&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Fran&#231;ois Lessard&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Liber&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Montr&#233;al, 2008, 222 pages&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pulaval.com/catalogue/quoi-sommes-nous-encore-pieux-sur-9242.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_3223 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:126px;'&gt;
&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_21-angenot.jpg' width=&quot;126&quot; height=&quot;187&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;En quoi sommes-nous encore pieux ?&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Sur l'&#233;tat pr&#233;sent des croyances en Occident&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Suivi de la r&#233;plique de l'avocat du diable par Georges A. Lebel&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Marc Angenot&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PUL&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu&#233;bec, 2009, 136 pages&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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