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	<title>Vigile.net - Interculturalisme</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>Le capharna&#252;m</title>
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		<dc:creator>Guy Taillefer - &#201;ditorial - Le Devoir </dc:creator>
		


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		<description>Dans les faits, les musulmans qui habitent Montr&#233;al, pour parler de ceux qui font le plus peur, sont beaucoup moins pratiquants que les m&#233;dias ne le donnent &#224; penser. Avec le temps, disent toutes les &#233;tudes, ils ont tendance &#224; se distancer de leurs chefs religieux, qu'ils finissent pas (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Dans les faits, les musulmans qui habitent Montr&#233;al, pour parler de ceux qui font le plus peur, sont beaucoup moins pratiquants que les m&#233;dias ne le donnent &#224; penser. Avec le temps, disent toutes les &#233;tudes, ils ont tendance &#224; se distancer de leurs chefs religieux, qu'ils finissent pas trouver trop conservateurs. Qu'est-ce &#224; dire ? (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/08/13/262655.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Les musulmans subissent les contrecoups de la commission Bouchard-Taylor</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/03/27/242047.html</link>
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		<dc:date>2009-03-27T14:57:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>St&#233;phane Baillargeon - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/03/27/...Et si la Commission sur les accommodements raisonnables avait empir&#233; les choses, du moins pour les Qu&#233;b&#233;cois d'origine arabo-musulmane ? La question a surgi hier midi &#224; Montr&#233;al alors que l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/03/27/...Et si la Commission sur les accommodements raisonnables avait empir&#233; les choses, du moins pour les Qu&#233;b&#233;cois d'origine arabo-musulmane ? La question a surgi hier midi &#224; Montr&#233;al alors que l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) d&#233;voilait une &#233;tude intitul&#233;e Les difficult&#233;s (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/03/27/242047.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title> Qui a peur du programme d'&#233;thique et de culture religieuse ?</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/03/14/239191.html</link>
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		<dc:date>2009-03-14T14:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Louis Cornellier - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Car de quoi, au juste, a-t-on peur ? D'un multiculturalisme qui m&#232;nerait &#224; la fragmentation de l'identit&#233; nationale qu&#233;b&#233;coise en encourageant un relativisme moral de principe ? Ce n'est pourtant pas de cela qu'il s'agit. La pratique du dialogue qui est au coeur du (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Car de quoi, au juste, a-t-on peur ? D'un multiculturalisme qui m&#232;nerait &#224; la fragmentation de l'identit&#233; nationale qu&#233;b&#233;coise en encourageant un relativisme moral de principe ? Ce n'est pourtant pas de cela qu'il s'agit. La pratique du dialogue qui est au coeur du programme d'ECR repose sur le credo (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/03/14/239191.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Une vision critique des conclusions de Bouchard-Taylor</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200903/07/01-834167-une-vision-critique-des-conclusions-de-bouchard-taylor.php</link>
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		<dc:date>2009-03-11T16:14:00Z</dc:date>
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		<description>http://www.cyberpresse.ca/actualite... Benhabib, journaliste d'origine alg&#233;rienne. Photo : Robert Mailloux, La Presse Laura-Julie Perreault - Apr&#232;s la fin de la commission Bouchard-Taylor, on a cru la controverse sur les accommodements raisonnables close. Alors que deux causes concernant (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.cyberpresse.ca/actualite... Benhabib, journaliste d'origine alg&#233;rienne. Photo : Robert Mailloux, La Presse Laura-Julie Perreault - Apr&#232;s la fin de la commission Bouchard-Taylor, on a cru la controverse sur les accommodements raisonnables close. Alors que deux causes concernant la polygamie et le port du niqab ram&#232;nent la (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200903/07/01-834167-une-vision-critique-des-conclusions-de-bouchard-taylor.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Texte critique - rapport Bouchard-Taylor</title>
		<link>http://www.vigile.net/Texte-critique-rapport-Bouchar</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Texte-critique-rapport-Bouchar</guid>
		<dc:date>2008-07-17T16:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Fr&#233;d&#233;ric Lacroix - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le 22 mai dernier &#233;tait d&#233;pos&#233; le rapport de la Commission sur les pratiques d'accommodement reli&#233;es aux diff&#233;rences culturelles. Divers aspects du rapport, surtout ceux portant sur l'&#233;galit&#233; hommes-femmes et l'interculturalisme, ont depuis &#233;t&#233; abondamment comment&#233;s dans les (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 22 mai dernier &#233;tait d&#233;pos&#233; le rapport de la Commission sur les
pratiques d'accommodement reli&#233;es aux diff&#233;rences culturelles. Divers
aspects du rapport, surtout ceux portant sur l'&#233;galit&#233; hommes-femmes
et l'interculturalisme, ont depuis &#233;t&#233; abondamment comment&#233;s dans les
m&#233;dias. Une facette cependant un peu n&#233;glig&#233;e m&#233;diatiquement est
celle concernant le traitement que les commissaires G&#233;rard Bouchard et
Charles Taylor r&#233;servent &#224; la question de la langue fran&#231;aise et de
son r&#244;le dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Le rapport ne consacre que 3
pages &#224; cette question sur les quelques 300 qui le constituent. Ces
quelques passages laissent le lecteur attentif sur sa faim.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les commissaires ont pourtant pu constater de visu que, lors des
forums, la plupart des intervenants ont exprim&#233; leur profond
attachement &#224; &#171; la langue fran&#231;aise en tant que langue commune &#187;.
L'inqui&#233;tude qui existe concernant l'avenir de la langue fran&#231;aise
&#233;tait bien palpable chez de nombreux citoyens lors des forums. De
plus, les commissaires ont choisi d'interpr&#233;ter le mandat qui leur
&#233;tait confi&#233; de fa&#231;on &#171; large &#187; : &#171; [...] le mandat de la Commission
consistait &#224; [...] revenir sur l'interculturalisme, l'immigration, la
la&#239;cit&#233; et la th&#233;matique de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise &#187;. Pour toutes ces
raisons, le traitement exp&#233;ditif de la question linguistique est
difficilement compr&#233;hensible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#233;l&#233;ments constituant la liste des points &#171; inqui&#233;tants &#187; et points
&#171; rassurants &#187; (les termes sont des commissaires) cit&#233;s &#224; la page 209
du rapport auraient gagn&#233;s &#224; &#234;tre d&#233;velopp&#233;s davantage. Les points
inqui&#233;tants, en particulier, regroupent des donn&#233;es d&#233;mographiques et
socio-&#233;conomiques qui illustrent la faiblesse persistante du pouvoir
d'attraction du fran&#231;ais au Qu&#233;bec ainsi que la position peu enviable
de cette langue sur le march&#233; du travail. La signification de ces
points aurait m&#233;rit&#233;e d'&#234;tre expliqu&#233;e clairement. Les donn&#233;es
d&#233;mographiques cit&#233;es, par exemple, indiquent une diminution lente
mais constante du poids des francophones au Qu&#233;bec jusqu'en 2001,
suivi d'une chute importante de pr&#232;s de deux points de 2001 &#224; 2006
(changement brusque que les commissaires omettent de relever).
D'apr&#232;s une &#233;tude pr&#233;visionnelle du professeur Marc Termote datant de
2006, le pourcentage de francophones sera en baisse constante dans un
avenir pr&#233;visible, baisse qui sera plus ou moins rapide selon le
sc&#233;nario pr&#233;visionnel retenu. Or, il est bien connu empiriquement que
la force d'attraction d'une langue est proportionnelle &#224; l'importance
num&#233;rique relative de ses locuteurs face aux autres groupes
linguistiques ; la d&#233;croissance du pourcentage de francophones par
rapport aux anglophones que l'on observe en 2006 et qui s'annonce pour
l'avenir indique que la force d'attraction du fran&#231;ais, qui est d&#233;j&#224;
faible (seulement environ la moiti&#233; des substitutions linguistiques
des allophones se font vers le fran&#231;ais), ira en d&#233;croissant, au
profit de l'anglais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aux tendances lourdes &#233;nonc&#233;es dans les points inqui&#233;tants, on oppose
des points rassurants contenant surtout des donn&#233;es anecdotiques
refl&#233;tant des ph&#233;nom&#232;nes ayant peu d'impact sur les variables
d&#233;molinguistiques ou peu d'effets structurants. En outre, cette
section contient certaines erreurs ou impr&#233;cisions qui font en sorte
que certains des points rassurants ne le sont gu&#232;re : par exemple,
les commissaires citent une &#233;tude du professeur Jean Renaud portant
sur l'int&#233;gration des immigrants (&#171; Ils sont maintenant d'ici &#187; datant
de 2001), &#233;tude qui contient d'importantes erreurs m&#233;thodologiques qui
en invalident les conclusions. Plus loin, on se r&#233;jouit du fait que
la proportion d'allophones fr&#233;quentant les universit&#233;s de langue
fran&#231;aise soit pass&#233;e de 42 % en 1986 &#224; 52 % en 2004. On oublie
cependant de relever que depuis 15 ans, pr&#232;s de 66 % de la croissance
des effectifs des &#233;tablissements universitaires de langue anglaise est
attribuable aux seuls &#233;tudiants allophones. Un autre point indique
que &#171; entre 2001 et 2006, le nombre de francophones [...] venus
s'&#233;tablir au Qu&#233;bec n'a jamais &#233;t&#233; aussi &#233;lev&#233; (36 000) &#187;. Cela est
tout simplement faux, car ils &#233;taient 43 000 &#224; faire la m&#234;me chose
entre 1986 et 1991.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans leur analyse, les commissaires ont choisi de mettre sur un pied
d'&#233;galit&#233; des &#233;l&#233;ments disparates et in&#233;gaux, cautionnant ainsi
l'impression qu'ils s'annulent et se neutralisent l'un l'autre, ce qui
n'est gu&#232;re le cas. Cette m&#233;thodologie probl&#233;matique m&#232;ne Bouchard et
Taylor &#224; tirer des conclusions abusives. Ils affirment, par exemple :
&#171; Par rapport &#224; cet arri&#232;re-plan, le tableau qui vient d'&#234;tre esquiss&#233;
ne r&#233;v&#232;le pas de changements brusques, profonds, qu'on puisse
assimiler &#224; un &#233;tat de crise et qui appelleraient imm&#233;diatement des
mesures radicales (par exemple, imposer la fr&#233;quentation des c&#233;geps
francophones, &#233;tendre la francisation aux petites entreprises, etc) &#187;.
Notons que des mesures structurantes, comme rendre obligatoire la
fr&#233;quentation des c&#233;geps de langue fran&#231;aise ou franciser les petites
entreprises, sont d'embl&#233;e class&#233;es comme &#233;tant &#171; radicales &#187;. On se
demande bien pourquoi si ce n'est pour les discr&#233;diter par la magie du
vocabulaire. Il ne s'agit pas de d&#233;fendre ces mesures dans ce texte,
mais pourrait-on tout simplement en discuter ? La brusque chute du
poids relatif des francophones not&#233;e au recensement de 2006,
n'est-elle pas, au contraire, un &#171; changement brusque, profond &#187;
annonciateur de la &#171; crise &#187; qui a men&#233;e &#224; la cr&#233;ation de la
commission ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour terminer, on peut se r&#233;jouir que les commissaires aient constat&#233;
qu'&#171; &#233;tant donn&#233; l'importance que rev&#234;t la langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec,
tous y gagneraient &#224; ce que l'Office qu&#233;b&#233;cois de la langue fran&#231;aise
soit soustrait &#224; toute possibilit&#233; d'ing&#233;rence politique ou &#224; toute
apparence d'ing&#233;rence &#187;. Tous gagneraient, en effet, &#224; ce que la
question de la langue fran&#231;aise soit abord&#233;e de mani&#232;re rigoureuse et
&#171; ouverte &#187;. Cela reste malheureusement &#224; faire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fr&#233;d&#233;ric Lacroix, PhD
&lt;br /&gt;Chercheur, Institut de recherche sur le fran&#231;ais en Am&#233;rique (IRFA)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>&#192; la d&#233;fense de l'interculturalisme</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080712/CPOPINIONS02/807120710/6732/CPOPINIONS</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080712/CPOPINIONS02/807120710/6732/CPOPINIONS</guid>
		<dc:date>2008-07-12T14:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Philippe M&#252;nch - La Presse (OPINIONS)</dc:creator>
		


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		<description>http://www.cyberpresse.ca/article/2... Le rapport Bourchard-Taylor a suscit&#233; de vives r&#233;actions, des plus hostiles aux plus favorables. Il a aussi bien &#233;t&#233; qualifi&#233; de &#171; lamentable &#187;, de &#171; fumeux &#187;, de &#171; beau g&#226;chis &#187; que de &#171; sage &#187;, de &#171; nuanc&#233; &#187; et &#171; d'&#233;quilibr&#233; &#187;. Si plusieurs aspects (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.cyberpresse.ca/article/2... Le rapport Bourchard-Taylor a suscit&#233; de vives r&#233;actions, des plus hostiles aux plus favorables. Il a aussi bien &#233;t&#233; qualifi&#233; de &#171; lamentable &#187;, de &#171; fumeux &#187;, de &#171; beau g&#226;chis &#187; que de &#171; sage &#187;, de &#171; nuanc&#233; &#187; et &#171; d'&#233;quilibr&#233; &#187;. Si plusieurs aspects du rapport ont &#233;t&#233; discut&#233;s, comme la la&#239;cit&#233; ou (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080712/CPOPINIONS02/807120710/6732/CPOPINIONS"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Les incidences politiques du rapport Bouchard-Taylor</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/07/10/197124.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/07/10/197124.html</guid>
		<dc:date>2008-07-10T10:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Ce rapport dit au gouvernement du Qu&#233;bec comment op&#233;rer au Canada sans susciter de vague. Or, s'il applique la principale recommandation, il balisera l'avenir pour de nombreuses ann&#233;es. C'est un risque. Et il est gros. C'est ici que le b&#226;t blesse. Dans leur rapport, les (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien que les commissaires aient des id&#233;es diff&#233;rentes quant &#224; l'avenir du Qu&#233;bec, l'un est ind&#233;pendantiste, l'autre f&#233;d&#233;raliste, ils ont produit un rapport coh&#233;rent, qu'ils ont rattach&#233; au concept d'interculturalisme, concept qu'ils souhaiteraient d&#233;fini par l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rapport contient plusieurs suggestions inspir&#233;es du bon sens. L&#224; n'est pas le probl&#232;me. Il se retrouve dans l'approche th&#233;orique et le cadre politique privil&#233;gi&#233;s par les commissaires, approche et cadre qui les ont conduits &#224; proposer une lecture et une fa&#231;on de faire qui propose un &#171; vivre ensemble &#187; au Qu&#233;bec selon une perspective apparent&#233;e &#224; la conception canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'approche th&#233;orique et ses incidences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les commissaires, l'interculturalisme pr&#233;suppose le communautarisme, th&#233;orie qui avance que les individus d'une entit&#233; politique sont d'abord membres de communaut&#233;s (religieuses ou ethnoculturelles) au sein desquelles ils d&#233;veloppent des convictions profondes. Il en d&#233;coule que le politique devient un univers de sens limit&#233; qui ne devrait pas emp&#234;cher l'expression des univers religieux et ethnoculturels, car ceux-ci le d&#233;bordent quant au sens donn&#233; &#224; l'existence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans leur argumentaire, les commissaires affirment m&#234;me une &#233;galit&#233; &#233;pist&#233;mologique entre les conceptions religieuses et les conceptions s&#233;culi&#232;res, dont celles du politique. Cons&#233;quemment, la neutralit&#233; de l'&#201;tat, qui s'applique habituellement aux religions, devrait, selon eux, s'appliquer aussi aux conceptions s&#233;culi&#232;res. Il s'ensuit que tout r&#233;gime politique qui s&#233;pare ces univers ostracise les individus qui les lient. L&#224; se trouve le penchant des commissaires pour minimiser les valeurs communes politiquement d&#233;finies. Pour eux, le commun ne peut r&#233;sulter que de la complicit&#233; entre les membres des communaut&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette approche, qualifi&#233;e de &#171; la&#239;cit&#233; ouverte &#187;, serait le socle pour &#233;difier le Qu&#233;bec de demain. C'est leur principale recommandation. De port&#233;e politique, elle remet en question des pratiques et des conceptions qui se sont affirm&#233;es dans le sillage de la R&#233;volution tranquille. Les commissaires &#233;taient conscients que, ce faisant, ils para&#238;traient des promoteurs du &#171; vivre ensemble &#187; canadien. Or, dans leur esprit, ce n'est pas le cas. &#192; leur avis, le Qu&#233;bec a les moyens (interculturalisme, lois, ressources) et les Qu&#233;b&#233;cois la vitalit&#233; (force int&#233;grative) pour fonder du neuf sur cette base.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On en retrouve aujourd'hui l'expression &#224; Kinnear's Mills. Petit village issu de la colonisation anglo-britannique en Chaudi&#232;re-Appalaches, il se caract&#233;risait jadis par la pr&#233;sence de trois chapelles (&#233;glise unie anciennement presbyt&#233;rienne, &#233;glise m&#233;thodiste et &#233;glise anglicane) et d'un Community Hall constitutif de l'espace public o&#249; prime la neutralit&#233; des autorit&#233;s mais s'exprime les signes port&#233;s par les membres des diverses communaut&#233;s pr&#233;sentes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'oppos&#233; de ce mod&#232;le soci&#233;tal, il y eut, au Qu&#233;bec, la paroisse catholique qui, d'abord &#233;rig&#233;e dans les seigneuries, s'est irradi&#233;e sur les terres de colonisation o&#249;, dans l'un et l'autre cas, les fid&#232;les de langue fran&#231;aise se sont dot&#233;s de municipalit&#233;s &#224; leur image. Ce mod&#232;le s'est infiltr&#233; un peu partout et a conduit, &#224; Kinnear's Mills en 1940 et dans d'autres villages semblables, &#224; l'insertion de l'&#233;glise catholique sur la sc&#232;ne locale au moment o&#249; le gouvernement de la province pr&#244;nait un nationalisme politico-religieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les probl&#232;mes politiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Privil&#233;gier le mod&#232;le r&#233;vis&#233; de Kinnear's Mills pour traiter des accommodements raisonnables, c'est grosso modo ce que propose le rapport Bouchard-Taylor en avan&#231;ant que les diverses communaut&#233;s puissent s'exprimer dans un rapport d'&#233;galit&#233; et que leurs membres, &#224; l'exception de quelques repr&#233;sentants de l'ordre, puissent manifester les signes qui les identifient dans un espace public neutre, comme l'est le Community Hall. Ce faisant, ils piqu&#232;rent au vif des sensibilit&#233;s construites dans le sillage de la R&#233;volution tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du coup, Charles Taylor devint un fin renard canadien qui a roul&#233; G&#233;rard Bouchard dans la farine et ce dernier un tra&#238;tre &#224; la patrie, voire une brebis &#233;gar&#233;e. En les qualifiant ainsi, on escamote un point qui a conduit les commissaires &#224; faire cette recommandation. Ce point est le cadre politique. Les commissaires, eux, ne l'ont pas escamot&#233;. Ils affirment clairement que leurs recommandations, y compris celle-ci, s'inscrivent dans un contexte politique au sein duquel la province de Qu&#233;bec appartient (terme utilis&#233; &#224; la page 41) au Canada et est astreinte &#224; l'ordre politique constitutionnel (1982) et juridique (Cour supr&#234;me) de ce pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; sa face m&#234;me, ce cadre avantageait Charles Taylor et les communautaristes de la commission. Quant &#224; G&#233;rard Bouchard, il l'obligeait &#224; composer le pr&#233;sent au futur, ce qu'il fit en misant sur la langue comme &#233;l&#233;ment de convergence, ce qu'ont fait les membres du clerg&#233; catholique &#224; une autre &#233;poque, mais pour des fins religieuses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question qui se pose alors est la suivante : les commissaires pouvaient-ils faire abstraction de ce cadre, comme le font des nationalistes, alors que les Qu&#233;b&#233;cois sont toujours dans le Canada ? Dans ce Canada, pouvaient-ils proposer autre chose que d'inviter le gouvernement du Qu&#233;bec &#224; refaire, diff&#233;remment bien s&#251;r, ce qui fut d&#233;j&#224; fait ? Poser la question, c'est y r&#233;pondre. Une province canadienne n'est pas un pays. Les commissaires ont donc recommand&#233; de miser sur un mod&#232;le de &#171; vivre ensemble &#187; qui cadre avec le mod&#232;le canadien tout lui octroyant un cachet provincial. L&#224; se trouve l'assise de leurs critiques des d&#233;rives d&#233;coulant d'une lecture du Qu&#233;bec autour d'un &#171; nous &#187; majoritaire inscrit dans l'histoire et de &#171; nous &#187; qui en sont coup&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela &#233;tant, il faut retenir que ce rapport s'inscrit dans un univers politique provincial. Est-ce la seule fa&#231;on d'aborder la question des accommodements raisonnables ? Certains pensent qu'il est possible, dans une province, de faire autre chose ; d'autres, non. &#192; mon avis, la question ne se pose pas ainsi. Pour affirmer autre chose, il faut changer les param&#232;tres. Dans le cadre canadien, le Qu&#233;bec pourrait reproduire le mod&#232;le canadien int&#233;gralement, &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Bouchard-Taylor-un-bilan-mitige&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;comme le sugg&#232;re Pierre Anctil.&lt;/a&gt; Mais il y aurait de la grogne. Le Qu&#233;bec peut-il, toujours dans le Canada, afficher un mod&#232;le oppos&#233; de la&#239;cit&#233;, genre mod&#232;le fran&#231;ais ou allemand ? &#192; mon avis, non. Il faut &#234;tre un pays pour ce faire. Dans le Canada, le Qu&#233;bec ne peut r&#233;aliser qu'un entre-deux en autant que le Canada soit tol&#233;rant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rapport dit au gouvernement du Qu&#233;bec comment op&#233;rer au Canada sans susciter de vague. Or, s'il applique la principale recommandation, il balisera l'avenir pour de nombreuses ann&#233;es. C'est un risque. Et il est gros. C'est ici que le b&#226;t blesse. Dans leur rapport, les commissaires, s'ils invitent les Canadiens-fran&#231;ais &#224; plus de tol&#233;rance, font &#233;tat de l'existence d'une nation qu&#233;b&#233;coise &#224; laquelle s'identifient les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises toutes origines et options politiques confondues.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce point est majeur. Plus des deux tiers des Qu&#233;b&#233;cois r&#233;f&#232;rent &#224; cette nation et l'associe &#224; un &#171; vivre ensemble &#187; ayant pour fondement le fran&#231;ais langue commune, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes et la la&#239;cit&#233; de l'espace public. Pourquoi, me suis-je toujours demand&#233;, les commissaires n'ont pas construit leur rapport sur cette base ? L'ont-ils per&#231;ue, &#224; cause de leurs penchants communautaristes, trop fragile ? Difficile &#224; dire. Ne l'ayant pas fait, ils ont r&#233;v&#233;l&#233; les contraintes qu'exerce et exercera sur eux le cadre canadien. Il revient &#224; ces Qu&#233;b&#233;cois de clarifier leur choix politique et de d&#233;finir ult&#233;rieurement les assises du &#171; vivre ensemble &#187; qu'ils entendent faire valoir dans le respect des droits individuels.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(version publi&#233;e dans Le Devoir)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Libre-opinion - Les incidences politiques du rapport Bouchard-Taylor&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Claude Bariteau, Anthropologue&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir jeudi 10 juillet 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mots cl&#233;s : Commission Bouchard-Taylor, interculturalisme, Culture, Qu&#233;bec (province)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien que les commissaires aient des id&#233;es diff&#233;rentes quant &#224; l'avenir du Qu&#233;bec &#8212; l'un est ind&#233;pendantiste, l'autre f&#233;d&#233;raliste &#8212;, ils ont produit un rapport coh&#233;rent, qu'ils ont rattach&#233; au concept d'interculturalisme, concept qu'ils souhaiteraient voir d&#233;fini par l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rapport contient plusieurs suggestions inspir&#233;es du bon sens. L&#224; n'est pas le probl&#232;me. Celui-ci se retrouve dans l'approche th&#233;orique et le cadre politique privil&#233;gi&#233;s par les commissaires, approche et cadre qui les ont conduits &#224; une lecture et une fa&#231;on de faire qui proposent un &#171; vivre ensemble &#187; au Qu&#233;bec selon une perspective apparent&#233;e &#224; la conception canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les commissaires, l'interculturalisme pr&#233;suppose le communautarisme, th&#233;orie qui avance que les individus d'une entit&#233; politique sont d'abord membres de communaut&#233;s (religieuses ou ethnoculturelles) au sein desquelles ils d&#233;veloppent des convictions profondes. Il en d&#233;coule que le politique devient un univers de sens limit&#233; qui ne devrait pas emp&#234;cher l'expression des univers religieux et ethnoculturels, car ceux-ci le d&#233;bordent quant au sens donn&#233; &#224; l'existence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans leur argumentaire, les commissaires affirment m&#234;me une &#233;galit&#233; &#233;pist&#233;mologique entre les conceptions religieuses et les conceptions s&#233;culi&#232;res, dont celles du politique. Cons&#233;quemment, la neutralit&#233; de l'&#201;tat, qui s'applique habituellement aux religions, devrait, selon eux, s'appliquer aussi aux conceptions s&#233;culi&#232;res. Il s'ensuit que tout r&#233;gime politique qui s&#233;pare ces univers ostracise les individus qui les lient. L&#224; se trouve le penchant des commissaires pour minimiser les valeurs communes politiquement d&#233;finies. Pour eux, le commun ne peut r&#233;sulter que de la complicit&#233; entre les membres des communaut&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette approche, qualifi&#233;e de &#171; la&#239;cit&#233; ouverte &#187;, serait le socle pour &#233;difier le Qu&#233;bec de demain. C'est leur principale recommandation. De port&#233;e politique, elle remet en question des pratiques et des conceptions qui se sont affirm&#233;es dans le sillage de la R&#233;volution tranquille. Les commissaires &#233;taient conscients que, ce faisant, ils para&#238;traient des promoteurs du &#171; vivre ensemble &#187; canadien. Or, dans leur esprit, ce n'est pas le cas. &#192; leur avis, le Qu&#233;bec a les moyens (interculturalisme, lois, ressources) et les Qu&#233;b&#233;cois la vitalit&#233; (force int&#233;grative) pour fonder du neuf sur cette base.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Kinnear's Mills&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette id&#233;e, on en retrouve aujourd'hui l'expression &#224; Kinnear's Mills. Petit village issu de la colonisation anglo-britannique en Chaudi&#232;re-Appalaches, il se caract&#233;risait jadis par la pr&#233;sence de trois chapelles (&#233;glise unie anciennement presbyt&#233;rienne, &#233;glise m&#233;thodiste et &#233;glise anglicane) et d'un Community Hall constitutif de l'espace public o&#249; prime la neutralit&#233; des autorit&#233;s, mais s'expriment les signes port&#233;s par les membres des diverses communaut&#233;s pr&#233;sentes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'oppos&#233; de ce mod&#232;le soci&#233;tal, il y eut, au Qu&#233;bec, la paroisse catholique qui, d'abord &#233;rig&#233;e dans les seigneuries, s'est propag&#233;e sur les terres de colonisation o&#249;, dans l'un et l'autre cas, les fid&#232;les de langue fran&#231;aise se sont dot&#233;s de municipalit&#233;s &#224; leur image. Ce mod&#232;le s'est infiltr&#233; un peu partout et a conduit, &#224; Kinnear's Mills apr&#232;s 1940 et dans d'autres villages semblables, &#224; l'insertion de l'&#233;glise catholique sur la sc&#232;ne locale au moment o&#249; le gouvernement de la province pr&#244;nait un nationalisme politico-religieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Privil&#233;gier le mod&#232;le r&#233;vis&#233; de Kinnear's Mills pour traiter des accommodements raisonnables, c'est grosso modo ce que propose le rapport Bouchard-Taylor en avan&#231;ant que les diverses communaut&#233;s puissent s'exprimer dans un rapport d'&#233;galit&#233; et que leurs membres, &#224; l'exception de quelques repr&#233;sentants de l'ordre, puissent manifester les signes qui les identifient dans un espace public neutre, comme l'est le Community Hall. Ce faisant, ils piqu&#232;rent au vif des sensibilit&#233;s construites dans le sillage de la R&#233;volution tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cadre politique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du coup, Charles Taylor devint un fin renard canadien qui a roul&#233; G&#233;rard Bouchard dans la farine et ce dernier, un tra&#238;tre &#224; la patrie, voire une brebis &#233;gar&#233;e. En les qualifiant ainsi, on escamote un point qui a conduit les commissaires &#224; faire cette recommandation. Ce point est le cadre politique. Les commissaires, eux, ne l'ont pas escamot&#233;. Ils affirment clairement que leurs recommandations, y compris celle-ci, s'inscrivent dans un contexte politique au sein duquel la province de Qu&#233;bec appartient (terme utilis&#233; &#224; la page 41) au Canada et est astreinte &#224; l'ordre politique constitutionnel (1982) et juridique (Cour supr&#234;me) de ce pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; sa face m&#234;me, ce cadre avantageait Charles Taylor et les communautaristes de la commission. Quant &#224; G&#233;rard Bouchard, il l'obligeait &#224; composer le pr&#233;sent au futur, ce qu'il fit en misant sur la langue comme &#233;l&#233;ment de convergence, ce qu'ont fait les membres du clerg&#233; catholique &#224; une autre &#233;poque, mais pour des fins religieuses et nationalistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question qui se pose alors est la suivante : les commissaires pouvaient-ils faire abstraction de ce cadre, comme le font des nationalistes, alors que les Qu&#233;b&#233;cois sont toujours dans le Canada ? Dans ce Canada, pouvaient-ils proposer autre chose que d'inviter le gouvernement du Qu&#233;bec &#224; refaire, diff&#233;remment bien s&#251;r, ce qui fut d&#233;j&#224; fait ? Poser la question, c'est y r&#233;pondre. Une province canadienne n'est pas un pays. Les commissaires ont donc recommand&#233; de miser sur un mod&#232;le de &#171; vivre ensemble &#187; qui cadre avec le mod&#232;le canadien tout en lui octroyant un cachet provincial. L&#224; se trouve l'assise de leurs critiques des d&#233;rives d&#233;coulant d'une lecture du Qu&#233;bec autour d'un &#171; nous &#187; majoritaire inscrit dans l'histoire et de &#171; nous &#187; qui en sont coup&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Changer les param&#232;tres&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut retenir que ce rapport s'inscrit dans un univers politique provincial. Est-ce la seule fa&#231;on d'aborder la question des accommodements raisonnables ? Certains pensent qu'il est possible, dans une province, de faire autre chose ; d'autres, non. &#192; mon avis, la question ne se pose pas ainsi. Pour affirmer autre chose, il faut changer les param&#232;tres. Dans le cadre canadien, le Qu&#233;bec pourrait reproduire le mod&#232;le canadien int&#233;gralement, comme le sugg&#232;re Pierre Anctil. Mais il y aurait de la grogne. Le Qu&#233;bec peut-il, toujours dans le Canada, afficher un mod&#232;le oppos&#233;, genre mod&#232;le fran&#231;ais ou allemand de la&#239;cit&#233; ? &#192; mon avis, non. Il faut &#234;tre un pays pour le faire. Dans le Canada, le Qu&#233;bec ne peut r&#233;aliser qu'un entre-deux en autant que le tol&#232;re le Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela &#233;tant, ce rapport dit au gouvernement du Qu&#233;bec comment op&#233;rer au Canada sans susciter de vagues. Or, s'il applique la principale recommandation, il balisera l'avenir pour de nombreuses ann&#233;es. C'est un risque. Et il est gros. C'est ici que le b&#226;t blesse. Dans leur rapport, les commissaires, s'ils invitent les Canadiens-fran&#231;ais &#224; plus de tol&#233;rance, ils font &#233;tat de l'existence d'une nation qu&#233;b&#233;coise &#224; laquelle s'identifient les Qu&#233;b&#233;cois, toutes origines et options politiques confondues.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce dernier point est majeur. Plus des deux tiers des Qu&#233;b&#233;cois r&#233;f&#232;rent &#224; cette conception qui se conjugue avec un &#171; vivre ensemble &#187; ayant pour fondement le fran&#231;ais langue commune, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes et la la&#239;cit&#233; de l'espace public. Pourquoi, on se le demande, n'ont-ils pas privil&#233;gi&#233; ce &#171; vivre ensemble &#187; ? Comme ils ne l'ont pas fait, peut-&#234;tre ont-ils pr&#233;f&#233;r&#233; inviter ces Qu&#233;b&#233;cois, dont je suis, &#224; clarifier leur choix politique en montrant o&#249; les conduit le cadre canadien, qui n'est pas celui privil&#233;gi&#233; par G&#233;rard Bouchard ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Bouchard-Taylor : un bilan mitig&#233;</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/07/02/195991.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/07/02/195991.html</guid>
		<dc:date>2008-07-02T09:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre Anctil - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Les conclusions et les recommandations de la commission Bouchard-Taylor ont &#233;t&#233; rendues publiques &#224; Montr&#233;al le 22 mai 2008 dans un contexte d'intense battage m&#233;diatique et apr&#232;s de longs mois d'attente. D'embl&#233;e, les deux copr&#233;sidents ont d&#233;clar&#233; que la crise appr&#233;hend&#233;e dans (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les conclusions et les recommandations de la commission Bouchard-Taylor ont &#233;t&#233; rendues publiques &#224; Montr&#233;al le 22 mai 2008 dans un contexte d'intense battage m&#233;diatique et apr&#232;s de longs mois d'attente. D'embl&#233;e, les deux copr&#233;sidents ont d&#233;clar&#233; que la crise appr&#233;hend&#233;e dans le traitement de la diversit&#233; culturelle au (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/07/02/195991.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Amarr&#233;, prenant l'eau, le bateau coule</title>
		<link>http://www.vigile.net/Amarre-prenant-l-eau-le-bateau</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Amarre-prenant-l-eau-le-bateau</guid>
		<dc:date>2008-06-28T13:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Fernand Couturier - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Si la nation qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise avait pr&#233;sent&#233; un &#233;tat de sant&#233; nationale normale et plus alerte, jamais le Rapport Bouchard-Taylor n'aurait vu le jour. Prendre acte. Maintenant qu'il est l&#224;, laisserons-nous triompher son interculturalisme d&#233;sint&#233;grateur (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la parution du Rapport de la Commission Bouchard-Taylor, le premier
des commissaires dans l'ordre alphab&#233;tique a &#233;t&#233; nomm&#233;ment rabrou&#233;,
copieusement flingu&#233; de critiques sifflant de toutes parts. Alors que
l'autre commissaire se tient &#224; l'&#233;cart comme une v&#233;n&#233;rable ic&#244;ne intouch&#233;e.
Il doit bien y avoir des raisons &#224; cela. Comme celle-ci, par exemple,
formul&#233;e par la fondation Inamori lui accordant le prestigieux prix Kyoto,
et reprise ce 20 juin dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Soleil&lt;/i&gt; : Charles Taylor aurait mis au point
une &#171; philosophie &#233;clair&#233;e qui permet aux gens de traditions et de cultures
diff&#233;rentes de pr&#233;server leur identit&#233; tout en coexistant pacifiquement. &#187;
Philosophie universellement valable ? Convenant &#224; toute situation nationale ?
Il faut voir. Pour ma part, je m'en tiendrai &#224; la seule litt&#233;rature de la
Commission. Je mentionnerai le Document de consultation (DC), la version
int&#233;grale du Rapport (RI) et sa version abr&#233;g&#233;e (RA).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; du 10 juin publiait : &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Le-debat-prend-une-tournure&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&#171; G&#233;rard Bouchard r&#233;plique &#224;
ses d&#233;tracteurs. &#187;&lt;/a&gt; Ce texte transpirant la d&#233;ception, l'inqui&#233;tude et la
morosit&#233; tente de ramasser la situation ainsi : &#171; En d&#233;finitive, la question
fondamentale qui se pose est la suivante : si on rejette
l'interculturalisme comme mod&#232;le de gestion des rapports interethniques au
Qu&#233;bec, quelle formule d&#233;mocratique reste-t-il pour assurer &#224; la fois
l'avenir de la francophonie qu&#233;b&#233;coise et le respect de la diversit&#233; ? O&#249;
sont les contre-propositions r&#233;alistes et acceptables au regard du droit,
de l'&#233;thique publique et de nos traditions ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi l'auteur invite &#224; poursuivre le d&#233;bat. Je vais tenter d'esquisser
des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse &#224; ses questions. Le plus bri&#232;vement possible. Il ne
faudrait pas qu'il s'inqui&#232;te s'il per&#231;oit dans mes propos un d&#233;saccord
profond avec les siens et la philosophie de Charles Taylor qui transpire
dans le Rapport.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord, pour d&#233;marquer les positions, deux tableaux. Le premier essaie de
sch&#233;matiser l'architecture conceptuelle du Rapport de la Commission en
s'inspirant du texte m&#234;me. Et le second pr&#233;sentera l'articulation de ce qui
pourrait &#234;tre une contre-proposition.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. Premier tableau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;a. &#192; l'avant-plan, il y a la nation civique. D&#233;j&#224; le Document de
consultation, &#224; la page 43, en donnait une d&#233;finition : &#171; Mod&#232;le de soci&#233;t&#233;
qui fonde la vie collective sur les droits en rel&#233;guant &#224; l'arri&#232;re-plan la
dynamique identitaire et tout ce qui se rapporte &#224; l'identit&#233; (sentiment
d'appartenance, m&#233;moire collective, mythes nationaux&#8230; &#187;. On trouve ici, en
clair, les plans constitutifs du tableau. Et le Rapport int&#233;gral, page 288,
dit de la nation civique : &#171; Conception de la nation qui fonde son unit&#233;
uniquement sur des principes, des droits et des normes civiques plut&#244;t que
sur une culture ou une ethnicit&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; deux d&#233;finitions qui disent &#224; la fois ce qu'est la nation civique et
ce qu'elle n'est pas. Elle est le lieu des r&#232;gles d'une vie citoyenne
abstraite de la culture : structure et exigences de la d&#233;mocratie lib&#233;rale,
codes et documents d&#233;finissant lois et normes, droits et libert&#233;s, et la
langue fran&#231;aise comme langue commune ou &#171; cadre de communication et
d'&#233;changes pour la soci&#233;t&#233; &#187;. C'est &#224; ce niveau que se fonde l'unit&#233; de la
vie collective, de la soci&#233;t&#233;. Voil&#224; ce qu'est la nation civique. Et ce
qu'elle n'est pas ? C'est tout l'arri&#232;re-plan du tableau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;b. En arri&#232;re-plan, il y a la culture et l'ethnicit&#233;. Tout ce qui se
rapporte &#224; l'identit&#233; comme le sentiment d'appartenance, la m&#233;moire
collective, les mythes nationaux, et, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, la culture.
L'emploi fr&#233;quent de l'adjectif ethnoculturel identifie ou rapproche tr&#232;s
&#233;troitement ethnicit&#233; et culture. C'est dans cet espace que joue la
dynamique identitaire. Et cette dynamique est r&#233;gie par
l'interculturalisme. Pourquoi ? Parce qu'il y a l&#224; une multitude d'ethnies
et/ou de cultures avec lesquelles il faut composer. Ici, il faut lire la
cinqui&#232;me des onze propositions qui tentent de d&#233;finir cet
interculturalisme : &#171; Le principe des identit&#233;s multiples est reconnu, de
m&#234;me que le droit de pr&#233;server l'appartenance &#224; son groupe ethnique. &#187; (RA,
p. 43) Ainsi cet espace du tableau est peupl&#233; de groupes ethniques ou
ethnoculturels parmi lesquels se trouve le groupe ethnoculturel majoritaire
d'ascendance canadienne-fran&#231;aise. Et ce qui est vis&#233; dans la dynamique,
dans le fonctionnement interculturel, c'est l'int&#233;gration. Car, pour une
petite nation comme le Qu&#233;bec toujours pr&#233;occup&#233;e de son avenir, comme le
dit encore le Rapport, &#171; l'int&#233;gration repr&#233;sente &#8230; une condition de son
d&#233;veloppement, voire de sa survie. &#187; (RA, p.42) Int&#233;gration qui, de son
c&#244;t&#233;, s'effectue par le fran&#231;ais, langue commune de communication ou &#171; cadre
de communication et d'&#233;changes &#187; (RA p.42). Mais cette int&#233;gration, faut-il
observer, n'aurait pas pour objectif l'unit&#233; de la nation. Cette unit&#233;,
selon la d&#233;finition m&#234;me de la nation civique, ne relevant que des &#233;l&#233;ments
purement civiques tels que pr&#233;sent&#233;s ci-haut.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;c. Et pour son avenir, quel devrait &#234;tre le fonctionnement de cette
r&#233;alit&#233; nationale d&#233;coup&#233;e ? La proposition 9 sur l'interculturalisme le
r&#233;sume : &#171; Les constantes interactions entre citoyens d'origines diverses
m&#232;nent au d&#233;veloppement d'une nouvelle identit&#233; et d'une nouvelle culture.
C'est ce qui se passe au Qu&#233;bec depuis quelques d&#233;cennies, sans que cela
alt&#232;re la position culturelle du groupe majoritaire ni ne porte atteinte &#224;
la culture des groupes minoritaires. &#187; (RA p. 44) Autrement dit, une
multitude d'identit&#233;s, de groupes ethnoculturels se juxtaposent, se
croisent, se heurtent, dialoguent dans l'espace d'arri&#232;re-plan du tableau
figuratif du Rapport. Aussi c'est dans cet espace d'arri&#232;re-plan
qu'interviennent les probl&#232;mes ou exigences d'accommodements et
d'harmonisations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s lors on peut se demander ce qu'il advient de l'int&#233;gration recherch&#233;e.
Se r&#233;alise-t-elle dans la nouvelle identit&#233; qui est cens&#233;e se forger ? Si
c'est le cas, comment va-t-elle composer avec la multiplicit&#233; des autres
identit&#233;s qui l'entourent et qui demeurent inalt&#233;r&#233;es ? N'y a-t-il pas l&#224; au
moins une apparence de contradiction, ou un aveu implicite
d'incompossibilit&#233; ? Et n'y a-t-il pas l&#224; porte ouverte pour une
amplification des r&#233;clamations d'accommodements peu ou prou raisonnables,
mais allant plut&#244;t dans le sens d'&#233;riger des cl&#244;tures symboliques ou
r&#233;elles entre les groupes tous aussi motiv&#233;s les uns que les autres &#224;
d&#233;velopper et d&#233;fendre leur identit&#233; respective ? N'y a-t-il pas l&#224;
&#233;galement une mani&#232;re indirecte d'entretenir au Qu&#233;bec, volontairement ou
non, le mod&#232;le de soci&#233;t&#233; multiculturaliste canadien ? Mod&#232;le qu'on estime
inad&#233;quat pour la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et que l'interculturalisme est cens&#233;
remplacer&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et maintenant, il faut lire la proposition 7 que l'ordre interculturaliste
consacre &#224; la langue : &#171; Le plurilinguisme est encourag&#233;, parall&#232;lement au
fran&#231;ais comme langue publique commune. Le d&#233;bat qui oppose la langue
identitaire &#224; la langue v&#233;hiculaire (comme simple outil de communication)
est peu f&#233;cond. Ce qui importe d'abord, c'est la diffusion la plus large
possible du fran&#231;ais, que ce soit sous une forme ou sous une autre. &#187; Le
fran&#231;ais, langue publique commune ou cadre de communication et d'&#233;changes,
assure la coh&#233;sion sociale en permettant de participer &#224; la d&#233;lib&#233;ration
publique. Il y a beaucoup &#224; dire sur cette proposition &#233;trange. Nous y
reviendrons apr&#232;s la pr&#233;sentation du deuxi&#232;me tableau. Mais, quand m&#234;me,
sugg&#233;rons tout de suite que, dans l'hypoth&#232;se o&#249; le fran&#231;ais serait
uniquement ou avant tout un simple cadre de communication, on ne voit pas
pourquoi on le privil&#233;gierait &#224; l'anglais qui, &#224; cet &#233;gard, pr&#233;vaut
universellement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2. Deuxi&#232;me tableau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ici, &#224; la rigueur, il n'y a pas d'avant- ni d'arri&#232;re-plan au sens spatial
des termes. Car il s'agit plut&#244;t de pr&#233;sence et de profondeur historique.
Mais le temps et l'espace &#233;tant difficilement tout &#224; fait s&#233;parables,
essayons de poursuivre en recourant &#224; la m&#234;me repr&#233;sentation picturale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;a. La nation qu&#233;b&#233;coise actuelle, dans sa concr&#233;tude et son int&#233;gralit&#233;,
occupe tout l'espace du tableau. Cet espace est celui du Qu&#233;bec concret
g&#233;ographiquement et climatiquement d&#233;termin&#233;. Espace habit&#233; par une nation
distribu&#233;e en agglom&#233;rations citadines diversifi&#233;es, en villages parsem&#233;s
dans des r&#233;gions aux visages multiples et diff&#233;renci&#233;s selon les
caract&#233;ristiques et les traits du territoire dans son ensemble. C'est la
nation telle qu'elle s'est d&#233;velopp&#233;e au fil du temps et prend place ou
appara&#238;t dans le pr&#233;sent de l'histoire. Cette nation, elle est n&#233;e et a
grandi dans la langue fran&#231;aise. C'est dans cette langue fran&#231;aise que
cette soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise s'est structur&#233;e en un monde sur le territoire du
Qu&#233;bec g&#233;ographique ; c'est dans cette langue qu'elle s'est constitu&#233; une
culture, s'est d&#233;fini un ensemble de lois, de normes r&#233;gissant la vie en
commun dont, entre autres, l'&#233;galit&#233; entre homme et femme et la la&#239;cit&#233; de
l'&#201;tat ; c'est encore en elle qu'ont &#233;t&#233; d&#233;finis et &#233;tablis les &#233;l&#233;ments
d'une structure &#233;tatique pour sa gouvernance. C'est en tout cela, dans
cette nationalit&#233; int&#233;grale et concr&#232;te que r&#233;side l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise.
Identit&#233; comprenant les Qu&#233;b&#233;cois de souche fran&#231;aise et tous ceux qui,
d'autres provenances, se sont joints &#224; eux au cours des ans pour devenir
ensemble un seul peuple qu&#233;b&#233;cois, une seule nation qu&#233;b&#233;coise, ici
pr&#233;sente.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;b. Comme on le voit, il n'y a pas de place dans cette repr&#233;sentation pour
un arri&#232;re-plan proprement dit, comme c'est le cas dans le tableau sugg&#233;r&#233;
par le Rapport. Mais il y a profondeur historique. La nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise maintenant pr&#233;sente est une aire vitale qui tire son &#233;nergie de
sources profondes. Milieu unique pour tous les citoyens, pour tous les
Qu&#233;b&#233;cois. La nation qu&#233;b&#233;coise de langue fran&#231;aise est une r&#233;alit&#233;
concr&#232;te. Une r&#233;alit&#233; qui a son identit&#233; propre. Une r&#233;alit&#233; nationale qui
fonde et d&#233;veloppe sans cesse son identit&#233;. Cette approche, on le voit,
n'institutionnalise pas l'existence de groupes ethnoculturels ayant chacun
sa propre identit&#233;. Ce qui la diff&#233;rencie fondamentalement de la position
du Rapport. Mais la diversit&#233; est quand m&#234;me bienvenue. Elle est re&#231;ue de
multiples fa&#231;ons. En effet, les Qu&#233;b&#233;cois ne se privent pas et ne se sont
jamais priv&#233; d'aller voir ailleurs, d'aller puiser et emprunter ailleurs ;
tout comme ils ont toujours accueilli et accueillent encore ceux qui de
l'ext&#233;rieur d&#233;sirent se joindre &#224; eux et partager des ressources.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;c. Et comment cette nation qu&#233;b&#233;coise envisage-t-elle son d&#233;veloppement ?
Comment pense-t-elle pouvoir s'&#233;panouir ? Qu'entrevoit-elle comme projet
d'avenir ? Relativement &#224; la probl&#233;matique qui a donn&#233; lieu &#224; la
constitution de la Commission Bouchard-Taylor, la nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise se veut une soci&#233;t&#233; d'accueil bienveillante pour les immigrants.
Et c'est en son sein, en son int&#233;rieur que doit avoir cours l'int&#233;gration.
L'int&#233;gration &#224; cette r&#233;alit&#233; nationale concr&#232;te prise dans son int&#233;gralit&#233;
et non pas en une partie d'elle-m&#234;me &#233;mond&#233;e, clarifi&#233;e, d&#233;gag&#233;e, purifi&#233;e
de tout accent ou dimension ethnique ou culturel. La nation qu&#233;b&#233;coise
con&#231;oit l'int&#233;gration des immigrants comme absolument n&#233;cessaire &#224; son
unit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et de quelle int&#233;gration s'agit-il ? Processus d&#233;licat et complexe entre
tous ; mais n&#233;anmoins quelques mots pour tenter de le caract&#233;riser. En gros
traits, disons que l'int&#233;gration envisag&#233;e veut se diff&#233;rencier de
l'assimilation. Celle-ci aurait des connotations de d&#233;pouillement. Elle
signifierait pour l'immigrant une perte, un abandon de ses traits
identificateurs par contrainte ou par indiff&#233;rence. L'int&#233;gration, par
contre, rel&#232;verait pleinement de la libert&#233;. Par choix d&#233;lib&#233;r&#233; les
immigrants acceptent de participer &#224; la vie commune telle que comprise par
la soci&#233;t&#233; d'accueil. Ils acceptent de venir partager cette vie. Et il est
dans l'ordre des choses que la soci&#233;t&#233; d'accueil demande une telle
participation et un tel partage. Dans la mesure, bien s&#251;r, o&#249; les droits
proprement ou fondamentalement humains sont respect&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceci &#233;tant, il est clair que l'immigrant ne peut transporter avec lui ce
qui le distinguait strictement comme membre d'une autre nation et qui
emp&#234;cherait l'inclusion normale (et norm&#233;e) aux mani&#232;res de vivre et d'&#234;tre
des gens chez qui il veut venir s'&#233;tablir. Un visiteur convi&#233; change-t-il
les us et coutumes de ses h&#244;tes en passant le seuil de leur maison ?
L'immigrant n'emm&#232;ne pas avec lui une autre nation, c'est-&#224;-dire qu'il ne
transporte pas dans ses bagages ce qui d&#233;finit en propre la nation dont il
est issu. Mais il est clair aussi que l'essentiel de ce qu'il est devenu
ailleurs comme humain demeure et doit &#234;tre respect&#233;. Cependant il doit
quand m&#234;me devenir assez semblable aux gens qui l'accueillent pour qu'il
puisse d&#233;velopper avec eux un v&#233;ritable sentiment d'appartenance. Sentiment
d'appartenance devant pouvoir &#234;tre partag&#233; par les membres de la soci&#233;t&#233;
d'accueil. Et celle-ci, de son c&#244;t&#233;, doit mettre en &#339;uvre les m&#233;canismes et
les services n&#233;cessaires pour qu'il y ait accueil efficace et chaleureux.
Elle doit aussi reconna&#238;tre et m&#234;me rechercher les apports positifs des
nouveaux arrivants qui lui permettent de changer, d'&#233;voluer favorablement
tout en demeurant fondamentalement elle-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais on entend une objection se formuler : Cette int&#233;gration n'est qu'un
r&#234;ve impossible, utopique. Car il y a dans la r&#233;alit&#233;, il existe de fait
des groupes ethnoculturels, des identit&#233;s multiples au sein de la soci&#233;t&#233;
qu&#233;b&#233;coise, particuli&#232;rement &#224; Montr&#233;al, groupes qui attirent d'embl&#233;e les
immigrants et &#224; qui il para&#238;t tout naturel de s'int&#233;grer. Oui, c'est vrai.
Et c'est dans notre nation les marques &#233;videntes d'une appartenance au
Canada multiculturaliste. C'est chez nous l'implantation non recherch&#233;e du
multiculturalisme canadien, mod&#232;le de soci&#233;t&#233; imprudemment entretenu par un
interculturalisme d&#233;j&#224; existant et dont le Rapport souhaiterait
l'institutionnalisation l&#233;gale ou constitutionnelle (RA, p. 45). Ce Rapport
tente de penser le devenir de la nation qu&#233;b&#233;coise en tablant sur les
vertus de l'interculturalisme qui conduit de fait au multiculturalisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais nous proposons une autre approche pour l'avenir de notre nation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour que les nouveaux arrivants s'int&#232;grent &#224; la nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise concr&#232;te, il faut que se fasse aussi l'int&#233;gration des personnes
impliqu&#233;es dans les regroupements ethnoculturels d&#233;j&#224; form&#233;s ou communaut&#233;s
ethniques d&#233;j&#224; existantes. Cette int&#233;gration doit se faire graduellement,
progressivement. Ces groupes doivent d'eux-m&#234;mes, en gestes libres comme le
r&#233;clame l'int&#233;gration, abandonner tout mode d'existence qui les
juxtapose, les s&#233;pare et, &#224; la limite, les ghetto&#239;se sur le
territoire du Qu&#233;bec. Mais cela n'arrivera que si la nation qu&#233;b&#233;coise
s'affirme sans &#233;quivoque dans son identit&#233; int&#233;grale. Une telle affirmation
imposera le respect. Et un message clair &#224; cet effet fera que les nouveaux
arrivants entreront d'embl&#233;e dans le processus d'int&#233;gration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une telle affirmation est-elle possible ? Oui. Mais il faut d'abord que
tout le peuple voit la n&#233;cessit&#233; de parachever son identit&#233;, son &#234;tre de
nation, jusque dans les derni&#232;res sph&#232;res de la souverainet&#233; politique et
de gouvernance. Condition essentielle pour &#234;tre ma&#238;tre de son
d&#233;veloppement, de son avenir. Car dans les conditions pr&#233;sentes de la
Constitution canadienne, les forces adverses auront toujours gain de cause.
Mais l&#224;, dans la population qu&#233;b&#233;coise, il y a manque. L&#224;, il y a
incompr&#233;hension. L&#224;, il y a n&#233;gligence et indiff&#233;rence. L&#224;, il y a
lassitude. L&#224;, il y a aussi d&#233;mission. Que faire alors ? Pour arriver &#224; la
maturit&#233; identitaire n&#233;cessaire, il faut d'abord bien saisir les enjeux
impliqu&#233;s dans la langue commune, dans la langue fran&#231;aise. Car il semble
bien que, malgr&#233; tout, ce soit le bien auquel une grande majorit&#233; de
Qu&#233;b&#233;cois tiennent le plus. Alors, il est temps, comme annonc&#233; plus haut,
de revenir &#224; l'&#233;trange septi&#232;me proposition sur l'interculturalisme qui
traite de la langue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On y dit, comme on la vu, que le plurilinguisme doit &#234;tre encourag&#233; en
parall&#232;le avec le fran&#231;ais comme langue commune. On y dit aussi que le
d&#233;bat opposant la langue identitaire et la langue v&#233;hiculaire est peu
f&#233;cond. Que ce qui compte, en bout de piste, c'est la diffusion la plus
grande possible du fran&#231;ais sous l'une ou l'autre de ces formes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fort bien, en apparence, Car comment se repr&#233;senter concr&#232;tement cette
division de la langue, identitaire et v&#233;hiculaire, pour pouvoir &#233;tablir des
programmes de diffusion diff&#233;rents ? Et qu'arrive-t-il si en pratique, comme
le texte du Rapport le laisse souvent entendre, on r&#233;duit la langue
fran&#231;aise &#224; sa seule dimension v&#233;hiculaire, simple instrument neutre ou
cadre de communication et d'&#233;changes ? Qu'advient-il si on ne voit pas la
port&#233;e identitaire de la langue ? Et, tout d'abord, que peut bien signifier
langue identitaire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut oser une tentative d'explicitation. &#192; la rigueur, langue
identitaire est un pl&#233;onasme. Parce que c'est le propre de la langue
d'identifier. En effet, c'est dans la langue qu'une chose se manifeste
comme ce qu'elle est, que son identit&#233; est d&#233;voil&#233;e. Mieux encore :
l'identit&#233; est langagi&#232;re, parce que &#234;tre, c'est &#234;tre manifeste en langage.
Po&#232;tes et philosophes ont fait cette exp&#233;rience fondamentale du langage.
Mais essayons d'&#233;lucider ceci simplement &#224; partir du langage lui-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On a souvent parl&#233; du g&#233;nie de la langue. Le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;g&#233;nie de&lt;/i&gt;, comme expression,
peut signifier l'ensemble des caract&#232;res distinctifs qui forment la nature
propre d'une chose, d'une r&#233;alit&#233; vivante ; ensemble de caract&#233;ristiques qui
d&#233;terminent son originalit&#233;, son individualit&#233;, c'est-&#224;-dire son identit&#233;.
C'est ce que dit le dictionnaire. Ainsi, attribu&#233; &#224; langue, g&#233;nie peut
signifier les particularit&#233;s d'une langue, son identit&#233;, ce qui la
diff&#233;rencie des autres. Le g&#233;nie de la langue fran&#231;aise, par exemple, est
ce qui la distingue de l'allemand, de l'italien, de l'arabe, de l'anglais,
et ainsi de suite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le mot &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;g&#233;nie&lt;/i&gt; renvoie aussi &#224; gen&#232;se, production, capacit&#233; de cr&#233;er,
d'inventer. Alors g&#233;nie peut signifier le propre de la langue en g&#233;n&#233;ral,
de toute langue. Dans ce sens, la langue cr&#233;e, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pro-duit&lt;/i&gt;, am&#232;ne en avant,
dans la manifestation, fait appara&#238;tre. Elle est gen&#232;se. Et en ce sens,
donc, elle conf&#232;re l'&#234;tre, l'&#234;tre dans ses d&#233;terminations. &#202;tre, on ne le
dira jamais assez, c'est pour quelque chose &#234;tre manifeste en ce qui le
d&#233;termine, l'individualise. Manifeste en ses &#233;l&#233;ments constitutifs, en son
individualit&#233;. En son identit&#233;. C'est ainsi qu'on peut parler de langue
identitaire. Ce n'est pas un concept creux. C'est dire comment, en quoi,
toute chose arrive au jour ou acc&#232;de &#224; l'&#234;tre. Et puis, c'est pr&#233;cis&#233;ment
parce que la langue manifeste ainsi les choses, qu'elle permet &#224; ses
locuteurs de communiquer entre eux, de communiquer &#224; propos de tout ce qui
peut leur appara&#238;tre gr&#226;ce &#224; elle. Communiquer &#224; propos d'eux-m&#234;mes aussi,
bien &#233;videmment. En disant les choses, on se dit toujours soi-m&#234;me
implicitement. &#192; la rigueur et en v&#233;rit&#233;, l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ips&#233;it&#233;&lt;/i&gt; et l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;alt&#233;rit&#233;&lt;/i&gt; sont
contemporaines dans l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;appara&#238;tre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est de cette mani&#232;re que le fran&#231;ais est langue identitaire pour la
nation qu&#233;b&#233;coise. La nation qu&#233;b&#233;coise acc&#232;de historiquement &#224; son &#234;tre en
fran&#231;ais. Historiquement : cela veut dire que sa gen&#232;se, son d&#233;ploiement
embrassant son pass&#233;, son pr&#233;sent et son avenir, se &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pro-duit&lt;/i&gt; en fran&#231;ais.
Il n'y a pas d'histoire en dehors du langage. Ainsi ce qu'il y a de
proprement national dans notre histoire est l'&#233;l&#233;ment langagier fran&#231;ais.
Sous peine de sombrer dans le nationalisme raciste, il faut r&#233;cuser sans
m&#233;nagement pour l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise tout recours &#224; un quelconque ADN
biologique. L'&#233;l&#233;ment langagier fran&#231;ais est &#224; la racine de notre nation ou
est l'ADN m&#233;taphorique de notre &#234;tre national. C'est de cela qu'il faut
prendre acte pour arriver &#224; la compr&#233;hension de la n&#233;cessit&#233; d'affirmer
clairement notre identit&#233; nationale fran&#231;aise afin de favoriser
l'int&#233;gration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le g&#233;nie du fran&#231;ais au Qu&#233;bec, fran&#231;ais qui se particularise en se
nourrissant de terre et de mer, comme dit le po&#232;te, est de conf&#233;rer
naissance et d&#233;ploiement &#224; la nation qu&#233;b&#233;coise telle qu'elle prend place
dans le pr&#233;sent historique et telle qu'elle veut devenir. C'est le fran&#231;ais
en qui s'est structur&#233; le monde de cette nation, un monde particulier aux
traits europ&#233;ens, am&#233;rindiens, am&#233;ricains ; en qui s'est d&#233;velopp&#233;e sa
culture, &#8212; monde et culture ouverts aux &#233;changes, comme peut le signifier
magnifiquement le grand fleuve qui traverse le territoire &#8212;, en qui
&#233;galement se sont &#233;labor&#233;es les lois et les structures d'un &#201;tat. Une
langue concr&#232;te, une langue parl&#233;e par une nation n'est pas ou bien
identitaire ou bien v&#233;hiculaire. Elle est les deux &#224; la fois et
indissolublement. Introduire cette distinction pour favoriser dans les
faits l'une ou l'autre partie ou pour engendrer des statuts et traitements
diff&#233;rents pour l'une et l'autre est violence inflig&#233;e &#224; la r&#233;alit&#233;. C'est
pourtant ce que fait le Rapport en instituant le fran&#231;ais comme &#171; cadre de
communication et d'&#233;change &#187; abstrait de l'identit&#233; culturelle, et
fonctionnant ind&#233;pendamment d'elle comme m&#233;canisme neutre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Difficult&#233;s, adversit&#233;s, intemp&#233;ries et turbulences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On dira que cette contre-proposition n'est pas r&#233;aliste. On soutiendra
aussi, pour employer les termes de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;plique&lt;/i&gt;, qu'elle n'est pas
&#171; acceptable au regard du droit, de l'&#233;thique et de nos traditions &#187;.
Effectivement, il y a des difficult&#233;s, tout ne tourne pas rond. Les voies
ne sont pas parfaitement libres. Le ciel n'est pas uniform&#233;ment azur&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord, on doit souligner que la contre-proposition pr&#233;sent&#233;e ne veut
pas escamoter le caract&#232;re laborieux, sinueux, voire conflictuel du
d&#233;veloppement de la nation qu&#233;b&#233;coise. Elle ne veut pas non plus laisser
croire que cette nation est en pleine possession d'elle-m&#234;me, parfaitement
achev&#233;e, m&#234;me si elle donne l'impression d'en parler comme d'un voilier s&#251;r
de son gr&#233;ement, vent en poupe et filant sur une onde favorable. Cette
contre-proposition pr&#233;sente plut&#244;t ce qui devrait &#234;tre normalement, ce vers
quoi on devrait tendre. Car il faut prendre acte qu'il y a encore beaucoup
de Qu&#233;b&#233;cois qui ne voient pas la n&#233;cessit&#233; ni l'urgence ni la normalit&#233; de
s'affirmer comme nation souveraine et ind&#233;pendante. Envisag&#233;e dans une
approche d&#233;mocratique, comme c'est ici le cas, une telle affirmation est
pourtant un geste l&#233;gitime, &#233;thique et tout &#224; fait conforme au droit
international. Tant d'autres petits peuples se sont d&#233;clar&#233;s souverains et
ind&#233;pendants depuis quelques d&#233;cennies et ont &#233;t&#233; reconnus comme tels par
les Nations-Unies ! Difficile de comprendre cette h&#233;sitation qu&#233;b&#233;coise. Il
se pourrait peut-&#234;tre que ce soit une attitude conditionn&#233;e par un contexte
structurel prolongeant sous des traits moins abrupts et plus sinueux la
dominance colonisatrice anglaise. On s'est peut-&#234;tre habitu&#233; &#224; un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;modus
vivendi&lt;/i&gt; confortable situ&#233; entre l'indigence morale de la compl&#232;te
soumission et la prise en main responsable d'une libert&#233; nationale adulte.
&#192; cet &#233;gard, juste quelques exemples.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Depuis bient&#244;t trois d&#233;cennies, le Qu&#233;bec accepte de fonctionner &#224;
l'int&#233;rieur d'une Constitution f&#233;d&#233;rale qu'il n'a pourtant pas sign&#233;e et
qui vise l'&#233;touffement de ses pr&#233;tentions identitaires et de ses vell&#233;it&#233;s
souverainistes ou ind&#233;pendantistes. Et cela malgr&#233; les naufrages de deux
tentatives majeures de renouveler le f&#233;d&#233;ralisme &#224; la satisfaction du
Qu&#233;bec. &#201;nigme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Le gouvernement du Qu&#233;bec confie la copr&#233;sidence de la Commission de
consultation sur les pratiques d'accommodement reli&#233;es aux diff&#233;rences
culturelles &#224; deux personnes : l'une repr&#233;sentant la communaut&#233; anglophone
comptant pour 9% de la population, et l'autre repr&#233;sentant le groupe
majoritaire ethnoculturel francophone comptant pour quelque 80% de la
population. Les Qu&#233;b&#233;cois acceptent sans mot dire ce genre d'in&#233;galit&#233;. Ils
semblent habitu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Dans la perspective d'une int&#233;gration normale &#224; la nation qu&#233;b&#233;coise
fran&#231;aise, il appara&#238;t &#233;trange aux nouveaux arrivants que la communaut&#233;
anglophone poss&#232;de &#224; Montr&#233;al des r&#233;seaux d'&#233;coles et d'h&#244;pitaux
disproportionn&#233;s en importance par rapport &#224; la population repr&#233;sent&#233;e.
Mais le cadre constitutionnel, sanctionnant certains d&#233;veloppements
historiques, le veut ainsi. C'est comme &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Il appara&#238;t &#233;galement &#233;trange, voire in&#233;quitable aux yeux de plusieurs
francophones que le Gouvernement s'appr&#234;te &#224; construire un grand centre
hospitalier anglophone pareil au CHUM et &#224; c&#244;t&#233; de lui. Mais la population
acceptera que ce doublet s'&#233;rige malgr&#233; l'in&#233;galit&#233; en nombre des citoyens
&#224; desservir. On laissera faire aussi l'int&#233;gration de l'H&#244;pital francophone
de Lachine au r&#233;seau hospitalier anglophone montr&#233;alais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; La population qu&#233;b&#233;coise regimbe quelque peu devant l'anglicisation
progressive de Montr&#233;al, semble aussi s'&#233;mouvoir quelques instants devant
les statistiques montrant le passage des immigrants &#224; l'usage de l'anglais
et la descente de la proportion des Montr&#233;alais de langue maternelle
fran&#231;aise sous la barre des 50%, mais elle semble n&#233;anmoins, foi de
sondages, se satisfaire d'un gouvernement qui n'entreprend rien qui vaille
pour contrer ces tendances.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Il s'en trouve pour d&#233;plorer la qualit&#233; de notre parler fran&#231;ais et la
facilit&#233; des francophones &#224; s'accommoder de l'anglais dans la vie publique
et priv&#233;e, mais la population qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise dans son ensemble ne
para&#238;t pas dispos&#233;e &#224; donner les coups de barre politiques qui s'imposent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Les souverainistes et ind&#233;pendantistes peinent &#224; s'entendre entre eux.
Ils s'&#233;parpillent en partis politiques diff&#233;rents et oppos&#233;s. Ce faisant,
ils comblent de bonheur les partis d&#233;fendant un f&#233;d&#233;ralisme d&#233;sint&#233;grateur
des &#233;l&#233;ments identitaires de notre nation, se discr&#233;ditent aupr&#232;s de la
population qui, perplexe, accorde ses faveurs &#224; ceux-l&#224; m&#234;me qui la
maintiennent dans un statut de minoritaire content.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout compte fait, la situation concr&#232;te est loin d'&#234;tre rose. Dans ces
circonstances, la perspective ouverte par la contre-proposition peut
sembler une r&#234;vasserie id&#233;aliste d&#233;sincarn&#233;e. Un voyage en bateau digne
d'une chasse-galerie. Pourtant, on est en manque de r&#234;ve. Car dans son &#233;tat
actuel, la nation qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise offre bien l'image d'un bateau
amarr&#233;, prenant l'eau et coulant sur place. Piteusement. Et en attendant de
dispara&#238;tre compl&#232;tement dans les abysses de l'anonymat, le groupe
majoritaire ethnoculturel d'origine canadienne-fran&#231;aise, pour emprunter le
langage du Rapport, charcut&#233; dans son identit&#233; au profit d'une nation
civique abstraite, se retrouve &#224; n'avoir comme r&#233;alit&#233; nationale que
l'&#233;pinglette-nation vot&#233;e cyniquement par le ratoureux gouvernement Harper.
&#201;pinglette qu'il peut porter, comme &#231;a lui chante, &#224; la boutonni&#232;re de ses
fringues multiculturalistes canadiennes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si la nation qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise avait pr&#233;sent&#233; un &#233;tat de sant&#233;
nationale normale et plus alerte, jamais le Rapport Bouchard-Taylor
n'aurait vu le jour. Prendre acte. Maintenant qu'il est l&#224;, laisserons-nous
triompher son interculturalisme d&#233;sint&#233;grateur ? Peut-on esp&#233;rer que les
accents de ferveur et de fiert&#233; c&#233;l&#233;brant la langue fran&#231;ais lors de la
F&#234;te nationale du 400e soient de bon augure pour l'avenir ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fernand Couturier&lt;br&gt;
25 juin 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Les Canadiens fran&#231;ais du Qu&#233;bec - de Trudeau &#224; Bouchard</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-Canadiens-francais-du-Quebec</link>
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		<dc:date>2008-06-26T11:45:37Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois-Xavier Simard - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>La vraie &#171; protection suppl&#233;mentaire &#187; dont les Qu&#233;b&#233;cois francophones ont besoin pour leur langue, c'est l'ind&#233;pendance. Les immigrants qui choisiront alors de vivre au Qu&#233;bec adopteront la langue officielle du pays d'accueil comme c'est le cas dans tous les pays (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Le-debat-prend-une-tournure&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;sa r&#233;plique &#224; ses d&#233;tracteurs (Le Devoir, 10 juin 2008)&lt;/a&gt;, G&#233;rard Bouchard tente de se d&#233;fendre de l'accusation selon laquelle le Rapport Bouchard-Taylor &#171; plaiderait pour un retour aux &quot;Canadiens fran&#231;ais&quot; de la survivance et ram&#232;nerait les francophones qu&#233;b&#233;cois au rang de groupe ethnique. [&#8230;] Il arrive parfois qu'on doive parler de Qu&#233;b&#233;cois d'origine juive, de Qu&#233;b&#233;cois d'origine italienne ou antillaise, etc. Pourquoi, suivant la m&#234;me logique, serait-il condamnable de parler de Qu&#233;b&#233;cois d'origine canadienne-fran&#231;aise ? &#187; Mais pr&#233;cis&#233;ment parce que c'est l&#224; une appellation ethnique ! Pourquoi ne pas avoir parl&#233; plut&#244;t de Qu&#233;b&#233;cois d'origine fran&#231;aise ou europ&#233;enne ? Cela nous ram&#232;ne au vocabulaire de Trudeau dans son analyse ethnique de l'&#233;lection du Parti qu&#233;b&#233;cois en 1976 : &#171; Les Canadiens fran&#231;ais du Qu&#233;bec vont maintenant &#234;tre oblig&#233;s de choisir. Ils ont &#233;lu un gouvernement p&#233;quiste. &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Soleil&lt;/i&gt;, 22 janvier 1977) Trudeau a continu&#233;, jusqu'&#224; deux ans avant sa mort, &#224; utiliser cette appellation ethnique : &#171; Cette m&#233;fiance a emp&#234;ch&#233; le Canada fran&#231;ais au Qu&#233;bec de mettre l'&#201;tat au service de la collectivit&#233;, dans des domaines o&#249; &#8211; pris isol&#233;ment &#8211; les individus ou les groupes manquaient de moyens. &#187; (Trudeau : l'essentiel de sa pens&#233;e politique &#187;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Jour&lt;/i&gt;, 1998, p. 98)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;G&#233;rard Bouchard parle du groupe majoritaire au Qu&#233;bec en termes plus ethniques que linguistiques. Ainsi, il &#233;crit que le Rapport tient &#171; compte du groupe ethnoculturel majoritaire &#187; ; il propose &#171; l'interculturalisme comme mod&#232;le de gestion des rapports interethniques au Qu&#233;bec &#187; ; il rappelle &#171; les forces des Qu&#233;b&#233;cois et Qu&#233;b&#233;coises d'origine canadienne-fran&#231;aise qui sont largement majoritaires [&#8230;] et qui disposent avec la loi 101 d'un puissant instrument pour prot&#233;ger leur langue. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;G&#233;rard Bouchard fait mine d'oublier que ce &#171; puissant instrument pour prot&#233;ger &#187; la langue commune de tous les Qu&#233;b&#233;cois (et pas seulement de ceux d'origine canadienne-fran&#231;aise) a &#233;t&#233; affaibli &#224; maintes reprises par la Cour supr&#234;me du Canada, et en particulier quant &#224; la langue d'enseignement. C'est pourquoi les Qu&#233;b&#233;cois francophones sont plus inquiets au sujet de leur langue qu'au sujet des autres aspects de leur culture et veulent plus de protection pour la langue officielle. Mais cette demande sur le plan linguistique am&#232;ne G&#233;rard Bouchard &#224; se poser des questions sur le plan ethnique : &#171; On parle de protections suppl&#233;mentaires. Mais contre quoi, contre qui, sinon contre les minorit&#233;s ethniques et les immigrants &#59450; en l'occurrence la population la plus vuln&#233;rable qui soit ? Et de quoi s'agit-il au juste ? De protections juridiques qui consacreraient la pr&#233;dominance des Qu&#233;b&#233;cois d'origine canadienne-fran&#231;aise et &#233;tabliraient une hi&#233;rarchie formelle entre les citoyens, inscrite dans la Charte ? &#187; On croirait entendre Trudeau : &#171; Nous r&#233;clamons la protection de nos droits &quot;collectifs&quot; par la suppression, s'il le faut, des droits fondamentaux des &quot;autres&quot; [&#8230;] La collectivit&#233; anglophone [&#8230;] la loi qu&#233;b&#233;coise nie qu'elle puisse avoir des droits collectifs dans certains domaines : l'&#233;cole et l'affichage, par exemple. [&#8230;] Sommes-nous en pr&#233;sence d'une notion carr&#233;ment raciste o&#249; l'on assigne aux citoyens le rang de premi&#232;re, deuxi&#232;me ou troisi&#232;me classe, selon leur langue et leur naissance ? Rien n'est s&#251;r. &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'actualit&#233;&lt;/i&gt;, Suppl&#233;ment, 1er octobre 1992, p.V-VI)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vraie &#171; protection suppl&#233;mentaire &#187; dont les Qu&#233;b&#233;cois francophones ont besoin pour leur langue, c'est l'ind&#233;pendance. Les immigrants qui choisiront alors de vivre au Qu&#233;bec adopteront la langue officielle du pays d'accueil comme c'est le cas dans tous les pays normaux. Mais il n'&#233;tait pas question, &#233;crit G&#233;rard Bouchard, &#171; que le Rapport propose des solutions politiques au probl&#232;me identitaire. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fran&#231;ois-Xavier Simard&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Auteur du livre Le vrai visage de Pierre Elliott Trudeau (Les Intouchables)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>La souche est-elle raciste ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-souche-est-elle-raciste</link>
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		<dc:date>2008-06-26T11:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>La col&#232;re monte... Le racisme est une certaine hostilit&#233; contre un groupe social. Le racisme radical pr&#244;ne la sup&#233;riorit&#233; d'une race sur les autres. Le racisme conduit parfois &#224; la domination, voire &#224; l'exclusion des groupes ethniques. 59 % des Qu&#233;b&#233;cois, selon un tablo&#239;d bien (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le racisme est une certaine hostilit&#233; contre un groupe social. Le racisme
radical pr&#244;ne la sup&#233;riorit&#233; d'une race sur les autres. Le racisme conduit
parfois &#224; la domination, voire &#224; l'exclusion des groupes ethniques. 59 %
des Qu&#233;b&#233;cois, selon un tablo&#239;d bien connu, disent maintenant qu'ils sont
racistes. Mais de quoi est compos&#233; ce chiffre &#233;tonnant ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les commentateurs de la radio et de la t&#233;l&#233; parlent de ce pourcentage, en
faisant bien attention de ne pas tomber, eux aussi, dans le pi&#232;ge du
racisme. Ils nous causent alors de &#171; Qu&#233;b&#233;cois de souche &#187; et de &#171; groupes
ethniques &#187; qui vivent sur le territoire du Qu&#233;bec. C'est tout le contraire
du langage des politiciens, tous partis confondus, qui utilisent le langage
inclusif et qui affirment que toute personne habitant sur le sol qu&#233;b&#233;cois
est&#8230;Qu&#233;b&#233;cois. Mais qui est Qu&#233;b&#233;cois ? Un autre sondage d&#233;m&#234;lera sans doute
un jour la question.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'ai pas de difficult&#233; &#224; m'identifier comme Qu&#233;b&#233;cois et comme
&#171; Qu&#233;b&#233;cois de souche &#187;. J'ai toujours habit&#233; le territoire du Qu&#233;bec et mes
anc&#234;tres, venus de France, ont pris racine dans l'&#238;le de F&#233;lix Leclerc. Je
ne me suis jamais cr&#251; sup&#233;rieur &#224; une autre race. J'ai toujours pens&#233; que
l'immigrant, d'o&#249; qu'il vienne, devait s'assimiler &#224; la communaut&#233; qui
l'accueille et non tenter, par tous les moyens, de faire l'inverse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Afin de favoriser l'harmonie dans une communaut&#233; &#233;tablie, il ne faut
jamais que la souche s'efface au d&#233;triment des branches qui s'y greffent.
Curieux ph&#233;nom&#232;ne qu&#233;b&#233;cois, il semble que les branches qui se multiplient
au fa&#238;te de l'arbre qu&#233;b&#233;cois, s'arrogent le droit de prendre de plus en
plus d'importance, au d&#233;triment d'un tronc qui dispara&#238;t dans l'&#233;pais
feuillage. En d'autres mots, le tronc perd de plus en plus d'int&#233;r&#234;t au
profit des rameaux multiples qui s'ajoutent de jour en jour. Les branches
prennent tellement de place, que les regards sont de plus en plus tourn&#233;s
vers elles, au profit d'un tronc rel&#233;gu&#233; au rang second. Ce n'est plus aux
branches de s'adapter &#224; l'arbre sur lequel elles se greffent, mais c'est &#224;
la souche de devenir autre pour faire plaisir &#224; la multitude des greffons
qui surgissent de toutes parts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je dois vous avouer que depuis quelque temps, mon origine ancestrale en
prend pour son rhume. On donne, &#224; chacun des arrivants, tellement de
privil&#232;ges qui me sont refus&#233;s, des accommodements si particuliers, que je
me sens bafou&#233; dans ce que j'ai de plus l&#233;gitime et de plus profond en
moi-m&#234;me. Je me sens vivre une nouvelle conqu&#234;te. Je me sens d&#233;pouill&#233; de
ce qu'il y a de plus pr&#233;cieux au plus profond mon &#234;tre qu&#233;b&#233;cois : mes
traditions, mes croyances religieuses, mes habitudes, mes droits m&#234;mes. La
souche, dont je fais partie, qui croupit dans son histoire et n'arrive pas
&#224; en tirer les cons&#233;quences, se sent de plus en plus offusqu&#233;e &#224; la vue de
ces gens qui arrivent ici et qui veulent, plus ou moins, se greffer sur le
tronc qui prend ses racines dans des si&#232;cles de combats et survivance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand je me disais, il n'y a pas si longtemps, que &#231;a n'avait pas de bon
sens qu'on enl&#232;ve nos symboles religieux un peu partout dans la soci&#233;t&#233;
qu&#233;b&#233;coise, pour permettre, selon la charte des droits, &#224; tous ceux qui
voulaient les afficher de le faire, je courbais la t&#234;te pour ne pas me
faire dire que j'&#233;tais raciste. Un peuple conquis, &#231;a apprend &#224; se taire. &#192;
ne rien dire. A ne pas trop en dire. Maintenant qu'on vient de me chiffrer,
de me mettre dans les statistiques, j'ai presque honte de vous dire ce que
j'&#233;tais devenu depuis un certain temps. Je n'osais pas trop le dire, parce
que j'avais peur de me faire traiter de ce que je ne voulais pas qu'on me
traite. L'humiliation du conquis, &#231;a va jusque-l&#224; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Eh oui, je pense que je suis en train de devenir raciste. Non pas parce
que je le veux, mais parce que c'est ce qui est en train de se produire,
contre ma volont&#233;. Je suis en train de devenir raciste comme tous ceux qui
vivent dans la souche, dans le tronc ancestral. J'ai peur de dire que je
viens de l&#224;, parce que j'ai peur d'&#233;branler l'arbre, de d&#233;ranger les
boutures, de ne pas permettre &#224; ceux qui veulent s'&#233;panouir de le faire,
parce que j'ai honte de mes racines, des mes sucs fran&#231;ais et de la Grande
&#206;le, o&#249; les grands disparus dorment, dans l'anonymat le plus complet. J'ai
honte et j'ai peur de parler de ceux qui ont trim&#233; dur, d'une &#233;toile &#224;
l'autre, pour conserver un h&#233;ritage que nos derni&#232;res g&#233;n&#233;rations ont
pi&#233;tin&#233;, largu&#233;, sans faire les distinctions qui s'imposaient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En soi, les nouveaux arrivants m'&#233;tonnent d'une part, me stimulent,
d'autre part. Je m'accommode de leur arriv&#233;e. Je loue leur t&#233;nacit&#233;, leur
esprit d'entreprenariat, leur solidarit&#233;, leur go&#251;t de perp&#233;tuer ce qu'ils
sont. Les n&#244;tres qui sommeillent dans la souche me questionnent,
m'&#233;tonnent, me d&#233;rangent bien plus. Ils bougonnent, s'&#233;vertuent &#224; d&#233;molir
leurs semblables, &#224; critiquer les efforts louables. Ils sont des
colonis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui arrivent, ne voulant pas se couler dans ce moule minoritaire et
d&#233;faitiste, s'affirment, s'organisent, se soutiennent, se congratulent,
s'entourent de solidarit&#233;s. C'est ce qui m'&#233;merveille. G&#233;n&#233;ralement, ils ne
sont pas racistes. Ils sont tout simplement d&#233;brouillards. Les habitants de
la souche se jalousent trop pour les imiter. Il faudrait qu'ils cessent de
se traiter pour ce qu'ils ne sont pas et pensent &#224; r&#233;aliser ce qu'ils ont
toujours &#233;t&#233; : une majorit&#233; libre &#224; d&#233;finir et &#224; assumer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si la souche s'&#233;veillait, prenait son r&#244;le et sa position au s&#233;rieux,
peut-&#234;tre que l'arbre prendrait d'autres couleurs, &#233;merveillerait les
boutures qui viennent s'ajuster &#224; une r&#233;alit&#233; qui n'a pas le courage de se
d&#233;finir bien clairement, de bien s'assumer. Je vais me coucher, ce soir,
plus &#171; raciste &#187; qu'avant. Parce qu'avant, je ne savais pas trop et je ne
n'avais pas le courage d'oser. Maintenant je sais. Je sais mieux qu'avant.
J'ose croire que la souche pourrait se voir autrement et faire et agir
autrement dans les ann&#233;es qui viennent, parce que sans cela, elle risque
d'&#234;tre oubli&#233;e dans le terreau son histoire bafou&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vais sans doute mourir avant que la souche reprenne toute sa place et
ordonne le feuillage qu'elle a engendr&#233;. Je dois vous l'avouer : une grande
col&#232;re monte en moi, en cette fin de journ&#233;e. Ceux qui continueront &#224;
&#233;crire l'histoire de cette souche oubli&#233;e continueront de retenir qu'elle
f&#251;t un bois pourri et d&#233;labr&#233;, qui n'a pas su comprendre quel beau r&#244;le
pouvait jouer une majorit&#233;. A moins qu'une jeunesse se l&#232;ve et se mettre &#224;
sarcler autour de la souche et lui donne toute sa dignit&#233;. A vos pioches,
si vous avez le go&#251;t de vous perp&#233;tuer !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Canadien, Qu&#233;b&#233;cois, Canadien-fran&#231;ais ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Canadien-Quebecois-Canadien</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Canadien-Quebecois-Canadien</guid>
		<dc:date>2008-06-25T10:46:00Z</dc:date>
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		<description>Le professeur d'histoire Jocelyn L&#233;tourneau nous rappelle avec nuance que le fait de dire ce que nous &#233;tions autrefois n'est en rien pr&#233;judiciable &#224; ce que nous choisissons d'&#234;tre aujourd'hui. La branche McFadden de ma m&#232;re vient de notre anc&#234;tre Neil, arriv&#233; (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le professeur d'histoire Jocelyn L&#233;tourneau nous rappelle avec nuance que le fait de dire ce que nous &#233;tions autrefois n'est en rien pr&#233;judiciable &#224; ce que nous choisissons d'&#234;tre aujourd'hui. La branche McFadden de ma m&#232;re vient de notre anc&#234;tre Neil, arriv&#233; d'Irlande circa 1830. Sa descendance actuelle est-elle (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Canadien-Quebecois-Canadien"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Les &#171; nous &#187; d'ici</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/06/23/195084.html</link>
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		<dc:date>2008-06-23T10:21:00Z</dc:date>
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		<description>Je ne suis ni politologue ni analyste politique, ce ne sont ici que des opinions d'un immigrant, d'un citoyen sur le &#171; nous &#187; que le rapport de Bouchard et Taylor a essay&#233; de clarifier. Pour moi, le &#171; nous &#187; du PQ n'est ni cr&#233;atif ni &#233;volutif. En r&#233;duisant la complexit&#233; des (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Je ne suis ni politologue ni analyste politique, ce ne sont ici que des opinions d'un immigrant, d'un citoyen sur le &#171; nous &#187; que le rapport de Bouchard et Taylor a essay&#233; de clarifier. Pour moi, le &#171; nous &#187; du PQ n'est ni cr&#233;atif ni &#233;volutif. En r&#233;duisant la complexit&#233; des communaut&#233;s culturelles, des immigrants &#224; la (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/23/195084.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>C'est pire au Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080622/CPOPINIONS02/806220603/6732/CPOPINIONS</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080622/CPOPINIONS02/806220603/6732/CPOPINIONS</guid>
		<dc:date>2008-06-22T13:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Marc Van Audenrode - www.cyberpresse.ca (opinions)</dc:creator>, <dc:creator>Pierre Fortin - www.cyberpresse.ca (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Pourquoi donc les immigrants &#233;prouvent-ils tellement plus de difficult&#233; &#224; s'int&#233;grer au march&#233; du travail au Qu&#233;bec qu'en Ontario ? Personne ne conna&#238;t encore la r&#233;ponse &#224; cette question. On sait que certaines communaut&#233;s sont particuli&#232;rement frapp&#233;es. C'est, par exemple, le (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Pourquoi donc les immigrants &#233;prouvent-ils tellement plus de difficult&#233; &#224; s'int&#233;grer au march&#233; du travail au Qu&#233;bec qu'en Ontario ? Personne ne conna&#238;t encore la r&#233;ponse &#224; cette question. On sait que certaines communaut&#233;s sont particuli&#232;rement frapp&#233;es. C'est, par exemple, le cas des immigrants d'origine arabe, tr&#232;s (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080622/CPOPINIONS02/806220603/6732/CPOPINIONS"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>La raison de Bouchard et Taylor</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/06/19/194616.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/06/19/194616.html</guid>
		<dc:date>2008-06-19T13:38:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jocelyn L&#233;tourneau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Depuis la publication du rapport Bouchard-Taylor, des violons se sont accord&#233;s pour fustiger l'un des commissaires, pratiquement qualifi&#233; de tra&#238;tre &#224; la patrie pour avoir d&#233;fendu des id&#233;es sens&#233;es mais peu accr&#233;dit&#233;es dans quelques milieux nationalistes. Il faut pourtant saluer certains (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Depuis la publication du rapport Bouchard-Taylor, des violons se sont accord&#233;s pour fustiger l'un des commissaires, pratiquement qualifi&#233; de tra&#238;tre &#224; la patrie pour avoir d&#233;fendu des id&#233;es sens&#233;es mais peu accr&#233;dit&#233;es dans quelques milieux nationalistes. Il faut pourtant saluer certains concepts ou visions en usage dans le document, car (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/19/194616.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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]

		

	</item>



	<item>
		<title>Des supputations non fond&#233;es</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/06/19/194630.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/06/19/194630.html</guid>
		<dc:date>2008-06-19T12:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Michel Paill&#233; - Lettres au Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Dans Le Devoir du 10 juin 2008, Charles Castonguay laisse entendre que G&#233;rard Bouchard et Charles Taylor auraient &#233;t&#233; induits en erreur sur le bilinguisme des francophones. Mal conseill&#233;s, ils auraient ainsi mis en garde la majorit&#233; francophone quant au &#171; risque de se retourner contre (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Dans Le Devoir du 10 juin 2008, Charles Castonguay laisse entendre que G&#233;rard Bouchard et Charles Taylor auraient &#233;t&#233; induits en erreur sur le bilinguisme des francophones. Mal conseill&#233;s, ils auraient ainsi mis en garde la majorit&#233; francophone quant au &#171; risque de se retourner contre l'apprentissage de la langue anglaise &#187; (p. 217). Or, (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/19/194630.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Vastel critique Bouchard...</title>
		<link>http://www.vigile.net/Vastel-critique-Bouchard</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Vastel-critique-Bouchard</guid>
		<dc:date>2008-06-18T12:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Michel Vastel - blogues.lactualite.com/</dc:creator>
		


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		<description>G&#233;rard Bouchard nous a-t-il tromp&#233;s ? Les Canadiens, comme les Qu&#233;b&#233;cois, sont oppos&#233;s &#224; la pratique des accommodements raisonnables. Et ils demandent de ne pas enlever le crucifix de l'Assembl&#233;e nationale. C'est un sondage pan-canadien de la firme Angus Reid r&#233;alis&#233; dans la (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;G&#233;rard Bouchard nous a-t-il tromp&#233;s ? Les Canadiens, comme les Qu&#233;b&#233;cois, sont oppos&#233;s &#224; la pratique des accommodements raisonnables. Et ils demandent de ne pas enlever le crucifix de l'Assembl&#233;e nationale. C'est un sondage pan-canadien de la firme Angus Reid r&#233;alis&#233; dans la derni&#232;re semaine de mai qui nous apprend cela. (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Vastel-critique-Bouchard"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Canadien-Fran&#231;ais, avant les ann&#233;es 60, ce n'&#233;tait pas ethnique, c'&#233;tait national</title>
		<link>http://www.vigile.net/Canadien-Francais-avant-les-annees</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Canadien-Francais-avant-les-annees</guid>
		<dc:date>2008-06-18T11:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Luc Potvin - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Or, la v&#233;rit&#233; est tout autre et il est temps qu'on la proclame une bonne fois pour toutes. Aussi loin que nous remontions dans notre histoire, jamais, jamais, jamais notre nationalisme n'a &#233;t&#233; ethnique, c'est-&#224;-dire fond&#233; sur l'imb&#233;cile mystique du sang, toujours, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que M. Bernard Landry critique le rapport Bouchard-Taylor, c'est excellent.
Une seule chose dans ses propos me casse les pieds. C'est lorsque, comme
bien d'autres, il qualifie d'ethnique l'identit&#233; canadienne-fran&#231;aise. On
peut fort bien &#234;tre contre le nom de Canadien-Fran&#231;ais et lui pr&#233;f&#233;rer
celui de Qu&#233;b&#233;cois, l&#224; n'est pas tellement la question. Moi-m&#234;me, en jetant
sur notre histoire presque semi-mill&#233;naire un regard qui ne soit pas trop
superficiel, je trouve &#224; ce nom de Canadiens-Fran&#231;ais l'inconv&#233;nient d'&#234;tre
un pl&#233;onasme, attendu que, nous, les h&#233;ritiers des conquis de 1760, nous
sommes au fond les seuls v&#233;ritables Canadiens, les Anglos &#233;tant, faute d'un
terme plus &#233;l&#233;gant, des British Americans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela dit, ne pas aimer l'appellatif Canadien-Fran&#231;ais n'autorise pas &#224;
dire n'importe quoi &#224; ce sujet. Avant 1960, les nationalistes parlaient
couramment de la nation canadienne-fran&#231;aise. Pourquoi ? Parce que, pour
eux, les Canadiens-Fran&#231;ais formaient plus qu'un groupe ethnique, ils
formaient bel et bien une nation, c'est-&#224;-dire une collectivit&#233;
caract&#233;ris&#233;e non par l'unit&#233; de sang, ce dont on s'est toujours moqu&#233;
&#233;perdument, mais bien par l'unit&#233; de langue, de culture et peut-&#234;tre
surtout d'histoire. Tant et si bien que, pour tous les nationalistes qui, &#224;
l'&#233;poque, gravitaient plus ou moins autour de Lionel Groulx, les
Canadiens-Fran&#231;ais, c'&#233;taient les Tremblay et les Gagnon, bien s&#251;r, mais
tout aussi bien les Blackburn du Lac-Saint-Jean, les Fraser de la Gasp&#233;sie,
les Cameron de la Beauce, les Reid de la r&#233;gion de Ch&#226;teauguay, les Gemme
(James) et les Williams de Saint-Amable, sans oublier les Phaneuf
(Farnsworth), les Sp&#233;nard, les Besner et autres Bruch&#233;si ou Dassylva. &#192; la
Ligue d'Action Nationale, par exemple, nul n'a jamais song&#233; &#224; exclure de la
nation canadienne-fran&#231;aise les fr&#232;res Guy et Dostaler O'Leary, ni non plus
cet autre brave militant qu'&#233;tait Patrick Allen. C'e&#251;t &#233;t&#233; tout simplement
inconcevable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En affirmant que les fr&#232;res Johnson, comme avant eux leur p&#232;re, ne peuvent
&#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des Canadiens-Fran&#231;ais parce que, pr&#233;sume-t-on, ils
ont du sang irlandais, M. Landry r&#233;duit l'identit&#233; canadienne-fran&#231;aise &#224;
quelque chose de strictement biologique et se trouve ainsi, s&#251;rement sans
l'avoir voulu, &#224; calomnier outrageusement tous les nationalistes d'avant la
R&#233;volution tranquille. Et il se trouve aussi, l&#224; encore s&#251;rement sans
l'avoir voulu, &#224; sembler donner raison &#224; tous les anglo-f&#233;d&#233;ralistes qui
pr&#233;tendent qu'autrefois, nous mac&#233;rions dans l'ethnicisme, voire le
racisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, la v&#233;rit&#233; est tout autre et il est temps qu'on la proclame une bonne
fois pour toutes. Aussi loin que nous remontions dans notre histoire,
jamais, jamais, jamais notre nationalisme n'a &#233;t&#233; ethnique, c'est-&#224;-dire
fond&#233; sur l'imb&#233;cile mystique du sang, toujours, toujours, toujours il a
&#233;t&#233; somme toute national, c'est-&#224;-dire fond&#233; sur une langue, une culture et
une histoire auxquelles quiconque peut s'identifier, peu importe son
origine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors, libre &#224; qui le veut de rejeter le nom de Canadien-Fran&#231;ais comme le
fait M. Landry. Mais, de gr&#226;ce, qu'on ne le rejette pas sous un faux
pr&#233;texte, en l'occurrence son soi-disant caract&#232;re ethnique. Car, pour les
gens qui employaient ce terme &#224; l'&#233;poque, il n'avait pas un sens ethnique,
il avait un sens national. Et c'est leur manquer du respect le plus
&#233;l&#233;mentaire que de pr&#233;tendre le contraire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Luc Potvin&lt;br&gt;
Verdun&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Bernard Landry rabroue &#224; son tour G&#233;rard Bouchard</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/06/17/194345.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/06/17/194345.html</guid>
		<dc:date>2008-06-17T16:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Antoine Robitaille - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Qu&#233;bec &#8212; L'ancien premier ministre p&#233;quiste Bernard Landry juge &#171; lamentable dans l'ensemble &#187; le Rapport Bouchard-Taylor. Mais le pire, &#224; ses yeux, fut lorsque l'un de ses signataires, G&#233;rard Bouchard, a d&#233;clar&#233; que ceux qui le critiquaient se pla&#231;aient en rupture avec (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton13979.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;198&quot; height=&quot;133&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Qu&#233;bec &#8212; L'ancien premier ministre p&#233;quiste Bernard Landry juge &#171; lamentable dans l'ensemble &#187; le Rapport Bouchard-Taylor. Mais le pire, &#224; ses yeux, fut lorsque l'un de ses signataires, G&#233;rard Bouchard, a d&#233;clar&#233; que ceux qui le critiquaient se pla&#231;aient en rupture avec l'h&#233;ritage de Ren&#233; L&#233;vesque. &#171; Me faire (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/17/194345.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le syndrome de Lucien</title>
		<link>http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2008/06/11/le-syndrome-de-lucien.aspx</link>
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		<dc:date>2008-06-16T14:09:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jos&#233;e Legault - Voir - www.voir.ca</dc:creator>
		


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		<description>Ces choix, dont un vocabulaire culpabilisant pour les francophones, expliquent peut-&#234;tre pourquoi M. Taylor, contrairement &#224; M. Bouchard, n'a re&#231;u que des &#233;loges de SA propre famille politique.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Ces choix, dont un vocabulaire culpabilisant pour les francophones, expliquent peut-&#234;tre pourquoi M. Taylor, contrairement &#224; M. Bouchard, n'a re&#231;u que des &#233;loges de SA propre famille politique. - &lt;a href="http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2008/06/11/le-syndrome-de-lucien.aspx"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>L'immigration, plus que la burqa, inqui&#232;te Parizeau</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-immigration-plus-que-la-burqa</link>
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		<dc:date>2008-06-16T12:54:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jean-Claude Leclerc - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Pour Jacques Parizeau, un ancien chef du Parti qu&#233;b&#233;cois et ex-premier ministre, la commission Bouchard-Taylor fait un faux proc&#232;s aux Qu&#233;b&#233;cois en les prenant pour des &#171; peureux &#187;. Mais, surtout, son rapport, qu'il a lu &#171; d'un bout &#224; l'autre &#187;, escamote un probl&#232;me central, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Jacques Parizeau, un ancien chef du Parti qu&#233;b&#233;cois et ex-premier ministre, la commission Bouchard-Taylor fait un faux proc&#232;s aux Qu&#233;b&#233;cois en les prenant pour des &#171; peureux &#187;. Mais, surtout, son rapport, qu'il a lu &#171; d'un bout &#224; l'autre &#187;, escamote un probl&#232;me central, soit le nombre d'immigrants que le Qu&#233;bec actuel peut int&#233;grer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La semaine derni&#232;re, en &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Trop-d-immigrants-a-integrer&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;entrevue exclusive au Journal de Montr&#233;al&lt;/a&gt;, le leader souverainiste n'a pas m&#233;nag&#233;, en effet, les deux commissaires. Leur rapport, dit-il, est &#171; bon pour la fili&#232;re 13 &#187;, une expression d&#233;signant les recommandations d'enqu&#234;tes spectaculaires que les gouvernements laissent souvent sans suite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Preuve pour lui que les Qu&#233;b&#233;cois ne sont pas des peureux, ils ont appuy&#233; la souverainet&#233; du Qu&#233;bec, en 1995, malgr&#233; les peurs qui leur &#233;taient instill&#233;es. &#171; J'&#233;tais d&#233;sol&#233; d'avoir perdu ce r&#233;f&#233;rendum, mais, s'exclame-t-il, mon Dieu que j'&#233;tais content de voir que 61 % des francophones ont vot&#233; OUI. &#187; &#171; Les Qu&#233;b&#233;cois, au contraire, commencent &#224; devenir, dit-il, tr&#232;s, tr&#232;s normaux. &#187; Les commissaires auraient d&#251;, &#224; son avis, aller voir plut&#244;t ce qui se fait ailleurs en mati&#232;re d'int&#233;gration des immigrants et d'accommodements religieux et culturels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais c'est surtout l'accueil d'un plus grand nombre d'immigrants qui pr&#233;occupe M. Parizeau. Le gouvernement actuel veut en accepter 55 000 ces toutes prochaines ann&#233;es. Or, &#224; 40 000 ces ann&#233;es-ci, les ressources qui leur sont consacr&#233;es ne lui semblent gu&#232;re suffisantes. &#192; 55 000, cela &#171; pourrait devenir un vrai probl&#232;me &#187;, dit-il.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Europe, des pays ont hauss&#233; leur &#171; cible &#187; d'immigration, pour les m&#234;mes raisons qu'ici, &#233;conomiques et d&#233;mographiques. &#171; O&#249; en sont-ils rendus ? &#192; quels probl&#232;mes font-ils face ? Quelles ressources ont-ils mises en place pour les int&#233;grer ? &#187; M. Parizeau aurait aim&#233; le savoir. Car, dit-il, une mauvaise int&#233;gration peut mener &#224; des situations &#171; d&#233;plorables &#187;, comme on en a vu &#171; ailleurs &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant, note l'ancien premier ministre, le Qu&#233;bec avait un &#171; bon syst&#232;me &#187; d'orientation et de formation des immigrants (les COFI). Malheureusement, d&#233;plore-t-il, on l'a aboli, pour des raisons budg&#233;taires. &#192; l'avenir, peut-on compter sur la Commission des droits de la personne ? Pas vraiment, &#224; son avis. Quant aux universit&#233;s et aux ordres professionnels, ils font preuve, dit-il, de &#171; mauvaise volont&#233; &#187; en retardant l'int&#233;gration des immigrants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il ait tort ou raison, nul ne pr&#233;tendra que M. Parizeau est peu favorable &#224; l'immigration. Toutefois, le danger qu'il entrevoit d'un trop grand nombre d'immigrants apporte une caution inattendue &#224; un parti moins ouvert, l'Action d&#233;mocratique du Qu&#233;bec. L'ADQ r&#234;ve, en effet, d'en faire un enjeu mobilisateur aux prochaines &#233;lections.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En r&#233;alit&#233;, si le Qu&#233;bec est mal pr&#233;par&#233;, on le doit aux gouvernements du PQ autant qu'aux lib&#233;raux. Tout en courtisant les minorit&#233;s culturelles, plus d'un dirigeant p&#233;quiste appr&#233;hendait l'adh&#233;sion au Canada de ces futurs citoyens. En somme c'&#233;tait : souverainet&#233; d'abord, immigration apr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ailleurs au pays, des motifs non moins politiques jouent aussi. Les d&#233;put&#233;s qui doivent leur si&#232;ge &#224; de fortes communaut&#233;s d'immigration r&#234;vent d'accueillir davantage de ces futurs &#233;lecteurs. Par contre, ceux dont les &#233;lecteurs craignent l'arriv&#233;e de ces &#233;trangers souhaiteront qu'il en vienne le moins possible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si G&#233;rard Bouchard et Charles Taylor avaient eu le loisir d'explorer ce qui se passe en Europe, ils y auraient trouv&#233; des contradictions comparables &#224; celles d'ici, notamment au chapitre de l'identit&#233; nationale, du manque de main-d'oeuvre ou des frictions religieuses. Ils auraient aussi d&#233;couvert que partis et m&#233;dias ne sont pas les seuls &#224; exploiter ces fausses tensions sociales. Des &#171; chercheurs &#187; y sont pass&#233;s ma&#238;tres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Canada, l'immigration a toujours suscit&#233; un malaise, bien que la diversit&#233; des populations ait emp&#234;ch&#233; la domination d'un groupe ou d'un mod&#232;le d'int&#233;gration. Ce pluralisme, parfois reconnu par les tribunaux, n'a pas emp&#234;ch&#233; de graves pers&#233;cutions, notamment en temps de guerre &#8212; au contraire. La r&#233;cente &#171; guerre au terrorisme &#187; (sic) a fait rena&#238;tre ce danger.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, l'Institut Fraser, groupe de Vancouver vou&#233; au primat de l'entreprise priv&#233;e, a livr&#233; r&#233;cemment un rapport sur le p&#233;ril terroriste. Les mesures prises par Ottawa apr&#232;s le 11-Septembre, y apprend-on, n'auraient pas apport&#233; plus de s&#233;curit&#233; au pays. La raison ? Les cafouillages de la police et de la douane ? Non. C'est l'immigration. Curieusement, ses auteurs attribuent les menaces potentielles &#224; des facteurs que l'on invoque aussi au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Manque de rigueur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le fort taux d'immigration &#233;tabli par Ottawa, l'insuffisance des ressources allou&#233;es aux enqu&#234;tes de s&#233;curit&#233;, le multiculturalisme qui favorise la fragmentation et le repli des communaut&#233;s, tout cela cr&#233;e un risque de radicalisation &#224; la frange de certaines communaut&#233;s. Aucune d'elles n'est nomm&#233;e, certes. Mais, note Aur&#233;lie Campana, les musulmans se sentiront vis&#233;s, ainsi que les sikhs et les tamouls.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Professeure &#224; l'Universit&#233; Laval, Aur&#233;lie Campana est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les conflits identitaires et le terrorisme. Dans une analyse parue dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Presse&lt;/i&gt; le 9 juin dernier, elle note le manque de rigueur scientifique du rapport de l'institut, et elle rappelle la trag&#233;die qui a frapp&#233; les Canadiens d'origine japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques personnalit&#233;s politiques ou diplomatiques d'Ottawa pr&#233;sentent aussi &#224; l'occasion des vues restrictives en mati&#232;re d'immigration. Non pas cette fois &#224; cause du p&#233;ril terroriste, mais en raison d'un sentiment de fragilit&#233; nationale. Cette &#171; perception &#187; les am&#232;ne &#224; proposer tant&#244;t une r&#233;duction de l'immigration, tant&#244;t une int&#233;gration autoritaire &#224; la soci&#233;t&#233; canadienne, &#224; ses valeurs et &#224; son mode de vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que ces vues contredisent les sentiments que l'on affiche ces temps-ci envers les peuples autochtones du pays n'est pas le moindre paradoxe. L'int&#233;gration forc&#233;e des autochtones n'a pas seulement &#233;t&#233; un lamentable &#233;chec pour la soci&#233;t&#233; canadienne, elle reste encore &#8212; pour des g&#233;n&#233;rations d'enfants et de parents &#8212; une trag&#233;die personnelle et collective, un si&#232;cle apr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec la croissance d&#233;mographique qu'ils connaissent, l'int&#233;gration de ces &#171; nouveaux arrivants &#187; de l'int&#233;rieur n'a pas fini de mettre le syst&#232;me &#224; l'&#233;preuve. &#192; plusieurs &#233;gards, on peut tirer un parall&#232;le entre le minist&#232;re des Affaires indiennes et celui de l'Immigration. L'arbitraire, l'insensibilit&#233; culturelle, la r&#233;pression y ont laiss&#233; une culture &#224; saveur coloniale, qui les rend bien peu aptes &#224; corriger le pass&#233;, encore moins &#224; inventer l'avenir. Et &#224; ce jour, l'arriv&#233;e d'administrations provinciales en ces domaines n'a pas chang&#233; grand-chose non plus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'aucuns r&#234;vent de privatiser l'immigration. Bienvenue &#224; l'incomp&#233;tence et &#224; la corruption ! D'autres trouvent que les &#171; communaut&#233;s &#187; minoritaires n'ont pas fait qu'isoler &#171; leurs &#187; immigrants, comme on leur en fait parfois le reproche, elles leur ont aussi offert un milieu de transition et un important appui &#233;conomique et moral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rares sont les institutions et les entreprises qui ont su faire mieux. Elles pourraient pourtant &#234;tre davantage mises &#224; contribution dans une future politique d'immigration propre &#224; favoriser aussi l'int&#233;gration &#224; la soci&#233;t&#233; d'accueil. L'acc&#232;s au travail, aux codes sociaux et &#224; la culture ambiante, toutes choses essentielles &#224; une int&#233;gration r&#233;ussie, y serait davantage assur&#233;, peut-on croire, que dans maints programmes sp&#233;ciaux, assujettis aux al&#233;as gouvernementaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;redaction@ledevoir.com&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LECTURE&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;G&#233;rard Noiriel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Immigration, antis&#233;mitisme et racisme en France (XIXe - XXe si&#232;cle), Discours publics, humiliations priv&#233;es&lt;/i&gt;, Paris, Fayard, 2007, 695 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Quatre enterrements pour un rapport</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/06/14/194028.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/06/14/194028.html</guid>
		<dc:date>2008-06-14T12:53:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Robert Dutrisac - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Il transpire du rapport &#171; une sorte de m&#233;pris du Canadien-fran&#231;ais qui me fait penser &#224; celui de Pierre Elliott Trudeau &#187;. Le rapport est &#171; abstrait et fumeux &#187;, fait par des intellectuels qui &#171; ne comprennent pas la vie &#187;. Il est tout juste bon pour &#171; la fili&#232;re 13 &#187;, d&#233;cr&#232;te Jacques Parizeau (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Il transpire du rapport &#171; une sorte de m&#233;pris du Canadien-fran&#231;ais qui me fait penser &#224; celui de Pierre Elliott Trudeau &#187;. Le rapport est &#171; abstrait et fumeux &#187;, fait par des intellectuels qui &#171; ne comprennent pas la vie &#187;. Il est tout juste bon pour &#171; la fili&#232;re 13 &#187;, d&#233;cr&#232;te Jacques Parizeau de fa&#231;on (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/14/194028.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Trop d'immigrants &#224; int&#233;grer ?</title>
		<link>http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/2008/06/20080612-045800.html</link>
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		<dc:date>2008-06-13T21:12:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Yves Chartrand - Jacques Parizeau ne cache pas une profonde pr&#233;occupation envers les nouvelles cibles d'immigration que le gouvernement de Jean Charest a fix&#233;es pour les trois prochaines ann&#233;es. &#171; Il y a des risques &#224; ne pas prendre. &#187; &#171; &#192; 40000 immigrants par ann&#233;e, &#231;a va encore, mais (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton13947.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;230&quot; height=&quot;180&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Yves Chartrand - Jacques Parizeau ne cache pas une profonde pr&#233;occupation envers les nouvelles cibles d'immigration que le gouvernement de Jean Charest a fix&#233;es pour les trois prochaines ann&#233;es. &#171; Il y a des risques &#224; ne pas prendre. &#187; &#171; &#192; 40000 immigrants par ann&#233;e, &#231;a va encore, mais est-ce qu'on peut passer &#224; 55 000 ? (...) - &lt;a href="http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/2008/06/20080612-045800.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Vivre ensemble</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/06/13/193768.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/06/13/193768.html</guid>
		<dc:date>2008-06-13T13:55:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Beno&#238;t Pelletier - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>C'est d'ailleurs &#224; la lumi&#232;re de cela que l'interculturalisme prend tout son sens. En effet, ce concept postule la saine int&#233;gration de chacun &#224; une entit&#233; marqu&#233;e par la langue fran&#231;aise et la culture d'expression fran&#231;aise, sans toutefois que les autres cultures aient (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;C'est d'ailleurs &#224; la lumi&#232;re de cela que l'interculturalisme prend tout son sens. En effet, ce concept postule la saine int&#233;gration de chacun &#224; une entit&#233; marqu&#233;e par la langue fran&#231;aise et la culture d'expression fran&#231;aise, sans toutefois que les autres cultures aient &#224; se fondre dans un m&#234;me moule. (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/13/193768.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>Le lugubre message du rapport Bouchard-Taylor </title>
		<link>http://www.vigile.net/Contradiction-des-partis</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Contradiction-des-partis</guid>
		<dc:date>2008-06-02T20:03:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Fernand Couturier - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Ces partis politiques se trouvent &#224; charrier une contradiction interne n&#233;faste. Sous couvert de tol&#233;rance et d'ouverture, acceptant les r&#232;gles de l'interculturalisme sur le terrain de jeu de la nation civique, les partis souverainistes m&#232;nent la cause de la nationalit&#233; qu&#233;b&#233;coise (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sans vouloir jouer les devins, j'ai quand m&#234;me l'impression que
l'attention va se d&#233;tourner du rapport Bouchard-Taylor et que la vie va
continuer comme avant. On peut bien tabletter ce document, mais il ne faut
justement pas que la vie continue comme avant. Et voici pourquoi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Interculturalisme, position de repli&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec a commenc&#233; de mettre l'emphase sur l'interculturalisme dans les
ann&#233;es 1970 en r&#233;action &#224; la politique trudeauiste du multiculturalisme.
Politique qui r&#233;cusait toute culture nationale pour le Canada et faisait de
ce pays un agglom&#233;rat de groupes culturels de diff&#233;rentes grosseurs et
pouvant entrer en interaction gr&#226;ce au bilinguisme anglais-fran&#231;ais. Mais
le Qu&#233;bec, soucieux d'affirmer et de conserver son identit&#233; fran&#231;aise,
voulut se distinguer de ce mod&#232;le canadien et s'orienta vers la position de
repli appel&#233;e interculturalisme. Un isme contre un autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vers la nation civique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le fonctionnement m&#234;me de l'interculturalisme, se nourrissant des
diff&#233;rences particuli&#232;res &#224; chacun des groupes ethnoculturels, groupes
mutant avec le temps en communaut&#233;s culturelles, devait entra&#238;ner une
modification de la compr&#233;hension habituelle de la nation. Modification qui
fut une r&#233;duction substantielle. Il fallait en effet que le concept de
nation se d&#233;leste de sa dimension ethnoculturelle et ne retienne que les
&#233;l&#233;ments soi-disant culturellement neutres. Ce qui donna comme r&#233;sultat la
nation civique. Celle-ci int&#232;gre ses membres uniquement par ce qui est de
l'ordre du droit, de la politique et des structures &#233;tatiques. C'est &#224; ce
niveau que se r&#233;alise l'unit&#233; des citoyens. C'est l&#224; le fondement de
l'identit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Terrain de jeu de l'interculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi la nation civique appara&#238;t-elle comme cette aire, cet espace o&#249; les
diff&#233;rentes communaut&#233;s culturelles peuvent &#233;voluer dans le cadre
particulier de leurs caract&#233;ristiques propres et proc&#233;der &#224; des &#233;changes
culturels entre elles. La nation civique est en quelque sorte le terrain de
jeu n&#233;cessaire &#224; l'interculturalisme. L'ar&#232;ne de son fonctionnement ou de
ses &#233;volutions, de son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Retomb&#233;e dans le multiculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais cette plateforme soi-disant culturellement neutre qu'est la nation
civique ram&#232;ne en r&#233;alit&#233; dans le mod&#232;le du multiculturalisme. En effet,
l'unit&#233; ou l'identit&#233; de la nation r&#233;sidant &#224; un niveau de r&#233;alit&#233; se
voulant libre de connotations ethnoculturelles, les communaut&#233;s culturelles
sont alors libres de vivre et de se d&#233;velopper &#224; leur aise dans leurs
propres cadres ethniques. Tout en ayant la droite conscience d'&#234;tre en
r&#232;gle avec les exigences de citoyennet&#233;. Et c'est exactement ce qui d&#233;finit
la soci&#233;t&#233; canadienne multiculturaliste. Mod&#232;le, pourtant, auquel on
voulait &#233;chapper au d&#233;part. Justement parce que ne convenant pas &#224; la
nation qu&#233;b&#233;coise historiquement de langue et de culture fran&#231;aises.
Identit&#233; qu'il s'agissait d'affirmer, de pr&#233;server et de d&#233;velopper.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;De terrain de jeu &#224; champ de bataille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais curieuse ironie du sort, les partis politiques si&#233;geant &#224; Qu&#233;bec et &#224;
Ottawa qui pr&#244;nent la souverainet&#233; et l'ind&#233;pendance de la nation
qu&#233;b&#233;coise, justement pour lui permettre d'assumer politiquement
l'int&#233;gralit&#233; de son identit&#233; culturelle fran&#231;aise, carburent tous &#224;
l'interculturalisme, et proclament tous la nation civique pour se montrer
conciliants et ouverts aux alt&#233;rit&#233;s ethnoculturelles. Ces partis
politiques se trouvent &#224; charrier une contradiction interne n&#233;faste. Sous
couvert de tol&#233;rance et d'ouverture, acceptant les r&#232;gles de
l'interculturalisme sur le terrain de jeu de la nation civique, les partis
souverainistes m&#232;nent la cause de la nationalit&#233; qu&#233;b&#233;coise historiquement
et culturellement fran&#231;aise vers une d&#233;faite certaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car, pour revenir aux formulations et consid&#233;rations du rapport
Bouchard-Taylor, le groupe majoritaire ethnoculturel d'origine
canadienne-fran&#231;aise ne fera pas le poids longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Son enfermement dans le cadre multiculturel canadien et anglais, sa condition d'infime minorit&#233;
dans le grand contexte nord-am&#233;ricain anglophone, sa soumission aux
exigences d'une mondialisation marchande anglicisante guid&#233;e par les seules
lois de la productivit&#233; et de la comp&#233;titivit&#233;, tout cela va &#233;roder ses
traits culturels fran&#231;ais et entra&#238;ner une inanition identitaire l&#233;tale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parce que ne pr&#233;side plus l'appartenance salutaire fond&#233;e sur une histoire
partag&#233;e. Parce que s'amenuise peu &#224; peu mais fatalement l'appartenance &#224;
une nation concr&#232;te, une nation avec toutes ses composantes : langagi&#232;re
fran&#231;aise, culturelle, territoriale, politique et &#233;tatique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pri&#232;re aux partis souverainistes d'entendre le lugubre message du rapport
Bouchard-Taylor : l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise va tomber sur &quot;Les Plaines d'Abraham&quot;
de la nation civique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fernand Couturier&lt;br&gt;
1 juin 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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