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	<title>Vigile.net - D&#233;claration unilat&#233;rale d'ind&#233;pendance</title>
	<link>http://vigile.net/+-Declaration-unilaterale-d-+</link>
	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>&#171; Nationaliser notre souverainet&#233; et l'exercer &#187; (Jean-Luc Deveaux)</title>
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		<dc:creator>Bruno Deshaies - Chronique de Bruno Deshaies</dc:creator>
		


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		<description>La spontan&#233;ite d'un mouvement ind&#233;pendantiste quelconque aura besoin d'une &#233;lite pour prolonger l'action. Il faut, malgr&#233; tout, &#234;tre organis&#233;s et unis pour y arriver. Malheureusement, notre &#233;lite nationaliste est d'une g&#233;n&#233;ration en retard sur les &#233;v&#233;nements qui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le peuple qu&#233;b&#233;cois est transhistorique &lt;br&gt;
&#171; Le Qu&#233;bec vit en mode de souverainet&#233; d&#233;fensive &lt;br&gt;
&#171; Le reste du monde vit en mode de souverainet&#233; offensive&lt;br&gt;
&#171; La souverainet&#233; appartient au peuple lui-m&#234;me &#187; (&lt;a href=&quot;http://vigile.net/Theorie-et-pratique-de-la&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Jean-Luc Deveaux&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ind&#233;pendance, bien d'autres pays l'ont faite. La force irr&#233;pressible de ce besoin d'&#234;tre ind&#233;pendant n'est pas un pis-aller. L'historien Maurice S&#233;guin soutient que :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le nationalisme est le contraire de l'isolationnisme. La coop&#233;ration internationale n'est possible que s'il y a &#8220;nation&#8221;. &#187; &lt;br&gt; (Maurice S&#233;guin. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les Normes&lt;/strong&gt;.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les faits, voici ce qui se passe. &#192; l'ONU, en 1945, il y avait 51 membres fondateurs ; en 2006, l'organisme international atteignait le cap de 192 membres officiels, soit pr&#232;s de quatre fois plus ! Il y a certainement de bonnes raisons pour qu'il en soit ainsi. Les nations ne sont pas moins interd&#233;pendantes parce qu'elles sont ind&#233;pendantes, car le nationalisme est le contraire de l'isolationnisme et la coop&#233;ration internationale n'est possible que s'il y a &#171; nation &#187;. &lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ce n'est pas vrai que le r&#233;f&#233;rendum est la voie absolue pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. &#187;&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
(J.-L. Deveaux)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au fond, monsieur Deveaux ne fait que constater des faits. Cet &#233;tudiant de 3e cycle en droit diplomatique et de l'administration des organisations internationales de l'Universit&#233; Paris-Sud vient de marquer d'une pierre blanche le nouveau discours de la &#171; souverainet&#233; offensive &#187;. Sa d&#233;monstration est claire, limpide et surtout bien structur&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gr&#226;ce &#224; sa d&#233;monstration bas&#233;e sur l'optique ind&#233;pendantiste, nous sommes loin des sempiternelles lamentations d'un peuple minoritaire au sein du Canada et qui n'a d'attirance que pour l'&#233;tapisme et la souverainet&#233;-association, bref pour le raisonnement f&#233;d&#233;raliste. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A contrario&lt;/i&gt;, il soutient la th&#232;se suivante : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vigile.net/Theorie-et-pratique-de-la&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&#171; Nationaliser notre souverainet&#233; et l'exercer. &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; Il va m&#234;me plus loin. &#171; Ce n'est pas vrai, &#233;crit-il, que le r&#233;f&#233;rendum est la voie absolue pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. &#187; Quelle h&#233;r&#233;sie ! Comment ose-t-il s'attaquer &#224; un tel dogme, dira-t-on.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour pallier &#224; cette grave erreur strat&#233;gique du r&#233;f&#233;rendum, il propose ce qui suit :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Les Qu&#233;b&#233;cois pourraient commencer, par exemple un certain vendredi, &#224; un endroit au Qu&#233;bec, &#224; faire des rassemblements de masse et proclamer une fois pour toutes la d&#233;claration unilat&#233;rale d'ind&#233;pendance. C'est tout. On a le droit de le faire, on peut le faire et nous devons le faire. C'est tr&#232;s important pour la sant&#233; de notre peuple. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'est-ce pas une autre id&#233;e qui se rapproche de la cr&#233;ation des Acad&#233;mies de l'ind&#233;pendance tant d&#233;cri&#233;es par les &#233;tapistes-souverainistes-associationnistes &#224; tous crins et les souverainistes-conf&#233;d&#233;ralistes ? Aux timides demandes souverainistes, nous connaissons d&#233;j&#224; la r&#233;ponse de l'&#201;tat imp&#233;rial canadian : ce sera toujours NON au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le Canada-Anglais, &#171; le Qu&#233;bec est une province comme les autres &#187;. C'est l&#224; le mot &#224; mot d'une d&#233;claration tr&#232;s solennelle de Louis Stephen St. Laurent, ex-premier ministre du Canada, en 1955, en r&#233;ponse au gouvernement de Maurice Duplessis. Foin de l'autonomie provinciale !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'ensemble, je ne puis qu'&#234;tre d'accord avec monsieur Jean-Luc Deveaux sans toutefois partager trop fort son optimisme quant &#224; un appui populaire. La spontan&#233;ite d'un mouvement ind&#233;pendantiste quelconque aura besoin d'une &#233;lite pour prolonger l'action. Il faut, malgr&#233; tout, &#234;tre organis&#233;s et unis pour y arriver. Malheureusement, notre &#233;lite nationaliste est d'une g&#233;n&#233;ration en retard sur les &#233;v&#233;nements qui pourraient se produire. Elle vit encore dans les mailles de la souverainet&#233;-association d'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Option Qu&#233;bec&lt;/i&gt; de 1968 et des &#201;tats g&#233;n&#233;raux du Canada fran&#231;ais de 1969 tiss&#233;es par les d&#233;fenseurs de ce que nous appelons la R&#233;volution tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; monsieur Jean-Luc Deveaux, je l'encourage &#224; continuer sur cette lanc&#233;e et &#224; faire progresser ses recherches comme il le fait en tenant compte de son id&#233;e fondamentale : &#171; Le droit des peuples est un droit inali&#233;nable, imprescriptible, indivisible et incessible. &#187; Il proclame tout simplement que le droit &#224; l'ind&#233;pendance pour un peuple est un BIEN EN SOI.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au plaisir de vous relire et de vous rencontrer un jour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bruno Deshaies&lt;br&gt;
L'Acad&#233;mie de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Th&#233;orie et pratique de la souverainet&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois</title>
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		<dc:creator>Jean-Luc Deveaux - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Regardons d'abord le contexte mondial, ou international, peu importe l'expression que nous employons. En 1945, l'ONU avait &#224; sa cr&#233;ation environ une cinquantaine d'&#233;tats. Aujourd'hui plus de 192 &#233;tats sont membres des Nations unies. Il y a &#233;galement d'autres (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Regardons d'abord le contexte mondial, ou international, peu importe l'expression que nous employons. En 1945, l'ONU avait &#224; sa cr&#233;ation environ une cinquantaine d'&#233;tats. Aujourd'hui plus de 192 &#233;tats sont membres des Nations unies. Il y a &#233;galement d'autres entit&#233;s qui ne sont pas membres des Nations unies mais membres d'autres organisations internationales. Dans le pass&#233; c'&#233;tait l'OLP , aujourd'hui c'est l'Autorit&#233; du peuple palestinien qui est membre de la Ligue des &#233;tats arabes, de l'Organisation de la conf&#233;rence islamique. Donc tout cela pour vous exprimer que les questions nationales, le droit des peuples, sont encore des questions d'actualit&#233; dans le cadre de la mondialisation que nous connaissons, vous savez cette fameuse mondialisation &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le peuple qu&#233;b&#233;cois est transhistorique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est-ce que cela veut dire : &#171; Droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes &#187; ? Le concept de souverainet&#233;, qu'est-ce que c'est ? Est-ce qu'il y a des restrictions &#224; l'application du droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes aujourd'hui ? Dans le monde pr&#233;sentement il ya quatre grandes nations transhistoriques qui existent depuis les d&#233;buts de l'antiquit&#233; : la Chine, l'&#201;gypte, la Gr&#232;ce, l'Iran. Elles vivent encore dans le m&#234;me endroit, dans la m&#234;me aire g&#233;ographique qu'au moment de l'Antiquit&#233;. Mon propos maintenant est pour les Am&#233;riques : il y a un peuple dans les Am&#233;riques, en Am&#233;rique du Nord, qui est transhistorique aussi. C'est votre peuple, notre peuple, le peuple qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je m'explique. Je ne parlerai pas de la situation pr&#233;colombienne. Mais depuis le moment o&#249; les Europ&#233;ens sont arriv&#233;s dans les Am&#233;riques, avec les institutions politiques europ&#233;ennes que nous connaissons, le peuple qu&#233;b&#233;cois est transhistorique. Notre peuple existe depuis la Nouvelle-France, depuis la conqu&#234;te, le Trait&#233; de Paris, la r&#233;bellion de 1837-38, la fondation de la Conf&#233;d&#233;ration du Canada, la premi&#232;re guerre mondiale, la deuxi&#232;me guerre mondiale. Ce peuple existe encore. Et m&#234;me, ce peuple a tent&#233; de r&#233;aliser sa souverainet&#233; par deux r&#233;f&#233;rendums. Donc ce peuple, je dis qu'il est transhistorique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vous raconte un petit &#233;v&#233;nement dans l'histoire de peuples de l'Am&#233;rique du Nord &#224; r&#233;aliser leur droit &#224; disposer d'eux-m&#234;mes : le grand peuple am&#233;ricain, lorsqu'il a d&#233;cid&#233; de se prendre en mains, ce grand peuple am&#233;ricain avait &#233;crit une lettre, une lettre au peuple canadien fran&#231;ais. C'est que le peuple am&#233;ricain reconnaissait le peuple qu&#233;b&#233;cois comme &#233;tant son &#233;gal. Ce peuple am&#233;ricain qui est aujourd'hui une grande puissance, qui est membre du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies, ce peuple am&#233;ricain s'&#233;tait adress&#233; directement &#224; un autre peuple. Cet autre peuple, c'est le peuple qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout cela pour vous exprimer que le peuple qu&#233;b&#233;cois est un peuple transhistorique dans l'histoire moderne de l'Am&#233;rique du Nord. Pendant toute cette p&#233;riode transhistorique, de la Nouvelle-France jusqu'&#224; aujourd'hui, il y a toujours eu dans le peuple qu&#233;b&#233;cois des tendances &#224; ce que nous appelons aujourd'hui dans notre jargon moderne &#171; la souverainet&#233; &#187;. C'est-&#224; dire &#224; ce que le peuple qu&#233;b&#233;cois soit consid&#233;r&#233; dans l'empire colonial fran&#231;ais ou dans l'empire colonial britannique, comme &#233;tant une entit&#233; distincte propre, avec son &#226;me de peuple. Cela a toujours &#233;t&#233; revendiqu&#233;. M&#234;me &#224; la premi&#232;re guerre mondiale, parce que les Canadiens fran&#231;ais ne voulaient pas participer &#224; la conscription, il y a eu la motion Francoeur ; un d&#233;put&#233; de l'assembl&#233;e nationale s'est lev&#233; et a propos&#233; l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. L'id&#233;e de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec n'est pas quelque chose que M. Ren&#233; L&#233;vesque a invent&#233;, ou que les gens du FLQ ont invent&#233;. &#199;a fait tr&#232;s longtemps que cette question-l&#224; est discut&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec vit en mode de souverainet&#233; d&#233;fensive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est-ce que c'est que la souverainet&#233; ? Comme beaucoup de gens au Qu&#233;bec, normalement, nous pensons que nous savons ce qu'est la souverainet&#233;. Je vous en donne une d&#233;finition : c'est la non-soumission &#224; une autorit&#233; sup&#233;rieure, c'est-&#224;-dire le fait de n'&#234;tre sujet d'aucun autre sujet. Autrement dit le peuple qu&#233;b&#233;cois n'est sujet de personne. Il est sujet de lui-m&#234;me. C'est &#231;a la question de la souverainet&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par contre, pr&#233;sentement, je dirais depuis les ann&#233;es 70, nous vivons au Qu&#233;bec en mode de souverainet&#233; d&#233;fensive. Je ne veux pas critiquer les individus mais il faut regarder la r&#233;alit&#233;. Nous vivons dans la pratique quotidienne du mouvement souverainiste au Qu&#233;bec, du moins avec ceux qui y d&#233;tiennent l'h&#233;g&#233;monie politique, une pratique de souverainet&#233; d&#233;fensive. Tandis qu'au niveau international, depuis 1945, les peuples du monde pratiquent la souverainet&#233; offensive, et non pas d&#233;fensive.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La souverainet&#233; d&#233;fensive c'est, par exemple, l'&#233;tapisme. L'&#233;tapisme, tel que nous le connaissons, ne fait pas partie id&#233;ologiquement du droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes. L'&#233;tapisme est une conception politico-juridique du monde anglo-saxon. Le pays qui a obtenu son ind&#233;pendance par &#233;tapes, et &#231;a a &#233;t&#233; tr&#232;s long et tr&#232;s ennuyant, sans soul&#232;vement populaire ni euphorie, c'est le Canada. C'est le meilleur exemple que je pourrais vous donner : le Canada. Qui a vu un mouvement populaire dans &#171; les rues sales et transversales &#187; de Montr&#233;al, un soul&#232;vement, une liesse pour f&#234;ter l'ind&#233;pendance nationale du Canada ? Personne parce que tout s'est fait par &#233;tapisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les t&#233;nors de l'&#233;tapisme au Qu&#233;bec, &#224; tort ou &#224; raison, dans nos &#233;lites politiques ont &#233;t&#233; form&#233;s &#224; l'&#233;cole anglo-saxonne. Ce que ces personnes-l&#224;, de cette classe politique, ont oubli&#233; d'expliquer au peuple qu&#233;b&#233;cois, c'est que l'&#233;tapisme, &#231;a prend beaucoup de temps. Les &#233;tapes sont tr&#232;s longues. Et m&#234;me si vous gagnez un r&#233;f&#233;rendum par la voie &#233;tapiste, ce n'est pas s&#251;r que vous allez obtenir l'ind&#233;pendance politique. Exemple : l'Australie de l'Ouest, 1934-35. Le peuple de l'Australie de l'Ouest a fait un r&#233;f&#233;rendum, gagn&#233; &#224; plus de 65%. Le peuple de l'Australie de l'Ouest a vot&#233; POUR son ind&#233;pendance. Vous allez me dire : &#171; Bon, s'il a vot&#233; pour, &#231;a veut dire qu'il l'a acquise. &#187; Mais non ! Parce que nous sommes dans le monde anglo-saxon ; on applique l'&#233;tapisme. Tous les d&#233;put&#233;s du parlement f&#233;d&#233;ral de l'Australie de l'Ouest (Western Australia si vous pr&#233;f&#233;rez), plus les d&#233;put&#233;s majoritaires, et &#224; 100%, du parlement de l'entit&#233; f&#233;d&#233;r&#233;e de l'Australie de l'Ouest, plus leur Gouverneur g&#233;n&#233;ral, tous &#233;taient d'accord pour leur ind&#233;pendance. Mais ils ont demand&#233; &#224; la pr&#233;rogative royale s'ils pouvaient obtenir l'ind&#233;pendance. Qu'est-ce qu'elle a r&#233;pondu, cette pr&#233;rogative royale ? Elle a r&#233;pondu : NON ! Donc les techniques politico-juridiques de l'&#233;tapisme, c'est pas s&#251;r que ce soit viable. La preuve : un peuple de l'Australie de l'Ouest a obtenu sa majorit&#233;, plus de 50%+1, mais n'a pas &#233;t&#233; capable d'obtenir son ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le premier mouvement ind&#233;pendantiste moderne au Canada, c'est la Nouvelle-&#201;cosse (1868-69). C'est un autre mouvement &#233;tapiste. La majorit&#233; des parlementaires &#224; la Chambre des Communes (16 sur 19) &#224; Ottawa approuvaient l'ind&#233;pendance de la Nouvelle-&#201;cosse et toute la d&#233;putation de la province de la Nouvelle-&#201;cosse appuyait l'ind&#233;pendance. Or, ils ne l'ont pas obtenue. Londres a dit non. Au Canada, c'est la m&#234;me question qu'en Australie. Allons-nous demander &#224; la Couronne britannique, qui est le chef de l'&#233;tat, si nous pouvons exercer notre droit &#224; disposer de nous-m&#234;mes ? Moi je vous dis que cela est une erreur politique et strat&#233;gique. &#199;a m&#232;ne &#224; un cul-de-sac ; on n'ira pas tellement loin. Je ne d&#233;nonce pas les personnes qui ont propos&#233; ces r&#233;f&#233;rendums mais ce que ces personnes-l&#224; n'ont pas expliqu&#233; au peuple qu&#233;b&#233;cois, c'est que l'&#233;tapisme peut &#234;tre tr&#232;s long. Demander des amendements constitutionnels, demander une nouvelle n&#233;gociation, &#231;a peut prendre du temps. On peut passer une g&#233;n&#233;ration de jeunes militants et de jeunes militantes ind&#233;pendantistes. Avec cette technique de l'&#233;tapisme, on va les d&#233;truire. C'est ce qui se produit un peu. Les gens sont fatigu&#233;s parce que &#231;a n'avance pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre exemple de la souverainet&#233; d&#233;fensive : la classe politique souverainiste, pendant une &#233;lection, ne parle pas de souverainet&#233; politique du peuple qu&#233;b&#233;cois. C'est quand m&#234;me anormal. Elle n'en parle pas ! Encore de la souverainet&#233; d&#233;fensive : j'ai appris en lisant le journal il y a quelques jours que les terrains o&#249; se trouve le parlement de l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec n'appartiennent pas au Qu&#233;bec mais appartiennent &#224; l'&#233;tat f&#233;d&#233;ral. On revendique le territoire par de la n&#233;gociation et &#231;a prend du temps, et &#231;a n'avance pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le reste du monde vit en mode de souverainet&#233; offensive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maintenant au niveau international, j'expliquais tant&#244;t que la conception de la souverainet&#233; est offensive. La preuve : on a vu plusieurs peuples acc&#233;der &#224; l'ind&#233;pendance politique. Il y a eu deux jurisprudences phares dans l'histoire du droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes. Et l&#224; je vous parle de jurisprudence de la Cour internationale de Justice. La premi&#232;re (1971), le cas de la Namibie, le Sud-ouest africain. Quand j'&#233;tais plus jeune, j'appuyais le mouvement de lib&#233;ration nationale, la SWAPO. La Cour internationale de justice a expliqu&#233;, par le juge Amoun (d&#233;cision majoritaire), que le droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes a exist&#233; de tout temps et que nier ce droit , c'est nier un droit naturel. Ce n'est pas une histoire nouvelle. &#199;a a exist&#233; &#171; de tout temps &#187;. C'est quand m&#234;me extraordinaire parce que dans le cas de la Namibie, les colonialistes disaient : &#171; Le peuple namibien ne peut pas acc&#233;der &#224; l'ind&#233;pendance parce qu'il y a plusieurs langues parl&#233;es sur le territoire, parce qu'il y a plusieurs religions et, compte tenu qu'il y a pas une unit&#233; politique et sociologique de toute la population du territoire, c'est un &#233;tat qui n'est pas viable. &#187; Or aujourd'hui, la Namibie est membre des Nations Unies. Les vieux juristes anglo-saxons se sont tromp&#233;s. Encore une fois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un autre cas tr&#232;s important, c'est celui du Sahara occidental (1975). Pour l'application du droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes, que vous soyez en phase coloniale ou non, l&#224; n'est pas la question. Le droit des peuples est un droit inali&#233;nable, imprescriptible, indivisible et incessible. Le premier qui a appliqu&#233; le droit des peuples tel que nous le connaissons aujourd'hui, c'est le peuple am&#233;ricain. Le deuxi&#232;me est le peuple fran&#231;ais qui a fait l'expansionnisme du droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes, de la France jusqu'aux Balkans. Ce droit a &#233;t&#233; reconnu pour des peuples europ&#233;ens mais &#224; l'&#233;poque, on ne le reconnaissait pas aux peuples de l'Asie et de l'Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la premi&#232;re guerre mondiale, il y a eu un ph&#233;nom&#232;ne &#224; l'int&#233;rieur du cadre de l'Europe ; l'affaiblissement de l'imp&#233;rialisme britannique. Le peuple irlandais a exerc&#233; son droit &#224; disposer de lui-m&#234;me. Tr&#232;s int&#233;ressant. Je le cite parce que le cas irlandais ressemble beaucoup &#224; celui du peuple qu&#233;b&#233;cois. Les ind&#233;pendantistes irlandais ont proclam&#233; unilat&#233;ralement leur droit &#224; l'ind&#233;pendance. Ils n'ont pas attendu la permission de Londres. Ils l'ont proclam&#233; imm&#233;diatement. Ils l'ont d&#233;cid&#233; eux-m&#234;mes avec force et beaucoup de sacrifices, mais ils l'ont r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui il y a encore une question au sujet du droit des peuples, celle de l'int&#233;grit&#233; territoriale. Est-ce que ce concept tient ? Beaucoup d'&#233;tats disent : &#171; Je dois prot&#233;ger mon int&#233;grit&#233; territoriale ; les autres peuples n'ont pas le droit de disposer d'eux-m&#234;mes s'ils interf&#232;rent avec mon int&#233;grit&#233; territoriale. &#187; Or ce concept a &#233;t&#233; battu en br&#232;che par les deux d&#233;cisions de la Cour internationale de justice que je vous expliquais plus t&#244;t et aujourd'hui pour les peuples, la seule fa&#231;on de pouvoir prot&#233;ger par exemple leur culture ou leur langue, c'est de choisir une nouvelle forme &#233;tatique, c'est-&#224;-dire de devenir un peuple ind&#233;pendant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tous les ph&#233;nom&#232;nes depuis la deuxi&#232;me guerre mondiale nous d&#233;montrent tr&#232;s clairement que le droit des peuples est un droit naturel, un droit normal. Et c'est un droit qui est imprescriptible. Donc si pour les autres peuples, ce droit est imprescriptible, incessible et inali&#233;nable, h&#233; bien le peuple qu&#233;b&#233;cois n'est pas diff&#233;rent des autres peuples. La m&#234;me chose s'applique pour lui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La souverainet&#233; appartient au peuple lui-m&#234;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maintenant, qui d&#233;tient la souverainet&#233;, ici au Qu&#233;bec pour le peuple qu&#233;b&#233;cois ? Je vais vous faire une r&#233;v&#233;lation : c'est le peuple qu&#233;b&#233;cois lui-m&#234;me qui d&#233;tient sa propre souverainet&#233;. Elle lui appartient. Au Canada, le pouvoir souverain n'appartient &#224; aucun des paliers de gouvernement. Le F&#233;d&#233;ral ne peut pas de lui-m&#234;me amender la constitution. Une province, d'elle-m&#234;me, ne peut pas amender la constitution. Mais le peuple qu&#233;b&#233;cois, lui, d&#233;tient ce pouvoir de souverainet&#233;. Il n'en tient qu'&#224; lui de l'exercer, pour son propre compte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains me diront : Oui mais, &#233;coutez, le peuple n'a pas fait de r&#233;f&#233;rendum, n'a pas fait ceci ou cela, n'a pas gagn&#233; les &#233;lections Je vais vous donner l'exemple d'un peuple qui n'a pas attendu sa classe politique pour exercer sa pleine souverainet&#233;. Ce peuple est un grand peuple, c'est le peuple allemand. Apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale, le peuple allemand a &#233;t&#233; vaincu ; on comprend que c'est la folie, avec la folie d'Adolf Hitler, mais quand m&#234;me c'est un cas int&#233;ressant. L'&#233;tat allemand a &#233;t&#233; divis&#233; en deux et pendant une certaine p&#233;riode, il n'existait plus. Mais le peuple allemand existait. Or un jour en 1989, des gens &#224; Leipzig, on commenc&#233; &#224; allumer des chandelles pour la r&#233;unification de l'Allemagne. Pourtant, des puissances victorieuses de la deuxi&#232;me guerre mondiale interdisaient la r&#233;unification de l'Allemagne. Ce n'est pas la classe politique de l'Est ni de l'Ouest qui a insuffl&#233; le mouvement de souverainet&#233;. C'est le peuple allemand, avec des chandelles. C'est un exemple. Le peuple allemand a exerc&#233; lui-m&#234;me son droit &#224; disposer de lui-m&#234;me. Il a r&#233;unifi&#233; son pays. Et la classe politique allemande a suivi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Donc th&#233;oriquement et politiquement, on pourrait penser &#224; la m&#234;me chose au Qu&#233;bec. Les Qu&#233;b&#233;cois pourraient commencer, par exemple un certain vendredi, &#224; un endroit au Qu&#233;bec, &#224; faire des rassemblements de masse et proclamer une fois pour toutes la d&#233;claration unilat&#233;rale d'ind&#233;pendance. C'est tout. On a le droit de le faire, on peut le faire et nous devons le faire. C'est tr&#232;s important pour la sant&#233; de notre peuple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai un cas d'esp&#232;ce &#224; vous souligner. C'est le cas de la R&#233;publique arabe unie. Nasser avait une conception du pan-arabisme qui voulait unir tous les peuples arabes. Il a commenc&#233; par unir le peuple &#233;gyptien avec un autre peuple, le peuple syrien. On a cr&#233;&#233; la R&#233;publique arabe unie, un &#233;tat f&#233;d&#233;ral qui avait pour capitale Le Caire. Au Caire, il y avait des d&#233;put&#233;s &#233;gyptiens et syriens. Dans le cabinet de Nasser, il y avait des ministres &#233;gyptiens et des ministres syriens. Or il s'est produit un &#233;v&#233;nement en 1961 : le peuple syrien, dans cet &#233;tat f&#233;d&#233;ral, a d&#233;cid&#233; de disposer de lui-m&#234;me. Toute la d&#233;putation syrienne est retourn&#233;e &#224; Damas et a proclam&#233; l'ind&#233;pendance de la Syrie. Par contre les ministres syriens sont demeur&#233;s fid&#232;les &#224; Nasser. Et le peuple syrien a quand m&#234;me exerc&#233; son droit &#224; l'autod&#233;termination.
Pourquoi est-ce que je vous donne cet exemple ? Au Qu&#233;bec, on a d&#233;j&#224; eu, derni&#232;rement, un parti souverainiste au pouvoir &#224; Qu&#233;bec et nous avions une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s souverainiste &#224; la Chambre des Communes &#224; Ottawa. Je vous dis qu'il &#233;tait du devoir du mouvement souverainiste de donner instruction &#224; notre d&#233;putation majoritaire &#224; Ottawa de revenir au Qu&#233;bec puisque nous avions la majorit&#233; dans les deux chambres. Un &#233;v&#233;nement historique qu'on a laiss&#233; passer. Nous pouvions faire comme le peuple syrien, et cela m&#234;me si le Qu&#233;bec avait des ministres au cabinet f&#233;d&#233;ral. C'est &#231;a la question de l'exercice du droit d'un peuple &#224; disposer de lui-m&#234;me. Il faut &#224; l'occasion d&#233;passer la classe politique.
Nationaliser notre souverainet&#233; et l'exercer&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;tat f&#233;d&#233;ral canadien fait beaucoup de promotion du multiculturalisme. En soi, ce n'est pas mauvais mais je vous ai expliqu&#233; tant&#244;t que personne au Canada ne d&#233;tient le pouvoir de la souverainet&#233; puisque la constitution est irr&#233;formable. Dans la r&#233;alit&#233; de la souverainet&#233; qui existe au Canada, l'&#233;tat, avec sa pratique du multiculturalisme, d&#233;nationalise la souverainet&#233; du grand ensemble du peuple canadien, incluant celle du peuple qu&#233;b&#233;cois. Ce que nous devrions faire, c'est nationaliser la souverainet&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois. Nous devons r&#233;p&#233;ter que la souverainet&#233; appartient au peuple qu&#233;b&#233;cois et non aux institutions politiques, par exemple au Gouverneur g&#233;n&#233;ral du Canada. C'est &#231;a que le mouvement souverainiste devrait dire au peuple : on doit nationaliser notre souverainet&#233;. Le peuple qu&#233;b&#233;cois existe mais sa souverainet&#233; est divis&#233;e. Elle est temporairement paralys&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai beaucoup de difficult&#233; &#224; comprendre la situation actuelle. Je ne veux pas attaquer la classe politique mais il faut regarder les faits de fa&#231;on brute. Il y a des partis souverainistes qui re&#231;oivent moins d'intentions de vote que l'expression du coeur du peuple souverainiste. Si on votait demain, le peuple qu&#233;b&#233;cois gagnerait les &#233;lections, parce qu'il est le peuple. Mais les partis politiques ont des probl&#232;mes. Ils sont &#224; la remorque du peuple. Parce qu'ils pratiquent une souverainet&#233; d&#233;fensive et non pas offensive.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;tat canadien est tr&#232;s vuln&#233;rable. Il n'est pas fort. C'est un &#233;tat multinational. Certains vont dire binational. Oui, binationalement, il y a deux grands peuples au Canada qui, politiquement, m&#232;nent le jeu. Il s'agit du peuple canadien anglais et du peuple qu&#233;b&#233;cois qui est notre peuple. Mais il y a d'autres peuples qui sont p&#233;riph&#233;riques et qui n'ont pas grand mot &#224; dire dans l'ar&#232;ne politique canadienne. Les Premi&#232;res nations, les peuples autochtones, et le peuple acadien, le peuple terre-neuvien. Ce que je veux exprimer c'est que lorsqu'il y a deux peuples distincts dans un &#233;tat, d&#233;mographiquement il y a toujours un des deux peuples qui veut imposer sa conception de la vie et sa conception de l'histoire. L'autre peuple, qui est minoritaire au niveau d&#233;mographique, n'aime pas cela. C'est la situation que nous vivons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec n'est pas si loin. Il suffit d'une volont&#233; politique claire et d'une volont&#233; sociologique claire. Ce n'est pas vrai que le r&#233;f&#233;rendum est la voie absolue pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Par exemple, le peuple du Kosovo n'a pas fait de r&#233;f&#233;rendum et son gouvernement a proclam&#233; unilat&#233;ralement le droit &#224; l'ind&#233;pendance du Kosovo.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vous remercie. Vive le Qu&#233;bec libre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;*Jean-Luc Deveaux&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Licenci&#233; en droit de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dipl&#244;me de 2e cycle en droit du travail de l'Universit&#233; de Montr&#233;al&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dipl&#244;me de 3e cycle en droit diplomatique et de l'administration des organisations internationales de l'Universit&#233; Paris-Sud.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>La souverainet&#233; par vote majoritaire de l'Assembl&#233;e nationale</title>
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		<dc:creator>Lionel Lemay - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici ci-joint un texte que j'ai pr&#233;par&#233;, montrant qu'il est impossible de faire la souverainet&#233; par r&#233;f&#233;rendum et qu'il serait possible d'y arriver en toute l&#233;gitimit&#233; par un vote majoritaire de l'Assembl&#233;e nationale&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE QU&#201;BEC POURRAIT PROCLAMER SA SOUVERAINET&#201; DE FA&#199;ON D&#201;MOCRATIQUE SANS PROC&#201;DER PAR R&#201;F&#201;RENDUM OBLIG&#201;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'histoire nous d&#233;montre que les nombreux changements impos&#233;s au peuple qu&#233;b&#233;cois depuis son existence l'ont toujours &#233;t&#233; par d&#233;cisions unilat&#233;rales des autorit&#233;s fran&#231;aises, des forces arm&#233;es et de la monarchie britannique. Depuis la passation des pouvoirs &#224; Ottawa, la majorit&#233; canadienne anglaise a pris la rel&#232;ve. La nouvelle Constitution fut adopt&#233;e sans consultation populaire et malgr&#233; le refus unanime de l'Assembl&#233;e Nationale du Qu&#233;bec. La d&#233;mocratie est absente dans toutes les d&#233;cisions prises par Ottawa pour maintenir sa domination sur le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la d&#233;couverte de la Nouvelle-France par Jacques Cartier en 1534 et jusqu'&#224; ce jour, jamais personne n'a consult&#233; ou obtenu un consensus du peuple qu&#233;b&#233;cois pour effectuer les nombreux changements au r&#233;gime gouvernemental du pays de nos anc&#234;tres, les colons fran&#231;ais devenus canayens, canadiens fran&#231;ais et finalement qu&#233;b&#233;cois au fil des ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le territoire de la Nouvelle-France occup&#233; par le Qu&#233;bec d'aujourd'hui est devenu une colonie fran&#231;aise lorsque Samuel de Champlain, en 1608, fonda la ville de Qu&#233;bec. En 1612, il est nomm&#233; lieutenant du vice-roi en Nouvelle-France et devient le premier gouverneur du territoire r&#233;gi selon les lois fran&#231;aises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1629, les Anglais ont pris possession de Qu&#233;bec qu'ils ont occup&#233; pendant trois ans. Le trait&#233; de St-Germain-en-Laye restitue cette colonie &#224; la France. Quelques ann&#233;es plus tard, en 1647, la France a cr&#233;&#233; le Conseil de Qu&#233;bec, charg&#233; de l'ordre et la justice en Nouvelle-France. Ce dernier fut supprim&#233; en 1663 et remplac&#233; par le Conseil Souverain, premier appareil politique donn&#233; au Qu&#233;bec qui est &#233;lev&#233; au statut de province fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s la conqu&#234;te de Qu&#233;bec et Montr&#233;al par l'arm&#233;e anglaise en 1759-60, la Nouvelle-France aurait &#233;t&#233; ill&#233;galement c&#233;d&#233;e &#224; l'Angleterre par le trait&#233; de Paris en f&#233;vrier 1763. En effet, selon une &#233;tude d&#233;taill&#233;e du droit fran&#231;ais et europ&#233;en faite en 2006 par l'avocat qu&#233;b&#233;cois, Me. Christian N&#233;ron, le Roi de France Louis XV aurait outrepass&#233; ses comp&#233;tences l&#233;gales en c&#233;dant unilat&#233;ralement ses propres sujets &#224; un souverain &#233;tranger sans avoir obtenu leur consentement pr&#233;alable. Les recherches de Me. N&#233;ron &#224; Paris ont r&#233;v&#233;l&#233; que le Conseil d'&#201;tat pr&#233;sid&#233; par le Cardinal Richelieu, en 1628, avait d&#233;cr&#233;t&#233;, bien avant la conqu&#234;te, que les premiers colons de la Nouvelle-France et leurs descendants auraient &#224; perp&#233;tuit&#233; la nationalit&#233; fran&#231;aise. La majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois auraient donc une double nationalit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le cadre administratif du territoire conquis est &#233;tabli par proclamation royale le 7 octobre 1763 et la Province of Quebec est d&#233;clar&#233;e colonie anglaise. Seuls les Anglais protestants peuvent participer &#224; la vie publique de la colonie administr&#233;e selon les lois anglaises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voulant s'assurer la loyaut&#233; des canayens devant l'imminence d'une insurrection des colons am&#233;ricains, le roi George lll a sanctionn&#233; le Quebec Act of 1774 qui &#233;tablit une constitution pour la province et en agrandit le territoire jusqu'aux Grands-Lacs. On garantit la libert&#233; de religion pour les catholiques qui peuvent aussi acc&#233;der &#224; la fonction publique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Angleterre a de nouveau chang&#233; la constitution en 1791 pour remplacer la Province of Quebec par deux nouvelles provinces, le Haut-Canada (Ontario) et le Bas-Canada (Qu&#233;bec) sous l'autorit&#233; d'un Gouverneur g&#233;n&#233;ral pour les deux provinces.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s la r&#233;bellion des patriotes de 1837 et suite &#224; la proposition de Lord Durham visant &#224; assimiler les canadiens-fran&#231;ais, la reine Victoria proclame l'Acte d'Union de 1840 qui r&#233;unit les deux nouvelles provinces que l'on appellera d&#233;sormais Province of Canada, La langue fran&#231;aise est bannie au parlement et aux organismes gouvernementaux. Les institutions en mati&#232;re d'&#233;ducation et de droit civil fran&#231;ais sont dissoutes. Ce n'est qu'en 1848 que le parlement britannique l&#233;galise de nouveau le fran&#231;ais en Chambre et dans les documents officiels. Les Anglais n'avaient plus rien &#224; craindre car c'est &#224; cette &#233;poque qu'ils sont devenus majoritaires au Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors de discussions tenues &#224; Charlottetown et &#224; Qu&#233;bec en 1864 les d&#233;l&#233;gu&#233;s, au nombre de 33 dont 29 anglophones et 4 francophones, surnomm&#233;s les P&#232;res de la Conf&#233;d&#233;ration, ont soumis 72 r&#233;solutions qui ont servi de base &#224; la nouvelle Constitution de 1867. Le peuple n'a jamais &#233;t&#233; consult&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant ce temps, dans le but inavou&#233; de consolider leur emprise sur le gouvernement, le gouverneur g&#233;n&#233;ral Sir Edmund Head a convaincu la Reine Victoria de d&#233;m&#233;nager le Parlement du Canada dans l'ancienne province anglophone du Haut-Canada, &#224; la fronti&#232;re du Bas-Canada. Le d&#233;m&#233;nagement de Qu&#233;bec vers Ottawa eut lieu &#224; l'automne 1865.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;cembre 1866, quelques-uns des plus influents P&#232;res de la Conf&#233;d&#233;ration se rendirent &#224; Londres pour pr&#233;senter leur projet au Gouvernement anglais. L'acte de l'Am&#233;rique du Nord britannique, une loi vot&#233;e uniquement par le Parlement britannique entra en vigueur le 1er juillet 1867. Le nouveau Dominion of Canada compte maintenant quatre provinces, l'Ontario, le Qu&#233;bec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-&#201;cosse. Aucune consultation populaire, r&#233;f&#233;rendum ou &#233;lection ne fut faite sur le th&#232;me. Personne au Canada n'avait &#233;t&#233; &#233;lu avec le mandat de changer la Constitution.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les qu&#233;b&#233;cois ont subi plusieurs autres injustices par la suite. En d&#233;cembre 1891, Ottawa a convaincu le Lieutenant-gouverneur du Qu&#233;bec de destituer le Premier ministre Honor&#233; Mercier, nationaliste trop populaire au Qu&#233;bec et &#224; l'&#233;tranger, sous pr&#233;texte que son parti aurait d&#233;tourn&#233; des fonds provenant d'une subvention f&#233;d&#233;rale. Il sera acquitt&#233; ult&#233;rieurement de ces accusations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En juillet 1917, la conscription est vot&#233;e par le Premier ministre conservateur Robert Borden, malgr&#233; l'opposition farouche des d&#233;put&#233;s et du peuple qu&#233;b&#233;cois. Le 12 octobre de la m&#234;me ann&#233;e, il forme un gouvernement unioniste incorporant des d&#233;put&#233;s lib&#233;raux anglophones. Les Qu&#233;b&#233;cois et Canadiens francophones sont exclus du cabinet f&#233;d&#233;ral pour la premi&#232;re fois. Le 2 avril 1918, l'arm&#233;e est envoy&#233;e &#224; Qu&#233;bec pour r&#233;primer les manifestations anti-conscription, faisant quatre morts et plusieurs bless&#233;s. Borden suspend ensuite l'habeas corpus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1927, le Qu&#233;bec est d&#233;pouill&#233; de son seul acc&#232;s terrestre &#224; l'oc&#233;an Atlantique lorsque le Conseil Priv&#233; de Londres octroie le Labrador &#224; la colonie de Terre-Neuve. Le but inavou&#233; &#233;tait de r&#233;gler un litige impliquant une soci&#233;t&#233; qui avait construit une usine de p&#226;tes et papiers au Labrador et qui avait d&#233;clar&#233; faillite. L'Angleterre avait pr&#234;t&#233; 5 millions de dollars &#224; cette soci&#233;t&#233; et les requ&#233;rants dans la faillite ne pouvaient acqu&#233;rir les biens de l'entreprise que s'ils &#233;taient situ&#233;s dans une colonie britannique plut&#244;t que dans un pays souverain. Deux des cinq lords-juges du Conseil Priv&#233; &#233;taient requ&#233;rants dans cette faillite. Comme toujours, le gouvernement f&#233;d&#233;ral a ignor&#233; les protestations du Qu&#233;bec suite &#224; cette affaire scandaleuse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1931, ce m&#234;me Conseil Priv&#233; de Londres d&#233;cide que la diffusion radiophonique rel&#232;ve dor&#233;navant du f&#233;d&#233;ral et retire au Qu&#233;bec ce puissant outil de propagande et d'information.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Statut de Westminster (1931) permet au Dominion of Canada et aux provinces de faire d&#233;sormais leurs propres lois dans leurs domaines respectifs mais seul le Parlement britannique peut changer la Constitution de 1867. Plusieurs provinces se sont jointes au Canada au fil des ans, sans consultations populaires, toujours selon des modifications constitutionnelles sanctionn&#233;es par la Couronne britannique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1939, la Cour supr&#234;me a d&#233;cid&#233; que les Inuits du Qu&#233;bec sont de comp&#233;tence f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 27 avril 1942, suite &#224; un pl&#233;biscite pan-canadien, la conscription est impos&#233;e aux Qu&#233;b&#233;cois malgr&#233; que le Qu&#233;bec ait vot&#233; NON dans une proportion de 71,2%. En 1943, l'Assembl&#233;e Nationale du Qu&#233;bec vote une motion demandant la restitution du Labrador. Cette requ&#234;te demeurera sans r&#233;sultat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1960, un vent de nationalisme souffle sur Qu&#233;bec ; c'est le d&#233;but de la R&#233;volution tranquille. On assiste &#224; la naissance du R.I.N. Au printemps 1963, le F.L.Q. et l'A.L.Q. font sauter leurs premi&#232;res bombes. En avril 1963, Qu&#233;bec proc&#232;de &#224; la nationalisation de l'&#233;lectricit&#233;. Lors de l'Expo 67, De Gaulle lance son fameux &quot;Vive le Qu&#233;bec libre&quot;. Ren&#233; L&#233;vesque fonde le Parti Qu&#233;b&#233;cois le 14 octobre 1968.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 7 septembre 1969, la loi des langues officielles vot&#233;e par le gouvernement Trudeau re&#231;oit la sanction royale ; l'anglais et le fran&#231;ais deviennent les langues officielles au Canada. La m&#234;me ann&#233;e, malgr&#233; l'opposition de Qu&#233;bec, Ottawa d&#233;cide de construire un nouvel a&#233;roport de Montr&#233;al &#224; Mirabel, affaiblissant Montr&#233;al comme table tournante du transport a&#233;rien qui fut &#233;ventuellement d&#233;m&#233;nag&#233;e &#224; Toronto. Des centaines de cultivateurs ont &#233;t&#233; expropri&#233;s et chass&#233;s de leurs terres. L'a&#233;rogare de Mirabel a depuis ferm&#233; ses portes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En octobre 1969, le gouvernement de l'Union Nationale dirig&#233; par Jean-Jacques Bertrand, d&#233;pose le projet de loi (Bill 63) visant &#224; permettre &#224; tous l'acc&#232;s &#224; l'&#233;cole anglaise, provoquant un grave remous dans tout le Qu&#233;bec. Malgr&#233; les manifestations devant le parlement de Qu&#233;bec et l'opposition des lib&#233;raux Ren&#233; L&#233;vesque et Yves Michaud, le gouvernement de l'Union Nationale, cherchant &#224; se rallier le vote anglophone, adopte le Bill 63.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En avril 1970, quelques jours avant les &#233;lections provinciales o&#249; le Parti Qu&#233;b&#233;cois se pr&#233;sente pour la premi&#232;re fois, la tr&#232;s anglaise Royal Trust nous fait le Coup de la Brinks en transf&#233;rant ses fonds de Montr&#233;al vers Toronto &#224; bord de neuf camions blind&#233;s. Malgr&#233; ce coup d'&#233;clat, le P.Q. obtient 7 si&#232;ges mais arrive second au suffrage populaire &#224; l'&#233;lection du 29 avril. La Crise d'octobre 1970 am&#232;ne Trudeau &#224; d&#233;cr&#233;ter la Loi des mesures de guerre ; l'habeas corpus est suspendu et l'arm&#233;e canadienne prend le contr&#244;le du Qu&#233;bec. Plusieurs nationalistes qu&#233;b&#233;cois bien connus sont arr&#234;t&#233;s sans mandat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En juin 1971, Trudeau soumet aux provinces un projet d'entente constitutionnelle qui ignore les revendications du Qu&#233;bec. Robert Bourassa refuse et Trudeau le traite de mangeur de hot-dogs. La m&#234;me ann&#233;e, Ottawa adopte la loi sur le multiculturalisme qui vise &#224; banaliser la culture fran&#231;aise du peuple fondateur ; les Qu&#233;b&#233;cois deviennent une ethnie parmi les autres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Loi 22 sur les langues officielles est adopt&#233;e par le gouvernement Bourassa en Juillet 1974. La langue de travail et de la fonction publique est le fran&#231;ais qui devient aussi la seule langue officielle du Qu&#233;bec tout en reconnaissant les deux langues nationales. Ottawa a vite d&#233;cid&#233; que la Loi 22 ne s'applique pas &#224; la fonction publique f&#233;d&#233;rale oeuvrant au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parti Qu&#233;b&#233;cois de Ren&#233; L&#233;vesque est port&#233; au pouvoir le 15 novembre 1976. La Loi 101 est sanctionn&#233;e le 26 ao&#251;t 1977 ; le fran&#231;ais devient la seule langue officielle du Qu&#233;bec et la seule permise dans l'affichage commercial. Alliance Qu&#233;bec, un groupe d'anglophones largement financ&#233; par Ottawa, conteste aussit&#244;t la loi devant les tribunaux et la Sun Life d&#233;m&#233;nage son si&#232;ge social de Montr&#233;al &#224; Toronto pr&#233;textant que la Loi 101 nuit &#224; ses op&#233;rations internes. Le 1er Novembre 1979, le livre blanc sur la Souverainet&#233;-Association est d&#233;pos&#233; &#224; l'Assembl&#233;e Nationale. Le 13 d&#233;cembre 1979, la Cour Supr&#234;me d&#233;clare inconstitutionnels trois chapitres de la Loi 101.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 15 avril 1980 voit le lancement de la campagne r&#233;f&#233;rendaire &#224; l'Assembl&#233;e Nationale. A la Conf&#233;rence de Vancouver, le concept de souverainet&#233;-association pr&#233;conis&#233; par Ren&#233; L&#233;vesque est rejet&#233; par quatre provinces mais les d&#233;l&#233;gu&#233;s affirment que le statu quo constitutionnel est inacceptable. Ottawa a sabot&#233; la campagne r&#233;f&#233;rendaire en menant une campagne parall&#232;le ill&#233;gale. Trudeau a influenc&#233; le vote en promettant de renouveler le f&#233;d&#233;ralisme pour satisfaire les demandes du Qu&#233;bec. Ren&#233; L&#233;vesque a perdu le r&#233;f&#233;rendum du 20 mai 1980, obtenant seulement 40,44% du vote. Le 16 septembre, une conf&#233;rence des premiers ministres f&#233;d&#233;ral et provinciaux pour n&#233;gocier une constitution ne donne aucun r&#233;sultat. Trudeau a reni&#233; sa promesse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En octobre 1980, Trudeau annonce son intention de rapatrier la Constitution du Canada avec ou sans le consentement des provinces, d'adopter une formule d'amendement et inclure une Charte canadienne des droits et libert&#233; qui aurait pr&#233;s&#233;ance sur toute loi f&#233;d&#233;rale ou provinciale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En septembre 1981, la Cour Supr&#234;me d&#233;clare l&#233;gale la proc&#233;dure de rapatriement de Trudeau mais qu'elle contrevient aux proc&#233;dures normales de changements constitutionnels. Le valet de Trudeau, Jean Chr&#233;tien, durant la nuit des longs couteaux, &#224; l'insu du Qu&#233;bec, n&#233;gocie avec les provinces anglophones la nouvelle constitution qui diminue les pouvoirs du Qu&#233;bec sur la langue et l'&#233;ducation. Le 2 d&#233;cembre 1981, la Chambre des Communes vote en faveur du rapatriement sans l'accord du Qu&#233;bec. Le 25 mars 1982, la Chambre des lords de Grande-Bretagne adopte le Canada Bill qui autorise le rapatriement de la constitution et le 17 avril 1982, la Reine d'Angleterre vient &#224; Ottawa promulguer la nouvelle constitution. Seule la version anglaise a cours l&#233;gal. M&#234;me si le Qu&#233;bec n'a pas sign&#233; la nouvelle constitution, il y est assujetti et perd tous ses droits r&#233;els garantis par la Constitution de 1867. Toute loi provinciale contraire &#224; la nouvelle constitution peut &#234;tre renvers&#233;e par la Cour Supr&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 26 juillet 1984, la Cour Supr&#234;me, s'appuyant sur la nouvelle Constitution de 1982, charcute de nouveau la Loi 101 en permettant aux parents venus des autres provinces et r&#233;sidant au Qu&#233;bec d'inscrire leurs enfants &#224; l'&#233;cole publique anglaise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 22 d&#233;cembre 1986, l'article 58 de la Loi 101 qui fait du fran&#231;ais la seule langue autoris&#233;e dans l'affichage commercial est d&#233;clar&#233; inconstitutionnel par la Cour d'Appel. Le 19 d&#233;cembre 1988, la Cour Supr&#234;me permet la pr&#233;pond&#233;rance du fran&#231;ais dans l'affichage commercial mais stipule qu'on ne peut interdire une autre langue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Janvier 1990, Ottawa diminue ses transferts aux provinces. Qu&#233;bec perd 220 millions en 1990-91 et 389 millions l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 23 juin 1990, l'Accord du Lac Meech , entente unanime de toutes les provinces qui octroyait au Qu&#233;bec ses cinq revendications pour signer la nouvelle Constitution, est devenu caduc parce que Terre-Neuve et le Manitoba ont reni&#233; leur entente et refus&#233; de ratifier l'Accord avant la date limite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 20 juin 1991, l'Assembl&#233;e Nationale adopte la Loi 150 qui pr&#233;voit la tenue d'un nouveau r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233;, au plus tard le 26 octobre 1992. Ottawa a aussit&#244;t r&#233;uni les neuf provinces anglophones, les Territoires canadiens et des repr&#233;sentants de quatre groupes autochtones afin de concocter un projet d'accord constitutionnel, l'Accord de Charlottetown, un net recul par rapport &#224; l'entente du Lac Meech. Malgr&#233; les r&#233;ticences qu'il avait d&#233;j&#224; manifest&#233;es, Robert Bourassa signe l'Accord et amende la Loi 150 pour que le r&#233;f&#233;rendum d'octobre 1992 porte sur les propositions de Charlottetown et non plus sur la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. C'est suite &#224; cette d&#233;cision que Jean Allaire et Mario Dumont ont fond&#233; le Parti de l'action d&#233;mocratique (ADQ).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les 11 premiers ministres ont accept&#233; de tenir un r&#233;f&#233;rendum pan-canadien sur l'Accord de Charlottetown au lieu de celui pr&#233;vu par l'Assembl&#233;e nationale. Les ministres anglophones esp&#233;raient sans doute noyer le vote qu&#233;b&#233;cois, croyant que le reste du Canada voterait en faveur de l'Accord. Cette manoeuvre n'a pas donn&#233; les r&#233;sultats anticip&#233;s car l'Accord fut rejet&#233; par l'ensemble des canadiens. Le Canada anglais a jug&#233; qu'on accordait au Qu&#233;bec des concessions inacceptables et les Qu&#233;b&#233;cois n'y voyaient rien qui puisse satisfaire leurs revendications historiques. Bien pris qui croyait prendre !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1994, le gouvernement lib&#233;ral de Daniel Johnson (fils) accepte qu'Ottawa verse une somme de 517 millions pour la r&#233;novation des infrastructures, ce qui constitue une intrusion directe dans une comp&#233;tence provinciale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En f&#233;vrier 1995, Ottawa impose une nouvelle formule de transfert d'argent aux provinces. Qu&#233;bec est lourdement p&#233;nalis&#233;. Une &#233;tude men&#233;e en 1996 r&#233;v&#232;le que le Qu&#233;bec a perdu 11 milliards en transferts f&#233;d&#233;raux depuis 10 ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En juin 1995, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont s'entendent pour proposer aux Qu&#233;b&#233;cois un nouveau r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233; du Qu&#233;bec associ&#233;e &#224; un partenariat politique et &#233;conomique avec le reste du Canada. L'Assembl&#233;e nationale adopte le d&#233;cret r&#233;f&#233;rendaire qui fixe la date du scrutin le 30 octobre 1995.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On sait maintenant comment les f&#233;d&#233;ralistes sans scrupule ont bafou&#233; la d&#233;mocratie de fa&#231;on &#233;hont&#233;e. On conna&#238;t l'histoire du scandale des commandites ainsi que du love-in du 27 octobre organis&#233; par Brian Tobin o&#249; Ottawa payait 90% des d&#233;penses du voyage des canadians venus &#224; Montr&#233;al nous dire qu'ils nous aimaient. Avec le concours de Postes Canada, le f&#233;d&#233;ral a retrac&#233; de potentiels &#233;lecteurs pour le NON hors Qu&#233;bec. Un total de 11717 &#233;lecteurs hors Qu&#233;bec ont vot&#233; le 30 octobre 1995, soit huit fois plus que lors de l'&#233;lection qu&#233;b&#233;coise pr&#233;c&#233;dente. On se pose des questions sur la l&#233;gitimit&#233; de ces &#233;lecteurs. Le Canada a aussi viol&#233; ses propres r&#232;glements et mis sur pied une op&#233;ration visant l'octroi pr&#233;cipit&#233; de la citoyennet&#233; canadienne. Alors que le nombre annuel des naturalisations &#233;tait en moyenne de 21733 entre 1988 et 1998, on constate qu'en 1994 et jusqu'en octobre 1995, ann&#233;es de l'&#233;lection du PQ et du r&#233;f&#233;rendum, il y a eu 40500 et 43850 naturalisations, soit plus du double de la moyenne annuelle. Il a m&#234;me laiss&#233; entrer un certain Al Rauf Al-Jiddi, recherch&#233; par les &#201;tats-Unis pour ses liens avec Al Qaeda. Finalement, le Directeur g&#233;n&#233;ral des &#233;lections du Qu&#233;bec rapporte qu'on a laiss&#233; voter 50000 personnes qui ne d&#233;tenaient pas la carte d'assurance maladie du Qu&#233;bec. Ce total de 102600 votes douteux en faveur du Non a fait la diff&#233;rence quand on sait que le OUI a perdu par quelque 54000 voix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le projet de loi C-20 concoct&#233; par MM Chr&#233;tien et Dion, sanctionn&#233; le 29 juin 2000, met un obstacle quasi infranchissable &#224; la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum. Ottawa doit au pr&#233;alable approuver la question, l'importance de la majorit&#233; des voix, le pourcentage des &#233;lecteurs admissibles ayant vot&#233; et tous autres facteurs qu'Ottawa juge pertinents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment pourrait-on justifier une obligation pour le Qu&#233;bec de proc&#233;der par voie de r&#233;f&#233;rendum avec une telle preuve d'ing&#233;rence malhonn&#234;te et subversive de la part d'Ottawa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis ce temps, le gouvernement f&#233;d&#233;ral continue de s'infiltrer dans les comp&#233;tences provinciales et la Cour Supr&#234;me du Canada ne se g&#234;ne pas pour charcuter nos lois sur l'&#233;ducation et notre langue officielle, au profit des minorit&#233;s anglophones et allophones, sans trop de protestations de la part de nos dirigeants. Les partis souverainistes ou autonomistes qu&#233;b&#233;cois semblent r&#233;sign&#233;s et donnent l'impression qu'ils ont mis de c&#244;t&#233; leur raison d'&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut se rappeler que le gouvernement du Qu&#233;bec n'a jamais consenti au rapatriement et aux changements apport&#233;s &#224; la Constitution canadienne et n'a jamais sign&#233; d'entente &#224; cet effet depuis 1982, quel que soit le parti au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Actuellement, il y a quatre partis qui se s&#233;parent le vote de ceux qui ont comme but commun de faire du Qu&#233;bec un pays, soit ind&#233;pendant, autonome ou souverain, tenant compte des diff&#233;rents points de vue de chacun. Dans les circonstances, il sera difficile d'acc&#233;der au pouvoir s'il n'y a pas de fusion, coalition ou entente quelconque entre ces partis. Au derni&#232;res &#233;lections, en 2007, le PQ, l'ADQ et le QS ont obtenu ensemble 62.8% des votes et 62.3% des si&#232;ges alors que les lib&#233;raux ont form&#233; un gouvernement avec seulement 33.1% des votes et 37.7% des si&#232;ges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un gouvernement form&#233; d'une coalition des partis voulant changer d&#233;mocratiquement le statut du Qu&#233;bec aurait la l&#233;gitimit&#233; voulue, avec plus de 62% des si&#232;ges et des votes, pour proc&#233;der par le biais d'un vote majoritaire de l'Assembl&#233;e Nationale. La r&#233;action du reste du Canada serait forte mais nous aurions certainement la reconnaissance des Nations Unies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le PQ qui fut le vaisseau amiral du mouvement souverainiste jusqu'en 1995, persiste &#224; vouloir proc&#233;der par r&#233;f&#233;rendum lorsque le temps sera propice. Il n'a pas encore compris qu'il ne sera jamais possible de gagner un r&#233;f&#233;rendum contr&#244;l&#233; par Ottawa. Au parti de l'ADQ, on esp&#232;re changer le gouvernement f&#233;d&#233;ral en conf&#233;d&#233;ration mais on semble ignorer que le reste du Canada a toujours refus&#233; de faire des concessions au Qu&#233;bec, rejetant les accords du Lac Meech et de Charlottetown.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le nouveau Parti Ind&#233;pendantiste est le seul qui se dit pr&#234;t &#224; d&#233;clarer l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec par un vote de l'Assembl&#233;e Nationale s'il formait un gouvernement majoritaire suite &#224; une &#233;lection. L'avantage de cette approche est que si l'on n'obtient pas la majorit&#233; d&#233;sir&#233;e lors d'une &#233;lection, on peut toujours recommencer &#224; la prochaine &#233;lection.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai appuy&#233; le PQ depuis sa fondation mais comme le temps presse, j'ai d&#233;cid&#233; de joindre le Parti Ind&#233;pendantiste car je crois qu'il a trouv&#233; le seul moyen de trancher le noeud gordien qui nous maintient sous l'emprise du Canada anglais. Il faudrait que les militants des autres partis souverainistes se joignent au PI ou insistent aupr&#232;s des dirigeants de leurs partis pour qu'ils forment une coalition avec ce parti. C'est le seul moyen d&#233;mocratique &#224; notre disposition pour nous lib&#233;rer de la domination anglaise et fonder notre propre pays o&#249; nous serions enfin &quot;ma&#238;tres chez nous&quot; comme l'aurait voulu Jean Lesage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lionel Lemay&lt;br&gt;
Laval, Qu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>D'o&#249; vient l'id&#233;e du r&#233;f&#233;rendum ?&lt;br&gt;Compl&#233;ments et r&#233;ponses.</title>
		<link>http://www.vigile.net/D-ou-vient-l-idee-du-referendum,12894</link>
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		<dc:date>2008-04-14T19:09:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Morin - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Mon petit texte de la tribune libre de Vigile a soulev&#233; beaucoup plus d'int&#233;r&#234;t que je m'y attendais. Par respect pour les intervenants, j'ai pens&#233; apporter certains compl&#233;ments et r&#233;pondre &#224; des questions pos&#233;es. Les passages en gras sont tir&#233;s des commentaires re&#231;us et se (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vigile.net/D-ou-vient-l-idee-du-referendum&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Mon petit texte de la tribune libre de Vigile&lt;/a&gt; a soulev&#233; beaucoup plus d'int&#233;r&#234;t que je m'y attendais. Par respect pour les intervenants, j'ai pens&#233; apporter certains compl&#233;ments et r&#233;pondre &#224; des questions pos&#233;es. Les passages en gras sont tir&#233;s des commentaires re&#231;us et se suivent dans l'ordre de leur parution sur le site. Leurs auteurs se reconna&#238;tront. Pour &#233;viter les r&#233;p&#233;titions, je n'ai pas cit&#233; tous les intervenants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Morin&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Certains pensent que &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;l'id&#233;e d'un r&#233;f&#233;rendum a &#233;loign&#233; la r&#233;ussite de la souverainet&#233; du Qu&#233;bec parce que [des militants] sont frustr&#233;s des r&#233;sultats et se cherchent un bouc &#233;missaire pour expliquer l'&#233;chec.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'on soit frustr&#233; des r&#233;sultats de 1980 et 1995 est parfaitement compr&#233;hensible, mais si les Qu&#233;b&#233;cois ont alors vot&#233; Non, ce n'est pas parce que l'instrument destin&#233; &#224; conna&#238;tre leur volont&#233; &#233;tait un r&#233;f&#233;rendum, mais parce que, pour diverses raisons, ils n'&#233;taient pas majoritairement d'accord avec l'orientation qui leur &#233;tait propos&#233;e. Condamner l'instrument de mesure (le r&#233;f&#233;rendum) parce qu'a &#233;t&#233; n&#233;gative la r&#233;ponse de la population &#224; propos de l'objet &#224; mesurer (l'adh&#233;sion &#224; un objectif) &#233;quivaut &#224; se f&#226;cher contre la r&#232;gle qui montre qu'un mat&#233;riau sur lequel on comptait est trop court pour qu'on puisse s'en servir. En vertu de quelle logique pourrait-on rendre responsables de telle ou telle d&#233;faite &#233;lectorale ceux qui, dans le pass&#233;, ont instaur&#233; le vote populaire, c'est-&#224;-dire la d&#233;mocratie ? Attribuer les r&#233;sultats r&#233;f&#233;rendaires n&#233;gatifs &#224; un &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;bouc &#233;missaire&lt;/strong&gt;, c'est refuser de reconna&#238;tre le fait patent que la population n'&#233;tait tout simplement pas majoritairement d'accord avec l'objectif propos&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2) La grande difficult&#233;, pour quelqu'un de compl&#232;tement ignorant sur la question comme moi, c'est que la cr&#233;dibilit&#233; de M. Morin a &#233;t&#233; min&#233;e - a tort ou &#224; raison - par le cas GRC justement. Si son implication avec la GRC s'av&#232;rerait fond&#233;e, il faudra en conclure que ses dires n'ont que tr&#232;s peu de cr&#233;dibilit&#233; (m&#234;me s'il dit ici la v&#233;rit&#233;). Personnellement, je suis donc incapable de juger de son discours, car je ne peux situer la personne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai &#233;crit un livre, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Affaire Morin&lt;/i&gt; (Bor&#233;al, 2006), qui r&#233;pond aux questions qu'on peut se poser sur le sujet. Son sous-titre (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l&#233;gendes, sottises et calomnies&lt;/i&gt;) donne une id&#233;e des arguments brandis contre moi, sans v&#233;rification. Il explique aussi, comme quelqu'un d'autre le mentionne plus loin, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;pourquoi beaucoup de d&#233;&#231;us ont besoin d'une t&#234;te de Turc&lt;/strong&gt;. Depuis sa publication, personne n'a r&#233;fut&#233; le contenu du livre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;3) Des 150 nouveaux pays depuis le d&#233;but du XXe si&#232;cle, combien ont acc&#233;d&#233; &#224; leur ind&#233;pendance par un r&#233;f&#233;rendum assorti d'un &#171; Clarity bill &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'en ai pas la moindre id&#233;e. Cela dit, on se cr&#233;e bien des &#171; peurs &#187; artificielles d&#232;s lors qu'est &#233;voqu&#233; le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Clarity Bill&lt;/i&gt;. Il peut &#234;tre utile de ne pas perdre de vue ce qui suit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord, leur comportement en 1980 (interventions de Trudeau), en 1995 (la grande manifestation d'amour &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Canadian&lt;/i&gt; &#224; Montr&#233;al, Option Canada) et au cours des ann&#233;es suivantes (commandites, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Clarity Bill&lt;/i&gt;) confirme, si besoin est, que l'&#233;ventualit&#233; d'un r&#233;sultat positif lors d'un r&#233;f&#233;rendum qu&#233;b&#233;cois ne laissera jamais les f&#233;d&#233;raux indiff&#233;rents. &#192; vrai dire, ce qu'ils craignent le plus c'est que les Qu&#233;b&#233;cois disent majoritairement Oui &#224; un projet politique concret pouvant conduire soit &#224; un remplacement du r&#233;gime actuel par un autre (la souverainet&#233;), soit, plus modestement, &#224; des modifications substantielles &#224; ce r&#233;gime et qui seraient avantageuses pour le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Clarity Bill&lt;/i&gt; n'est pas un obstacle dirimant &#224; la souverainet&#233;, mais une arme &#224; double tranchant. Si Ottawa s'en servait pour proclamer d'avance qu'il ne donnera aucune suite &#224; un r&#233;f&#233;rendum positif sur la souverainet&#233;-partenariat (ou souverainet&#233;-association), il faudrait en bonne logique que les politiciens f&#233;d&#233;raux et ceux des autres provinces s'abstiennent de militer pour le Non ou d'en faire la promotion. Puisqu'un Oui n'aurait, pr&#233;tendument, aucune influence sur eux, pourquoi alors s'en pr&#233;occuperaient-ils ? Mais si, au contraire, ils intervenaient comme en 1980 et en 1995, leur participation conf&#233;rerait &#224; un Oui majoritaire la port&#233;e politique que le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Clarity Bill&lt;/i&gt; est cens&#233; lui refuser.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a &#233;galement le fait qu'il faut s'activer pour faire avancer le Qu&#233;bec pendant les p&#233;riodes o&#249;, pour toutes sortes de raison, une adh&#233;sion majoritaire &#224; la souverainet&#233; ne para&#238;t pas imminente ; sinon, on abandonne le terrain aux adversaires. J'ai explor&#233; cette avenue dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les proph&#232;tes d&#233;sarmes ?&lt;/i&gt;, ouvrage publi&#233; en 2001. L&#224; aussi le sous-titre du livre est explicite : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Que faire si un r&#233;f&#233;rendum gagnant sur la souverainet&#233; n'&#233;tait pas possible ?&lt;/i&gt; On trouvera sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vigile&lt;/i&gt; une esquisse de mon approche (&lt;a href=&quot;http://vigile.net/archives/ds-affaires/index-morin-textes.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;archives/ds-affaires/index-morin-textes.html&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, il y a ceci, peu connu mais capital, que disait la Cour supr&#234;me du Canada dans sa d&#233;cision concernant le Renvoi sur la s&#233;cession en 1998 : &#171; Nos institutions d&#233;mocratiques permettent n&#233;cessairement un processus continu de discussion et d'&#233;volution, comme en t&#233;moigne le droit reconnu par la Constitution &#224; chacun des participants &#224; la f&#233;d&#233;ration de prendre l'initiative de modifications constitutionnelles. Ce droit emporte l'obligation r&#233;ciproque des autres participants d'engager des discussions sur tout projet l&#233;gitime de modification de l'ordre constitutionnel. M&#234;me s'il est vrai que certaines tentatives de modification de la Constitution ont &#233;chou&#233; au cours des derni&#232;res ann&#233;es, un vote qui aboutirait &#224; une majorit&#233; claire au Qu&#233;bec en faveur de la s&#233;cession, en r&#233;ponse &#224; une question claire, conf&#233;rerait au projet de s&#233;cession une l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique que tous les autres participants &#224; la Conf&#233;d&#233;ration [sic] auraient l'obligation de reconna&#238;tre. &#187; Voir &#224; ce sujet l'excellent article d'Andr&#233; Binette dans Vigile du 19 mars (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Quelle-constitution-pour-le-Quebec&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/Quelle-constitution-pour-le-Quebec&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;4) Dans toutes vos &#233;tudes, sondages, analyses, m&#233;moires et rapports qui vous pass&#232;rent entre les mains durant ces d&#233;cennies &#224; la t&#234;te des liens politiques entre Qu&#233;bec et Ottawa, nulle part personne qui s'est questionn&#233; sur les mauvais coups qu'Ottawa ou les fraudeurs pourraient faire ? Incroyable.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Allons donc ! Certes, au d&#233;but des ann&#233;es 1970, beaucoup des militants ne s'imaginaient pas quels obstacles les adversaires de la souverainet&#233; pourraient inventer pour lui faire &#233;chec. Partout sur la plan&#232;te, tout &#201;tat qui se sent menac&#233; dans son int&#233;grit&#233; prend les moyens qu'il peut pour se prot&#233;ger. Disons ensuite que j'&#233;tais personnellement fort conscient, comme d'autres, que l'acquisition de la souverainet&#233; ne constituait pas une t&#226;che ais&#233;e et que nos adversaires tricheraient au besoin. Mon exp&#233;rience de huit ans et demi comme sous-ministre confirmait cette appr&#233;hension. C'est d'ailleurs pourquoi, quand j'ai constat&#233; que la GRC se pr&#233;occupait des relations internationales du Qu&#233;bec, j'ai pris, avec certaines pr&#233;cautions tout de m&#234;me, le risque personnel d'&#171; aller voir &#187; ce qui se tramait. La-dessus, je ne peux que renvoyer &#224; mon livre, mentionn&#233; plus haut.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;5) Vous n'aviez pas pens&#233; qu'un jour, une C-20 viendrait qui monterait les ench&#232;res du 50%+1 ? Curieux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non, en 1974 ni moi ni personne n'a pens&#233; qu'une loi C-20 (le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Clarity bill&lt;/i&gt;) serait vot&#233;e par Ottawa trente-six ans plus tard&#8230; Les lib&#233;raux trudeauistes ont-ils pr&#233;vu, eux, que, par leur comportement, ils provoqueraient la naissance du Bloc qu&#233;b&#233;cois et qu'ils finiraient, comme c'est en train de devenir le cas aujourd'hui, par &#234;tre pratiquement un tiers parti au Qu&#233;bec ? L'avenir a ceci de particulier qu'il n'existe pas encore et que, par cons&#233;quent, nul ne sait au juste de quoi il sera fait. Un autre correspondant a &#233;crit : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Il est facile de juger l'Histoire a posteriori, comme si ce qui devient &#233;vident 10, 20, 30 ans apr&#232;s les faits pouvait l'&#234;tre au moment o&#249; ils ont eu lieu. Cela se nomme de l'anachronisme&lt;/strong&gt;. Je souscris enti&#232;rement &#224; ce commentaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;6) S'il y a une chose fondamentale qui ressort de l'histoire p&#233;quiste, c'est la question de la pertinence pour un parti &#171; souverainiste &#187; de s'adonner &#224; la gouvernance provinciale, etc.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment faire autrement ? Il faut bien commencer quelque part et, pour cela, avoir prise sur la r&#233;alit&#233;. D'o&#249; il r&#233;sulte que le PQ ne peut pas faire la souverainet&#233; sans devenir, au moins pour un temps, le gouvernement de la &#171; province &#187; de Qu&#233;bec. S'il annonce au public qu'&#233;lu il se pr&#233;occupera d'abord et avant tout de la souverainet&#233;, et que la solution des autres probl&#232;mes int&#233;ressant la population devra attendre la r&#233;alisation de cet objectif prioritaire, il sera battu aux &#233;lections et condamn&#233; &#224; l'impuissance. Pensons aussi au &#171; succ&#232;s &#187; flamboyant du m&#234;me ordre qui sanctionnerait son intention proclam&#233;e de d&#233;clarer la souverainet&#233; aussit&#244;t &#233;lu, pour peu qu'il obtienne une majorit&#233; de si&#232;ges, mais sans majorit&#233; des votes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Craindre aussi que, par une bonne gouverne &#171; provinciale &#187;, le PQ am&#233;liore le sort des Qu&#233;b&#233;cois et rende ainsi la souverainet&#233; moins attrayante revient &#224; penser que, par exemple, il a eu tort en 1977 de faire adopter la Loi 101 qui a, disons, &#171; s&#233;curis&#233; &#187; les francophones. Les Qu&#233;b&#233;cois seraient-ils plus faciles &#224; convaincre des avantages de la souverainet&#233; s'ils se sentaient d&#233;prim&#233;s et peu confiants en eux-m&#234;mes en raison des probl&#232;mes non r&#233;solus qui les assailleraient ? Ou seraient-il plus d'attaque pour continuer &#224; avancer s'ils s'estimaient mieux &#233;quip&#233;s et plus s&#251;rs d'eux ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;7) Le PQ, en acceptant que la guerre r&#233;f&#233;rendaire se fasse sur son seul territoire, aupr&#232;s du seul &#233;lectorat qu&#233;b&#233;cois, exposait le Qu&#233;bec, en cas de revers, &#224; l'inverse de la d&#233;marche qu'il proposait par r&#233;f&#233;rendum. Ce qui fut fait (1982).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est au Qu&#233;bec que se posait la question de la souverainet&#233;, c'est donc d'abord ici qu'il fallait en d&#233;cider, pas dans le reste du Canada. Et les cons&#233;quences du Non de 1980, comme celles du Non de 1995, d&#233;montrent hors de tout doute qu'on ne doit pas entreprendre une campagne r&#233;f&#233;rendaire sans l'assurance morale et v&#233;rifiable qu'on peut le gagner. C'est ce que j'ai toujours pens&#233; et c'est pourquoi je me suis toujours oppos&#233; &#224; en fixer d'avance le moment car elle pourrait devoir se d&#233;rouler dans une conjoncture d&#233;favorable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;8) J'&#233;mets l'hypoth&#232;se que le r&#233;f&#233;rendum qu&#233;b&#233;cois de 1980 &#233;tait DANS l'agenda constitutionnel d'Ottawa.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non, vraiment pas. Cette hypoth&#232;se suppose qu'Ottawa aurait &#233;t&#233; s&#251;r de la victoire du Non et m&#234;me que les f&#233;d&#233;raux seraient, d'une fa&#231;on ou d'une autre, intervenus pour faire inscrire le r&#233;f&#233;rendum au programme du PQ en 1974. Cette derni&#232;re id&#233;e, agit&#233;e avec l&#233;g&#232;ret&#233; par certains adeptes de la th&#233;orie du complot, n&#233;glige le fait que l'engagement de tenir un r&#233;f&#233;rendum a contribu&#233; &#224; la prise du pouvoir par le PQ en 1976, un r&#233;sultat qui ne convenait s&#251;rement pas aux lib&#233;raux f&#233;d&#233;raux ! Ceux-ci ne sont &#233;videmment pas des idiots, mais ne surestimons pas leur prescience. S'ils &#233;taient si perspicaces et habiles, leur parti ne tra&#238;nerait pas actuellement autant de la patte au Qu&#233;bec. Pensons aussi aux &#233;normes erreurs qu'ils ont commises et qui, apr&#232;s 1982 et apr&#232;s les commandites, se sont r&#233;percut&#233;es dans la suite des choses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;9) Comment se fait-il que le Qu&#233;bec doit absolument faire un r&#233;f&#233;rendum pour sortir du Canada quand il n'a pas &#233;t&#233; n&#233;cessaire d'en faire un pour entrer dans le Canada ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parce que, dans le monde d'il y a 141 ans, en 1867, alors que les d&#233;mocraties &#233;taient bien moins nombreuses qu'aujourd'hui, le r&#233;f&#233;rendum &#233;tait un mode de consultation peu usit&#233;. C'&#233;tait et ce fut longtemps particuli&#232;rement le cas pour les gouvernements de r&#233;gime parlementaire britannique. Plus maintenant. En 1975, il y a eu r&#233;f&#233;rendum en Grande-Bretagne sur l'Union europ&#233;enne ; en 1979, en &#201;cosse et au Pays de Galles sur la d&#233;l&#233;gation du pouvoir l&#233;gislatif de Westminster, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;10) Pourquoi un parti qui annoncerait solennellement, lors d'&#233;lections g&#233;n&#233;rales, que s'il est &#233;lu et s'il obtient 50% plus une voix, il prendrait les mesures pour d&#233;clencher l'av&#232;nement du Qu&#233;bec &#224; son ind&#233;pendance, ne serait pas l&#233;gitimement, juridiquement et l&#233;galement autoris&#233; &#224; le faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est s&#251;r qu'un parti &#233;lu dans ces conditions serait r&#233;confort&#233; dans son orientation et qu'il aurait une bonne base l&#233;gale pour vouloir aller de l'avant. Sauf qu'il serait confront&#233; &#224; un probl&#232;me de l&#233;gitimit&#233; que les adversaires ne manqueraient pas de brandir, ce qui donnerait une bonne excuse aux autres pays pour s'abstenir de reconna&#238;tre un Qu&#233;bec souverain. &#171; En attendant que le litige se r&#232;gle &#187;, diraient-ils. Car, s'agissant d'une &#233;lection, comment garantir que la majorit&#233; des voix obtenues viendrait d'un appui explicite &#224; la souverainet&#233; comme telle, et non &#224; de diverses autres raisons aussi n'ayant rien &#224; voir avec cet objectif, par exemple la qualit&#233; des candidats, les questions locales ou r&#233;gionales, ou quoi que ce soit d'autre ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au fond, ce dont on discute ici c'est de ce qu'on a appel&#233; une &#171; &#233;lection r&#233;f&#233;rendaire &#187; (d'autres pr&#233;f&#232;rent &#171; &#233;lection d&#233;cisionnelle &#187;), une expression qui n'a pas beaucoup plus de sens que celle de &#171; r&#233;f&#233;rendum &#233;lectoral &#187;. Le r&#233;f&#233;rendum et l'&#233;lection sont deux modes diff&#233;rents de consultation populaire. En d&#233;mocratie, de r&#233;gime britannique ou non, une &#233;lection ordinaire suffit pour autoriser le parti victorieux &#224; adopter des lois courantes, applicables dans le syst&#232;me politique en vigueur. Mais quand l'objectif est de cr&#233;er un nouveau pays dans un territoire qui devra, en cons&#233;quence, &#234;tre retranch&#233; de celui o&#249; il se trouve, on exigera au minimum une preuve manifeste et v&#233;rifiable que telle est bien la volont&#233; expresse et majoritaire de la population du territoire concern&#233;. Assurance que seul un r&#233;f&#233;rendum peut fournir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour r&#233;ussir une entreprise comme la souverainet&#233; &#8212; stimulante, mais complexe et, pour certains, perturbante &#8212;, il y a, dans notre r&#233;gime d&#233;mocratique, trois conditions &#224; respecter : l&#233;galit&#233;, l&#233;gitimit&#233; et faisabilit&#233;. Trois mots qu'il faut &#233;viter de traiter comme synonymes ou caprices juridiques, auquel cas on se cr&#233;e des espoirs illusoires t&#244;t ou tard fatalement d&#233;&#231;us. Ainsi, une d&#233;claration d'ind&#233;pendance par une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s pourrait &#234;tre l&#233;gale, mais elle serait priv&#233;e de l&#233;gitimit&#233; si elle n'&#233;tait pas aussi appuy&#233;e par une majorit&#233; de la population. Et si l'une ou l'autre de ces deux conditions manquaient, la troisi&#232;me, la faisabilit&#233; de la souverainet&#233;, dans le sens de sa mise en &#339;uvre,, serait compromise en raison des oppositions internes ou externes f&#233;roces &#224; qui on aurait donn&#233; des tremplins suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On r&#233;f&#232;re parfois &#224; l'&#233;lection sur la nationalisation de l'&#233;lectricit&#233;, au Qu&#233;bec en 1962, comme si elle constituait un pr&#233;c&#233;dent historique d'&#171; &#233;lection r&#233;f&#233;rendaire &#187;. Je connais bien cet &#233;v&#233;nement : auteur des discours de Jean Lesage, je l'ai accompagn&#233; dans tout le Qu&#233;bec pendant la campagne &#233;lectorale. Il parlait de la nationalisation, bien entendu, mais aussi de quantit&#233; d'autres sujets : bilan gouvernemental, th&#232;mes d'int&#233;r&#234;t local, valeur des candidats, attaques contre l'adversaire unioniste, etc. La publicit&#233; &#233;lectorale &#233;tait &#224; l'avenant, chapeaut&#233;e par le slogan &#171; Ma&#238;tres chez nous ! &#187; Lesage a gagn&#233; l'&#233;lection. La nationalisation de l'&#233;lectricit&#233; a jou&#233; un grand r&#244;le dans l'adh&#233;sion du public &#224; son parti, mais, parce qu'on n'&#233;tait pas en campagne r&#233;f&#233;rendaire, personne n'a jamais au juste su ni ne saura jamais quelle proportion exacte de l'&#233;lectorat a, pour cette raison pr&#233;cise, vot&#233; en faveur de son parti. Ce flou n'a pas emp&#234;ch&#233; la nationalisation de se faire, personne ne pouvant pr&#233;tendre que le gouvernement Lesage, comme gouvernement d'une province, ne disposait pas de la l&#233;gitimit&#233; n&#233;cessaire pour acheter des compagnies d'&#233;lectricit&#233; priv&#233;es, une op&#233;ration qui ne provoquait pas une mutation politique ni n'affectait le statut de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Mais quand, de nouveau, viendra le temps se prononcer sur cette mutation, sur la transformation de statut politique du Qu&#233;bec, le flou, tol&#233;rable en 1962, ne le sera plus. Il faudra se cramponner en terrain solide.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;11) Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; tromp&#233; et m&#234;me vol&#233; au r&#233;f&#233;rendum de 1995, comment se fait-il que cette id&#233;e de r&#233;f&#233;rendum est encore consid&#233;r&#233;e comme la seule fa&#231;on &#224; acc&#233;der &#224; l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour la m&#234;me raison qu'il continue &#224; y avoir des &#233;lections au Qu&#233;bec et ailleurs dans le monde, m&#234;me s'il arrive &#224; maints endroits qu'elles sont manipul&#233;es et leurs r&#233;sultats fauss&#233;s : ce n'est pas le moyen de consultation qui est vici&#233;, mais les tricheurs qui sont vicieux. Ce n'est pas non plus parce qu'on perd un ou deux r&#233;f&#233;rendums que ce genre de recours au peuple doit &#234;tre banni. Ainsi que je l'ai d&#233;j&#224; indiqu&#233;, quand le public r&#233;pond en majorit&#233; Non &#224; une question r&#233;f&#233;rendaire dont ses instigateurs esp&#233;raient un Oui, ce r&#233;sultat n&#233;gatif n'est pas d&#251; &#224; la technique utilis&#233;e, mais au fait brut qu'on s'en soit servi pour faire approuver une orientation &#224; laquelle, pour des raisons qui les regardent, les citoyens n'&#233;taient pas majoritairement enclins &#224; donner leur adh&#233;sion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;12) Si Trudeau et les leaders anglophones ont rapatri&#233; la constitution sans r&#233;f&#233;rendum, sans v&#233;rifier la volont&#233; populaire du peuple anglophone, je ne vois pas pourquoi le Qu&#233;bec ne pourrait pas utiliser la m&#234;me fa&#231;on de faire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant les discussions constitutionnelles post-r&#233;f&#233;rendaires de 1980-1981, le Qu&#233;bec a constamment demand&#233; que le projet f&#233;d&#233;ral de rapatriement (modifiant la constitution du Canada) soit approuv&#233; par r&#233;f&#233;rendum pancanadien, de la m&#234;me fa&#231;on que notre gouvernement avait d&#233;mocratiquement voulu obtenir l'assentiment des Qu&#233;b&#233;cois sur la souverainet&#233;-association. Nous savions qu'advenant ce r&#233;f&#233;rendum pancanadien les Qu&#233;b&#233;cois rejetteraient le plan d'Ottawa, alors que, dans le Canada anglophone, l'appui &#224; ce plan serait dominant. Pressentant qu'un tel r&#233;f&#233;rendum singulariserait le Qu&#233;bec, avec ce que cela pouvait potentiellement signifier comme nouveau d&#233;part pour le d&#233;bat politique Qu&#233;bec-Ottawa, Trudeau s'y est toujours refus&#233;. De leur c&#244;t&#233;, les premiers ministres provinciaux anglophones, m&#234;me s'ils s'opposaient &#224; certains aspects du plan constitutionnel f&#233;d&#233;ral, savaient que leur propre population l'approuverait, les mettant ainsi dans une situation d&#233;licate. D'o&#249; l'opposition, chez eux aussi, au r&#233;f&#233;rendum pancanadien. En outre, Trudeau aimait d&#233;duire du refus qu&#233;b&#233;cois de la souverainet&#233;-association, en mai 1980, que le Qu&#233;bec avait par extension souscrit aux projets d'Ottawa&#8230; ! Rappelons-nous que, pendant la campagne r&#233;f&#233;rendaire, il avait affirm&#233; : &#171; Un Non signifiera un Oui &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Devant cette tournure des choses, certains sugg&#233;r&#232;rent que le Qu&#233;bec tienne un nouveau r&#233;f&#233;rendum, cette fois pour demander &#224; sa population de rejeter le projet f&#233;d&#233;ral. Mais c'&#233;tait ce qu'on appelle une &#171; fausse bonne id&#233;e &#187; : le danger &#233;tait immense que cette initiative se transforme en nouvelle d&#233;faite parce qu'une grande partie du public l'interpr&#233;terait comme une astuce pour corriger le r&#233;f&#233;rendum de 1980 en visant &#224; obtenir un Non que le PQ interpr&#233;terait comme un Oui &#224; la souverainet&#233;-association, d&#233;j&#224; refus&#233;e&#8230; Deux autres facteurs importants jouaient : les f&#233;d&#233;ralistes auraient fait campagne sur la charte constitutionnelle des droits en diffusant l'id&#233;e que le PQ s'y opposait, et le public ne montrait aucun d&#233;sir d'&#234;tre, &#224; quelques mois d'intervalle, replong&#233; dans une nouvelle campagne r&#233;f&#233;rendaire par le gouvernement du PQ.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;13) Me semble qu'apr&#232;s toutes ces ann&#233;es de r&#233;flexion, il est peut-&#234;tre grand temps aujourd'hui de faire aller vos m&#233;ninges et d'arriver avec des id&#233;es neuves qui pourraient rallier tout le monde. Cela vous permettrait de faire d'une pierre deux coups. Vous r&#233;habiliter aupr&#232;s d'une large portion des souverainistes et faire avancer la cause au lieu de la laisser mourir &#224; petit feu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;es id&#233;es neuves qui pourraient rallier tout le monde&lt;/strong&gt;, &#231;a n'existe h&#233;las pas, ni au Qu&#233;bec ni ailleurs. Et toutes les &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;id&#233;es neuves&lt;/strong&gt; ne sont pas op&#233;rationnelles, je veux dire applicables, parce que, parfois, elles se r&#233;sument &#224; des slogans, des v&#339;ux pieux, des impr&#233;cations ou des sch&#233;mas th&#233;oriques. Quoi qu'il en soit, des &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;id&#233;es neuves&lt;/strong&gt; (et op&#233;rationnelles, je crois), j'en ai propos&#233;es dans un livre paru en 2001 (voir plus haut) et j'ai &#233;crit un des articles &#224; leur sujet. Elles n'ont pas &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;ralli&#233; tout le monde&lt;/strong&gt;, &#233;videmment, mais j'ai au moins essay&#233; de montrer que ce n'est parce qu'on se trouve devant un mur, qu'on doit aller s'y &#233;craser ; on peut en faire le tour&#8230; Quant &#224; me &#171; r&#233;habiliter &#187;, l&#224;-dessus aussi j'ai &#233;crit ce que j'avais &#224; dire, mais je ne peux pas grand-chose au fait qu'il restera toujours des gens aux yeux de qui les &#171; l&#233;gendes, sottises et calomnies &#187; &#224; mon endroit sont trop commodes pour qu'ils fassent l'effort de les remplacer par la connaissance des faits r&#233;els. Certains pr&#233;f&#233;reront aussi toujours &#171; expliquer &#187;, par Dieu sait quel complot ou cinqui&#232;me colonne, ce qui leur para&#238;t aller mal. Bonne m&#233;thode pour &#233;viter de se poser des questions de fond embarrassantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;14) On a cr&#233;&#233; 3-4 g&#233;n&#233;rations de politiciens professionnels provinciaux et on leur a donn&#233; un &quot;carr&#233; de sable&quot; provincial pour s'amuser tout en emp&#234;chant les v&#233;ritables d&#233;bats dans la population. Et vous personnellement, vous en avez profit&#233; beaucoup : honneur, carri&#232;re, privil&#232;ges, argent, reconnaissance, contrats etc.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;carr&#233; de sable&lt;/strong&gt; provincial est, qu'on le veuille ou non, l'endroit d'o&#249; il faut partir, non pour &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;s'amuser&lt;/strong&gt; mais pour en sortir. Je ne vois pas non plus qui aurait emp&#234;ch&#233; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;les v&#233;ritables d&#233;bats dans la population&lt;/strong&gt;, il me semble que ce fut tout le contraire. Et si la deuxi&#232;me phrase de ce jugement &#233;tait exacte, du moins en ce qui me concerne, je ne serais pas retourn&#233; &#224; l'enseignement universitaire d&#232;s mon d&#233;part de la vie politique active, pour donner des cours, lire, faire des conf&#233;rences, entreprendre des recherches et &#233;crire des livres. Avec ma formation d'&#233;conomiste et les contacts que j'avais &#233;tablis comme sous-ministre et, plus tard, comme ministre, je me serais lanc&#233; en affaires, comme on m'y a maintes fois invit&#233;, et je serais aujourd'hui millionnaire. Mais je suis ainsi fait que j'ai toujours pr&#233;f&#233;r&#233; la vie universitaire &#224; n'importe quelle autre occupation, y compris la politique&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;15) Dans la vie, il faut prendre des risques et essayer de changer les rapports de force.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Grosse d&#233;couverte ! Mais attention aux risques dont on parle. S'ils n'impliquent que la personne qui les prend, pas de probl&#232;me. Mais on change de registre et la responsabilit&#233; n'est plus la m&#234;me quand, comme &#231;a s'est vu tant de fois ailleurs, un leader politique ou un parti, par son comportement irr&#233;fl&#233;chi, son id&#233;ologie &#233;troite, ses belles paroles et/ou ses actes intempestifs, fait courir des risques inconsid&#233;r&#233;s &#224; toute une population. De la m&#234;me mani&#232;re qu'il ne faut pas confondre prudence et pusillanimit&#233;, ne confondons pas courage et t&#233;m&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;16) Un soutien populaire de 50%+1 des voix, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;s'il y a un pacte entre [les] partis, conduira &#224; l'&#233;lection une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s. Il en d&#233;coulera que le peuple qu&#233;b&#233;cois aura choisi, par voie &#233;lectorale, de se doter d'un pays et, point des plus importants, les d&#233;put&#233;s &#233;lus auront en toute l&#233;gitimit&#233; le mandat de proc&#233;der.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai parl&#233; plus haut du probl&#232;me que pose la voie &#233;lectorale par rapport &#224; la voie r&#233;f&#233;rendaire, aussi je n'y reviens pas ici. Je veux plut&#244;t m'arr&#234;ter un instant &#224; l'id&#233;e d'un &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;pacte entre les partis&lt;/strong&gt;. Il va de soi que, dans le cas de la souverainet&#233; (ou de toute autre question majeure) des alliances entre partis, des pactes justement, peuvent avoir un impact consid&#233;rable. Simplement, je voudrais introduire dans ce d&#233;bat un b&#233;mol dont je ne vois presque jamais la pr&#233;sence dans l'argumentation de ceux qui, &#224; propos de la souverainet&#233;, semblent syst&#233;matiquement compter sur une alliance entre partis, au point que, pour certains, il suffirait de peu pour la concr&#233;tiser. Pas si s&#251;r. C'est certes arriv&#233; en 1995 entre le PQ, le Bloc et l'ADQ, mais les deux premiers avaient peu d'efforts &#224; faire pour s'entendre et la situation de l'ADQ &#233;tait tout autre que ce qu'elle est devenue. Ce parti est maintenant un adversaire confirm&#233; du PQ qu'il cherche &#224; supplanter. Deux autres partis, Qu&#233;bec solidaire et le Parti ind&#233;pendantiste, surtout ce dernier qui a &#233;t&#233; express&#233;ment fond&#233; pour faire obstacle au PQ, ne seront s&#251;rement pas d'embl&#233;e port&#233;s &#224; aider ce m&#234;me PQ &#224; atteindre son objectif politique pour, le cas &#233;ch&#233;ant, se retrouver &#171; en trop &#187;, du moins quant &#224; la question nationale. C'est dire d'avance que tout pacte &#233;ventuel sur une d&#233;marche s'appliquant &#224; cette question ne pourra que r&#233;sulter de compromis qui devront peut-&#234;tre aller beaucoup plus loin que ne le soup&#231;onnent ceux qui, aujourd'hui, proposent cette voie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Du coyote, du &quot;roadrunner&quot; et des tra&#238;tres</title>
		<link>http://www.vigile.net/Du-coyote-du-roadrunner-et-des</link>
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		<dc:date>2008-04-14T15:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Raymond Poulin - Chronique de Raymond Poulin</dc:creator>
		


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		<description>Les chercheurs de complots et les d&#233;couvreurs de trahisons peuvent se r&#233;jouir : ils disposent de beaux jours devant eux pour &#233;gayer la galerie, pendant que les f&#233;d&#233;ralistes et les tenants d'un Canada unitaire feront b&#233;n&#233;fice de tout sans m&#234;me que les m&#233;dias &#224; leur solde aient besoin de se (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que fait-on lorsqu'on se trouve devant une situation d&#233;plaisante dont on
n'arrive pas &#224; sortir ? La solution la plus dangereuse car la plus
illusoire et aggravante consiste &#224; identifier la cons&#233;quence de la cause
premi&#232;re &#224; la cause elle-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ceux qui commettent cette erreur, le r&#233;f&#233;rendum devient nuisible
parce que l'adversaire triche. Le parti qui l'a utilis&#233; ou tient &#224; ce
moyen est manipul&#233; par une cinqui&#232;me colonne. Toute avanc&#233;e politique,
&#233;conomique ou sociale r&#233;ussie par ce parti lorsqu'il est au pouvoir fait
reculer la r&#233;alisation de sa raison d'&#234;tre, raisonnement pr&#233;sumant,
inconsciemment ou non, qu'il faut ajouter au malheur de son peuple afin
qu'il voie la lumi&#232;re, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La seule raison pour laquelle l'ind&#233;pendance n'est pas encore advenue,
c'est, bien &#233;videmment, que les Qu&#233;b&#233;cois ne l'ont pas encore voulue en
assez grand nombre, car elle est trop dure &#224; porter psychologiquement pour
beaucoup ; mais les ind&#233;pendantistes purement c&#233;r&#233;braux refusent cette
r&#233;alit&#233;, d'o&#249; le raisonnement du coyote anti-r&#233;f&#233;rendum dans sa guerre
contre le &quot;roadrunner&quot; : quand il se casse la gueule, il change de moyen
sans mieux assurer ses arri&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&#233;f&#233;rendum de 1995 a &#233;t&#233; vol&#233; ? Sans aucun doute possible. En
&#233;pluchant toutes les irr&#233;gularit&#233;s, on peut raisonnablement &#233;valuer que,
sans elles, le r&#233;sultat e&#251;t donn&#233; environ 51% et quelques poussi&#232;res au
&quot;oui&quot;. Compte tenu de ce qu'une part de ceux qui ont vot&#233; &quot;du bon bord&quot;
croyaient, encore et malgr&#233; tout, que le Qu&#233;bec continuerait d'&#234;tre li&#233;
politiquement au Canada &#8212; et ceux-l&#224; n'auraient pas vot&#233; &quot;oui&quot; autrement &#8212;,
qu'aurait valu une telle majorit&#233; une fois enclench&#233;es les perturbations
qui auraient suivi ? On le voit &#224; les lire, plusieurs ind&#233;pendantistes
croient qu'un vote positif &#224; 50% + 1 r&#232;gle automatiquement et finalement la
question. Encore faudrait-il que cette courte majorit&#233; soit le fait de
voteurs tous convaincus de ne pas revenir en arri&#232;re peu importe les
circonstances, y compris l'intimidation arm&#233;e, les mesures de
d&#233;stabilisation &#233;conomique et sociale et les provocations &#224; la guerre
civile, toutes choses qu'un appui significatif &#8212; ne f&#251;t-ce, de la part du
Canada, que pour ne pas perdre toute l&#233;gitimit&#233; et toute cr&#233;dibilit&#233;
internationale &#8212; pr&#233;viendrait plus s&#251;rement. Et on va nous affirmer sans
rire qu'un vote &#224; la majorit&#233; simple de la seule Assembl&#233;e nationale
pourrait avantageusement remplacer l'adh&#233;sion populaire sous pr&#233;texte que,
voil&#224; 141 ans, la colonie d'un empire tout-puissant, parce que &#231;a
l'arrangeait, lui, a int&#233;gr&#233; le Canada par un tel vote ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous trouvons tous crucifiant de constater qu'apr&#232;s cinquante ans de
promotion, la n&#233;cessit&#233; de l'agir pour soi collectif n'ait pas davantage
entam&#233; l'annexion psychologique des Qu&#233;b&#233;cois, leur inconstance politique
ne s'expliquant pas autrement que par leur manque de confiance en
eux-m&#234;mes, mais on ne rendra pas un peuple autre que ce qu'il est par un
d&#233;cret. Il ne suffit pas non plus de renseigner abondamment sur l'urgence
et les raisons de faire l'ind&#233;pendance ; m&#234;me si cela fait partie des
conditions n&#233;cessaires, la conviction intellectuelle seule ne suffit pas
souvent &#224; briser la cristallisation psychologique ; il y faut le temps et
probablement autre chose itou, mais je connais mal la r&#233;ponse et vous tous
&#233;galement, tout en &#233;tant assur&#233; qu'on ne fera pas manger le morceau aux
Qu&#233;b&#233;cois d'un seul coup alors qu'ils n'ont m&#234;me pas voulu en avaler la
moiti&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On accuse facilement le Parti qu&#233;b&#233;cois de n'avoir pas suffisamment
renseign&#233; le citoyen, ce qui s'av&#232;re faux, du moins depuis le MSA jusqu'&#224;
1996, en d&#233;pit de la servilit&#233; des grands m&#233;dias envers le f&#233;d&#233;ral. La
force du message s'est notablement att&#233;nu&#233;e depuis, il faut le reconna&#238;tre,
et ce parti y gagnerait beaucoup (la cause aussi) &#224; cesser d'avoir peur de
faire peur. L&#224;-dessus, je partage tout de m&#234;me la pr&#233;vention de Claude
Morin : aucun parti ind&#233;pendantiste ne peut se permettre de pr&#233;tendre au
pouvoir s'il se donne pour unique objectif la proclamation imm&#233;diate de
l'ind&#233;pendance sit&#244;t &#233;lu. Cette attitude ne manque ni de courage ni de
noblesse, mais, bien qu'indispensables, ces seules vertus ne suffisent pas
&#224; garantir la continuit&#233; des autres missions de l'&#201;tat pendant la p&#233;riode
comprise entre la proclamation et le r&#232;glement final, ce qui ne se fera pas
en six mois. Cela devrait pourtant aller de soi, les citoyens de chair et
d'os ne vivant pas dans l'absolu mais dans le concret quotidien, m&#234;me ceux
qui partagent un id&#233;al commun. Les p&#233;istes, entre autres, croiraient
d&#233;m&#233;riter s'ils daignaient prendre en compte les pr&#233;occupations
terre-&#224;-terre de la population et ses dispositions psychologiques. Ils
estimeraient trahir leur mission en proposant un programme progressif
d'accession &#224; l'ind&#233;pendance m&#234;me si c'&#233;tait la seule mani&#232;re d'y arriver. On pourrait presque leur pr&#234;ter un leitmotiv des soixante-huitards
fran&#231;ais : &#171; Soyez r&#233;alistes, exigez l'impossible &#187;, attitude sympathique mais
qui correspond, par comparaison, &#224; la toquade dramatique de l'&#233;tat-major
fran&#231;ais pendant la premi&#232;re moiti&#233; de la Grande Guerre : l'offensive &#224; tout
prix sans &#233;gard aux circonstances, sauf qu'on remplace ici les armes par la
seule rh&#233;torique, qui risque d'aboutir au m&#234;me r&#233;sultat : on fait des
victimes surtout dans son propre camp.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autant la position attentiste p&#233;quiste que la posture matamoresque p&#233;iste
condamnent pr&#233;sentement la cause de l'ind&#233;pendance, au mieux au surplace,
au pire au recul. Les chercheurs de complots et les d&#233;couvreurs de
trahisons peuvent se r&#233;jouir : ils disposent de beaux jours devant eux pour
&#233;gayer la galerie, pendant que les f&#233;d&#233;ralistes et les tenants d'un Canada
unitaire feront b&#233;n&#233;fice de tout sans m&#234;me que les m&#233;dias &#224; leur solde
aient besoin de se creuser la cervelle pour chloroformer davantage le
Qu&#233;bec. Quand on aura fini par &quot;prouver&quot; aux Qu&#233;b&#233;cois, &#224; force de
raisonnements tordus et de calomnies, que tous leurs leaders
ind&#233;pendantistes les ont tromp&#233;s, volontairement ou non, pendant quarante
ans, leur m&#233;fiance s'&#233;tendra &#224; ceux qui viennent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Raymond Poulin&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Un &#233;pouvantail appel&#233; &#171; Youdiail &#187;</title>
		<link>http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=724</link>
		<guid isPermaLink="true">http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=724</guid>
		<dc:date>2008-03-28T14:08:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude G. Charron - L'Aut'Journal - www.lautjournal.info</dc:creator>
		


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		<description>&#171; Il faut s'en tenir &#224; la R&#232;gle du droit plut&#244;t que de s'aventurer dans une Youdiail &#187; qu'ils disaient. Et voil&#224; que le petit Kosovo s'y aventure. Et est reconnu. &#171; Youdiail &#187; : Unilateral declaration of independence (UDI). L'usage de l'acronyme anglais (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton12651.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;199&quot; height=&quot;134&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&#171; Il faut s'en tenir &#224; la R&#232;gle du droit plut&#244;t que de s'aventurer dans une Youdiail &#187; qu'ils disaient. Et voil&#224; que le petit Kosovo s'y aventure. Et est reconnu. &#171; Youdiail &#187; : Unilateral declaration of independence (UDI). L'usage de l'acronyme anglais semble ici des plus appropri&#233;s tellement nos propres (...) - &lt;a href="http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=724"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Kosovo, une ind&#233;pendance qui viole le droit international</title>
		<link>http://www.vigile.net/Kosovo-une-independance-qui-viole</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Kosovo-une-independance-qui-viole</guid>
		<dc:date>2008-03-22T11:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Gilles Verrier - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description></description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En reconnaissant le Kosovo, le Canada revoit &#224; la baisse ses exigences
pour la reconnaissance de l'ind&#233;pendance d'un &#201;tat. Cela peut &#234;tre
interpr&#233;t&#233; comme une bonne nouvelle par les souverainistes. Cette
reconnaissance affaiblit les positions traditionnelles du Canada sur cette
question et pourrait, gr&#226;ce &#224; ce pr&#233;c&#233;dent fourni par le Canada lui-m&#234;me,
faciliter l'accession du Qu&#233;bec au statut d'&#201;tat reconnu dans le cas de
n&#233;gociations qui n'aboutiraient pas. En tout cas, le fait nouveau est
qu'une simple d&#233;claration unilat&#233;rale d'ind&#233;pendance aura suffi au Canada
pour reconna&#238;tre un nouveau pays. Il va de soi que les ind&#233;pendantistes
exploitent cette ouverture offerte par le Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut toutefois se garder de faire une lecture trop simple de la
r&#233;alit&#233;. Sans faire le portrait complet de la situation, il faut souligner
qu'&#224; la base de ce nouvel &#201;tat il n'y a aucune tradition de lutte
ind&#233;pendantiste et que cet &#201;tat n'est le foyer d'aucune nation reconnue
luttant pour sa souverainet&#233;. Il faut alors chercher ailleurs les raisons
de la reconnaissance de ce nouvel &#201;tat faite avec r&#233;ticence et dans un
malaise &#233;vident. Le jeu politique des grandes puissances n'y est certes
pas &#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aussi, pour tirer les pleines cons&#233;quences de cette situation, il importe
de noter la rupture que fait le Canada avec sa propre tradition. Le Canada
l&#226;che les Nations Unies. Par cette reconnaissance, le Canada viole la
r&#233;solution 1244 des Nations unies (1999) qui pr&#233;voit qu'en &#233;change d'une
large autonomie accord&#233;e au Kosovo, l'institution garantit l'int&#233;grit&#233;
territoriale de la Serbie. Peu importe les pr&#233;textes invoqu&#233;s, le Canada
s'engage d&#233;sormais sur la voie de l'affaiblissement des institutions
internationales et dans la voie du m&#233;pris du droit. Cette &#233;volution du
Canada est inqui&#233;tante et ne signifie rien de bon ni pour le Qu&#233;bec ni pour
le monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Canada agit-il d&#233;sormais sans principe, l'arbitraire est-il sa nouvelle
ligne de conduite ? Beaucoup de Qu&#233;b&#233;cois pour qui le respect envers le
Canada tient &#224; sa r&#233;putation de bon citoyen sur la sc&#232;ne internationale
auront mati&#232;re &#224; se raviser. Si le Canada peut reconna&#238;tre l'ind&#233;pendance
unilat&#233;rale d'un pays &#224; l'encontre du droit international alors que la
formation de ce pays prend l'allure d'une partition pure et simple, il faut
s'inqui&#233;ter de ce que ce m&#234;me pays n'h&#233;site pas &#224; r&#233;primer une lutte
d'ind&#233;pendance l&#233;gitime en la qualifiant de tentative de partition
ethnique. Il est &#233;vident que le Canada a agi dans cette affaire &#224; son corps
d&#233;fendant et le malaise que soul&#232;ve cette reconnaissance n'a pas fini de
faire tiquer dans le ROC. Mais les faits sont l&#224;. Les Qu&#233;b&#233;cois n'ont rien
&#224; gagner de l'arbitraire et de l'anarchie qui pourrait en r&#233;sulter. Que le
Canada s'engage sur cette voie, ce serait une raison de plus pour les
Qu&#233;b&#233;cois de le quitter pour se donner un pays bien &#224; eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gilles Verrier&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Kosovo a murky precedent for Quebecers</title>
		<link>http://www.thestar.com/comment/article/349248</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.thestar.com/comment/article/349248</guid>
		<dc:date>2008-03-21T12:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre Martin - The Toronto Star </dc:creator>
		


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		<description>After much tergiversation, the Harper government finally has recognized Kosovo's unilateral declaration of independence. The timing could have been better, as the announcement coincided with news of deadly riots in one of Kosovo's Serbian enclaves, but the ball was dropped. (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;After much tergiversation, the Harper government finally has recognized Kosovo's unilateral declaration of independence. The timing could have been better, as the announcement coincided with news of deadly riots in one of Kosovo's Serbian enclaves, but the ball was dropped. Immediately, the focus turned to Quebec and to whether (...) - &lt;a href="http://www.thestar.com/comment/article/349248"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le Kosovo et le Qu&#233;bec : des parall&#232;les qui sautent aux yeux !</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-Kosovo-et-le-Quebec-des</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Le-Kosovo-et-le-Quebec-des</guid>
		<dc:date>2008-03-20T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Le parall&#232;le avec la situation qu&#233;b&#233;coise saute aux yeux. Tellement qu'en reconnaissant la nouvelle r&#233;publique kosovare, Ottawa a tout de suite senti le besoin de balayer tout rapprochement. Ce faisant, il &#233;tablissait pourtant un lien &#233;vident entre le Canada et la Serbie, les deux &#201;tats (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le parall&#232;le avec la situation qu&#233;b&#233;coise saute aux yeux. Tellement qu'en reconnaissant la nouvelle r&#233;publique kosovare, Ottawa a tout de suite senti le besoin de balayer tout rapprochement. Ce faisant, il &#233;tablissait pourtant un lien &#233;vident entre le Canada et la Serbie, les deux &#201;tats niant le droit de leur province-nation &#224; se (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-Kosovo-et-le-Quebec-des"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>A predictable end to a flower child's war</title>
		<link>http://www.nationalpost.com/opinion/story.html?id=387005</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.nationalpost.com/opinion/story.html?id=387005</guid>
		<dc:date>2008-03-20T12:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>George Jonas - The National Post</dc:creator>
		


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		<description>Canadians are lucky that Clinton, Blair, Schroeder and Solana weren't in charge of the alliance in 1970 when Pierre Elliott Trudeau brought in the War Measures Act. They might have put NATO's air force at the disposal of the Front de liberation du (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Canadians are lucky that Clinton, Blair, Schroeder and Solana weren't in charge of the alliance in 1970 when Pierre Elliott Trudeau brought in the War Measures Act. They might have put NATO's air force at the disposal of the Front de liberation du Quebec. - &lt;a href="http://www.nationalpost.com/opinion/story.html?id=387005"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>2008 - Kosovo</title>
		<link>http://www.vigile.net/2008-Kosovo</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/2008-Kosovo</guid>
		<dc:date>2008-03-19T13:06:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Le Kosovo n'a rien &#224; voir avec le Qu&#233;bec Le Devoir 20 mars Zagreb, Budapest et Sofia reconnaissent le Kosovo Cyberpresse 20 mars La bo&#238;te de Pandore balkanique : Dick Marty : &#171; L'ind&#233;pendance du Kosovo n'a pas &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e &#224; Pristina &#187; Le Kosovo et la g&#233;opolitique des (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le Kosovo n'a rien &#224; voir avec le Qu&#233;bec Le Devoir 20 mars Zagreb, Budapest et Sofia reconnaissent le Kosovo Cyberpresse 20 mars La bo&#238;te de Pandore balkanique : Dick Marty : &#171; L'ind&#233;pendance du Kosovo n'a pas &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e &#224; Pristina &#187; Le Kosovo et la g&#233;opolitique des Balkans R&#233;seau Voltaire 28 (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/2008-Kosovo"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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]

		

	</item>



	<item>
		<title>La Serbie en furie contre Ottawa</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/03/19/181212.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/03/19/181212.html</guid>
		<dc:date>2008-03-19T12:04:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Alec Castonguay - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Ottawa &#8212; Furieuse qu'Ottawa ait d&#233;cid&#233; de reconna&#238;tre hier l'ind&#233;pendance unilat&#233;rale du Kosovo, la Serbie a rappel&#233; son ambassadeur au Canada, Dusan Batakovic. Ce dernier doit quitter le pays d'ici vendredi soir pour &#171; protester &#187; contre la d&#233;cision du gouvernement (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton12469.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;204&quot; height=&quot;141&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Ottawa &#8212; Furieuse qu'Ottawa ait d&#233;cid&#233; de reconna&#238;tre hier l'ind&#233;pendance unilat&#233;rale du Kosovo, la Serbie a rappel&#233; son ambassadeur au Canada, Dusan Batakovic. Ce dernier doit quitter le pays d'ici vendredi soir pour &#171; protester &#187; contre la d&#233;cision du gouvernement f&#233;d&#233;ral. Lors d'une entrevue avec Le Devoir (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/03/19/181212.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le Canada reconna&#238;t l'ind&#233;pendance du Kosovo</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPACTUALITES/80318144/1025/CPACTUALITES</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPACTUALITES/80318144/1025/CPACTUALITES</guid>
		<dc:date>2008-03-18T21:25:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Karine Fortin - Il lui aura fallu plus d'un mois, mais le gouvernement du Canada a finalement d&#233;cid&#233; de reconna&#238;tre mardi l'ind&#233;pendance du Kosovo, une province de l'ex-Yougoslavie qui &#233;tait sous tutelle des Nations unies depuis 1999. La nouvelle a &#233;t&#233; confirm&#233;e en apr&#232;s-midi (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton12467.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;288&quot; height=&quot;182&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Karine Fortin - Il lui aura fallu plus d'un mois, mais le gouvernement du Canada a finalement d&#233;cid&#233; de reconna&#238;tre mardi l'ind&#233;pendance du Kosovo, une province de l'ex-Yougoslavie qui &#233;tait sous tutelle des Nations unies depuis 1999. La nouvelle a &#233;t&#233; confirm&#233;e en apr&#232;s-midi par le minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res, qui a (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPACTUALITES/80318144/1025/CPACTUALITES"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>La question de l'ind&#233;pendance du Kosovo trouble Ottawa</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPACTUALITES/80311231/1025/CPACTUALITES</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPACTUALITES/80311231/1025/CPACTUALITES</guid>
		<dc:date>2008-03-11T13:12:00Z</dc:date>
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		<description>Presse Canadienne - La reconnaissance de l'ind&#233;pendance autoproclam&#233;e du Kosovo constitue une question troublante pour le gouvernement canadien, et certains analystes laissent entendre qu'il lui serait peut-&#234;tre pr&#233;f&#233;rable de la laisser sans r&#233;ponse pendant encore quelque temps. La (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Presse Canadienne - La reconnaissance de l'ind&#233;pendance autoproclam&#233;e du Kosovo constitue une question troublante pour le gouvernement canadien, et certains analystes laissent entendre qu'il lui serait peut-&#234;tre pr&#233;f&#233;rable de la laisser sans r&#233;ponse pendant encore quelque temps. La province s'est elle-m&#234;me d&#233;clar&#233;e (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPACTUALITES/80311231/1025/CPACTUALITES"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>La vraie le&#231;on du Kosovo</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-vraie-lecon-du-Kosovo</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-vraie-lecon-du-Kosovo</guid>
		<dc:date>2008-03-06T12:40:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Bernard - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>La vraie le&#231;on du Kosovo, ce n'est pas que le Qu&#233;bec, &#224; la suite d'un r&#233;f&#233;rendum gagnant, pourrait d&#233;clarer unilat&#233;ralement son ind&#233;pendance. C'est beaucoup mieux. C'est que, dans de telles circonstances, le Canada n'aurait pas le choix et serait oblig&#233; de n&#233;gocier (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La vraie le&#231;on du Kosovo, ce n'est pas que le Qu&#233;bec, &#224; la suite d'un r&#233;f&#233;rendum gagnant, pourrait d&#233;clarer unilat&#233;ralement son ind&#233;pendance. C'est beaucoup mieux. C'est que, dans de telles circonstances, le Canada n'aurait pas le choix et serait oblig&#233; de n&#233;gocier de bonne foi avec le Qu&#233;bec les modalit&#233;s de son (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-vraie-lecon-du-Kosovo"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>No, Kosovo is not on the St. Lawrence</title>
		<link>http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080229.wcoessay0301/BNStory/specialComment/home</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080229.wcoessay0301/BNStory/specialComment/home</guid>
		<dc:date>2008-03-01T06:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Eddie Goldenberg - The Globe and Mail </dc:creator>
		


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		<description>Kosovo's unilateral declaration of independence on Feb. 17 has provoked a spate of articles and comments relating it to Canada &#8212; in particular, to a hypothetical act of that kind by Quebec. The knee-jerk reaction of the Parti Qu&#233;b&#233;cois, the Bloc Qu&#233;b&#233;cois and their supporters is (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Kosovo's unilateral declaration of independence on Feb. 17 has provoked a spate of articles and comments relating it to Canada &#8212; in particular, to a hypothetical act of that kind by Quebec. The knee-jerk reaction of the Parti Qu&#233;b&#233;cois, the Bloc Qu&#233;b&#233;cois and their supporters is that any such declaration by any entity anywhere, (...) - &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080229.wcoessay0301/BNStory/specialComment/home"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Une majorit&#233; nationale pour imposer notre propre l&#233;gitimit&#233;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Une-majorite-nationale-pour</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Une-majorite-nationale-pour</guid>
		<dc:date>2008-02-28T13:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Gilbert Paquette - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Cr&#233;ons une convergence nationale sur une proposition &#171; rapatriement ou ind&#233;pendance &#187;. Mais si le Canada la refuse, convenez que nous devrons proc&#233;der ensemble au rapatriement, pour faire respecter la volont&#233; de la population &#187; Sur cette base, tous les sondages montrent qu'une tr&#232;s solide (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Que-faire-si-un-referendum-gagnant&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;sa r&#233;plique du 21 f&#233;vrier&lt;/a&gt; &#224; ma position pr&#233;sent&#233;e dans Vigile &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Pour-une-election-sur-les-projets&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;les 4&lt;/a&gt;
et &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Pour-un-pacte-electoral&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;17 f&#233;vrier&lt;/a&gt;, Claude Morin met clairement en &#233;vidence ce pourquoi nous
tournons en rond depuis 40 ans : le respect &#224; tout prix de la l&#233;galit&#233;
canadienne, cette l&#233;galit&#233; impos&#233;e au Qu&#233;bec unilat&#233;ralement, sans aucune
consultation du peuple, ni en 1791 (Acte constitutionnel), ni en 1840 (Acte
d'Union), ni en 1867 (&#171; Conf&#233;d&#233;ration &#187;), ni en1931 (Statut de Westminster)
et ni en 1982 (Canada Bill).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convient avec moi &#171; qu'il faut mettre des enjeux nationaux qui
n&#233;cessitent un rapatriement des pouvoirs d'Ottawa au c&#339;ur de la prochaine
&#233;lection &#187;. C'est un grand changement. Car au cours des 8 derni&#232;res
&#233;lections, depuis 1976, le Parti Qu&#233;b&#233;cois promettait parfois un
r&#233;f&#233;rendum pour plus tard, parfois de ne pas en tenir un ou d'en tenir un
seulement si on &#233;tait s&#251;r de le gagner. Cela a eu pour r&#233;sultat de faire
porter tous les d&#233;bats &#233;lectoraux, y compris le dernier de 2007 (malgr&#233; le
programme du PQ de 2005), sur des mesures limit&#233;es &#224; un pouvoir provincial
de plus en plus &#233;vanescent. Les discussions actuelles autour de la marge de
man&#339;uvre budg&#233;taire de l'&#201;tat provincial d&#233;montrent encore une fois &#224; quel
point le Qu&#233;bec est de plus en plus impuissant &#224; r&#233;soudre ses probl&#232;mes,
pendant qu'un gouvernement f&#233;d&#233;ral, que nous n'avons pas &#233;lu, utilise ses
surplus faramineux, tant&#244;t pour rembourser une dette qui n'est pas si
probl&#233;matique, tant&#244;t pour financer des mesures de fid&#233;lisation &#233;lectorale
dans les champs de comp&#233;tence des provinces ou pour financer d'autres
priorit&#233;s, comme l'Afghanistan ou un plan &#171; vert &#187; ax&#233; sur les besoins des
compagnies p&#233;troli&#232;res en Alberta.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, pour sortir de l'impasse budg&#233;taire, r&#233;investir en &#233;ducation et en
sant&#233;, aider les familles, rem&#233;dier au d&#233;sastre forestier, se donner un
projet collectif de d&#233;veloppement durable et de lutte au ch&#244;mage et &#224; la
pauvret&#233;, il faut rapatrier tous nos moyens autour de notre &#201;tat national.
Mais encore faut-il que l'on se donne collectivement la force de le faire.
Car Ottawa ne veut pas. Dans l'esprit des trois-quarts des
canadiens-anglais, transf&#233;rer un seul pouvoir vers le Qu&#233;bec est contre le
concept m&#234;me du Canada fond&#233; sur l'&#233;galit&#233; des provinces. On y pr&#233;f&#233;rerait
au contraire un Canada plus centralis&#233;. Des propositions circulent
d'ailleurs en faveur d'une politique &#233;ducative &#171; nationale &#187;, entendez &#171; d&#233;finie par Ottawa &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Morin ne propose pas de nouvelles solutions, mais il rejette toutes
les approches qui &#171; contiennent toutes des modalit&#233;s qui soit les
rendraient inapplicables, soul&#232;veraient des probl&#233;matiques peu rassurantes
pour le public, soit inviteraient des interrogations dont les f&#233;d&#233;ralistes
seraient trop heureux de se servir pour nous mettre sur la d&#233;fensive &#187;.
Mais nous sommes sur la d&#233;fensive depuis trop longtemps ! Il faut justement
reprendre l'offensive par des propositions nouvelles. C'est notre timidit&#233;
&#224; faire avancer l'ind&#233;pendance, notre impuissance &#224; d&#233;foncer le carcan
f&#233;d&#233;ral, qui g&#233;n&#232;re la peur et d'inqui&#233;tantes attitudes de d&#233;mission devant
les obstacles r&#233;els ou cr&#233;&#233;s de toutes pi&#232;ces comme le &#171; Clarity Bill &#187;. Il
faut d&#233;montrer que nous sommes d&#233;termin&#233;s, je dis bien d&#233;termin&#233;s, &#224;
appliquer la loi 99 vot&#233;e par l'Assembl&#233;e Nationale qui affirme que &#171; seul
le peuple qu&#233;b&#233;cois a le droit de choisir le r&#233;gime politique et le statut
juridique du Qu&#233;bec &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pense que les &#171; souverainistes rassurants &#187; n'ont pas tir&#233; toutes les
cons&#233;quences de cet &#233;nonc&#233;. Celui-ci affirme la pr&#233;dominance de la
l&#233;gitimit&#233; cr&#233;&#233;e par la volont&#233; populaire qu&#233;b&#233;coise sur celle d'une
Constitution canadienne qui nous a &#233;t&#233; impos&#233;e sans notre accord. M&#234;me si
dans les faits, nous respectons depuis 1982 la situation juridique nouvelle
cr&#233;&#233;e par le Canada Bill, nous ne la respectons que parce qu'elle n'a pu
encore &#234;tre remplac&#233;e par une autre l&#233;gitimit&#233; issue de la volont&#233;
populaire majoritaire du peuple qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On y est presque arriv&#233; en 1995, lors du match nul r&#233;f&#233;rendaire que
plusieurs appellent aussi &#171; le r&#233;f&#233;rendum vol&#233; &#187;. La proposition du
Gouvernement Parizeau impliquait que, si l'appui de la population &#233;tait
majoritaire pour la souverainet&#233; et qu'apr&#232;s un an, les discussions avec le
Canada sur le transfert des pouvoirs n'aboutissaient pas, le Qu&#233;bec serait
autoris&#233; &#224; d&#233;clarer unilat&#233;ralement l'ind&#233;pendance. Cette d&#233;claration
signifiait concr&#232;tement qu'une Constitution qu&#233;b&#233;coise allait remplacer la
Constitution canadienne et que d&#233;sormais le Gouvernement du Qu&#233;bec
op&#233;rerait dans ce nouveau cadre juridique, rendant obligatoire le paiement
de tous les imp&#244;ts et taxes au seul Gouvernement du Qu&#233;bec, ce dernier
remplissant les obligations actuelles du f&#233;d&#233;ral envers ses citoyens et sur
la sc&#232;ne internationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Donc la solution passe par une volont&#233; majoritaire de la population. Avec
une telle volont&#233;, exprim&#233;e par &#233;lection ou r&#233;f&#233;rendum, tout devient
possible. Sans cette majorit&#233;, un Gouvernement du Qu&#233;bec n'aurait pas la
force suffisante pour faire respecter une d&#233;claration unilat&#233;rale
d'ind&#233;pendance par la population, ni m&#234;me le rapatriement de quelque
pouvoir que ce soit. Si l'obligation d'envoyer ses imp&#244;ts &#224; Qu&#233;bec n'&#233;tait
respect&#233;e que par 20 ou 30% de la population, les autres craignant les
repr&#233;sailles juridiques de l'&#201;tat canadien, le Qu&#233;bec ne serait pas
ind&#233;pendant de fait. Avec une majorit&#233; par contre, tout devient possible.
Il est donc urgent de la construire sur la base des 41% de Qu&#233;b&#233;cois qui
disent toujours soutenir l'option souverainiste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai propos&#233; un pacte &#233;lectoral menant &#224; une telle majorit&#233;. Un tel pacte
&#233;lectoral serait aussi l&#233;gitime, si le vote des partis y adh&#233;rant d&#233;passait
50%, qu'un r&#233;f&#233;rendum sans les risques d'une troisi&#232;me campagne
r&#233;f&#233;rendaire avec son effet &#171; d&#233;nationalisant &#187; et d&#233;mobilisant sur la
campagne &#233;lectorale. Je ne m'illusionne pas sur la difficult&#233; de d&#233;passer
les luttes partisanes, mais je suis convaincu que le PQ n'y arrivera pas
tout seul. Si le pacte se limitait aux partis ind&#233;pendantistes, ce serait
d&#233;j&#224; un pas dans la bonne direction. Si le pacte incluait &#233;galement l'ADQ
on y serait presque car l'appui r&#233;uni des partis d&#233;passerait 50%, comme
c'est le cas maintenant &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au-del&#224; des partis, ce que je vise, c'est un pacte entre ind&#233;pendantistes,
&#171; souverainistes rassurants &#187; et autonomistes o&#249;, &#224; l'instar de ce qui se
passe en &#201;cosse, les ind&#233;pendantistes disent aux autonomistes &#224; peu pr&#232;s
ceci : &#171; Nous pensons que l'ind&#233;pendance est la meilleure solution pour le
Qu&#233;bec, mais vous, vous voulez essayer d'obtenir plus d'autonomie au sein
du Canada. Vous ne pouvez y arriver sans notre appui, tout comme nous ne
pouvons y arriver sans votre appui. Cr&#233;ons une convergence nationale sur
une proposition &#171; rapatriement ou ind&#233;pendance &#187;. Mais si le Canada la
refuse, convenez que nous devrons proc&#233;der ensemble au rapatriement, pour
faire respecter la volont&#233; de la population &#187; Sur cette base, tous les
sondages montrent qu'une tr&#232;s solide majorit&#233; est probable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Morin affirme que ma proposition &#171; que le gouvernement du Qu&#233;bec
pourrait l&#233;gif&#233;rer pour rendre ill&#233;gal l'envoi des imp&#244;ts &#224; Ottawa est
h&#233;las impraticable &#187; et il termine en disant : &#171; Peut-on s&#233;rieusement
penser que, dans la conjoncture actuelle ou m&#234;me prochaine, les Qu&#233;b&#233;cois
s'empresseraient de converger en masse dans cette voie ? &#187; Ce pessimisme
le condamne en fait &#224; respecter la volont&#233; manifeste du Canada &#224; nous garder
enferm&#233;s dans le carcan f&#233;d&#233;ral actuel. &#192; ce compte, il aurait d&#251; voter non
au r&#233;f&#233;rendum de 1995 puisque telle &#233;tait la cons&#233;quence possible d'un OUI,
dans le cas o&#249; le Canada refuserait de respecter la volont&#233; populaire
majoritaire. Pourtant lui et 60% des Qu&#233;b&#233;cois d'origine
canadienne-fran&#231;aise ont pris ce risque de la libert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&#224; est le n&#339;ud gordien. Pour ne pas avoir &#224; faire unilat&#233;ralement
l'ind&#233;pendance (ou un rapatriement partiel des pouvoirs) il faut &#234;tre
d&#233;termin&#233; &#224; le faire au besoin (quitte &#224; ce que l'entr&#233;e &#224; l'ONU retarde un
peu), en autant qu'on ait un appui majoritaire de la population. Pour
atteindre cet appui majoritaire, surtout dans la situation actuelle de
d&#233;sarroi &#224; laquelle la timidit&#233; des souverainistes a d'ailleurs contribu&#233;,
il faut s'occuper d'une oreille de l'&#233;l&#233;phant &#224; la fois. Une majorit&#233;
d'appuis entre 55% et 75% est probable sur la base d'une constitution de
l'&#201;tat autonome du Qu&#233;bec et le rapatriement des pouvoirs les plus
essentiels, lesquels auraient &#233;t&#233; &#233;tablis auparavant par un vaste exercice
de d&#233;mocratie participative qui aurait &#233;t&#233; propos&#233; dans le pacte
&#233;lectoral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une fois cet appui largement majoritaire d&#233;montr&#233;, si apr&#232;s un an, les
discussions avec Ottawa pi&#233;tinaient encore, le Qu&#233;bec adopterait sa
constitution de fa&#231;on unilat&#233;rale qui lui donnerait son droit de percevoir
seul tous les imp&#244;ts et taxes sur son territoire (1) . Il retournerait &#224;
Ottawa une part de ces ressources financi&#232;res pour soutenir les programmes
que le Canada administrerait encore en notre nom. Bien s&#251;r, on n'attendrait
plus rien de ces transferts f&#233;d&#233;raux qui ne font que perp&#233;tuer le
d&#233;s&#233;quilibre fiscal. On remplacerait ainsi le transfert f&#233;d&#233;ral, par un
transfert provincial.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien s&#251;r, partag&#233;s entre la l&#233;gitimit&#233; canadienne et la l&#233;gitimit&#233;
f&#233;d&#233;rale, certains citoyens et certaines corporations, pourraient opter, au
m&#233;pris de la volont&#233; majoritaire concr&#233;tis&#233;e dans les lois du Qu&#233;bec, de
continuer &#224; envoyer leurs imp&#244;ts &#224; Ottawa. Il ne faut pas craindre ces
r&#233;actions minoritaires et d'&#233;ventuelles contestations judiciaires. Entre-temps, il suffirait de d&#233;duire ces contributions manquantes du transfert de
Qu&#233;bec vers Ottawa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ce renversement de l&#233;gitimit&#233; qu'il faut accomplir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Note (1) : Pour ce qui est de l'imp&#244;t sur le revenu, soulignons que le
Qu&#233;bec exer&#231;ait seul ce droit jusqu'en 1917, date o&#249; fut introduit l'imp&#244;t
f&#233;d&#233;ral &#224; la faveur de la 1&#232;re guerre mondiale. Le Qu&#233;bec c&#233;dait ce champ
en 1941 au f&#233;d&#233;ral et le reprenait en partie apr&#232;s la 2&#232;me guerre
mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gilbert Paquette&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vice-pr&#233;sident des IPSO&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le Kosovo et la g&#233;opolitique des Balkans</title>
		<link>http://www.voltairenet.org/article155572.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.voltairenet.org/article155572.html</guid>
		<dc:date>2008-02-28T12:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre Hillard - www.voltairenet.org</dc:creator>
		


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		<description>La proclamation unilat&#233;rale de l'ind&#233;pendance du Kosovo a &#233;t&#233; mise en sc&#232;ne par les m&#233;dias atlantistes comme une victoire des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes. Rien de plus fallacieux, rappelle Pierre Hillard : cette d&#233;cision n'a pas &#233;t&#233; prises par les int&#233;ress&#233;s, mais par (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La proclamation unilat&#233;rale de l'ind&#233;pendance du Kosovo a &#233;t&#233; mise en sc&#232;ne par les m&#233;dias atlantistes comme une victoire des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes. Rien de plus fallacieux, rappelle Pierre Hillard : cette d&#233;cision n'a pas &#233;t&#233; prises par les int&#233;ress&#233;s, mais par l'Allemagne et les Etats-Unis. Au demeurant, le (...) - &lt;a href="http://www.voltairenet.org/article155572.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Reconna&#238;tre le Kosovo</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080226/CPOPINIONS03/802260875/6742/CPOPINIONS</link>
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		<dc:date>2008-02-26T10:13:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Andr&#233; Pratte - &#201;ditorial - La Presse</dc:creator>
		


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		<description>(La question du Qu&#233;bec ne devrait tenir aucune place dans le raisonnement du gouvernement canadien. Il n'y a en effet aucun parall&#232;le possible entre le Kosovo, un territoire pauvre soumis aux pires exactions, et le Qu&#233;bec, un endroit privil&#233;gi&#233; o&#249; r&#232;gnent la prosp&#233;rit&#233;, la d&#233;mocratie et (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;(La question du Qu&#233;bec ne devrait tenir aucune place dans le raisonnement du gouvernement canadien. Il n'y a en effet aucun parall&#232;le possible entre le Kosovo, un territoire pauvre soumis aux pires exactions, et le Qu&#233;bec, un endroit privil&#233;gi&#233; o&#249; r&#232;gnent la prosp&#233;rit&#233;, la d&#233;mocratie et la (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080226/CPOPINIONS03/802260875/6742/CPOPINIONS"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Serbia Cannot Be Divided, Russia Warns</title>
		<link>http://www.nationalpost.com/opinion/Story.html?id=334486</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.nationalpost.com/opinion/Story.html?id=334486</guid>
		<dc:date>2008-02-26T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Peter Goodspeed, National Post - Once again the world's great powers are manoeuvring over the political fate of the Balkans. A week after Kosovo unilaterally declared independence from Serbia, and days before Russians go to the polls to select a new president, Dmitry Medvedev, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Peter Goodspeed, National Post - Once again the world's great powers are manoeuvring over the political fate of the Balkans. A week after Kosovo unilaterally declared independence from Serbia, and days before Russians go to the polls to select a new president, Dmitry Medvedev, Russia's Deputy Prime Minister and expected successor (...) - &lt;a href="http://www.nationalpost.com/opinion/Story.html?id=334486"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Morin Jacques-Yvan (archives)</title>
		<link>http://www.vigile.net/Morin-Jacques-Yvan-archives</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Morin-Jacques-Yvan-archives</guid>
		<dc:date>2008-02-23T21:11:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jacques-Yvan Morin</dc:creator>
		


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		<description>MORIN Jacques-Yvan &#192; la d&#233;fense du &#171; chartisme &#187; de G&#233;rald Larose Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 28.6.01 Les droits fondamentaux ne sont pas des absolus Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 29.6.01 1- Une Constitution dans un Qu&#233;bec souverain ou autonome 25.4.00 2- Pr&#233;voir la transition entre un (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;MORIN Jacques-Yvan &#192; la d&#233;fense du &#171; chartisme &#187; de G&#233;rald Larose Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 28.6.01 Les droits fondamentaux ne sont pas des absolus Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 29.6.01 1- Une Constitution dans un Qu&#233;bec souverain ou autonome 25.4.00 2- Pr&#233;voir la transition entre un Qu&#233;bec autonome et un Quebec souverain 1.5.00 (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Morin-Jacques-Yvan-archives"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Poutine : le Kosovo va &#171; vous revenir dans la gueule &#187;</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPMONDE/80222079/1014/CPMONDE</link>
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		<dc:date>2008-02-22T11:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Le pr&#233;sident russe Vladimir Poutine (Photo AFP) Olga Nedbaeva - Le pr&#233;sident russe a d&#233;plor&#233; vendredi la proclamation d'ind&#233;pendance du Kosovo, un &#171; horrible &#187; pr&#233;c&#233;dent qui va revenir comme un boomerang &#171; dans la gueule &#187; des Occidentaux. &#171; Le pr&#233;c&#233;dent du Kosovo est un pr&#233;c&#233;dent (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton11982.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;289&quot; height=&quot;192&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Le pr&#233;sident russe Vladimir Poutine (Photo AFP) Olga Nedbaeva - Le pr&#233;sident russe a d&#233;plor&#233; vendredi la proclamation d'ind&#233;pendance du Kosovo, un &#171; horrible &#187; pr&#233;c&#233;dent qui va revenir comme un boomerang &#171; dans la gueule &#187; des Occidentaux. &#171; Le pr&#233;c&#233;dent du Kosovo est un pr&#233;c&#233;dent horrible. De facto, il fait voler en &#233;clats tout le (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPMONDE/80222079/1014/CPMONDE"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Un divorce avec violence</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/02/22/177199.html</link>
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		<dc:date>2008-02-22T11:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Lise Payette - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Le divorce du Kosovo et de la Serbie a eu lieu dans l'all&#233;gresse pour les Kosovars qui attendaient ce moment depuis longtemps. On doit cependant dire que ce n'est pas un divorce facile et que le monde entier croise les doigts pour que la paix s'installe enfin entre ces deux (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le divorce du Kosovo et de la Serbie a eu lieu dans l'all&#233;gresse pour les Kosovars qui attendaient ce moment depuis longtemps. On doit cependant dire que ce n'est pas un divorce facile et que le monde entier croise les doigts pour que la paix s'installe enfin entre ces deux peuples. Ici, la r&#233;action a &#233;t&#233; imm&#233;diate chez les (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/02/22/177199.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Kosovo : la Russie lance un avertissement au Canada</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080221/CPACTUALITES/80221201/-1/CPACTUALITES</link>
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		<dc:date>2008-02-22T10:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>L'ambassadeur de la Russie au Canada, Georgily Mamedov, &#233;tait de passage &#224; Montr&#233;al jeudi. (Photo David Boily, La Presse) *** Jonathan Montpetit - L'alli&#233; le plus solide de la Serbie pr&#233;vient le Canada d'y &#171; penser &#224; deux fois &#187; avant d'appuyer la d&#233;claration (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton11966.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;231&quot; height=&quot;196&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;L'ambassadeur de la Russie au Canada, Georgily Mamedov, &#233;tait de passage &#224; Montr&#233;al jeudi. (Photo David Boily, La Presse) *** Jonathan Montpetit - L'alli&#233; le plus solide de la Serbie pr&#233;vient le Canada d'y &#171; penser &#224; deux fois &#187; avant d'appuyer la d&#233;claration unilat&#233;rale d'ind&#233;pendance du Kosovo, faute de quoi (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080221/CPACTUALITES/80221201/-1/CPACTUALITES"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le Kosovo donne les clefs de la cr&#233;ation d'un &#201;tat</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-Kosovo-donne-les-clefs-de-la</link>
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		<dc:date>2008-02-21T13:26:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Andr&#233; Binette - Le Soleil (Opinions)</dc:creator>, <dc:creator>Andr&#233; Joli-Coeur - Le Soleil (Opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Le monde compte d&#233;sormais un 194e &#201;tat souverain, le Kosovo, qui est apparu le 17 f&#233;vrier 2008. Il est important d'examiner les circonstances entourant cet &#233;v&#233;nement et les le&#231;ons &#224; retenir pour le Qu&#233;bec. La pratique des &#201;tats existants est au coeur de l'&#233;volution du droit (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton11955.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;295&quot; height=&quot;194&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Le monde compte d&#233;sormais un 194e &#201;tat souverain, le Kosovo, qui est apparu le 17 f&#233;vrier 2008. Il est important d'examiner les circonstances entourant cet &#233;v&#233;nement et les le&#231;ons &#224; retenir pour le Qu&#233;bec. La pratique des &#201;tats existants est au coeur de l'&#233;volution du droit international relatif &#224; la gen&#232;se et &#224; la reconnaissance (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-Kosovo-donne-les-clefs-de-la"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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