<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>Vigile.net - Claude Bariteau</title>
	<link>http://vigile.net/spip.php?page=mot&amp;id_mot=</link>
	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Vigile.net</title>
		<url>http://vigile.net/IMG/siteon0.jpg</url>
		<link>http://www.vigile.net/</link>
		<height>102</height>
		<width>250</width>
	</image>


	




	<item>
		<title>De la soumission &#224; l'affirmation</title>
		<link>http://www.vigile.net/De-la-soumission-a-l-affirmation</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/De-la-soumission-a-l-affirmation</guid>
		<dc:date>2009-10-21T19:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>l'histoire du Qu&#233;bec a pour trame des luttes men&#233;es, d'une part, par des sujets qui, avec divers alli&#233;s, ont cherch&#233; &#224; se lib&#233;rer de tout assujettissement et, d'autre part, par les d&#233;tenteurs du pouvoir politique, hier britanniques, aujourd'hui canadiens, qui ont tout (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; Pierre Falardeau&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vigile.net/1759-l-annee-des-Anglais&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Fin ao&#251;t 2009, Christian Rioux&lt;/a&gt; a d&#233;cortiqu&#233; le sens et la port&#233;e de la bataille des Plaines d'Abraham du 13 septembre 1759. Il en a fait ce qu'elle fut : un enjeu d'une guerre mondiale cons&#233;cutive &#224; celle de la Succession d'Autriche. Le titre du troisi&#232;me texte, &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Defaite-ou-cession&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;D&#233;faite ou cession&lt;/a&gt;, contient un &#171; ou &#187; qui laisse entendre que ce fut une d&#233;faite sans cession ou une cession sans d&#233;faite. Ce qui fait &#233;cho &#224; des lectures selon lesquelles la France a perdu alors qu'ici, en Am&#233;rique, rien n'a &#233;t&#233; c&#233;d&#233; ou qu'elle a c&#233;d&#233; ce qui n'a pas &#233;t&#233; perdu ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a bel et bien eu d&#233;faite de la France en Am&#233;rique aux mains de l'Angleterre lors de la guerre de Sept Ans et un transfert de propri&#233;t&#233; entre le vainqueur et le perdant, que pr&#233;cise le Trait&#233; de Paris de 1763. Les ressortissants fran&#231;ais eurent alors 18 mois pour vendre leurs biens &#224; des Britanniques et retourner en France. En demeurant sur place, ils devinrent des sujets coloniaux britanniques qui, en vertu des Trait&#233;s de Westphalie de 1648, purent pratiquer la religion catholique selon les lois britanniques alors en vigueur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s, l'histoire du Qu&#233;bec a pour trame des luttes men&#233;es, d'une part, par des sujets qui, avec divers alli&#233;s, ont cherch&#233; &#224; se lib&#233;rer de tout assujettissement et, d'autre part, par les d&#233;tenteurs du pouvoir politique, hier britanniques, aujourd'hui canadiens, qui ont tout fait pour conserver ce pouvoir &#224; l'aide d'alli&#233;s locaux constamment associ&#233;s &#224; leurs projets.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. La gouverne britannique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant m&#234;me la signature du Trait&#233; de Paris, dans le grand D&#233;troit, des Am&#233;rindiens des Sept Nations, insatisfaits du Trait&#233; d'Oswegatchie conclu peu avant la reddition de Montr&#233;al, se r&#233;voltent avec le chef Pontiac &#224; leur t&#234;te et re&#231;oivent l'appui de ressortissants fran&#231;ais, dits Canadiens. Au m&#234;me moment, &#224; l'est de Montr&#233;al et en Europe, des seigneurs, commer&#231;ants et dirigeants religieux tentent de s'allier aux Britanniques en leur offrant d'&#234;tre leur ancrage local pour appliquer l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/ds-souv/docs/bariteau-rule.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Indirect rule&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peu apr&#232;s le Trait&#233; de Paris, l'arriv&#233;e de Bradstreet neutralise, avec un bataillon de 300 dits Canadiens de l'est, le soul&#232;vement de D&#233;troit. En 1769, les accords d'Oswegatchie sont revus. Au cours des m&#234;mes ann&#233;es, seigneurs, membres du clerg&#233; et commer&#231;ants demeur&#233;s sur place demandent aux autorit&#233;s britanniques d'&#233;largir leur zone commerciale et de permettre le versement des cens et de la dime. Press&#233;e au sud par les Patriots &#233;tatsuniens dont elle veut emp&#234;cher l'irradiation de leurs id&#233;es au nord, la Grande-Bretagne obtemp&#232;re avec l'Acte de Qu&#233;bec (1774). En retour, elle exige l'appui de ces &#233;lites pour combattre les troupes &#233;tatsuniennes qui envisagent envahir la Province of Quebec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de cet acte, les r&#233;giments d'Arnold et de Montgomery, cr&#233;&#233;s par le Congr&#232;s &#233;tatsunien, ont l'appui de dits Canadiens. Plusieurs d'entre eux s'enr&#244;lent avec Montgomery qui prend le contr&#244;le des forts du Richelieu, de Montr&#233;al et de Trois-Rivi&#232;res avant de rejoindre les troupes d'Arnold et attaquer Qu&#233;bec en 1775. En 1776, l'arriv&#233;e de soldats britanniques en provenance de Boston, surtout des Allemands du Hanover c&#233;d&#233; par la France en 1763, force leur repli aux &#201;tats-Unis. L&#224;, ils rejoignent d'autres r&#233;giments et battent les Britanniques &#224; Bemis Height puis Saratoga en 1777, ce qui vaut l'appui de la France aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s la victoire de Yorktown en 1781, les &#201;tats-Unis sont reconnus en 1783 par la Grande-Bretagne, qui facilite l'immigration de loyalistes dans ses colonies, dont la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Province of Quebec&lt;/i&gt;. &#192; leurs demandes, ce territoire est scind&#233; en Bas et Haut Canada en 1791. Pour chacun, une assembl&#233;e l&#233;gislative est institu&#233;e avec des pouvoirs limit&#233;s sous l'autorit&#233; des Conseils l&#233;gislatif et ex&#233;cutif ainsi que du Gouverneur. D&#233;bute alors un favoritisme qui irrite de nouvelles &#233;lites locales. Elles fondent le Parti canadien. Leur chef, Pierre B&#233;dard, milite en faveur de la responsabilit&#233; minist&#233;rielle. Emprisonn&#233; en 1810 puis lib&#233;r&#233; l'ann&#233;e suivante, il devient juge en 1812. La m&#234;me ann&#233;e, le Bas-Canada appuie la Grande-Bretagne dans la Guerre 1812-1815 qui l'oppose aux &#201;tats-Unis pour le contr&#244;le du commerce maritime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vingt ans plus tard, des &#233;lites locales manifestent leur m&#233;contentement envers la gestion britannique au moment o&#249; s'effectue une immigration venant d'&#201;cosse, du pays de Galle, d'Angleterre et surtout d'Irlande alors que de nombreux Canadiens, &#224; l'&#233;troit dans les seigneuries ou d&#233;sireux de gagner autrement leur vie, &#233;migrent aux &#201;tats-Unis. En 1834, le Parti patriote, issu du Parti canadien, fait adopter 92 r&#233;solutions visant &#224; instaurer un gouvernement responsable. &#192; Montr&#233;al et dans les Cantons de l'est, les opposants se mobilisent. Londres rejette ces propositions et autorise le Conseil ex&#233;cutif de proc&#233;der.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'indignation s'exprime alors &#224; l'ext&#233;rieur du parlement, surtout dans les environs de Montr&#233;al et, rapidement, la lutte politique se transforme en affrontement. Des bousculades provoqu&#233;es par des membres du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Doric Club&lt;/i&gt; envers ceux des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Fils de la libert&#233;&lt;/i&gt; mettent le feu aux poudres. &#192; Saint-Ours, les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Fils de la libert&#233;&lt;/i&gt; sont dissouts et la scission entre patriotes mod&#233;r&#233;s et radicaux s'accentue. Peu pr&#233;par&#233;s, ces derniers prennent les armes en 1837, gagnent &#224; Saint-Denis mais sont d&#233;faits &#224; Saint-Charles et &#224; Saint-Eustache. Repli&#233;s aux &#201;tats-Unis, ils pr&#233;parent une relance, qui achoppe &#224; Odelltown en 1838.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cet affrontement, les d&#233;tenteurs du pouvoir colonial, appuy&#233;s de loyalistes, seigneurs, marchands, membres du haut clerg&#233; et des Am&#233;rindiens, s'opposent aux censitaires, artisans et professionnels, en majorit&#233; Canadiens, aussi Acadiens, Irlandais, &#201;tats-uniens, &#201;cossais et autres. Les premiers sortent gagnants. Chez les perdants, certains sont emprisonn&#233;s, objets de proc&#232;s exp&#233;di&#233;s, pendus ou exil&#233;s. La majorit&#233; se terre. L'ann&#233;e suivante, Londres adopte l'Acte d'Union. Il institue la plupart des transformations souhait&#233;es depuis 1822 par le Parti des bureaucrates. Quant aux sujets du Bas-Canada, ils perdent une institution politique, sont minoris&#233;s et contraints de payer les dettes du Haut-Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1846, Londres octroie le gouvernement responsable &#224; ses colonies. La Nouvelle-&#201;cosse s'en pr&#233;vaut en f&#233;vrier 1848. En mars, lord Elgin l'accorde au tandem r&#233;formiste Baldwin-Lafontaine. L'ann&#233;e suivante, le parlement adopte la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Loi des pertes de la r&#233;bellion&lt;/i&gt; alors que Londres biffe l'article 41 de l'Acte d'Union sur la langue des d&#233;bats. Les vainqueurs d'Odelltown le prennent mal. Le 25 avril 1849, ils incendient le parlement de Montr&#233;al. En 1850, Londres reconna&#238;t &#224; ses colonies plus de latitude. En Am&#233;rique, il en d&#233;coule un Trait&#233; de r&#233;ciprocit&#233; avec les &#201;tats-Unis. &#192; la m&#234;me p&#233;riode, l'abolition du r&#233;gime seigneurial, la cr&#233;ation de municipalit&#233;s et la mise sur pied d'institutions d'enseignement sous l'&#233;gide de communaut&#233;s religieuses changent la donne au Bas-Canada. Dans le Haut-Canada, &#224; la faveur d'une hausse de la population, la parit&#233; du nombre de d&#233;put&#233;s de chaque section du Canada Uni est questionn&#233;e. Appara&#238;t alors l'id&#233;e d'instituer une gouverne canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2. La gouverne canadienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors de la Guerre de S&#233;cession (1861-1865) aux Etats-Unis, la Grande-Bretagne soutient les Sudistes pour son coton. Prise &#224; partie par l'arm&#233;e de l'Union, elle craint l'envahissement de ses colonies du nord. Priv&#233;e alors du bois de la Scandinavie, elle d&#233;p&#234;che 11000 soldats &#224; Qu&#233;bec pour prot&#233;ger sa r&#233;serve du Bas-Canada. Lorsque les &#201;tats-uniens mettent fin au Trait&#233; de r&#233;ciprocit&#233;, elle panique et fait construire les forts de L&#233;vis pour contrer une charge qu'elle appr&#233;hende jusqu'&#224; Londres. Voil&#224; pourquoi elle accorde beaucoup d'attention au projet Dominion et incite ses concepteurs, qui le veulent plus centralis&#233; pour &#233;viter une s&#233;cession, &#224; l'ajuster pour rallier les colonies maritimes et une majorit&#233; des d&#233;put&#233;s canadiens-fran&#231;ais du Bas-Canada dont elle appr&#233;hende leur soutien aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi na&#238;t le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Dominion of Canada&lt;/i&gt;. Quatre ans plus tard, la Grande-Bretagne r&#232;gle son litige avec les &#201;tatsuniens lors du Trait&#233; de Washington, retire ses troupes de Qu&#233;bec et les installe &#224; Halifax. Apr&#232;s 1867, le Canada cr&#233;e son arm&#233;e. Il y recourt, &#224; l'interne, pour r&#233;primer, en 1886, le soul&#232;vement m&#233;tis, en 1917 l'opposition &#224; l'enr&#244;lement forc&#233; et, en 1970, l'agitation suscit&#233;e par le Front de lib&#233;ration du Qu&#233;bec (FLQ). Sur la sc&#232;ne internationale, le Canada participe &#224; la Premi&#232;re Guerre mondiale &#224; la demande de la Grande-Bretagne puis cosigne le Trait&#233; de Versailles et le document cr&#233;ant la Soci&#233;t&#233; des Nations. En 1931, il est confirm&#233; entit&#233; distincte de la Grande-Bretagne par le Statut de Westminster. &#192; ce titre, il participe &#224; la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. Apr&#232;s, membre de l'OTAN et du NORAD, il se fait promoteur de la paix, ce qu'il serait toujours en Afghanistan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre 1867 et 1960, dans la province de Qu&#233;bec, se propage un nationalisme autonomiste canadien-fran&#231;ais impr&#233;gn&#233; de valeurs religieuses. &#192; l'occasion, il s'exprime sur la sc&#232;ne politique, notamment lors de l'affaire Riel, de l'enr&#244;lement forc&#233; de 1917, de la participation du Canada &#224; la Deuxi&#232;me Guerre mondiale et de la suspension de Maurice Richard en 1955. C'est en y r&#233;f&#233;rant que le gouvernement Duplessis refuse les subventions f&#233;d&#233;rales et double, en 1954, la taxation pour forcer le Canada &#224; respecter son engagement de retourner aux provinces les pouvoirs de taxation qu'elles lui consentirent en temps de guerre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une crise en d&#233;coule. Duplessis sort gagnant. Par la suite, les partis politiques cherchent &#224; reprendre d'autres points d'imp&#244;t. De leurs victoires na&#238;t la R&#233;volution tranquille. Dans son sillage, s'irradie un n&#233;onationalisme canadien-fran&#231;ais. Ses tenants promeuvent un statut d'&#233;galit&#233; au sein du Canada, voire l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Dans sa foul&#233;e, deux r&#233;f&#233;rendums sont tenus sous l'&#233;gide du Parti qu&#233;b&#233;cois (PQ). Sans succ&#232;s. Le premier, en 1980, incite le Canada &#224; rapatrier et amender sa constitution ind&#233;pendamment de l'opposition de l'Assembl&#233;e nationale. Le deuxi&#232;me, en 1995, d&#233;bouche sur une charge &#224; fond de train du gouvernement f&#233;d&#233;ral : coupure dans les paiements de p&#233;r&#233;quation, investissement massif dans les champs de comp&#233;tence provinciale l&#233;galis&#233; en 1982, mise &#224; niveau canadien des avanc&#233;es qu&#233;b&#233;coises dans une multitude de domaines strat&#233;giques et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Loi de clarification&lt;/i&gt; octroyant un v&#233;to au parlement canadien sur une d&#233;marche r&#233;f&#233;rendaire qu&#233;b&#233;coise pour faire s&#233;cession du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du coup, la tutelle canadienne refait surface. De fa&#231;on unilat&#233;rale comme en 1837. De nouveau, les Qu&#233;b&#233;cois se retrouvent assujettis &#224; syst&#232;me politique. Depuis, l'enjeu est qu'ils s'en extraient et se dotent d'un pays ind&#233;pendant puisqu'au Canada, ils n'ont d'avenir que soumis. Il ne s'agit donc pas d'une question identitaire ou culturelle. Cet enjeu est d'abord et avant tout politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la d&#233;faite d'Odelltown et la militarisation du Canada, le recours aux armes est sans avenue. La voie d&#233;mocratique est la seule &#224; la disposition du peuple qu&#233;b&#233;cois. Qui plus est, malgr&#233; deux d&#233;faites, en 1980, le Parti qu&#233;b&#233;cois, avec le monde comme t&#233;moin, a fait reconna&#238;tre qu'il revient et appartient au peuple qu&#233;b&#233;cois, toutes origines confondues, de d&#233;cider d&#233;mocratiquement de son avenir. C'est le principal legs de Ren&#233; L&#233;vesque. Qui n'est pas le r&#233;f&#233;rendum, mais, plut&#244;t, le pouvoir de d&#233;cider. Et ce pouvoir peut tr&#232;s bien s'exprimer lors d'une &#233;lection, dont l'ind&#233;pendance est l'enjeu, &#224; l'occasion de laquelle les promoteurs du pays s'engagent &#224; le cr&#233;er s'il y a une majorit&#233; de votes et de d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En ins&#233;rant un &#171; ou &#187; entre d&#233;faite et cession, je ne pense pas que Christian Rioux niait la reddition de 1760 et la cession de 1763. Il fit plut&#244;t &#233;cho &#224; une interrogation, pr&#233;sente chez nombre d'analystes, historiens ou autres, pour qui les Canadiens d'alors n'auraient pas connu la d&#233;faite, car ce fut celle de la France, ni rien c&#233;d&#233;, puisqu'ils ne furent pas partie aux trait&#233;s sign&#233;s, seuls l'&#233;tant les Sept Nations et la France.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une telle interrogation laisse toutefois entendre qu'il y aurait eu des gens, lesdits Canadiens, diff&#233;rents des sujets fran&#231;ais au point de ne plus en &#234;tre, ce qui par extension vaudrait aussi pour les Acadiens. De telles cat&#233;gories servent &#224; g&#233;rer, en les isolant, les populations conquises. Les reprendre, c'est accepter de se penser dans les termes des conqu&#233;rants, ce qui ouvre la porte &#224; des d&#233;rives bizarres. L'une, que les Canadiens d'alors, en rogne avec la France plus qu'avec quelques dirigeants corrompus, aient trouv&#233; chez les Britanniques un accueil tel qu'ils s'y sont associ&#233;s puis, avec le temps, se sont li&#233;s aux nouveaux arrivants pour &#233;difier le Canada. Une autre, que ces Canadiens, sur le point de s'affranchir de la France, furent envahis par la Grande-Bretagne et c&#233;d&#233;s par un roi qui, sans en &#234;tre autoris&#233;, signa un trait&#233; contredisant la reddition de 1760.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces constructions aur&#233;olent seulement des groupes d'une communaut&#233; imagin&#233;e. Ce qui s'est pass&#233; fut : une d&#233;faite militaire, une cession territoriale et l'implantation d'un r&#233;gime colonial britannique pour g&#233;rer des ressortissants fran&#231;ais qui devinrent sujets britanniques. Avec le temps, il y eut des am&#233;nagements politiques. Autant sous les r&#233;gimes britannique que canadien, ils furent l'&#339;uvre de dirigeants support&#233;s par des groupes d'int&#233;r&#234;ts locaux. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le temps des bouffons&lt;/i&gt; (1985) de Pierre Falardeau en t&#233;moigne. Et la majeure partie de son &#339;uvre en d&#233;crit les effets et dit haut et fort que l'ind&#233;pendance, qui implique une lutte politique, ne peut s'atteindre qu'avec des fr&#232;res, quelles que soient leurs origines, qui se battent pour qu'elle advienne plut&#244;t que de se lier &#224; un pouvoir qui n'a de cesse de la nier et de gommer les Qu&#233;b&#233;cois dans des auras identitaires sans issue autre que leur soumission et leur entr&#233;e en cat&#233;gories diverses dans le folklore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Quel avenir pour le peuple qu&#233;b&#233;cois ?</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/06/29/257059.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2009/06/29/257059.html</guid>
		<dc:date>2009-06-29T14:07:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Au sein d'un &#201;tat souverain, toute culture minoritaire, f&#251;t-elle majoritaire sur un territoire, demeure une culture. Seuls des individus ayant la qualit&#233; d'&#233;lecteurs font des choix politiques. Pour eux, au Qu&#233;bec, il y en a deux : s'int&#233;grer au Canada ou extraire ce pays du (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Au sein d'un &#201;tat souverain, toute culture minoritaire, f&#251;t-elle majoritaire sur un territoire, demeure une culture. Seuls des individus ayant la qualit&#233; d'&#233;lecteurs font des choix politiques. Pour eux, au Qu&#233;bec, il y en a deux : s'int&#233;grer au Canada ou extraire ce pays du Qu&#233;bec. En d&#233;mocratie, cela se passe ainsi. Les (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/06/29/257059.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'impasse r&#233;f&#233;rendaire toujours d'actualit&#233;</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-impasse-referendaire-toujours-d</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-impasse-referendaire-toujours-d</guid>
		<dc:date>2009-06-13T16:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Le peuple qu&#233;b&#233;cois peut s'affirmer sans devoir qu&#233;mander un non qui sera entortill&#233; pour para&#238;tre un quasi-presque oui. Il suffit qu'il ait l'opportunit&#233; d'agir autrement. L'&#233;lection d&#233;cisionnelle le (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vigile.net/-IPSO-colloque-du-6-juin-2009-&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Le 6 juin 2009, au colloque des IPSO (Intellectuels pour la Souverainet&#233;)&lt;/a&gt;,
Jacques Parizeau d&#233;clare, entre autres, que tout d&#233;bat sur le processus est
st&#233;rile. Le PQ a fait son nid en 1974 avec la voie r&#233;f&#233;rendaire. En 1994,
cette voie &#233;tant au programme, il a compos&#233; avec. C'&#233;tait avant la loi
canadienne sur la clarification r&#233;f&#233;rendaire. Depuis, le PQ a refait son
nid en 2005. D&#232;s lors, &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Ramener-l-independance-du-Quebec&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;il faudrait composer avec ce nid&lt;/a&gt; comme si des
d&#233;l&#233;gu&#233;s d'un parti ont un droit de v&#233;to sur la marche d'un peuple. Personnellement, je ne composerai jamais avec &#231;a. La voie r&#233;f&#233;rendaire
n'est pas la seule fa&#231;on de r&#233;aliser l'ind&#233;pendance. Et la faisant toujours
sienne, le PQ pi&#232;ge le peuple qu&#233;b&#233;cois, ce que j'ai expliqu&#233; dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/05-5/souv-5.html#9&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Pour
Sortir de l'Impasse R&#233;f&#233;rendaire&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (2005) publi&#233; peu avant le Congr&#232;s de ce
parti. Les probl&#232;mes soulev&#233;s ne furent pas abord&#233;s. En lieu et place, des
leaders p&#233;quistes, dont la cheffe actuelle, Daniel Turp et Jean-Pierre
Charbonneau ont d&#233;fendu les id&#233;es de Bernard Landry. Elles consistaient &#224;
faire des retouches &#224; la voie r&#233;f&#233;rendaire. Le lendemain, sa d&#233;mission
occupe les m&#233;dias et la r&#233;it&#233;ration de l'impasse devient secondaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les positions r&#233;centes de la cheffe du PQ actualisent cette impasse.
Voulant &#233;viter le drame que susciterait une d&#233;faite d'un troisi&#232;me
r&#233;f&#233;rendum, elle entend proc&#233;der si elle a l'assurance de gagner.
Entre-temps, sondages &#224; l'appui qui montrent que l'id&#233;e de pays est
toujours forte et que son parti attire peu d'ind&#233;pendantistes, elle choisit
un menu &#224; la carte, comme avant l'&#233;chec de l'Accord du lac Meech, dans le
but de susciter une crise et, peut-&#234;tre, un r&#233;f&#233;rendum lorsqu'elle sera au
pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Qu&#233;bec, on n'aime ni la chicane, ni les crises. En provoquer une
demandera beaucoup de tact. Surtout pour la faire suivre d'un r&#233;f&#233;rendum
qui sera une ar&#232;ne chicani&#232;re. Les gens le savent. Ils savent aussi que les
pays viennent au monde d'eux-m&#234;mes mais acc&#232;dent aux Nations Unies apr&#232;s
l'aval de l'&#201;tat d'origine ou d'&#201;tats tiers, le premier &#233;tant la r&#232;gle.
Mieux, ils privil&#233;gient la d&#233;mocratie et savent qu'il y a trois fa&#231;ons : 1)
d&#233;claration d'une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s &#233;lus ou non &#224; cette fin ; 2)
r&#233;f&#233;rendum ; 3) d&#233;claration d'une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s &#233;lus &#224; cette fin avec
un soutien majoritaire des votes exprim&#233;s par l'&#233;lectorat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1974, le PQ a mis de c&#244;t&#233; la premi&#232;re. Pour diff&#233;rentes raisons. L'une
&#233;tant que le Canada serait plus sensible &#224; une confirmation par r&#233;f&#233;rendum.
Il a choisi la deuxi&#232;me. Or, pour acc&#233;der &#224; l'ind&#233;pendance, une condition
fondamentale est une entente sur les modalit&#233;s avec le pays d'origine.
Selon Alain Pellet, conseiller du Qu&#233;bec en 1995 et 1999, sans entente, le
pays d'origine d&#233;tient un droit de v&#233;to. S'il existait un flou sur ce point
avant la loi sur la clarification, ce n'est plus le cas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La troisi&#232;me est une &#233;lection d&#233;cisionnelle. Pour Viva Ona Bartkus, une
volont&#233; de faire pays exprim&#233;e de fa&#231;on majoritaire lors d'une &#233;lection ou
d'un r&#233;f&#233;rendum obligerait le Canada, car, en refusant de n&#233;gocier la
s&#233;cession, il nierait les principes m&#234;mes inh&#233;rents &#224; sa cr&#233;ation (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The
Dynamic of Secession&lt;/i&gt;, 1999, p. 230). Cette fa&#231;on fut utilis&#233;e par les pays
baltes. Elle peut l'&#234;tre par un seul parti ou par plusieurs partis
ind&#233;pendantistes. Dans ce dernier cas, il suffit d'un accord entre eux, par
pacte ou autrement, pour transformer l'expression du peuple en double
majorit&#233; (votes et d&#233;put&#233;s) lors d'une &#233;lection dont l'enjeu est
l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le PQ, qui se dit ind&#233;pendantiste, devrait inclure dans son programme le
recours &#224; cette voie. QS aussi. Et tout autre parti ind&#233;pendantiste.
Plusieurs avantages en d&#233;couleraient. Deviendrait obsol&#232;te de devoir cr&#233;er
une crise pour ranimer une id&#233;e partag&#233;e par presque la moiti&#233; du peuple
qu&#233;b&#233;cois. Porteraient par contre sur l'essentiel toutes les futures
&#233;lections au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cette perspective, sans une majorit&#233; de votes en faveur des
candidats ind&#233;pendantistes, l'id&#233;al serait de refuser le pouvoir ex&#233;cutif.
Dans un univers o&#249; prime le recours au pouvoir provincial pour faire
provincial autrement, il d&#233;tonne. Pens&#233; dans la perspective de
l'ind&#233;pendance, il se justifie. On n'en est pas l&#224;. On est plut&#244;t au
lendemain de 1974, trente-cinq ans plus tard, et plus coinc&#233;s qu'avant.
L'urgent est de d&#233;sembourber le peuple qu&#233;b&#233;cois du pi&#232;ge r&#233;f&#233;rendaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le parti qui l'a cr&#233;&#233; peut le faire. Si ses membres s'ing&#233;nient &#224; frapper
&#224; la porte du voisin pour qu&#233;mander sa bont&#233;, je ne pense pas qu'ils aient
l'appui du peuple pour la d&#233;foncer parce que le voisin n'entend pas bien.
&#199;a prendrait un leader de la trempe de Gandhi ou de Mandela pour y
parvenir. Parizeau a presque r&#233;ussi. C'&#233;tait Parizeau. Le peuple qu&#233;b&#233;cois
peut s'affirmer sans devoir qu&#233;mander un non qui sera entortill&#233; pour
para&#238;tre un quasi-presque oui. Il suffit qu'il ait l'opportunit&#233; d'agir
autrement. L'&#233;lection d&#233;cisionnelle le permet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Quitter le monde de l'imaginaire pour fonder le Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.vigile.net/Quitter-le-monde-de-l-imaginaire</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Quitter-le-monde-de-l-imaginaire</guid>
		<dc:date>2009-05-29T11:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Pour l'anthropologue &#201;ric Schwimmer, l'id&#233;ologie des peuples domin&#233;s inverse les rapports de pouvoir. Les domin&#233;s deviennent des vainqueurs dans un monde imagin&#233; en marge des pouvoirs r&#233;els. En t&#233;moigne, quant &#224; moi, l'id&#233;e d'un troisi&#232;me r&#233;f&#233;rendum depuis que la loi sur (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Pour l'anthropologue &#201;ric Schwimmer, l'id&#233;ologie des peuples domin&#233;s inverse les rapports de pouvoir. Les domin&#233;s deviennent des vainqueurs dans un monde imagin&#233; en marge des pouvoirs r&#233;els. En t&#233;moigne, quant &#224; moi, l'id&#233;e d'un troisi&#232;me r&#233;f&#233;rendum depuis que la loi sur la clart&#233; a enferm&#233; explicitement cette approche (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Quitter-le-monde-de-l-imaginaire"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La Caisse de d&#233;p&#244;t et de placement (CDPQ) en perspective</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/200903/04/01-833184-la-caisse-de-depot-et-de-placement-cdpq-en-perspective.php</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/200903/04/01-833184-la-caisse-de-depot-et-de-placement-cdpq-en-perspective.php</guid>
		<dc:date>2009-03-05T16:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Soleil (Opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Texte publi&#233; dans Le Devoir du samedi 7 mars 2009 sous le titre &quot;La Caisse de d&#233;p&#244;t doit d'abord servir ses membres&quot; Au cours des prochains mois, la Caisse de d&#233;p&#244;t et de placement (CDPQ) sera l'objet de suggestions pour r&#233;viser les attentes &#224; son &#233;gard, peut-&#234;tre aussi son mode de (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton18416.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;430&quot; height=&quot;283&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Texte publi&#233; dans Le Devoir du samedi 7 mars 2009 sous le titre &quot;La Caisse de d&#233;p&#244;t doit d'abord servir ses membres&quot; Au cours des prochains mois, la Caisse de d&#233;p&#244;t et de placement (CDPQ) sera l'objet de suggestions pour r&#233;viser les attentes &#224; son &#233;gard, peut-&#234;tre aussi son mode de fonctionnement. Avec les pertes de 2008, la (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/200903/04/01-833184-la-caisse-de-depot-et-de-placement-cdpq-en-perspective.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Qu'y a-t-il derri&#232;re les &#233;lections ?</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/11/13/215816.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/11/13/215816.html</guid>
		<dc:date>2008-11-13T14:59:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>En ao&#251;t 2007, des banques et des fiducies canadiennes et internationales s'associent &#224; l'Entente de Montr&#233;al. Son but est de g&#233;rer la crise d&#233;coulant des probl&#232;mes de liquidit&#233; que rencontrent les d&#233;tenteurs de PCAA (papier commercial adoss&#233; &#224; des actifs) non bancaires. Le 20 (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;En ao&#251;t 2007, des banques et des fiducies canadiennes et internationales s'associent &#224; l'Entente de Montr&#233;al. Son but est de g&#233;rer la crise d&#233;coulant des probl&#232;mes de liquidit&#233; que rencontrent les d&#233;tenteurs de PCAA (papier commercial adoss&#233; &#224; des actifs) non bancaires. Le 20 octobre 2008, au coeur de la crise financi&#232;re (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/11/13/215816.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La remarque de Sarkozy n'avait rien &#224; voir avec l'unit&#233; canadienne</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-remarque-de-Sarkozy-n-avait</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-remarque-de-Sarkozy-n-avait</guid>
		<dc:date>2008-10-23T16:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Cet article est d'abord paru dans Le Soleil du 22 octobre 2008 *** R&#233;pondant &#224; une question de Pierre Duchesne, devenue introuvable et que personne ne cite, le pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise a dit qu'il n'est pas sur la m&#234;me longueur d'onde avec ceux qui estiment (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cet article est d'abord paru dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Soleil&lt;/i&gt; du 22 octobre 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;pondant &#224; une question de Pierre Duchesne, devenue introuvable et que personne ne cite, le pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise a dit qu'il n'est pas sur la m&#234;me longueur d'onde avec ceux qui estiment &#171; que le monde d'aujourd'hui a besoin d'une division suppl&#233;mentaire &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;velopp&#233;s en r&#233;f&#233;rence &#224; la crise &#233;conomique actuelle, ses propos ont &#233;t&#233; lus comme une prise de position en faveur de l'unit&#233; canadienne. Il n'en est rien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je les ai lu plus d'une fois, les ai mis en contexte pour mieux les d&#233;coder, et ai trouv&#233; qu'ils ne font pas r&#233;f&#233;rence au contexte qu&#233;b&#233;cois, ni au contentieux Qu&#233;bec-Canada, mais aux positions de l'Union europ&#233;enne et de la France, incarn&#233;es par le m&#234;me homme, face &#224; la crise &#233;conomique actuelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pr&#233;sident Sarkozy a dit ici qu'il est pr&#233;occup&#233; par le soutien du Canada, qu'il souhaite grandement, &#224; la r&#233;forme du capitalisme qu'il propose, ajoutant, avec doigt&#233;, qu'il ne serait pas opportun que le Canada s'&#233;loigne des vues de l'Europe et de la France, voire du monde capitaliste. Et, pour mieux l'y associer, il a mis&#233; sur les liens d'amiti&#233; avec l'un des membres du G8.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'en certains milieux on ait d&#233;cod&#233;, dans ces propos, un abandon de la France ou, pire encore, un d&#233;menti de la pertinence de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, voil&#224; qui est hautement exag&#233;r&#233;. Mais, h&#233;las, voil&#224; qui est souvent le propre des minorit&#233;s nationales qui, pour une multitude de raisons, ont l'&#233;piderme tr&#232;s sensible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le Qu&#233;bec est un pays, le pr&#233;sident fran&#231;ais aurait souhait&#233; qu'il s'allie &#224; la d&#233;marche qu'il d&#233;ploie, au nom de l'Union europ&#233;enne et de la France, sur la sc&#232;ne internationale afin de r&#233;sorber la crise &#233;conomique. Il aurait m&#234;me ajout&#233; qu'il ne comprendrait pas que le Qu&#233;bec refuse de s'y associer, contribuant alors &#224; diviser plut&#244;t qu'unir les pays capitalistes dans la recherche d'une solution.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On le sait tous. Le Qu&#233;bec n'est pas un pays. Le pr&#233;sident fran&#231;ais ne pouvait pas dire qu'il souhaite de tout c&#339;ur que le Qu&#233;bec participe comme pays &#224; son plan de redressement. L'ayant fait, il aurait indispos&#233; le Canada, pays dont il recherchait l'aval, car le premier ministre Harper ne partageait pas sa vision.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme ses propos ont aliment&#233; une pol&#233;mique locale, il est fort &#224; parier que le PLQ cherche &#224; en tirer avantage, tout comme l'ADQ, et que le PQ, avec sa cheffe actuelle, y voit une autre raison pour &#233;vacuer le projet d'ind&#233;pendance d'une &#233;ventuelle campagne &#233;lectorale au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce serait une grave erreur. L'enjeu n'est pas l&#224;. Il consiste &#224; savoir si le Qu&#233;bec, pays, participerait &#224; la d&#233;marche de l'Union europ&#233;enne ou, en tant que province, s'il pressera le Canada &#224; s'y associer. C'est tout. La France et l'Union europ&#233;enne seront accueillantes &#224; l'&#233;gard des positions du Qu&#233;bec si ce dernier est en faveur de leur d&#233;marche, au demeurant qu'appuie le pr&#233;sident Bush. Le reste est secondaire. Quelque chose comme un discours promu par des nationalistes crypto-canadiens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le 14, s'afficher comme peuple au Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-14-s-afficher-comme-peuple-au</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Le-14-s-afficher-comme-peuple-au</guid>
		<dc:date>2008-10-13T17:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>&#192; cause de &#231;a et d'autres dossiers du m&#234;me ordre, les &#233;lections f&#233;d&#233;rales de 2008 sont historiques pour le peuple qu&#233;b&#233;cois. L'objectif canadien est connu : soumettre &#224; son ordre, cette fois &#224; la mani&#232;re Harper ou Dion. L'objectif des Qu&#233;b&#233;cois est aussi connu : (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le peuple qu&#233;b&#233;cois ne s'est jamais prononc&#233; en faveur de la cr&#233;ation du Canada et n'a jamais dit qu'il entend y demeurer. Depuis la cr&#233;ation du BQ en 1990, c'est ce qu'il rappelle. Le 14 octobre, le peuple qu&#233;b&#233;cois peut faire plus : affirmer qu'il est une nation politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'histoire du Qu&#233;bec, seuls les d&#233;put&#233;s du Parti Patriote ont re&#231;u un mandat du peuple. Le gouvernement colonial abolit alors le parlement et neutralisa ces derniers et leurs supporters. Quatre ans plus tard, le r&#233;gime colonial reprit vie. En 1867, le Canada en est n&#233; sans que les d&#233;put&#233;s en provenance du Qu&#233;bec n'aient de mandat &#224; cette fin. Les autres non plus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le sillage de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, le peuple qu&#233;b&#233;cois eut un sursaut de vitalit&#233;. Ce fut la R&#233;volution tranquille suivie de pressions &#224; la hausse pour renforcer le Qu&#233;bec. La riposte vint avec Pierre Elliott-Trudeau. Sans mandat, il refit le Canada pr&#233;textant avoir l'aval des d&#233;put&#233;s du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au r&#233;f&#233;rendum de 1980, si le peuple qu&#233;b&#233;cois refuse le projet du PQ, il ne donne pas carte blanche au PLC. M&#234;me chose en 1995. Le NON ne mandate pas Jean Chr&#233;tien de miner le Qu&#233;bec pour le rendre plus d&#233;pendant du Canada. Pourtant, c'est ce que firent ces premiers ministres, profitant de ces refus pour forcer le peuple qu&#233;b&#233;cois &#224; vivre dans un Canada plus &#233;troit et contraignant que celui de 1867.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ce que dit et redit le BQ &#224; la Chambre des communes, affirmant, &#224; l'occasion, qu'il manque un pays au peuple qu'il repr&#233;sente. Parce que le BQ dit &#231;a, il est objectivement l'ennemi du Canada et des partis f&#233;d&#233;ralistes qui, en l'attaquant de front, attaquent la nation politique qu&#233;b&#233;coise qui supporte le BQ.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour renforcer leur point de vue, tous ces partis f&#233;d&#233;ralistes ont besoin d'assises locales. Le PLQ et l'ADQ en sont les principales. Il leur faut aussi des courroies de transmission. M&#233;dias et nombre d'universitaires font ce travail. Il leur faut en plus des gens qui ne se d&#233;finissent pas d'abord membres de la nation politique qu&#233;b&#233;coise. L&#224;, ils sont combl&#233;s, car ils ont des appuis m&#234;me au sein du PQ qui promeut une nation culturelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2421 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:136px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.livresquebecois.com/livre.asp?id=pzpeyisdpzab&amp;/peuple-l-etat-et-la-guerre-au-canada-sous-le-regime-francais/louise-dechene&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/jpg_11-guerre.jpg' width=&quot;136&quot; height=&quot;213&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.livresquebecois.com/livre.asp?id=pzpeyisdpzab&amp;/peuple-l-etat-et-la-guerre-au-canada-sous-le-regime-francais/louise-dechene&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Le Peuple, l'&#201;tat et la Guerre au Canada sous le R&#233;gime fran&#231;ais&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (2008), Louise Dech&#234;ne explique comment les Britanniques ont soumis les paysans et le petit peuple urbain d'alors. D'abord en isolant les milices de l'arm&#233;e fran&#231;aise et des domicili&#233;s, leurs alli&#233;s am&#233;rindiens ; ensuite en r&#233;organisant la colonie sous l'&#233;gide de la Grande-Bretagne et de l'&#233;glise catholique, consolidant une &#171; tradition de soumission aux ordres &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Legs de la France, cette tradition fut solidifi&#233;e en 1763, britannis&#233;e en 1774, renforc&#233;e en 1836, encastr&#233;e en 1867 et en 1982 puis, en 2000, appesantie d'une loi sur la clart&#233;. Or, n'oublions surtout pas que c'est pr&#233;cis&#233;ment de cette tradition de soumission, dont le peuple qu&#233;b&#233;cois veut se d&#233;partir, alors que les partis f&#233;d&#233;ralistes, tous promoteurs de l'ordre canadien, aspirent &#224; ce qu'elle soit int&#233;rioris&#233;e afin de figer tout &#233;lan de lib&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La motion du BQ sur la nation qu&#233;b&#233;coise r&#233;v&#233;la leur habilet&#233; &#224; riveter cette tradition. D&#233;pos&#233;e &#224; la Chambre des communes par le BQ en r&#233;f&#233;rence &#224; tous les Qu&#233;b&#233;cois et Qu&#233;b&#233;coises, donc au peuple qu&#233;b&#233;cois, elle en est sortie diss&#233;qu&#233;e en composantes ethnico-culturelles. Car, pour ces partis, il n'&#233;tait pas question de reconna&#238;tre une nation politique autre que la nation canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 400i&#232;me anniversaire de la fondation de Qu&#233;bec alla plus loin. Une des pi&#232;ces, la plus grosse, que le Canada veut &#224; tout prix isoler des autres, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;vit sa m&#233;moire dissoute&lt;/strong&gt;. Pouvoir dominant oblige, 2008 se devait de c&#233;l&#233;brer le Canada. Pas Qu&#233;bec porte de l'Am&#233;rique du Nord. Pas Qu&#233;bec entit&#233; politique o&#249; r&#232;gne un &#233;missaire canadien avec mandat de la rendre d&#233;pendante du Canada. Mais Qu&#233;bec simple lieudit emmur&#233; pour un party canadien festif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#199;a ne s'est pas arr&#234;t&#233; l&#224;. Apr&#232;s Qu&#233;bec, Montr&#233;al fut cibl&#233; par des coupes dans les programmes culturels. Pourquoi ? Parce que, dans cette ville, ils soudent des pi&#232;ces que le Canada veut s&#233;parer, assurent une rel&#232;ve originale et font voir &#224; l'&#233;tranger le Qu&#233;bec qui se fait. Il fallait stopper &#231;a. C'est fait. Viendront un jour de nouveaux programmes, seulement toutefois lorsque les terreaux de la soumission seront m&#251;rs et les relais locaux pr&#234;ts &#224; faire le travail.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; cause de &#231;a et d'autres dossiers du m&#234;me ordre, les &#233;lections f&#233;d&#233;rales de 2008 sont historiques pour le peuple qu&#233;b&#233;cois. L'objectif canadien est connu : soumettre &#224; son ordre, cette fois &#224; la mani&#232;re Harper ou Dion. L'objectif des Qu&#233;b&#233;cois est aussi connu : s'extraire de cette soumission. Ces derniers disposent du vote pour le dire en s'affichant membres, toutes origines confondues, de la nation politique qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il revient au BQ de les y inviter. C'est m&#234;me un devoir pour eux de le faire. Non pour bloquer le PC. Ni faire un pied de nez au PLC. Seulement par respect envers eux et envers le peuple dont ils font la promotion au Canada. Le reste suivra. Surtout au Qu&#233;bec, car ce sera un geste d'affirmation politique sans pr&#233;c&#233;dent. Quelque chose comme un geste fondateur, qui n'a rien de d&#233;fensif, &#224; un moment charni&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une version &#233;court&#233;e de ce texte est parue dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Soleil&lt;/i&gt; du 10 octobre 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Les incidences politiques du rapport Bouchard-Taylor</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/07/10/197124.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/07/10/197124.html</guid>
		<dc:date>2008-07-10T10:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Ce rapport dit au gouvernement du Qu&#233;bec comment op&#233;rer au Canada sans susciter de vague. Or, s'il applique la principale recommandation, il balisera l'avenir pour de nombreuses ann&#233;es. C'est un risque. Et il est gros. C'est ici que le b&#226;t blesse. Dans leur rapport, les (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien que les commissaires aient des id&#233;es diff&#233;rentes quant &#224; l'avenir du Qu&#233;bec, l'un est ind&#233;pendantiste, l'autre f&#233;d&#233;raliste, ils ont produit un rapport coh&#233;rent, qu'ils ont rattach&#233; au concept d'interculturalisme, concept qu'ils souhaiteraient d&#233;fini par l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rapport contient plusieurs suggestions inspir&#233;es du bon sens. L&#224; n'est pas le probl&#232;me. Il se retrouve dans l'approche th&#233;orique et le cadre politique privil&#233;gi&#233;s par les commissaires, approche et cadre qui les ont conduits &#224; proposer une lecture et une fa&#231;on de faire qui propose un &#171; vivre ensemble &#187; au Qu&#233;bec selon une perspective apparent&#233;e &#224; la conception canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'approche th&#233;orique et ses incidences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les commissaires, l'interculturalisme pr&#233;suppose le communautarisme, th&#233;orie qui avance que les individus d'une entit&#233; politique sont d'abord membres de communaut&#233;s (religieuses ou ethnoculturelles) au sein desquelles ils d&#233;veloppent des convictions profondes. Il en d&#233;coule que le politique devient un univers de sens limit&#233; qui ne devrait pas emp&#234;cher l'expression des univers religieux et ethnoculturels, car ceux-ci le d&#233;bordent quant au sens donn&#233; &#224; l'existence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans leur argumentaire, les commissaires affirment m&#234;me une &#233;galit&#233; &#233;pist&#233;mologique entre les conceptions religieuses et les conceptions s&#233;culi&#232;res, dont celles du politique. Cons&#233;quemment, la neutralit&#233; de l'&#201;tat, qui s'applique habituellement aux religions, devrait, selon eux, s'appliquer aussi aux conceptions s&#233;culi&#232;res. Il s'ensuit que tout r&#233;gime politique qui s&#233;pare ces univers ostracise les individus qui les lient. L&#224; se trouve le penchant des commissaires pour minimiser les valeurs communes politiquement d&#233;finies. Pour eux, le commun ne peut r&#233;sulter que de la complicit&#233; entre les membres des communaut&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette approche, qualifi&#233;e de &#171; la&#239;cit&#233; ouverte &#187;, serait le socle pour &#233;difier le Qu&#233;bec de demain. C'est leur principale recommandation. De port&#233;e politique, elle remet en question des pratiques et des conceptions qui se sont affirm&#233;es dans le sillage de la R&#233;volution tranquille. Les commissaires &#233;taient conscients que, ce faisant, ils para&#238;traient des promoteurs du &#171; vivre ensemble &#187; canadien. Or, dans leur esprit, ce n'est pas le cas. &#192; leur avis, le Qu&#233;bec a les moyens (interculturalisme, lois, ressources) et les Qu&#233;b&#233;cois la vitalit&#233; (force int&#233;grative) pour fonder du neuf sur cette base.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On en retrouve aujourd'hui l'expression &#224; Kinnear's Mills. Petit village issu de la colonisation anglo-britannique en Chaudi&#232;re-Appalaches, il se caract&#233;risait jadis par la pr&#233;sence de trois chapelles (&#233;glise unie anciennement presbyt&#233;rienne, &#233;glise m&#233;thodiste et &#233;glise anglicane) et d'un Community Hall constitutif de l'espace public o&#249; prime la neutralit&#233; des autorit&#233;s mais s'exprime les signes port&#233;s par les membres des diverses communaut&#233;s pr&#233;sentes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'oppos&#233; de ce mod&#232;le soci&#233;tal, il y eut, au Qu&#233;bec, la paroisse catholique qui, d'abord &#233;rig&#233;e dans les seigneuries, s'est irradi&#233;e sur les terres de colonisation o&#249;, dans l'un et l'autre cas, les fid&#232;les de langue fran&#231;aise se sont dot&#233;s de municipalit&#233;s &#224; leur image. Ce mod&#232;le s'est infiltr&#233; un peu partout et a conduit, &#224; Kinnear's Mills en 1940 et dans d'autres villages semblables, &#224; l'insertion de l'&#233;glise catholique sur la sc&#232;ne locale au moment o&#249; le gouvernement de la province pr&#244;nait un nationalisme politico-religieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les probl&#232;mes politiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Privil&#233;gier le mod&#232;le r&#233;vis&#233; de Kinnear's Mills pour traiter des accommodements raisonnables, c'est grosso modo ce que propose le rapport Bouchard-Taylor en avan&#231;ant que les diverses communaut&#233;s puissent s'exprimer dans un rapport d'&#233;galit&#233; et que leurs membres, &#224; l'exception de quelques repr&#233;sentants de l'ordre, puissent manifester les signes qui les identifient dans un espace public neutre, comme l'est le Community Hall. Ce faisant, ils piqu&#232;rent au vif des sensibilit&#233;s construites dans le sillage de la R&#233;volution tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du coup, Charles Taylor devint un fin renard canadien qui a roul&#233; G&#233;rard Bouchard dans la farine et ce dernier un tra&#238;tre &#224; la patrie, voire une brebis &#233;gar&#233;e. En les qualifiant ainsi, on escamote un point qui a conduit les commissaires &#224; faire cette recommandation. Ce point est le cadre politique. Les commissaires, eux, ne l'ont pas escamot&#233;. Ils affirment clairement que leurs recommandations, y compris celle-ci, s'inscrivent dans un contexte politique au sein duquel la province de Qu&#233;bec appartient (terme utilis&#233; &#224; la page 41) au Canada et est astreinte &#224; l'ordre politique constitutionnel (1982) et juridique (Cour supr&#234;me) de ce pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; sa face m&#234;me, ce cadre avantageait Charles Taylor et les communautaristes de la commission. Quant &#224; G&#233;rard Bouchard, il l'obligeait &#224; composer le pr&#233;sent au futur, ce qu'il fit en misant sur la langue comme &#233;l&#233;ment de convergence, ce qu'ont fait les membres du clerg&#233; catholique &#224; une autre &#233;poque, mais pour des fins religieuses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question qui se pose alors est la suivante : les commissaires pouvaient-ils faire abstraction de ce cadre, comme le font des nationalistes, alors que les Qu&#233;b&#233;cois sont toujours dans le Canada ? Dans ce Canada, pouvaient-ils proposer autre chose que d'inviter le gouvernement du Qu&#233;bec &#224; refaire, diff&#233;remment bien s&#251;r, ce qui fut d&#233;j&#224; fait ? Poser la question, c'est y r&#233;pondre. Une province canadienne n'est pas un pays. Les commissaires ont donc recommand&#233; de miser sur un mod&#232;le de &#171; vivre ensemble &#187; qui cadre avec le mod&#232;le canadien tout lui octroyant un cachet provincial. L&#224; se trouve l'assise de leurs critiques des d&#233;rives d&#233;coulant d'une lecture du Qu&#233;bec autour d'un &#171; nous &#187; majoritaire inscrit dans l'histoire et de &#171; nous &#187; qui en sont coup&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela &#233;tant, il faut retenir que ce rapport s'inscrit dans un univers politique provincial. Est-ce la seule fa&#231;on d'aborder la question des accommodements raisonnables ? Certains pensent qu'il est possible, dans une province, de faire autre chose ; d'autres, non. &#192; mon avis, la question ne se pose pas ainsi. Pour affirmer autre chose, il faut changer les param&#232;tres. Dans le cadre canadien, le Qu&#233;bec pourrait reproduire le mod&#232;le canadien int&#233;gralement, &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Bouchard-Taylor-un-bilan-mitige&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;comme le sugg&#232;re Pierre Anctil.&lt;/a&gt; Mais il y aurait de la grogne. Le Qu&#233;bec peut-il, toujours dans le Canada, afficher un mod&#232;le oppos&#233; de la&#239;cit&#233;, genre mod&#232;le fran&#231;ais ou allemand ? &#192; mon avis, non. Il faut &#234;tre un pays pour ce faire. Dans le Canada, le Qu&#233;bec ne peut r&#233;aliser qu'un entre-deux en autant que le Canada soit tol&#233;rant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rapport dit au gouvernement du Qu&#233;bec comment op&#233;rer au Canada sans susciter de vague. Or, s'il applique la principale recommandation, il balisera l'avenir pour de nombreuses ann&#233;es. C'est un risque. Et il est gros. C'est ici que le b&#226;t blesse. Dans leur rapport, les commissaires, s'ils invitent les Canadiens-fran&#231;ais &#224; plus de tol&#233;rance, font &#233;tat de l'existence d'une nation qu&#233;b&#233;coise &#224; laquelle s'identifient les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises toutes origines et options politiques confondues.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce point est majeur. Plus des deux tiers des Qu&#233;b&#233;cois r&#233;f&#232;rent &#224; cette nation et l'associe &#224; un &#171; vivre ensemble &#187; ayant pour fondement le fran&#231;ais langue commune, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes et la la&#239;cit&#233; de l'espace public. Pourquoi, me suis-je toujours demand&#233;, les commissaires n'ont pas construit leur rapport sur cette base ? L'ont-ils per&#231;ue, &#224; cause de leurs penchants communautaristes, trop fragile ? Difficile &#224; dire. Ne l'ayant pas fait, ils ont r&#233;v&#233;l&#233; les contraintes qu'exerce et exercera sur eux le cadre canadien. Il revient &#224; ces Qu&#233;b&#233;cois de clarifier leur choix politique et de d&#233;finir ult&#233;rieurement les assises du &#171; vivre ensemble &#187; qu'ils entendent faire valoir dans le respect des droits individuels.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(version publi&#233;e dans Le Devoir)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Libre-opinion - Les incidences politiques du rapport Bouchard-Taylor&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Claude Bariteau, Anthropologue&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir jeudi 10 juillet 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mots cl&#233;s : Commission Bouchard-Taylor, interculturalisme, Culture, Qu&#233;bec (province)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien que les commissaires aient des id&#233;es diff&#233;rentes quant &#224; l'avenir du Qu&#233;bec &#8212; l'un est ind&#233;pendantiste, l'autre f&#233;d&#233;raliste &#8212;, ils ont produit un rapport coh&#233;rent, qu'ils ont rattach&#233; au concept d'interculturalisme, concept qu'ils souhaiteraient voir d&#233;fini par l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rapport contient plusieurs suggestions inspir&#233;es du bon sens. L&#224; n'est pas le probl&#232;me. Celui-ci se retrouve dans l'approche th&#233;orique et le cadre politique privil&#233;gi&#233;s par les commissaires, approche et cadre qui les ont conduits &#224; une lecture et une fa&#231;on de faire qui proposent un &#171; vivre ensemble &#187; au Qu&#233;bec selon une perspective apparent&#233;e &#224; la conception canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les commissaires, l'interculturalisme pr&#233;suppose le communautarisme, th&#233;orie qui avance que les individus d'une entit&#233; politique sont d'abord membres de communaut&#233;s (religieuses ou ethnoculturelles) au sein desquelles ils d&#233;veloppent des convictions profondes. Il en d&#233;coule que le politique devient un univers de sens limit&#233; qui ne devrait pas emp&#234;cher l'expression des univers religieux et ethnoculturels, car ceux-ci le d&#233;bordent quant au sens donn&#233; &#224; l'existence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans leur argumentaire, les commissaires affirment m&#234;me une &#233;galit&#233; &#233;pist&#233;mologique entre les conceptions religieuses et les conceptions s&#233;culi&#232;res, dont celles du politique. Cons&#233;quemment, la neutralit&#233; de l'&#201;tat, qui s'applique habituellement aux religions, devrait, selon eux, s'appliquer aussi aux conceptions s&#233;culi&#232;res. Il s'ensuit que tout r&#233;gime politique qui s&#233;pare ces univers ostracise les individus qui les lient. L&#224; se trouve le penchant des commissaires pour minimiser les valeurs communes politiquement d&#233;finies. Pour eux, le commun ne peut r&#233;sulter que de la complicit&#233; entre les membres des communaut&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette approche, qualifi&#233;e de &#171; la&#239;cit&#233; ouverte &#187;, serait le socle pour &#233;difier le Qu&#233;bec de demain. C'est leur principale recommandation. De port&#233;e politique, elle remet en question des pratiques et des conceptions qui se sont affirm&#233;es dans le sillage de la R&#233;volution tranquille. Les commissaires &#233;taient conscients que, ce faisant, ils para&#238;traient des promoteurs du &#171; vivre ensemble &#187; canadien. Or, dans leur esprit, ce n'est pas le cas. &#192; leur avis, le Qu&#233;bec a les moyens (interculturalisme, lois, ressources) et les Qu&#233;b&#233;cois la vitalit&#233; (force int&#233;grative) pour fonder du neuf sur cette base.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Kinnear's Mills&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette id&#233;e, on en retrouve aujourd'hui l'expression &#224; Kinnear's Mills. Petit village issu de la colonisation anglo-britannique en Chaudi&#232;re-Appalaches, il se caract&#233;risait jadis par la pr&#233;sence de trois chapelles (&#233;glise unie anciennement presbyt&#233;rienne, &#233;glise m&#233;thodiste et &#233;glise anglicane) et d'un Community Hall constitutif de l'espace public o&#249; prime la neutralit&#233; des autorit&#233;s, mais s'expriment les signes port&#233;s par les membres des diverses communaut&#233;s pr&#233;sentes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'oppos&#233; de ce mod&#232;le soci&#233;tal, il y eut, au Qu&#233;bec, la paroisse catholique qui, d'abord &#233;rig&#233;e dans les seigneuries, s'est propag&#233;e sur les terres de colonisation o&#249;, dans l'un et l'autre cas, les fid&#232;les de langue fran&#231;aise se sont dot&#233;s de municipalit&#233;s &#224; leur image. Ce mod&#232;le s'est infiltr&#233; un peu partout et a conduit, &#224; Kinnear's Mills apr&#232;s 1940 et dans d'autres villages semblables, &#224; l'insertion de l'&#233;glise catholique sur la sc&#232;ne locale au moment o&#249; le gouvernement de la province pr&#244;nait un nationalisme politico-religieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Privil&#233;gier le mod&#232;le r&#233;vis&#233; de Kinnear's Mills pour traiter des accommodements raisonnables, c'est grosso modo ce que propose le rapport Bouchard-Taylor en avan&#231;ant que les diverses communaut&#233;s puissent s'exprimer dans un rapport d'&#233;galit&#233; et que leurs membres, &#224; l'exception de quelques repr&#233;sentants de l'ordre, puissent manifester les signes qui les identifient dans un espace public neutre, comme l'est le Community Hall. Ce faisant, ils piqu&#232;rent au vif des sensibilit&#233;s construites dans le sillage de la R&#233;volution tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cadre politique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du coup, Charles Taylor devint un fin renard canadien qui a roul&#233; G&#233;rard Bouchard dans la farine et ce dernier, un tra&#238;tre &#224; la patrie, voire une brebis &#233;gar&#233;e. En les qualifiant ainsi, on escamote un point qui a conduit les commissaires &#224; faire cette recommandation. Ce point est le cadre politique. Les commissaires, eux, ne l'ont pas escamot&#233;. Ils affirment clairement que leurs recommandations, y compris celle-ci, s'inscrivent dans un contexte politique au sein duquel la province de Qu&#233;bec appartient (terme utilis&#233; &#224; la page 41) au Canada et est astreinte &#224; l'ordre politique constitutionnel (1982) et juridique (Cour supr&#234;me) de ce pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; sa face m&#234;me, ce cadre avantageait Charles Taylor et les communautaristes de la commission. Quant &#224; G&#233;rard Bouchard, il l'obligeait &#224; composer le pr&#233;sent au futur, ce qu'il fit en misant sur la langue comme &#233;l&#233;ment de convergence, ce qu'ont fait les membres du clerg&#233; catholique &#224; une autre &#233;poque, mais pour des fins religieuses et nationalistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question qui se pose alors est la suivante : les commissaires pouvaient-ils faire abstraction de ce cadre, comme le font des nationalistes, alors que les Qu&#233;b&#233;cois sont toujours dans le Canada ? Dans ce Canada, pouvaient-ils proposer autre chose que d'inviter le gouvernement du Qu&#233;bec &#224; refaire, diff&#233;remment bien s&#251;r, ce qui fut d&#233;j&#224; fait ? Poser la question, c'est y r&#233;pondre. Une province canadienne n'est pas un pays. Les commissaires ont donc recommand&#233; de miser sur un mod&#232;le de &#171; vivre ensemble &#187; qui cadre avec le mod&#232;le canadien tout en lui octroyant un cachet provincial. L&#224; se trouve l'assise de leurs critiques des d&#233;rives d&#233;coulant d'une lecture du Qu&#233;bec autour d'un &#171; nous &#187; majoritaire inscrit dans l'histoire et de &#171; nous &#187; qui en sont coup&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Changer les param&#232;tres&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut retenir que ce rapport s'inscrit dans un univers politique provincial. Est-ce la seule fa&#231;on d'aborder la question des accommodements raisonnables ? Certains pensent qu'il est possible, dans une province, de faire autre chose ; d'autres, non. &#192; mon avis, la question ne se pose pas ainsi. Pour affirmer autre chose, il faut changer les param&#232;tres. Dans le cadre canadien, le Qu&#233;bec pourrait reproduire le mod&#232;le canadien int&#233;gralement, comme le sugg&#232;re Pierre Anctil. Mais il y aurait de la grogne. Le Qu&#233;bec peut-il, toujours dans le Canada, afficher un mod&#232;le oppos&#233;, genre mod&#232;le fran&#231;ais ou allemand de la&#239;cit&#233; ? &#192; mon avis, non. Il faut &#234;tre un pays pour le faire. Dans le Canada, le Qu&#233;bec ne peut r&#233;aliser qu'un entre-deux en autant que le tol&#232;re le Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela &#233;tant, ce rapport dit au gouvernement du Qu&#233;bec comment op&#233;rer au Canada sans susciter de vagues. Or, s'il applique la principale recommandation, il balisera l'avenir pour de nombreuses ann&#233;es. C'est un risque. Et il est gros. C'est ici que le b&#226;t blesse. Dans leur rapport, les commissaires, s'ils invitent les Canadiens-fran&#231;ais &#224; plus de tol&#233;rance, ils font &#233;tat de l'existence d'une nation qu&#233;b&#233;coise &#224; laquelle s'identifient les Qu&#233;b&#233;cois, toutes origines et options politiques confondues.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce dernier point est majeur. Plus des deux tiers des Qu&#233;b&#233;cois r&#233;f&#232;rent &#224; cette conception qui se conjugue avec un &#171; vivre ensemble &#187; ayant pour fondement le fran&#231;ais langue commune, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes et la la&#239;cit&#233; de l'espace public. Pourquoi, on se le demande, n'ont-ils pas privil&#233;gi&#233; ce &#171; vivre ensemble &#187; ? Comme ils ne l'ont pas fait, peut-&#234;tre ont-ils pr&#233;f&#233;r&#233; inviter ces Qu&#233;b&#233;cois, dont je suis, &#224; clarifier leur choix politique en montrant o&#249; les conduit le cadre canadien, qui n'est pas celui privil&#233;gi&#233; par G&#233;rard Bouchard ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Des obstacles &#224; surmonter</title>
		<link>http://www.vigile.net/Des-obstacles-a-surmonter</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Des-obstacles-a-surmonter</guid>
		<dc:date>2008-07-01T14:40:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Bernard, bonjour, en ce jour comm&#233;morant un pays n&#233; avec, pour seul aval au Qu&#233;bec, celui de d&#233;put&#233;s, sans mandat &#224; cette fin, &#233;lus au sein d'un parlement cr&#233;&#233; par l'Acte d'Union adopt&#233; par le Parlement du Royaume-Uni, j'ai transmis &#224; Vigile un don de 250$, contribuant (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard, bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;en ce jour comm&#233;morant un pays n&#233; avec, pour seul aval au Qu&#233;bec, celui de d&#233;put&#233;s, sans mandat &#224; cette fin, &#233;lus au sein d'un parlement cr&#233;&#233; par l'Acte d'Union adopt&#233; par le Parlement du Royaume-Uni, j'ai transmis &#224; Vigile un don de 250$, contribuant ainsi &#224; l'action que tu y m&#232;nes jusqu'au 250i&#232;me anniversaire de la prise de Qu&#233;bec, le 14 septembre 1759, suivie de la capitulation le 18 septembre de la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2010, le 8 septembre, ce sera le 250i&#232;me anniversaire de la reddition de Montr&#233;al. Je transmettrai, l'an prochain, un montant identique pour la poursuite de tes activit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je profite de cet anniversaire canadien pour t'inviter &#224; ouvrir une chronique, lorsque tu jugeras le moment opportun, pour mettre en relief ces deux &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je te signale que l'assaut sur Qu&#233;bec et Montr&#233;al commen&#231;a par l'isolement de ces deux villes apr&#232;s la prise de Louisbourg qui s'est rendu le 27 juillet 1758, puis de Fort-Frontenac (aujourd'hui Kinston en Ontario) le 27 ao&#251;t 1758 et l'abandon du Fort Duquesne (aujourd'hui Pittsburgh en Pennsylvanie) trouv&#233; br&#251;l&#233; par John Forbes le 25 novembre 1758.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il serait bon de le rappeler cette ann&#233;e en invitant des historiens &#224; lire ces &#233;v&#233;nements autrement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il en va, je pense, d'une r&#233;appropriation d'une histoire, devenue la n&#244;tre et celle qui teinte les rapports qui s'&#233;tablissent ici avec les personnes qui choisissent d'y vivre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette r&#233;appropriation ne pourra &#234;tre v&#233;ritablement n&#244;tre que le jour de la reconnaissance de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Pour que ce jour advienne, il importe de s'extraire d&#232;s maintenant d'une pens&#233;e nationaliste et culturelle et d'en affirmer une dor&#233;navant politique, soit celle des Qu&#233;b&#233;cois et des Qu&#233;b&#233;coises toutes origines confondues.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un pays est d'abord une cr&#233;ation politique. Et c'est seulement une lecture politique qui conduira &#224; en faire un au Qu&#233;bec avec l'aval des futurs citoyens et futures citoyennes de ce pays. L'autre lecture, qu'inspire une pens&#233;e nationaliste, n'a pas cette finalit&#233;. Elle vise &#224; promouvoir secondairement le pays. En fait, elle est une expression plut&#244;t r&#233;active et d&#233;fensive imagin&#233;e par des &#233;lites locales qui vivent des services qu'elles offrent aux d&#233;tenteurs du pouvoir conquis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces &#233;lites sont actives depuis 1759. Elles ont fait la promotion de leurs int&#233;r&#234;ts et &#233;t&#233; &#233;cout&#233;es en 1774, ont poursuivi leurs actions en 1791 et, apr&#232;s 1834, ont contribu&#233; &#224; l'&#233;radication du mouvement des Patriotes puis se sont acoquin&#233;es avec ceux qui les ont &#233;radiqu&#233;s. Depuis, elles r&#232;gnent sur le Qu&#233;bec francophone. Ces derni&#232;res ann&#233;es, elles s'activent &#224; faire taire le mouvement ind&#233;pendantiste et oeuvrent &#224; d&#233;faire les liens g&#233;n&#233;r&#233;s par la R&#233;volution tranquille en r&#233;activant des valeurs qui s'opposent &#224; l'ind&#233;pendance des peuples.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il importerait, je pense, d'ouvrir une autre chronique, consacr&#233;e &#224; expliquer que les ennemis de l'ind&#233;pendance ne sont pas hors Qu&#233;bec ou quelques tra&#238;tres d'occasion, mais en grande partie ces &#233;lites, car elles en tirent des avantages divers. Elles entendent les maintenir en faisant la promotion de l'identit&#233; et de la langue et en faisant en sorte, par les blocages qu'elles favorisent, que les ind&#233;pendantistes paraissent une minorit&#233; d'hurluberlus alors qu'ils constituent plus de 40 % de la population du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Merci de ton attention,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Ramener l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec comme objet de lutte politique</title>
		<link>http://www.vigile.net/Ramener-l-independance-du-Quebec</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Ramener-l-independance-du-Quebec</guid>
		<dc:date>2008-04-10T17:46:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Dans D'o&#249; vient l'id&#233;e du r&#233;f&#233;rendum, Claude Morin (Vigile, 6-04-08) en pr&#233;cise la gen&#232;se et d&#233;fend la pertinence d'un r&#233;f&#233;rendum dans un processus de n&#233;gociation constitutionnelle. Tout ce qu'il &#233;crit r&#233;p&#232;te ce qu'il a toujours avanc&#233;. Que cette id&#233;e ait &#233;t&#233; (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vigile.net/D-ou-vient-l-idee-du-referendum&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;D'o&#249; vient l'id&#233;e du r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, Claude Morin (Vigile, 6-04-08) en pr&#233;cise la gen&#232;se et d&#233;fend la pertinence d'un r&#233;f&#233;rendum dans un processus de n&#233;gociation constitutionnelle. Tout ce qu'il &#233;crit r&#233;p&#232;te ce qu'il a toujours avanc&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que cette id&#233;e ait &#233;t&#233; partag&#233;e par de hauts fonctionnaires f&#233;d&#233;raux, cela n'en fait pas les g&#233;niteurs de son insertion dans le paysage p&#233;quiste en 1974. Claude Morin, apr&#232;s discussion avec certains d'entre eux &#224; diverses occasions, a tout simplement soumis un rapport au Conseil ex&#233;cutif national, qui signalait la pertinence de cette voie. Pr&#233;alablement, Robert Marceau avait d&#233;pos&#233; un document, peu avant le Congr&#232;s, qui pr&#233;conisait de proc&#233;der par &#233;tapes pour faire valoir la social-d&#233;mocratie et la souverainet&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Congr&#232;s de novembre 1974, le PQ int&#233;gra le r&#233;f&#233;rendum &#224; son programme comme modalit&#233; d'accession &#224; la souverainet&#233;. Ce n'est qu'en 1976, &#224; l'occasion du d&#233;voilement de la plate-forme &#233;lectorale de ce parti, qu'est apparue l'id&#233;e de bonne gouvernance pour r&#233;aliser des r&#233;formes et la tenue, en fin de mandat, d'un r&#233;f&#233;rendum. Il en d&#233;coula une mise au rancart du mode d'acc&#232;s &#224; la souverainet&#233; &#224; la suite d'une prise du pouvoir et de la tenue, peu apr&#232;s, d'un r&#233;f&#233;rendum sur un projet de constitution.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, cette id&#233;e revient. Certains estiment qu'une d&#233;claration d'ind&#233;pendance, avec une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s sans une majorit&#233; de soutien des &#233;lecteurs, est suffisante pour n&#233;gocier la s&#233;cession du Qu&#233;bec du Canada, quitte s'il y a blocage, &#224; recourir &#224; un r&#233;f&#233;rendum sur une constitution ou, le cas &#233;ch&#233;ant, &#224; chercher un appui venant de pays reconnus. L'argument de base des tenants de ces th&#232;ses est qu'ainsi proc&#233;d&#232;rent les P&#232;res de la Conf&#233;d&#233;ration sur la base des r&#232;gles du r&#233;gime parlementaire britannique devenu n&#244;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Morin a raison de questionner leur th&#232;se. Sans soutien majoritaire des &#233;lecteurs, ce sera l'impasse. Je dirais plus. Les P&#232;res de la Conf&#233;d&#233;ration le devinrent parce que la Grande-Bretagne exigea l'expression d'une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s de l'ex-Bas-Canada pour que soit cr&#233;&#233; le Dominion of Canada. En d'autres termes, ce n'est pas la proc&#233;dure utilis&#233;e qui conduisit &#224; la cr&#233;ation de l'entit&#233; politique qu'est le Canada, mais l'aval donn&#233; &#224; cette proc&#233;dure par la Grande-Bretagne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Revenons maintenant &#224; l'id&#233;e, ch&#232;re &#224; Claude Morin, selon laquelle un r&#233;f&#233;rendum &#171; est un instrument sans pareil d'affirmation politique &#187; la seule fa&#231;on &#171; de d&#233;montrer hors de tout doute qu'une majorit&#233; significative de sa population est vraiment d'accord &#187; avec la souverainet&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Effectivement, un r&#233;f&#233;rendum est un instrument valable, que les Nations unies privil&#233;gient et auquel recourent plusieurs pays pour trancher des questions internes. Ce n'est toutefois pas le seul moyen. Une &#233;lection portant sur un th&#232;me pr&#233;cis, notamment celui de faire du Qu&#233;bec un pays souverain au sens international du terme, ce qui veut dire un pays ind&#233;pendant du Canada, a autant de valeur. C'est ce qu'a clairement d&#233;montr&#233; Viva Ona Bartkus dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The Dynamic of Secession&lt;/i&gt; (1999).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aussi, suis-je surpris que Claude Morin persiste &#224; soutenir que le seul moyen est un r&#233;f&#233;rendum, surtout qu'il sait tr&#232;s bien que, depuis la Loi sur la clart&#233; (2000), le Canada est devenu le ma&#238;tre du jeu en mati&#232;re r&#233;f&#233;rendaire et que, de l'avis des juristes internationaux, son recours n&#233;cessite, au pr&#233;alable, une entente entre les entit&#233;s en cause sur la question, le pourcentage, les modalit&#233;s de r&#233;alisation et la supervision &#224; la fois du d&#233;roulement et des suites au r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les cas r&#233;cents d'accession &#224; l'ind&#233;pendance r&#233;alis&#233;e &#224; la suite d'un r&#233;f&#233;rendum, dont ceux du Timor-Leste et du Mont&#233;n&#233;gro, l'ont &#233;t&#233; dans le cadre d'une entente pr&#233;alable portant sur ces points pr&#233;cis. Entre le Qu&#233;bec et le Canada, il n'existe pas une telle entente, de telle sorte que recourir &#224; un r&#233;f&#233;rendum pour enclencher le processus d'accession &#224; l'ind&#233;pendance peut conduire &#224; une impasse. Dans un tel contexte, le seul moyen d'&#233;viter l'impasse est une &#233;lection d&#233;cisionnelle, ce que j'ai expliqu&#233; dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pour sortir de l'impasse r&#233;f&#233;rendaire&lt;/i&gt; (2005).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une telle &#233;lection implique de proc&#233;der seulement s'il y a un soutien (50 % + 1) majoritaire des &#233;lecteurs lors d'une &#233;lection au cours de laquelle les partis pr&#244;nant l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec font de celle-ci leur priorit&#233;. Un tel soutien, s'il y a un pacte entre ces partis, conduira &#224; l'&#233;lection une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s. Il en d&#233;coulera que le peuple qu&#233;b&#233;cois aura choisi, par voie &#233;lectorale, de se doter d'un pays et, point des plus importants, les d&#233;put&#233;s &#233;lus auront en toute l&#233;gitimit&#233; le mandat de proc&#233;der.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Conseil national du PQ n'a pas &#233;vacu&#233; de son programme, ce que rappelle Claude Morin, l'id&#233;e de tenir un r&#233;f&#233;rendum. Il a plut&#244;t d&#233;cid&#233; de sursoir &#224; son recours de fa&#231;on obligeante et, depuis, inscrit sa d&#233;marche dans l'esprit des th&#232;ses mises de l'avant par Robert Marceau, une r&#233;vision de la social-d&#233;mocratie, un renflouement de l'identitaire et le discours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette d&#233;marche, &#224; mes yeux, a pour mire le r&#233;troviseur plus que le pare-brise. Elle fait l'&#233;conomie de revenir &#224; l'essentiel, qui est de cr&#233;er d&#233;mocratiquement un pays, seule fa&#231;on de construire au Qu&#233;bec un avenir &#224; la hauteur de nos aspirations. Elle le fait parce que ce parti refuse de revoir une d&#233;marche pr&#244;n&#233;e en 1974 et pi&#233;g&#233;e depuis &#224; la faveur d'une &#233;lection d&#233;cisionnelle qui permettrait de ramener l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec comme objet de lutte politique. Ce qu'elle est.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'ind&#233;pendance : la le&#231;on, des pr&#233;cisions et le chemin qui y m&#232;nent</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-independance-la-lecon-des</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-independance-la-lecon-des</guid>
		<dc:date>2008-03-15T21:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau</dc:creator>
		


[()


		<description>1. Introduction 1.1. Pour les promoteurs de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, l'ind&#233;pendance se doit d'&#234;tre au c&#339;ur des prochaines campagnes &#233;lectorales, ce qui veut dire que l'enjeu de ces campagnes, dont la prochaine, soit l'ind&#233;pendance. Les dossiers comme les (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;1. Introduction 1.1. Pour les promoteurs de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, l'ind&#233;pendance se doit d'&#234;tre au c&#339;ur des prochaines campagnes &#233;lectorales, ce qui veut dire que l'enjeu de ces campagnes, dont la prochaine, soit l'ind&#233;pendance. Les dossiers comme les moyens pour y arriver doivent &#234;tre pens&#233;s en fonction (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/L-independance-la-lecon-des"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Un nouveau cadre pour &#233;difier le Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.vigile.net/Un-nouveau-cadre-pour-edifier-le</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Un-nouveau-cadre-pour-edifier-le</guid>
		<dc:date>2008-01-30T19:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Nous en sommes l&#224;, mais nous savons : 1) que la voie militaire est sans issue ; 2) que l'approche r&#233;f&#233;rendaire est &#224; risque si elle est d&#233;ploy&#233;e sans accord formel avec le Canada et sa supervision par des instances internationales ; 3) que la voie &#233;lectorale est aussi l&#233;gitime qu'un (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Nous en sommes l&#224;, mais nous savons : 1) que la voie militaire est sans issue ; 2) que l'approche r&#233;f&#233;rendaire est &#224; risque si elle est d&#233;ploy&#233;e sans accord formel avec le Canada et sa supervision par des instances internationales ; 3) que la voie &#233;lectorale est aussi l&#233;gitime qu'un r&#233;f&#233;rendum pour instituer un &#201;tat ind&#233;pendant ; (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Un-nouveau-cadre-pour-edifier-le"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La citoyennet&#233; Beauchemin-Marois : pas pour moi !</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-citoyennete-Beauchemin-Marois</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-citoyennete-Beauchemin-Marois</guid>
		<dc:date>2007-11-13T17:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Soleil (Opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Conseiller de Pauline Marois, Jacques Beauchemin comprend difficilement que les r&#232;gles de droit aient pr&#233;s&#233;ance sur l'affirmation de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise. Cherchant une explication, il pr&#233;sume que la &#171; fascination qu'exercent les chartes &#187; est devenue un blocage &#224; &#171; (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Conseiller de Pauline Marois, Jacques Beauchemin comprend difficilement que les r&#232;gles de droit aient pr&#233;s&#233;ance sur l'affirmation de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise. Cherchant une explication, il pr&#233;sume que la &#171; fascination qu'exercent les chartes &#187; est devenue un blocage &#224; &#171; l'interpr&#233;tation d'une citoyennet&#233; qu&#233;b&#233;coise (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-citoyennete-Beauchemin-Marois"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title> Citoyennet&#233;, ind&#233;pendance et conventions internationales</title>
		<link>http://www.vigile.net/Citoyennete-independance-et</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Citoyennete-independance-et</guid>
		<dc:date>2007-10-29T16:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Texte publi&#233; dans Le Soleil du samedi 3 novembre 2007 sous le titre : &quot;Ces charges qui ont pilonn&#233; l'&#233;dification du Qu&#233;bec...&quot; source *** Les projets de loi du Parti qu&#233;b&#233;cois visant &#224; instituer une citoyennet&#233; qu&#233;b&#233;coise auront surtout un effet p&#233;dagogique, car le Parti lib&#233;ral du (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Texte publi&#233; dans Le Soleil du samedi 3 novembre 2007 sous le titre : &quot;Ces charges qui ont pilonn&#233; l'&#233;dification du Qu&#233;bec...&quot; source *** Les projets de loi du Parti qu&#233;b&#233;cois visant &#224; instituer une citoyennet&#233; qu&#233;b&#233;coise auront surtout un effet p&#233;dagogique, car le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec et l'Action d&#233;mocratique du Qu&#233;bec (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Citoyennete-independance-et"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'&#339;uvre de Jean Chr&#233;tien : une Guerre de neuf ans</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-oeuvre-de-Jean-Chretien-une</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-oeuvre-de-Jean-Chretien-une</guid>
		<dc:date>2007-10-18T19:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Dans cette perspective, les travaux de la commission Gomery s'apparentent &#224; un acte de contrition avan&#231;ant que le Canada, lorsqu'il fait une guerre humanitaire, doit agir proprement. Aussi, le juge Gomery, qui eut le mandat de nettoyer les bavures, devait s'indigner et pointer (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peu apr&#232;s la recension du livre d'Edouard Cloutier, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vigile.net/Pour-ne-pas-oublier-les&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Commandites et corruption canadienne&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, par Louis Cornellier, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; publia deux textes sans auteur rep&#233;rable sign&#233;s Presse Canadienne. Faisant la promotion du juge Gomery, ils contraient indirectement les id&#233;es de Cloutier. J'ai relu son livre. Un point pr&#233;cis attira mon attention : l'absence, dans le rapport du juge, d'un &#233;cho aux motifs du d&#233;ploiement des commandites &#224; la demande du premier ministre du Canada, qui &#233;tait alors sur le pied de guerre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1084 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:177px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://vigile.net/Le-rire-de-Jean-Chretien&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/png/18-chretien.png' width=&quot;177&quot; height=&quot;223&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Comme le r&#233;v&#232;le Cloutier, le commissaire s'est pench&#233; uniquement sur la m&#233;thode employ&#233;e. Si les r&#232;gles administratives eussent &#233;t&#233; respect&#233;es, ce d&#233;ploiement n'aurait pas fait probl&#232;me. La preuve : dans son rapport, seules des d&#233;ficiences administratives sont not&#233;es. Or, pour Cloutier, ce sont l&#224; des d&#233;tails, les commandites ayant plut&#244;t contribu&#233; au d&#233;tournement politique du r&#233;f&#233;rendum de 1995 et, ult&#233;rieurement, &#224; la promotion du Canada au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; mon avis, il y eut beaucoup plus. St&#233;phane Dion, qui pr&#233;sida le Conseil priv&#233; de sa Majest&#233; durant presque toute la dur&#233;e des commandites, l'a dit aux audiences de cette commission : les commandites &#233;taient secondaires par rapport aux investissements par le Canada dans ses champs de comp&#233;tence et dans ceux partag&#233;s avec les provinces pour lier notamment le Qu&#233;bec au Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1085 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:256px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/collaborations/2208.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/png/18-pet-crime.png' width=&quot;256&quot; height=&quot;432&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Pour bien comprendre cette affirmation, il faut se rappeler qu'en 1980 Pierre Elliott Trudeau d&#233;clara que vouloir sortir du Canada est &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;un crime contre l'humanit&#233;&lt;/i&gt;. Pour emp&#234;cher que ce crime ne s'accomplisse, il soutint qu'un non serait un oui &#224; des changements sans en r&#233;v&#233;ler la teneur, rapatria la constitution et la modifia, ind&#233;pendamment de l'Assembl&#233;e nationale, en y ins&#233;rant des r&#232;gles qui renforcent les pouvoirs du Canada et bloquent toutes modifications futures majeures.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comble de malheur, quinze ans plus tard, les Qu&#233;b&#233;cois toutes origines confondues sont invit&#233;s &#224; commettre une deuxi&#232;me fois &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;un crime contre l'humanit&#233;&lt;/i&gt;. Il fallait les en dissuader. D'o&#249; les contournements de la loi qu&#233;b&#233;coise sur la consultation populaire, des naturalisations &#224; toute vitesse et d'autres gestes analogues. Puis, pour &#233;viter d'avoir &#224; le refaire une troisi&#232;me fois, des mesures &#224; profusion pour miner les terrains l&#224; o&#249; le peuple qu&#233;b&#233;cois consolide son &#171; vivre-ensemble &#187;, embraser le cerveau de ses membres avec des leurres enrob&#233;s d'unifoli&#233;s et, en prime, une loi soumettant tout recours &#224; un r&#233;f&#233;rendum aux diktats de la Chambre des communes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1995, le Canada &#233;tait effectivement en guerre contre le peuple qu&#233;b&#233;cois. Durant neuf ans, une charge fut d&#233;ploy&#233;e &#224; fond de train pour stopper sa marche. &#192; l'occasion de cette guerre, les gouvernements de Parizeau, de Bouchard et de Landry furent menott&#233;s, le peuple qu&#233;b&#233;cois d&#233;rout&#233; et Jean Charest, le vice-pr&#233;sident du camp du non, install&#233; &#224; la t&#234;te du Qu&#233;bec pour &#233;crouer ce peuple dans la prison qu'est la province de Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cette perspective, les travaux de la commission Gomery s'apparentent &#224; un acte de contrition avan&#231;ant que le Canada, lorsqu'il fait une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;guerre humanitaire&lt;/i&gt;, doit agir proprement. Aussi, le juge Gomery, qui eut le mandat de nettoyer les bavures, devait s'indigner et pointer la racaille. Quant &#224; la guerre planifi&#233;e en haut lieu, nenni. Et pour cause : pour le Canada, elle visait &#224; prot&#233;ger une peuplade d'une d&#233;rive historique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1087 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:142px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://vigile.net/De-Londres-a-Ottawa-le-terrorisme&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/png/18-oppression.png' width=&quot;142&quot; height=&quot;198&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
Voil&#224; o&#249; m'a conduit une relecture de Cloutier. Je me suis alors demand&#233; s'il en fut ainsi depuis la conqu&#234;te de la Nouvelle-France. Non pas des actes de contrition. Plut&#244;t des moyens utilis&#233;s pour emp&#234;cher l'expression des gens habitant le Qu&#233;bec. Voici la r&#233;ponse : tous les changements marquants de l'histoire politique du Qu&#233;bec se sont r&#233;alis&#233;s ind&#233;pendamment de leurs choix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1763, le Roi de la Grande Bretagne d&#233;finit unilat&#233;ralement le mode de gestion dans sa nouvelle colonie. En 1774, ce roi red&#233;finit le territoire et le pouvoir local. Craignant les r&#233;actions du peuple, il inscrit, dans l'Acte de Qu&#233;bec, des ouvertures en r&#233;ponse aux attentes du clerg&#233;, des seigneurs et des marchands anglais, esp&#233;rant qu'ils emp&#234;chent ce peuple de se liguer aux Patriots am&#233;ricains.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1791, &#224; la demande de Loyalistes venant des &#201;tats-Unis, un Acte constitutionnel, qui mit fin &#224; l'existence de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Province of Quebec,&lt;/i&gt; cr&#233;e deux entit&#233;s : le Bas-Canada et le Haut-Canada. Chacune dispose d'une Assembl&#233;e l&#233;gislative de membres &#233;lus mais les lois qu'ils votent peuvent &#234;tre rejet&#233;es par le gouverneur ou par les membres du Conseil l&#233;gislatif que ce dernier a nomm&#233;s &#224; vie. L'Assembl&#233;e l&#233;gislative n'a donc de pouvoir r&#233;el que celui de refuser le budget, ce que font ses &#233;lus en 1836.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce geste conduit aux affrontements de 1837 et de 1838 aux termes desquels les Conseils ex&#233;cutifs des Bas et Haut-Canada cr&#233;ent, &#224; la demande du parlement britannique, le Canada-Uni, entit&#233; qui abolit, en les fusionnant, les pr&#233;c&#233;dentes mais en conserve le cadre. Il en d&#233;coule la disparition d'un parlement o&#249; s'exprimait une population majoritairement de langue fran&#231;aise. Pour &#233;viter qu'elle se retrouve majoritaire dans la nouvelle entit&#233;, il est d&#233;cr&#233;t&#233; que soit &#233;lu un nombre &#233;gal de d&#233;put&#233;s en provenance des entit&#233;s ant&#233;rieures bien que celle du Bas-Canada regroupe pr&#232;s de 60 % de l'ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1848, ce Canada-Uni obtint la responsabilit&#233; minist&#233;rielle sur les affaires locales. Mais, peu apr&#232;s le constat que les Canadiens anglais sont majoritaires, donc sous-repr&#233;sent&#233;s, il conna&#238;t des difficult&#233;s. Divers projets sont &#233;labor&#233;s pour revoir cette entit&#233;. Antoine-Aim&#233; Dorion demande que la population de l'ex-Bas-Canada soit consult&#233;e. Les &#233;lus du Canada-Uni refusent. Quant aux autorit&#233;s britanniques, il leur suffit qu'une majorit&#233; d'&#233;lus canadiens-fran&#231;ais consentent sans mandat. Ainsi est n&#233; le Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1088 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:241px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://vigile.net/archives/hist/biographie/indextrudeau.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/png/18-pet-levesque.png' width=&quot;241&quot; height=&quot;198&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
Ainsi se refait-il en 1982 apr&#232;s le refus des premiers ministres provinciaux de tenir un r&#233;f&#233;rendum &#224; la suggestion de Ren&#233; L&#233;vesque. Une fois de plus, les autorit&#233;s britanniques acceptent que le Canada soit revu sans consultation des populations concern&#233;es. C'est ainsi que les Qu&#233;b&#233;cois ne purent exprimer leur point de vue. Il en fut de m&#234;me pour leurs &#233;lus de l'Assembl&#233;e nationale. Ni les autorit&#233;s britanniques, ni la Cour supr&#234;me n'y port&#232;rent attention.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1086 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:216px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2005/11/02/94042.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://vigile.net/IMG/png/18-gomery.png' width=&quot;216&quot; height=&quot;276&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
De tous ces changements, il ressort que les &#233;lus du peuple qu&#233;b&#233;cois n'ont de l&#233;gitimit&#233; que s'ils d&#233;cident selon les attentes des dirigeants britanniques ou canadiens. Quant au peuple, il importe &#224; ces m&#234;mes dirigeants qu'il ne puisse exprimer son choix, car il pourrait perp&#233;trer d&#233;mocratiquement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;un crime contre l'humanit&#233;&lt;/i&gt;. Quelle horreur ! Tels &#233;taient les objectifs de la Guerre de neuf ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peu apr&#232;s le d&#233;p&#244;t du rapport Gomery, Jean Chr&#233;tien, qui c&#244;toya les Mandela, Poutine et Clinton de ce monde, fut re&#231;u par sa Majest&#233;, car il a rempli le mandat que lui assigna le Gouverneur g&#233;n&#233;ral : d&#233;fendre le Canada contre vents et mar&#233;es, quitte, s'il le faut, &#224; contraindre l'&#233;lan de libert&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois. Il sera s&#251;rement anobli, de son vivant ou &#224; titre posthume.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Pas un faux pas, plut&#244;t une clarification heureuse</title>
		<link>http://www.vigile.net/Pas-un-faux-pas-plutot-une</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Pas-un-faux-pas-plutot-une</guid>
		<dc:date>2007-09-22T15:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Des m&#233;dias fran&#231;ais signalent que madame S&#233;gol&#232;ne Royal aurait fait un faux pas, une fois de plus, en r&#233;v&#233;lant que madame Pauline Marois lui a dit qu'il n'y aura pas d'autre r&#233;f&#233;rendum au Qu&#233;bec. Ici, les journaux reprennent cette id&#233;e et la r&#233;pandent en vue de provoquer une (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des m&#233;dias fran&#231;ais signalent que madame S&#233;gol&#232;ne Royal aurait fait un faux pas, une fois de plus, en r&#233;v&#233;lant que madame Pauline Marois lui a dit qu'il n'y aura pas d'autre r&#233;f&#233;rendum au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ici, &lt;a href=&quot;http://vigile.net/Segolene-derape-a-nouveau&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;les journaux reprennent cette id&#233;e et la r&#233;pandent en vue de provoquer une r&#233;action n&#233;gative &#224; l'endroit de madame Marois&lt;/a&gt; chez les promoteurs d'un Qu&#233;bec ind&#233;pendant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour moi, cette fuite n'a rien d'un faux pas, mais tout d'une clarification heureuse. Si la voie r&#233;f&#233;rendaire est mise de c&#244;t&#233;, ce qui est bien car elle est pi&#233;g&#233;e par la loi sur la clart&#233;, il en reste, exception faite du recours aux armes, deux autres : une d&#233;cision des parlementaires ou une &#233;lection d&#233;cisionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le premier cas, sans mandat &#233;manant du peuple, les parlementaires n'auraient pas de l&#233;gitimit&#233; &#224; moins que les parlementaires canadiens leur en reconnaissent une, ce qui m'appara&#238;t douteux, voire dangereux, car le peuple qu&#233;b&#233;cois ne serait pas le porteur de son pays. Il en d&#233;coulerait que ses contours se d&#233;cideraient par n&#233;gociation. Un pays, ce n'est pas n&#233;gociable. Seule la s&#233;cession l'est.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le deuxi&#232;me cas, le peuple est de la partie. &lt;a href=&quot;http://vigile.net/La-pesanteur-et-la-grace&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Comme l'a mis de l'avant Bernard Frappier en 2002 et bien d'autres depuis, avec une &#233;lection d&#233;cisionnelle&lt;/a&gt;, il faut, pour proc&#233;der, une plate-forme &#233;lectorale en cons&#233;quence et une double majorit&#233; (majorit&#233; de votes et majorit&#233; d'&#233;lus).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette fa&#231;on de proc&#233;der peut &#234;tre d&#233;ploy&#233;e par un parti ou dans le cadre d'un pacte entre partis ind&#233;pendantistes. Un pacte a l'avantage de r&#233;v&#233;ler que le projet de pays cimente une union entre les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises toutes origines confondues en vue de se doter d'un pays, ce qui est essentiel &#224; la r&#233;alisation de projets de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De ces deux voies, la deuxi&#232;me a de plus l'avantage rendre les contours du pays non n&#233;gociables et, surtout, de d&#233;douaner les parlementaires qu&#233;b&#233;cois d'op&#233;rer &#224; l'int&#233;rieur des limites juridiques du statut de province. Avec un mandat clair de faire le pays, ils peuvent &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;de jure&lt;/i&gt; instituer une autre entit&#233; politique en nommant un pr&#233;sident et en proc&#233;dant sous ses directives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Merci madame S&#233;gol&#232;ne Royal de cette fuite. Elle n'a rien d'un faux pas. Au contraire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'&quot;Indirect rule&quot; a d'autres incidences. L'une d'elles est la d&#233;valorisation de la culture et des pratiques politiques des populations conquises au nom d'une culture et d'un syst&#232;me politique dits sup&#233;rieurs.</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-Indirect-rule-a-d-autres</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-Indirect-rule-a-d-autres</guid>
		<dc:date>2007-09-21T18:46:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau</dc:creator>
		


[()


		<description></description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>
		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Bariteau, Claude</title>
		<link>http://www.vigile.net/Bariteau-Claude</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Bariteau-Claude</guid>
		<dc:date>2007-09-02T12:31:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau</dc:creator>
		


[()


		<description></description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>
		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Pourquoi le Qu&#233;bec doit devenir un pays ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Pourquoi-le-Quebec-doit-devenir-un</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Pourquoi-le-Quebec-doit-devenir-un</guid>
		<dc:date>2007-08-18T17:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Telles sont les cons&#233;quences de ne pas &#234;tre un pays et, ne l'&#233;tant pas, de devoir constamment se penser &#224; l'int&#233;rieur du moule canadien dans ces domaines vitaux et de ne pas am&#233;nager le Qu&#233;bec en fonction de nos int&#233;r&#234;ts. Ces cons&#233;quences sont, entre autres, structurelles, fiscales (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://vigile.net/IMG/arton8220.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;208&quot; height=&quot;139&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux articles r&#233;cents, l'un de Michel Vastel (&lt;a href=&quot;http://vigile.net/Corridor-ou-cul-de-sac&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Corridor ou cul-de-sac ?&lt;/a&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt; du 11 ao&#251;t), l'autre de Paul Bernard (&lt;a href=&quot;http://vigile.net/Redistribuer-la-richesse-dans-le&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Redistribuer la richesse dans le but d'en cr&#233;er&lt;/a&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; du 10 ao&#251;t), apportent des arguments pour faire du Qu&#233;bec un pays. Ils concernent les infrastructures et la fa&#231;on d'&#234;tre entre Qu&#233;b&#233;cois de toutes origines sur le plan social, deux ingr&#233;dients indispensables &#224; la consolidation de toute nation politique, car ils renforcent l'&#233;conomie et cimentent les liens sociaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans cette perspective que je les ai lus. Aussi, ces textes me sont apparus clairement des r&#233;v&#233;lateurs des effets structurants des politiques canadiennes sur les activit&#233;s des membres composant la nation politique qu&#233;b&#233;coise, dont la particularit&#233; est de ne pas avoir un pays pour s'affirmer collectivement. Voyons d'abord comment ils sont des r&#233;v&#233;lateurs avant d'en souligner les incidences et de cerner les issues possibles, car le choix de l'une ou l'autre issue, quoi qu'on dise, est et sera toujours d&#233;terminant quant &#224; la p&#233;rennit&#233; ou non de la nation politique qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les infrastructures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le premier texte, Michel Vastel signale que Lawrence Cannon, ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivit&#233;s, aussi le responsable du Qu&#233;bec, entend d&#233;velopper le corridor Qu&#233;bec-Windsor afin que les entreprises de transport qui op&#232;rent au Qu&#233;bec transitent d'avantage par le grand poste frontalier que deviendra Windsor.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2004, importe-t-il de le souligner, seulement 5,7G$ des 66G$ de produits d'exportations en provenance du Qu&#233;bec ont pass&#233; par Windsor pour se rendre aux &#201;tats-Unis. Voil&#224; qui montre qu'en mati&#232;re de transport des biens export&#233;s les int&#233;r&#234;ts du Qu&#233;bec se retrouvent ailleurs, soit sur l'axe nord-sud plut&#244;t qu'est-ouest, principalement &#224; Lacolle, ce que tout le monde sait, mais aussi au sud de Sherbrooke et de Saint-Georges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, pour le Canada, l'axe est-ouest doit primer au Qu&#233;bec pour desservir la grande r&#233;gion de Toronto, l&#224; o&#249; bat le c&#339;ur de l'&#233;conomie canadienne, l'axe nord-sud en dehors de l'Ontario devenant une affaire plut&#244;t provinciale. Cette approche pr&#233;vaut depuis la cr&#233;ation unilat&#233;rale de la Province du Canada-Uni par le gouvernement britannique et, apr&#232;s la cr&#233;ation du Canada, elle s'est accentu&#233;e, le Qu&#233;bec &#233;tant constamment invit&#233; &#224; s'y greffer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout cela est connu, mais trop souvent banalis&#233;. Les a&#233;roports au Qu&#233;bec, les autoroutes, les chemins de fer et les ports sont pens&#233;s et am&#233;nag&#233;s dans l'axe est-ouest dont Toronto et l'Ontario constituent la plaque tournante. La canalisation de la voie maritime du Saint-Laurent en t&#233;moigne clairement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un autre exemple patent est l'a&#233;roport P.E.T. Apr&#232;s la consolidation de l'a&#233;roport Pearson, qui a rendu caduc celui de Mirabel, cet a&#233;roport, localis&#233; &#224; Dorval, a maintenant une vocation r&#233;gionale. Or, le choix de Mirabel fut impos&#233; par le Gouvernement canadien au Gouvernement du Qu&#233;bec, car ce dernier, &#224; l'&#233;poque, privil&#233;giait l'implantation d'un a&#233;roport international dans le corridor Longueuil-Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Retenue, cette localisation aurait favoris&#233; le d&#233;veloppement de ce corridor plut&#244;t que celui &#224; l'ouest de Montr&#233;al et, aujourd'hui, on ne chercherait pas &#224; prot&#233;ger l'a&#233;roport P.E.T. qui s'y trouve. On parlerait plut&#244;t de se doter d'un TGV entre Qu&#233;bec et Montr&#233;al, avec arr&#234;t &#224; l'a&#233;roport, disons, de Beloeil, puis d'un autre TGV pour lier Montr&#233;al &#224; New York. On parlerait aussi d'am&#233;nagements routiers pour assurer le transport de biens et de personnes du nord au sud et vice-versa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d'autres termes, Windsor ne ferait pas partie de nos pr&#233;occupations. S'il le devient, c'est qu'au Canada nos taxes contribuent &#224; renforcer la plaque tournante canadienne qu'est le sud de l'Ontario. Puis, au Qu&#233;bec, si nous voulons nous doter d'infrastructures qui nous avantagent, nous devons en payer la note en surplus, ce qui constitue un frein. Enclav&#233; dans cette logique, le Qu&#233;bec se retrouve avec des infrastructures qui ne correspondent gu&#232;re &#224; ses besoins.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; qui explique en grande partie l'&#233;tat de son r&#233;seau routier et les liens d&#233;ficients entre le rectangle routier Montr&#233;al-Qu&#233;bec et les villes-cl&#233;s des r&#233;gions p&#233;riph&#233;riques, dont Rimouski, Saint-Georges, et cetera. Le m&#234;me constat peut &#234;tre fait en ce qui concerne les a&#233;roports, le transport ferroviaire et le transport maritime. On peut m&#234;me pousser l'analogie dans tous les secteurs. Le constat sera le m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La fa&#231;on d'&#234;tre entre Qu&#233;b&#233;cois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le dossier abord&#233; par Paul Bernard, qui en est un exemple, met l'accent sur la n&#233;cessit&#233; d'un investissement social pour lutter contre des in&#233;galit&#233;s en hausse depuis une vingtaine d'ann&#233;es dans la plupart des pays industrialis&#233;s. Comme le rappelle le sociologue de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, dans cette lutte, la pire des approches est la r&#233;duction des programmes sociaux comme des imp&#244;ts et le d&#233;ploiement de mesures coercitives pour forcer les individus &#224; travailler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; ses yeux, il importe plut&#244;t, comme le r&#233;v&#232;lent plusieurs recherches r&#233;centes, d'assurer &#171; &#224; tous les citoyens des conditions qui leur permettent de participer au march&#233; du travail (&#8230;) dans les meilleures conditions &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'atteinte de ces conditions optimales passe par des services publics universels en &#233;ducation comme en sant&#233; et un soutien aux familles dont les membres participent au march&#233; du travail. Avec ces services, il y a, l&#224; o&#249; ils sont mis en application intelligemment, un accroissement de la productivit&#233;, donc des entr&#233;es d'imp&#244;ts qui permettent leur maintien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ce que font, avec succ&#232;s, les pays scandinaves et certains pays de l'Union europ&#233;enne. Il est important ici de souligner qu'il s'agit de pays ayant mis de l'avant des politiques visant &#224; utiliser les d&#233;penses sociales courantes pour les transformer en des investissements sociaux g&#233;n&#233;rateurs d'une hausse de la productivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peut-on, au Qu&#233;bec, qui est une province du Canada, choisir cette approche et l'appliquer ind&#233;pendamment du Canada, qui est un pays ? Poser la question, c'est y r&#233;pondre. Pour d&#233;ployer une telle approche au Qu&#233;bec, il faudrait, d'abord, qu'elle soit mise en place au Canada. Or, m&#234;me si certains en r&#234;vent, leurs r&#234;ves demeureront toujours des r&#234;ves. En ces mati&#232;res, ce pays, le Canada, s'est toujours inspir&#233; des politiques britanniques. Elles ont comme particularit&#233; de miser sur des programmes compl&#233;mentaires, plut&#244;t que globaux, afin d'att&#233;nuer les &#233;carts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Gouvernement du Qu&#233;bec doit donc, dans ce dossier, se comporter comme dans celui des infrastructures. En sant&#233;, c'est connu. Les r&#232;gles canadiennes contraignent les programmes qu&#233;b&#233;cois et obligent &#224; des r&#233;am&#233;nagements complexes parce que le Qu&#233;bec n'a pas en mains les marges de man&#339;uvre qui lui permettraient de faire autrement en collaboration avec les groupes en pr&#233;sence. Seules des perc&#233;es secondaires ici et l&#224; sont possibles. Gu&#232;re plus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En &#233;ducation, c'est moins connu, sauf en milieu universitaire o&#249; le Gouvernement du Canada s'est investi avec des programmes cibl&#233;s de recherche, des bourses du mill&#233;naire et des chaires. Du coup, il a forc&#233; celui du Qu&#233;bec &#224; s'ajuster, ce qu'il fit non sans se retrouver devant certains probl&#232;mes. L'&#233;tat actuel du r&#233;seau universitaire qu&#233;b&#233;cois les r&#233;v&#232;le. Il y a un sur-financement d'activit&#233;s p&#233;riph&#233;riques, la plupart en partenariat, et un sous-financement de l'essentiel, et ce, au point que les universit&#233;s s'apparentent maintenant &#224; des centres de formations techniques et professionnelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; la main-d'&#339;uvre et au soutien aux familles dont les membres participent au march&#233; du travail, il existe des politiques canadiennes avec lesquelles le Qu&#233;bec doit composer. En fait, il doit ajuster ses objectifs &#224; ceux d&#233;finis par le Canada et, s'il veut faire plus, il lui revient de d&#233;bourser en cons&#233;quence. En d'autres termes, il ne peut pas sortir des param&#232;tres d&#233;finis par le Canada, ce qui est clairement ressorti notamment dans les dossiers de la main-d'&#339;uvre et des garderies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les cons&#233;quences et les issues&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Telles sont les cons&#233;quences de ne pas &#234;tre un pays et, ne l'&#233;tant pas, de devoir constamment se penser &#224; l'int&#233;rieur du moule canadien dans ces domaines vitaux et de ne pas am&#233;nager le Qu&#233;bec en fonction de nos int&#233;r&#234;ts. Ces cons&#233;quences sont, entre autres, structurelles, fiscales et politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Structurelles parce qu'elles fa&#231;onnent l'am&#233;nagement du territoire qu&#233;b&#233;cois et notre fa&#231;on d'&#234;tre selon les choix du Canada. Fiscales parce qu'elles nous obligent &#224; des d&#233;bours pour corriger les effets des orientations canadiennes, ce qui explique en partie le fardeau fiscal des Qu&#233;b&#233;cois et des Qu&#233;b&#233;coises &#224; revenus moyens. Politiques parce qu'elles contribuent &#224; la hausse des in&#233;galit&#233;s et conduisent &#224; qu&#233;mander et &#224; toujours devoir s'ajuster plut&#244;t qu'&#224; construire selon nos int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'y a pas cinquante fa&#231;ons d'aborder ces probl&#232;mes. J'en vois deux. La premi&#232;re consiste &#224; couper dans les services publics (infrastructures et politiques sociales) en les privatisant partiellement afin de diminuer le fardeau fiscal des Qu&#233;b&#233;cois et des Qu&#233;b&#233;coises &#224; revenus moyens, ce qui se transformera par contre en frais &#224; la hausse pour les services auxquels ils voudront avoir acc&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cette perspective, il s'agit d'appliquer un rem&#232;de contraire &#224; celui que proposent les chercheurs cit&#233;s par Paul Bernard. En l'appliquant, on ne fera toutefois que s'ajuster aux politiques canadiennes qui, depuis 1980 mais surtout apr&#232;s 1995, ont min&#233; le Qu&#233;bec de la R&#233;volution tranquille &#224; la faveur du d&#233;ploiement d'ingr&#233;dients multiples visant &#224; renforcer l'&#233;conomie ontarienne et &#224; cimenter la nation politique canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La deuxi&#232;me fa&#231;on est de sortir du moule canadien. La d&#233;ployer implique de l'audace collective chez les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises de toutes origines pour se doter du moule que fournit la cr&#233;ation d'un pays. Sans ce moule, nous ferons du sur-place, qui que nous sommes, comme nous en faisons actuellement en cherchant &#224; sortir d'une impasse &#224; l'aide de correctifs qui, en bout de piste, ne font qu'accentuer l'ampleur de l'impasse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque nous nous serons dot&#233;s de ce moule, nous serons en mesure de concevoir nos infrastructures et nos investissements sociaux en vue de dynamiser notre d&#233;veloppement et, par ricochet, consolider les liens sociaux, d&#233;j&#224; pr&#233;sents, entre les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises de toutes origines. C'est uniquement de cette fa&#231;on que nous parviendront &#224; faire ce que font certains pays europ&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faire ce choix, c'est sortir d'un univers pour en construire un autre, diff&#233;rent. Avec ce choix, la langue devient un probl&#232;me secondaire. Le fran&#231;ais s'officialise, car il n'est plus la langue d'une minorit&#233; canadienne, l'affichage rel&#232;ve de d&#233;cisions du Gouvernement du Qu&#233;bec plut&#244;t que de la Cour supr&#234;me du Canada et l'immigration se r&#233;alise selon les crit&#232;res du Gouvernement du Qu&#233;bec. Par ailleurs, le Gouvernement du Qu&#233;bec doit respecter les droits et les libert&#233;s reconnus aux minorit&#233;s par les Nations unies et les Qu&#233;b&#233;cois et Qu&#233;b&#233;coises, qui deviennent, disons trilingues, construisent leur pays &#224; la hauteur de leurs aspirations et de la fa&#231;on dont ils veulent vivre politiquement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec un tel choix, la probl&#233;matique de la diversit&#233; se d&#233;finirait ind&#233;pendamment des balises de la Constitution du Canada comme de la Cour supr&#234;me de ce pays et la Commission Bouchard-Taylor aborderait cette question au sein d'un pays r&#233;el.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Actuellement, elle le fait en pr&#233;sumant que l'&#201;tat du Qu&#233;bec est du m&#234;me ordre qu'un &#201;tat comme le Danemark ou l'Espagne, ce qui est un biais incompr&#233;hensible qui suppose l'existence d'une citoyennet&#233; qu&#233;b&#233;coise, qui n'existe pas. Ce biais conduira &#224; inviter les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises &#224; se comporter comme s'ils avaient un pays, ce qu'ils n'ont pas. Penser la diversit&#233; dans une province du Canada ne peut se faire qu'&#224; l'int&#233;rieur du moule canadien. Et, dans ce moule, les d&#233;s sont pip&#233;s comme dans les infrastructures et les d&#233;penses sociales. Tout s'y fait &#224; la canadienne plut&#244;t qu'&#224; la qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le soir du 26 : un Qu&#233;bec morcel&#233; et mendiant</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-soir-du-26-un-Quebec-morcele-et</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Le-soir-du-26-un-Quebec-morcele-et</guid>
		<dc:date>2007-03-25T19:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir</dc:creator>
		


[()


		<description>Les &#233;lections seront historiques. Le 26 au soir, le Qu&#233;bec sera morcel&#233; &#224; un point tel qu'il deviendra difficile, &#224; court terme, de le penser &#224; partir de points communs et d'id&#233;es partag&#233;es. Les pourcentages d'appui que re&#231;oivent les cinq partis en lice annoncent un (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les &#233;lections seront historiques. Le 26 au soir, le Qu&#233;bec sera morcel&#233; &#224; un point tel qu'il deviendra difficile, &#224; court terme, de le penser &#224; partir de points communs et d'id&#233;es partag&#233;es. Les pourcentages d'appui que re&#231;oivent les cinq partis en lice annoncent un morcellement sans pr&#233;c&#233;dent. Trois partis (Parti lib&#233;ral du (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-soir-du-26-un-Quebec-morcele-et"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Jean-Fran&#231;ois Lis&#233;e ne dit pas tout...</title>
		<link>http://www.vigile.net/Jean-Francois-Lisee-ne-dit-pas</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Jean-Francois-Lisee-ne-dit-pas</guid>
		<dc:date>2007-01-19T00:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Soleil</dc:creator>
		


[()


		<description>Voil&#224; autant d'arguments qui justifient l'abandon de la d&#233;marche r&#233;f&#233;rendaire &#224; la faveur d'une &#233;lection d&#233;cisionnelle. Pourtant, dans son article, Lis&#233;e n'y fait pas allusion. J'en suis sorti abasourdi. Attaquer St&#233;phane Dion ne changera rien. Peut-&#234;tre (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Voil&#224; autant d'arguments qui justifient l'abandon de la d&#233;marche r&#233;f&#233;rendaire &#224; la faveur d'une &#233;lection d&#233;cisionnelle. Pourtant, dans son article, Lis&#233;e n'y fait pas allusion. J'en suis sorti abasourdi. Attaquer St&#233;phane Dion ne changera rien. Peut-&#234;tre estime-t-il urgent de recourir aux tribunaux canadiens pour (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Jean-Francois-Lisee-ne-dit-pas"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Les Qu&#233;b&#233;cois, une simple minorit&#233; nationale du Canada !</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-Quebecois-une-simple-minorite</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Les-Quebecois-une-simple-minorite</guid>
		<dc:date>2007-01-04T17:52:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Devoir</dc:creator>
		


[()


		<description>Au cours des derni&#232;res semaines, au Canada et au Qu&#233;bec, nous avons eu droit &#224; une d&#233;monstration des plus vivantes des th&#232;ses de Benedict Anderson (1991). Selon cet auteur, les nations sont des collectivit&#233;s politiques imagin&#233;es et limit&#233;es g&#233;ographiquement. Elles ont, comme r&#234;ve, celui (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Au cours des derni&#232;res semaines, au Canada et au Qu&#233;bec, nous avons eu droit &#224; une d&#233;monstration des plus vivantes des th&#232;ses de Benedict Anderson (1991). Selon cet auteur, les nations sont des collectivit&#233;s politiques imagin&#233;es et limit&#233;es g&#233;ographiquement. Elles ont, comme r&#234;ve, celui d'&#234;tre libres, ce qui implique qu'elles (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Les-Quebecois-une-simple-minorite"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Les Qu&#233;b&#233;cois : une simple minorit&#233; nationale du Canada !</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-Quebecois-une-simple-minorite,3265</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Les-Quebecois-une-simple-minorite,3265</guid>
		<dc:date>2006-12-12T17:52:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - RIQ</dc:creator>
		


[()


		<description>Voil&#224; une raison de plus de ne pas tenir de r&#233;f&#233;rendum. D&#233;j&#224;, avant cette motion, ce moyen &#233;tait tr&#232;s risqu&#233; et g&#233;n&#233;rateur de tensions, car il n'y a pas d'entente entre le Canada et le Qu&#233;bec, en tant qu'entit&#233;s politiques, sur la question, le support et le processus de (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours des derni&#232;res semaines, au Canada et au Qu&#233;bec, nous avons eu droit &#224; une d&#233;monstration des plus vivantes des th&#232;ses de Benedict Anderson (1991). Selon cet auteur, les nations sont des communaut&#233;s politiques imagin&#233;es et limit&#233;es g&#233;ographiquement mais ont, comme r&#234;ves, celui d'&#234;tre libres, ce qui implique qu'elles soient souveraines. Or, toujours selon Anderson, cette souverainet&#233;, au cours des deux derniers si&#232;cles, veut dire avoir un &#201;tat souverain reconnu par d'autres &#201;tats souverains, donc d'&#234;tre un pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout le d&#233;bat amorc&#233; par le Bloc qu&#233;b&#233;cois (BQ) et le Parti lib&#233;ral du Canada (PLC), section du Qu&#233;bec, a conduit &#224; se demander si les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises forment une nation de ce type. &#192; l'&#233;vidence, ce n'est pas le cas. Seul le Canada est un &#201;tat souverain reconnu. Alors, que pouvait &#234;tre la nation qu&#233;b&#233;coise ? N'importe quoi, sauf une nation comme la canadienne. Aussi a-t-on avanc&#233; qu'elle s'apparentait &#224; celle des Acadiens et des peuples autochtones ou, plus prosa&#239;quement, qu'il s'agissait d'une nation sociologique, culturelle, sociopolitique, civique, multinationale, postmoderne, et cetera. Et, dans les deux cas, cette nation devenait tant&#244;t inclusive, tant&#244;t non.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, &#224; l'&#233;chelle internationale, on ne peut pas &#234;tre n'importe quoi lorsque le mot nation est accol&#233; &#224; une population. On est une nation souveraine ou une minorit&#233; nationale. &#199;a, &#231;a ne s'est pas dit dans les m&#233;dias ou dans les parlements. Le motif est simple. Par d&#233;finition, les minorit&#233;s nationales s'inscrivent dans le registre du droit &#224; la protection plut&#244;t que dans celui du droit des peuples &#224; l'autod&#233;termination externe. C'est d'ailleurs ce qui explique que les nations minoritaires ont une propension &#224; revendiquer des droits alors que les peuples n'ont de cesse d'aspirer au statut d'&#201;tat souverain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutefois, en votant que les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises forment &#171; une nation dans un Canada uni &#187;, les parlementaires canadiens ont fait de cette nation une simple minorit&#233; nationale du Canada. Aussi, en appuyant cette proposition, les &#171; bloquistes &#187; ont d&#251; affirmer, leur chef en t&#234;te, que la Chambre des communes reconnaissait que cette nation s'inscrit dans le registre du droit des peuples. Comme le sens des votes exprim&#233;s renvoie &#224; des visions diam&#233;tralement oppos&#233;es de la nation, on a pens&#233; que ces parlementaires avaient vot&#233; en m&#234;me temps pour une chose et son contraire. En quelque sorte, ils auraient appel&#233; un chat un &#233;l&#233;phant ou un &#233;l&#233;phant un chat, les deux se trouvant n&#233;anmoins &#171; dans un Canada uni &#187;. &#192; mon avis, ce n'est pas si simple que &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me si des souverainistes, du Bloc qu&#233;b&#233;cois (BQ) comme du Parti qu&#233;b&#233;cois (PQ), ont soutenu la th&#232;se de l'&#233;l&#233;phant, y voyant un gain s&#233;mantique, cela ne change pas la r&#233;alit&#233; canadienne et l'ordre international. Toutefois, parce que des souverainistes l'ont dit et que le mot nation en anglais veut dire pays, tout s'est compliqu&#233;. Le m&#233;li-m&#233;lo &#224; la Chambre des communes s'est irradi&#233; au Canada et au Qu&#233;bec. Les Canadiens n'ont gu&#232;re appr&#233;ci&#233; que l'&#233;l&#233;phant des bloquistes se retrouve dans leur magasin de porcelaine. Va pour un chat, &#224; la rigueur un chien en laisse. Mais un &#233;l&#233;phant, que non ! Au Qu&#233;bec, les gens se sont reconnus dans l'&#233;l&#233;phant, car &#231;a fait des si&#232;cles que certains r&#234;vent d'en devenir un. Alors, que la Chambre des communes accole, pour une premi&#232;re fois, le mot nation &#224; celui de Qu&#233;b&#233;cois, ils ont dit que leur nation n'a surtout pas un statut de minoritaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais, en se pensant en &#233;l&#233;phant, ils ne se sont pas rendu compte qu'ils &#233;taient objectivement un chat ou un chien. &#199;a, &#231;a leur a totalement &#233;chapp&#233;, d'autant plus qu'&#224; l'Assembl&#233;e nationale tous les chefs de partis ont vu dans cette motion un progr&#232;s m&#234;me s'ils prirent la peine de d&#233;finir leur nation comme &#233;tant celle de tous les Qu&#233;b&#233;cois et toutes les Qu&#233;b&#233;coises r&#233;sidant sur le territoire du Qu&#233;bec. Par contre, lorsqu'est venu le temps de souligner l'&#233;v&#233;nement, ils ont eu quelques difficult&#233;s. Apr&#232;s des tergiversations, ils ont d&#233;clar&#233; que la motion de la Chambre des communes ne saurait diminuer les droits inali&#233;nables de la nation qu&#233;b&#233;coise, ses pouvoirs constitutionnels et ses privil&#232;ges. &#192; sa face m&#234;me, cette position est d&#233;fensive et s'apparente &#224; celle que prennent les minorit&#233;s nationales en pareille circonstance. Elle r&#233;v&#232;le, somme toute, que la motion de la Chambre des communes indispose les parlementaires de l'Assembl&#233;e nationale au point qu'ils aient cherch&#233; &#224; s'en prot&#233;ger, confirmant alors que leurs pouvoirs s'inscrivent bien dans le registre du droit des minorit&#233;s nationales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que retenir de tout cela ? D'abord que la nation est une r&#233;alit&#233; construite et qu'en cette mati&#232;re tout d&#233;pend de celui qui la construit. Si c'est un &#201;tat souverain, comme le Canada, il affirmera qu'il constitue la seule nation souveraine et que les autres nations sur son territoire sont, par d&#233;finition, des minorit&#233;s nationales. Par contre, si cette construction est celle d'un peuple qui n'a pas d'&#201;tat souverain, l&#224;, deux entit&#233;s diff&#233;rentes peuvent &#234;tre con&#231;ues : une minorit&#233; nationale, ce qu'affirment implicitement le PLQ et l'ADQ en d&#233;finissant l'avenir de la nation qu&#233;b&#233;coise dans un Canada uni, et une nation souveraine, ce que le PQ dit souhaiter. Bien s&#251;r, on peut raffiner ces entit&#233;s. Mais, qu'une minorit&#233; nationale soit civique, ethnique ou je ne sais quoi, elle demeure une minorit&#233; et qu'une nation souveraine soit multi-soci&#233;tale, postmoderne, multinationale ou culturelle, elle demeure une nation souveraine. Ce sont l&#224; les deux seules entit&#233;s reconnues en droit international.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour un peuple, accepter d'&#234;tre une minorit&#233; nationale, ce que fait objectivement le peuple qu&#233;b&#233;cois en refusant d'&#234;tre autre chose, c'est accepter de se placer dans une position de demande de protection. Une telle position a comme particularit&#233; de laisser au protecteur, ici le Canada, tout l'espace pour faire r&#234;ver ce peuple et d'en faire ce qu'il veut lorsqu'il se met &#224; taper du pied, revendiquer, et cetera. Dans cette relation, le protecteur est avantag&#233; et s'arrangera m&#234;me pour que ce peuple se dise heureux dans son statut de minorit&#233; en lui permettant d'exprimer sa minorisation de diverses fa&#231;ons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un peuple qui veut acqu&#233;rir le statut d'un &#201;tat souverain doit plut&#244;t s'affranchir de cette relation &#224; l'aide des moyens &#224; sa disposition. Dans les soci&#233;t&#233;s occidentales, les moyens les plus valoris&#233;s, soit l'&#233;lection et le r&#233;f&#233;rendum, n&#233;cessitent un support majoritaire. Ce point, tr&#232;s important, n'a pas fait l'objet de discussion. Pourtant, les vis&#233;es de la motion de la Chambre des communes ciblaient surtout le recours &#224; ces moyens. C'est la deuxi&#232;me chose &#224; retenir. Pour s'en rendre compte, il faut se rappeler que : 1) la loi sur la clart&#233;, le b&#233;b&#233; de St&#233;phane Dion, reprenait une proposition de Stephen Harper faite en 1996 ; 2) la motion de Stephen Harper fut concoct&#233;e avec St&#233;phane Dion, ce qui provoqua la d&#233;mission du Pr&#233;sident du Conseil priv&#233; de sa Majest&#233;, Michael Chong, qui consid&#233;rait inacceptable de d&#233;finir les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises telle une nation ethnique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On sait, au Qu&#233;bec, que le concept de nation ethnique est aux antipodes de ce qu'avancent tous les partis au Qu&#233;bec. Alors, pourquoi, diable, cette Chambre des communes a-t-elle ainsi qualifi&#233; la nation qu&#233;b&#233;coise ? La r&#233;ponse est dans le Renvoi relatif &#224; la s&#233;cession du Qu&#233;bec (20 ao&#251;t 1998) et dans la loi sur la clart&#233; (2000). Dans son renvoi, la Cour supr&#234;me ne d&#233;finit pas la nation qu&#233;b&#233;coise et, dans la loi sur la clart&#233;, seules les provinces sont identifi&#233;es comme pouvant faire s&#233;cession. D&#232;s lors, en adoptant la motion du chef du Parti conservateur (PC), la Chambre des communes s'est donn&#233; un outil qui lui servira lorsqu'elle devra soupeser, &#224; la lumi&#232;re de la loi sur la clart&#233;, le support obtenu lors d'un r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; une raison de plus de ne pas tenir de r&#233;f&#233;rendum. D&#233;j&#224;, avant cette motion, ce moyen &#233;tait tr&#232;s risqu&#233; et g&#233;n&#233;rateur de tensions, car il n'y a pas d'entente entre le Canada et le Qu&#233;bec, en tant qu'entit&#233;s politiques, sur la question, le support et le processus de n&#233;gociation lors de la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum. Maintenant, c'est devenu &#224; risque &#233;lev&#233;. La Chambre des communes a entre les mains une d&#233;finition de la nation qu&#233;b&#233;coise rendant irrecevable tout vote favorable &#224; l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec et justifiant une partition, position qu'a toujours soutenue Stephen Harper, qui cr&#233;erait un ghetto ethnique qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout &#231;a ne se dira pas. Pourtant, si cette motion fait quelque chose, c'est bien d'ajouter un atout pour que le Canada fasse valoir ses propres int&#233;r&#234;ts le moment venu, notamment l'indivisibilit&#233; de son territoire. D&#232;s lors, avec cette motion du tandem Harper-Dion, il en va de l'acc&#232;s du peuple qu&#233;b&#233;cois &#224; l'autod&#233;termination externe. Aussi, est-il devenu incontournable que le peuple qu&#233;b&#233;cois proc&#232;de autrement que par r&#233;f&#233;rendum s'il veut se doter d'un &#201;tat souverain. Une &#233;lection &#224; double majorit&#233; avec pour plate-forme &#233;lectorale de faire le pays est devenue plus que jamais un passage oblig&#233; qui, de surcro&#238;t, respecte totalement les r&#232;gles d&#233;mocratiques reconnues. C'est le seul moyen qu'a le peuple qu&#233;b&#233;cois de s'affranchir du statut de minorit&#233; nationale auquel le confine la motion de la Chambre des communes et vers lequel l'assignera la loi sur la clart&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Bariteau, anthropologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La langue, c'est politique</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-langue-c-est-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-langue-c-est-politique</guid>
		<dc:date>2006-08-13T14:33:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Bariteau - Le Soleil</dc:creator>
		


[()


		<description>&#192; lire certains commentaires en lien avec les propos de la mairesse Boucher, j'ai eu l'impression que leurs auteurs ont tout fait pour escamoter la dimension politique et faire valoir la fiert&#233;, la vigilance et le souci de la qualit&#233;, comme le fit le fr&#232;re Untel. La seule note (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&#192; lire certains commentaires en lien avec les propos de la mairesse Boucher, j'ai eu l'impression que leurs auteurs ont tout fait pour escamoter la dimension politique et faire valoir la fiert&#233;, la vigilance et le souci de la qualit&#233;, comme le fit le fr&#232;re Untel. La seule note discordante fut celle de la pr&#233;sidente du Conseil de la (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-langue-c-est-politique"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>




</channel>

</rss>
