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"PQ, le calme avant la tempête"
Votre article sur le Parti québécois
Un parti qui se comporte ainsi et qui viole son droit interne ne mérite pas la confiance de la population
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
dimanche 13 janvier 2008      545 visites      26 messages


Article publié dans Le Soleil du vendredi 18 janvier 2008 sous le titre : "Seul un autre congrès peut modifier le programme du PQ"

Monsieur Lavoie,

La première chose à faire est d’être rigoureux. Depuis le XVè Congrès qui a eu lieu en juin 2005, il n’y a pas eu d’autre congrès depuis ce temps, de telle sorte que le programme du Parti québécois est celui du XVè Congrès, à moins que, d’ici les prochaines élections, il y ait un autre congrès.

Prenez la peine de lire le chapitre 1.2.3 de ce programme et vous constaterez que le Parti québécois a l’obligation de présenter lors des élections "provinciales" un "projet de pays". D’ailleurs le titre du programme adopté lors du XVè Congrès s’appele un "Projet de pays". On doit, entre autres, baliser le terrain en éditant des politiques "nationales", en faisant renaître les anciennes études sur la souveraineté et en commander d’autres et en édictat un projet de constitution initiale et un document de transition vers le "pays". On doit aussi présenter à l’électorat un "un projet de pays" avec un budget national.

Je n’ai rien inventé : tout est écrit en noir sur blanc et tant que ce programme n’est pas modifié par un autre Congrès, il demeure en vigueur.

Ceci étant dit, si vous lisez maintenant les Statuts du Parti québécois avec rigueur, vous allez constater 4 choses fondamentales :

1 - Les articles 92 et 93 des Statuts prévoient que le Congrès est l’instance suprême du parti et qu’il a le pouvoir, entre autres, de définir les objectifs fondamentaux du parti [para.93a)] et d’établir les lignes générales d’action [para. 93d)].

2 - Les autres instances du parti doivent obéir aux directives du Congrès, même si elles ont certaines responsabilités qui lui sont propres. Ainsi, il appartient, entre autres, au Conseil National d’adopter les politiques visant à préciser et à compléter le programme et les engagements du parti [para. 106a)]. Lors d’une élection, il appartient aussi au Conseil National d’adopter la "plate forme" électorale [para.106c)] lors d’une réunion tenue d’urgence [art.110]. Dans le cadre de ce mandat, le Conseil National peut "préciser et compléter le programme et les engagements du parti" [para.106 a)], mais il ne peut pas s’y soustraire, les retrancher ou les modifier, car seul le Congrès peut le faire.

3 - Ceci signifie en clair que le Conseil national du Parti québécois qui aura lieu en mars 2008, ne PEUT PAS SOUSTRAIRE, RETRANCHER OU MODIFIER le chapitre 1.2.3. adopté lors du XVè Congrès qui oblige le Parti québécois à présenter à la population du Québec, lors d’une élection un "projet de pays". Tout au plus, peut-il préciser ou compléter le programme et les engagements du parti comme le mentionne le paragraphe [106 a)]. Pour "jeter par dessus bord" le "projet de pays", les dirigeants du Parti québécois doivent obligatoirement convoquer un autre Congrès, soit le XVIè Congrès.

4 - Lors de la dernière élection, André Boisclair et ses acolytes, ont violé les Statuts du Parti québécois et le programme du XVè Congrès en adoptant lors du Conseil National du 26 mars 2007, tenu à Laval, une "feuille de route" provinciale avec un budget provincial alors que le XVè Congrès leur ordonnait de présenter à la population un "projet de pays" avec un budget national. En 30 ans de militantisme, je n’avais jamais vu cela au Parti québécois. Même René Lévesque, après le Congrès de 1981, avait ordonné la tenue d’un autre congrès pour défaire ce qui avait été adopté.

5 - Évidemment, la presse n’a pas prêté attention à cela, toute obnubilée qu’elle est à traiter souvent les choses de façon superficielle.

Conclusion : si Mme Marois et ses acolytes s’en tiennent à un Conseil National pour adopter une autre plate-forme provinciale avec un budget provincial en vue des prochaines élections et jettent encore une fois le "projet de pays" aux poubelles, cela fera la 2è fois fois, coup sur coup, qu’on violera délibérément et cyniquement les Status du Parti québécois et les directives claires et précises d’un congrès.

Un parti qui se comporte ainsi et qui viole son droit interne ne mérite pas la confiance de la population. Donc, pour un bon journaliste d’expérience tel que vous, M. Lavoie, il y a une seule question à poser à Mme Marois : allez-vous convoquer un XVè Congrès et essayer de convaincre les délégués de mettre aux poubelles le chapitre 1.2.3 du programme du Parti québécois ?

Monsieur Lavoie, je vous mets au défi de me prouver le contraire.

Pierre Cloutier ll.m
avocat
ex-président du PQ Johnson




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Vos commentaires:
  • Votre article sur le Parti québécois
    13 janvier 2008, par Denis Julien Lotbinière
    Vous avez parfaitement raison monsieur Cloutier. J’étais présent à titre de délégué de Lotbinière, à ce congrès qui s’est tenu à Québec les 3, 4 et 5 juin 2005. Je faisais partie des militants qui étaient très fiers de ce programme d’où mon désarroi aujourd’hui. LES INSTANCES DU PARTI ONT LARGUÉ LE PROGRAMME, BAFFOUÉ LES MILITANTS ET DE CE FAIT LA DÉMOCRATIE ! Vous aviez raison de dire que jamais on avait vu cela au sein du Parti Québécois. J’ai moi-même demandé pendant les mois qui ont suivi ce dit congrès, qu’on me fournisse une copie du programme adopté. On trouvait toujours mille raisons pour ne pas me donner satisfaction. On a même prétexté que le parti n’avait pas d’argent pour l’éditer à ce moment-là. Je commence à comprendre certaines choses... Madame Marois va devoir s’expliquer sur ce détournement de programme. Ce sera peut-être l’occasion de refonder notre parti, vous ne pensez-pas monsieur Cloutier ?
  • Votre article sur le Parti québécois
    13 janvier 2008

    Dans les dernières lignes de mon article, il aurait fallu lire "XVIè Congrès" au lieu de "XVè Congrès".

    Je reprends mon explication pour que cela soit clair pour toutes et tous.

    Si le Parti québécois veut mettre aux poubelles le chapitre 1.2.3 du programme adopté par le XVè Congrès en juin 2005 qui l’oblige à présenter à l’électorat un "projet de pays" avec un cadre financier "national", il devra nécessairement, à cause des Statuts du Parti québécois, convoquer un autre congrès, le XVIè, pour modifier le programme et mettre fin à son obligation.

    Même si le Conseil national a le pouvoir de préparer une "plate-forme" électorale, il ne peut pas modifier le programme adopté lors du XVè Congrès. Il peut le compléter, mais il ne peut pas s’y soustraire.

    Donc, en clair et en bref, si le Parti québécois veut mettre aux poubelles le projet de pays, il a l’obligation de convoquer un autre congrès.

    Je mets au défi quiconque de me démontrer le contraire.

    Pierre Cloutier


  • Votre article sur le Parti québécois
    13 janvier 2008, par Dubitatif

    M. D.J. : Vous dites : "Madame Marois va devoir s’expliquer sur ce détournement de programme."

    Pourtant c’est à M. Boisclair que M. Cloutier reproche ce méfait. Mme Marois n’avait-elle pas laissé le Parti après l’élection du chef Boisclair ?

    Ne faudrait-il pas donner à Madame le bénéfice du doute jusqu’au Conseil national de la mi-mars ?

    A moins qu’on souhaite à tout prix couler le Parti d’avance ? Pour épargner du temps précieux, suffirait de persuader Marois de convoquer elle-même les États généraux de l’indépendance pour rapprocher toutes les factions en vue de la mise-à-mort (dans le sens du Matador) de Charest. Ce qui compte, c’est de reprendre la pôle et remettre le Projet au goût des Québécois.


  • Votre article sur le Parti québécois
    13 janvier 2008, par Denis Julien Lotbinière
    Madame marois était déléguée au congrès de Québec et à ce titre elle a participé à la confection du programme actuel qui n’a pas été modifié. Elle devra donc nous dire si elle le porte aux prochaines élections ou si elle le flush, excusez l’anglicisme. Et si elle désire s’en départir, elle devra respecter les statuts du parti et convoquer un nouveau congrès. Ca passe ou ça casse !
  • Votre article sur le Parti québécois
    13 janvier 2008, par Dubitatif

    M. D.J. : Vous lui faites donc un procès d’intention puisqu’elle n’a pas encore fait croire qu’elle détournerait le congrès.

    Si jamais son action confirme son intention lorsqu’elle a participé à rédiger...

    ...M. D.J. aura manqué de prudence et devra à nouveau virer de bord !


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Denis Julien Lotbinière

    Non monsieur, on ne vire pas de bord lorsqu’on demeure fidèle à l’option indépendantiste depuis près de 40 ans. Ceux qui virent de bord sont ceux qui tergiversent entre souverainisme, souverainisme asociatif, souverainisme unioniste, affirmationisme nationaliste.Il y en a même qui jonglent avec la possibilité d’un Québec souverain à l’intérieur du canada, faut le faire !

    Moi, c’est très clair dans mon esprit ; je désire que le Québec devienne un pays indépendant par les voies électorales.

    Je ne fais pas de procès d’intention à Madame Marois, je n’ai fait que rappeler qu’ils existent des règles au Pari Québécois et que tôt ou tard, elle devra vibre avec. C’est vous qui me faites un procès d’intention en affirmant que je vais virer de bord après cet épisode.Et au risque de me répéter, oui, je me questionne sur le véhicule à emprunter pour atteindre l’objectif de l’indépendance du Québec.

    Soyez assuré que si le PQ renouait honnêtement avec son option indépendantiste de départ ; je serais le premier à sauter dans le train ce qui ne semble pas le cas, c’est le moins que l’on puisse dire !

    Au fait, avez-vous lu la lettre de Denis Monière dans le journal Le Devoir ? Elle résume assez bien ma position sur le sujet.

    Je comprend parfaitement que mes propos puissent déranger certains péquistes chloroformés qui ne se sont pas encore rendus compte que plus rien ne va dans la galère.


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Denis Julien Lotbinière

    Cher DUBITATIF, venez me dire que les milliers de militants du PQ qui ont quitté avaient tort.

    Venez me dire qu’ils ne sont pas en attente présentement parce qu’ils en avaient marre d’y perdre leur temps précieux à ne servir qu’à ramasser du fric.Ils sont des milliers à encore rêver du pays mais qui ne désirent plus être utilisés et instrumentalisés.

    Venez me dire qu’il se faisait encore de l’action politique au PQ. Franchement !


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Gilles Bousquet

    Denis Julien écrit : « Ceux qui virent de bord sont ceux qui tergiversent entre souverainisme, souverainisme asociatif, souverainisme unioniste, affirmationisme nationaliste.Il y en a même qui jonglent avec la possibilité d’un Québec souverain à l’intérieur du canada, faut le faire ! »

    Si on ne veut pas de souverainisme avec association ou union en coupant tout du Canada actuel, on est, comme le disait et l’écrivait M. Marcel Chaput, un "séparatiste" qui est un pur et dur de l’indépendance, prêt à tout séparer incluant sa propre monnaie nationale. Même, M. René Lévesque avait bien vu que les Québécois ne seraient pas prêts à aller plus loin qu’une souveraineté-association qui avait tout ce qu’il fallait pour permettre au Québec de se développer en français et en assurer sa pérennité en Amérique du nord.

    Ça, M. Julien, c’est bien beau sur papier comme disent nos sportifs mais c’est pas mal plus difficile à réaliser. Si vous aimez les défits insurmontables pour rester fidèle à vos principes, continuez comme ça à décrier les mous de l’option qui ne sont pas enragés après le Canada et qui pensent que les souverainetés pures ne sont plus nécessaires comme en Europe qui est une sorte de confédération.

    En atttendant ces changements, notre gouvernement provincial devra voir au grave problème souligné ce matin par le Journal de Montréal sur l’anglicisation du centre-ville de Montréal.


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Denis Julien Lotbinière
    Mon cher Bousquet, Lors du dernier congrès du PQ tenu à Québec en 2005, je participais à l’atelier sur la langue à titre de délégué de mon comté. J’étais assis juste à l’arrière de monsieur Yves Michaud, celui qu’on appelle le Robin des banques. Il a présenté une proposition obligeant tous les québécois à fréquenter le CEGEP en français. La proposition fut battue en plénière à platte couture et vous croyez sérieusement que le PQ va renforcir la Charte de la Langue Française ? Ce même parti qui a coupé les budgets à la francisation dans les COFI et qui n’a même pas daigné réintroduire les certificats de francisation dans l’entreprise.Non mais nous prenez-vous pour des imbéciles ? Votre drame monsieur Bousquet, c’est que malheureusement pour vous, plusieurs militants comme moi se souviennent. La devise du Québec n’est-elle pas : ’’Je me souviens !’’
  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Raymond Poulin

    Une précision à l’intention de M. Bousquet. L’Union européenne n’est ni une fédération ni une confédération, mais un machin extrêmement complexe où 80% des décisions ne sont prises ni par les États ni par les députés européens mais par les hauts fonctionnaires de Bruxelles. En fait, le pouvoir véritable échappe aux populations et aux États. Pour commencer à en savoir plus sans se taper les quelques milliers de pages des documents sur l’UE, M. Bousquet peut consulter les sites Mondialisation.ca et d’abord Voltairenet.org.

    Au Québec, il existe beaucoup de naïveté à propos de l’UE. Comme sur tant de sujets hors-frontières, l’information publique que nous en recevons via les médias ne vaut pas tripette.

    Raymond Poulin


  • Votre article sur le Parti québécois - Mise au point de Pierre Cloutier
    14 janvier 2008
    Je ne cherche d’aucune façon à faire un procès d’intention à Mme Marois, car au moment où j’écris ces lignes, je ne sais pas quelles sont ses intentions. En fait, bon nombre de militants - dont je suis - ne savent pas ou plus quoi penser tellement c’est ambigu. Quand un représentant de mon comté - Brome-Mississiquoi - m’a sollicité pour avoir des sous - je donnais 400$ par année au PQ - je lui ai demandé de me (...)

    Lire ce commentaire

    Je ne cherche d’aucune façon à faire un procès d’intention à Mme Marois, car au moment où j’écris ces lignes, je ne sais pas quelles sont ses intentions. En fait, bon nombre de militants - dont je suis - ne savent pas ou plus quoi penser tellement c’est ambigu.

    Quand un représentant de mon comté - Brome-Mississiquoi - m’a sollicité pour avoir des sous - je donnais 400$ par année au PQ - je lui ai demandé de me dire quel était le programme du PQ concernant l’accession à la souveraineté et il ne le savait pas. Je lui ai donc dit que j’attendrais de voir le programme avant de donner du financement, ce qui inclus, bien sûr, tout le bénévolat que je donnais depuis les 30 dernières années.

    Dans les faits, le programme du Parti québécois est celui du XVè Congrès, car il n’y a pas eu d’autre Congrès depuis. Ce programme impose au Parti québécois l’obligation de présenter un "projet de pays" à l’électorat avec des devoirs à accomplir avant les élections. C’est le chapitre 1.2.3. du programme. Prenez la peine de le lire pour bien comprendre.

    Madame Marois était là lors du XVè Congrès, car j’ai été au micro juste après elle lorsque la proposition de Borduas sur l’accession à la souveraineté a été présentée et adoptée en plénière. De toute façon, comme chef, elle sait ou devrait connaître le programme à fond.

    On sait qu’elle a déjà annoncé qu’elle ne voulait plus d’un échéancier sur l’accession à la souveraineté. 2 questions se posent à ce sujet :

    1 - Comment va-t-elle s’y prendre pour rayer cela du programme ? Par un autre congrès ou tout simplement par une résolution du Conseil National de mars 2007 ? 2 - Va-t-elle en profiter également pour rayer du programme le chapitre 1.2.3 du programme qui impose certaines obligations au Parti québécois AVANT LES ÉLECTIONS et lui ordonne de présenter à l’électorat un "projet de pays" avec un cadre financier national ?

    L’opération qu’elle a lancée récemment me laisse raisonnablement croire qu’elle va faire comme Boisclair et son équipe l’ont fait lors des dernières élections : elle va demander au Conseil National de mars 2008 de préparer une "plate forme" provinciale et "enterrer" à la fois le chapitre 1.2.3 (les obligations avant les élections) et l’échéancier référendaire (après les élections).

    Si elle fait cela, ce sera une opération de désinformation et de mystification de grande envergure.

    Je m’explique : pour faire disparaître l’échéancier référendaire, elle pourra procéder par le Conseil National, car ce dernier a la juridiction nécessaire pour préparer une "plate-forme" avant les élections.

    Par contre, elle ne peut pas raisonnablement faire disparaître l’échéancier référendaire sans faire disparaître également par la même occasion, le chapitre 1.2.3 (les préparatifs reliés à la souveraineté et l’obligation de présenter à l’électorat un "projet de pays" avec un cadre financier national) CAR LES DEUX SONT INTIMEMENT LIÉS, L’UN RÉSULTANT DE L’AUTRE. Et cela elle ne peut pas légalement sans passer par un autre congrès, car le XVè Congrès a adopté une "plate-forme" électorale sur la souveraineté en imposant l’obligation de présenter à l’électorat un "projet de pays" avec un cadre financier national. Il y a donc conflit entre les directives d’un congrès et un vote d’un conseil national et dans ce cas, c’est le Congrès, instance suprême du parti, qui l’emporte.

    Voilà de quelle façon je crois raisonnablement qu’on va vider la "substantielle moëlle" du Parti québécois, sa raison d’être et le plan d’action du XVè Congrès sur l’accession à la souveraineté, sans convoquer de congrès - pour sauver de l’argent - et procéder en violation des Statuts comme l’ont fait Boisclair et son équipe.

    Pour ce faire, on va trouver une formule pour apaiser les plus pressés avec de belles phrases creuses sur la "nécessaire souveraineté" qui ne veulent rien dire et on va "provincialiser" le PQ pour permettre aux élites de ce parti de reprendre le pouvoir et de le garder pour une dizaine d’années en maintenant le statu quo constitutionnel sous prétexte que c’est ce que veulent les québécois.

    Si elle procède par un nouveau Congrès, le résultat sera le même, soit la provincialisation du parti, mais au moins elle ne violera pas délibérément les Statuts.

    Elle peut aussi faire modifier les Statuts pour donner pleins pouvoirs au Conseil National au détriment du Congrès et à ce moment on assistera à une opération de dé-démocratisation du parti, ce qui complètera le tableau.

    De toute façon, comme m’a déjà dit en confidence un ancien président et ex-premier ministre dont je tairai le nom : quand on est rendu au haut de la pyramide on fait ce que l’on veut.

    Lévesque a fait ce qu’il voulait. Il a renversé le Congrès de 1981 et a ordonné la tenue d’un autre Congrès. P-M Johnson a fait ce qu’il voulait. Il a mis la souveraineté aux poubelles pour la remplacer par la doctrine de l’affirmation nationale. Bouchard a fait ce qu’il a voulu. Il a mis la souveraineté en veilleuse en inventant le concept de "conditions gagnantes". Boisclair a fait ce qu’il voulait. Il a jeté le chapitre 1.2.3 du programme du XVè Congrès par un simple vote du Conseil National. Mme Marois n’a qu’à suivre la recette.

    Voilà où nous en sommes en 2008, près de 40 ans après la fondation du MSA et 42 ans après celle du RIN.

    Pas très édifiant !

    Pierre Cloutier


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Dubitatif

    Monsieur D.J. : Vous écrivez : « Je ne fais pas de procès d’intention à Madame Marois, je n’ai fait que rappeler qu’ils existent(sic) des règles au Pari(sic) Québécois et que tôt ou tard, elle devra vibre(sic) avec. C’est vous qui me faites un procès d’intention en affirmant que je vais virer de bord après cet épisode.

    Chronologie : « Mme Marois va devoir s’expliquer sur ce détournement de programme. »

    « Mme Marois a participé à la confection du programme. Elle devra donc nous dire si elle le porte aux prochaines élections. » (au Conseil national mi-mars, je suppose…mais n’en a encore rien dit)

    Moi : « Si jamais son action confirme son intention, M. D.J. aura manqué de prudence (encore) et devra à nouveau virer de bord ! » réf. : PQ l’a instrumentalisé en collecteur de fric ; PI l’a ignoré ; PQ redevenu le seul possible ; PQ ne le fera jamais ; Si PQ renouait, mais ne me semble pas, je sauterais dans le train…

    Syndrome de la sauterelle !

    Les milliers qui ont quitté sont en attente, comme vous dites. Ils ne se livrent pas à des sauts de puces effrénés ! Et en passant, si j’étais M. D.J., j’éviterais de citer trop vite Denis Monière, de peur de devoir me dire mal cité demain.


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Résigné

    Monsieur Cloutier :

    LA CAUSE EST ENTENDUE !

    Laissons Charest faire sa substitution de population en introduisant 60,000 nouveaux arrivants anglophones et en paupérisant les derniers francophones par la délocalisation des industries et de l’agriculture. Si on en a les moyens, tant qu’à renoncer à la langue, choisissons un meilleur climat, partons au Mexique, savent comment obéir aux É.U.


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Denis Julien Lotbinière
    Vous voyez chers lecteurs que tout le monde tourne en rond et que tout cela est bien malheureux. J’ai donc décidé de me retirer de VIGILE, je n’ai plus de temps à perdre ! Je vais militer du mieux que je peux dans le RRQ en espérant qu’on réussisse à redonner au 400ème, le sens véritable de la fête afin de ne pas passer pour une gang de cons. Cela s’appelle sauver les meubles. Pour le reste...
  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008

    C’est curieux comme les gens peuvent sauter du coq à l’âne. On écrit un article en essayant d’être le plus rigoureux possible et voilà que ça part dans toutes les directions. Une vraie Tour de Babel.

    Moi qui suis habitué à la précision et à la rigueur juridique, j’en perds mon latin...

    Enfin....

    Pourquoi quitter Vigile ? C’est un peu - avec respect - ridicule. Le choc des idées n’a jamais fait de tort à personne !

    Si on revenait à nos moutons. Mme Marois veut mettre le "projet de pays" en sourdine et aspirer à la gouvernance tranquille de la province de Québec.

    Je ne suis pas d’accord, mais je n’ai rien contre à la rigueur à la condition qu’elle suive les règles du jeu que s’est donné lui-même le Parti québécois.

    Vous voulez changer le programme et mettre l’indépendance dans le placard ? Pas de problèmes ! Convoquez un congrès et défendez vos idées au micro !

    Si vous voulez faire des raccourcis, c’est là qu’est le problème !

    Pierre Cloutier


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Gilles Bousquet

    M. Denis Julien écrit : « Vous voyez chers lecteurs que tout le monde tourne en rond et que tout cela est bien malheureux. »

    À cause de ça, il déclare qu’il va se séparer de Vigile, preuve qu’il est un véritable séparatiste 100 % pur de l’option. Il a déclaré s’être déjà séparé du PQ et du PI et maintenant de Vigile pour de semblables raisons.

    On compte sur lui pour sauver les meubles au 400ème de Québec qui semble tourner avec une roue légèrement carrée.

    Arrêtez de vous séparer et revenez, on apprécie les vrais comme vous.


  • Votre article sur le Parti québécois
    14 janvier 2008, par Denis Julien Lotbinière
    Ca commence à sentir mauvais au Québec ! On sert aux indépendantistes québécois les mêmes insultes qu’on entendait dans la bouche des Trudeau et compagnie sur les séparatistes. Venant de la bouche de gens qui prétendent être des souverainistes, faut le faire ! Le français recule sur tous les fronts dans la métropole du Québec.On assiste impuissant au retour du bilinguisme dans l’affichage même dans Lotbinière. La Bourse de Montréal est avalé par la Bourse de Toronto et on n’a pas encore entendu un son dans la bouche de Marois et on va me dire que le PQ va faire la souvraineté. Non mais c’est du vrai délire ! Puis on m’ivite à aller défendre mes principes au micro. Non mais vraiment ! J’ai hâte que le printemps arrive, je pense que j’aurai mieux à faire que de m’occuper de mon jardin.Bonne chance les amis !
  • Les gageures sont prises !
    15 janvier 2008, par Frédéric Picard

    C’est en effet bien triste que le PQ abandonne le programme de pays. Pour moi, ce fût le déclencheur de mon militantisme hors PQ. C’est un double piège que le PQ tend ainsi aux membres. On peut dire sur papier que le parti est plus souverainiste que jamais. Toutefois, dans les faits, les doutes les plus légitimes doivent être soulevés.

    Il y a de quoi. Pauline Marois a démobilisé sa tranche militante, pour que règne la "paix et l’harmonie" au seins des exécutifs. Bien qu’elle n’ait pas commis le délit d’enfreindre le programme directement, elle en a déjà outrepassé l’esprit. Je rappellerai, encore une fois, la déclaration de Pauline Marois du 18 juin (allant à l’encontre du fameux article 1.2.3).

    « Tout comme le fait de se radicaliser en refusant d’avance à gouverner un Québec encore province, serait une recette assurée pour l’exclusion, voire le suicide politique. »

    Maintenant, quatre scénarios sont plausibles.

    1) Elle maintient le gouvernement en vie, jusqu’au prochain congrès et l’affronte comme une grande fille. (Hmmmm pense pas)

    2) Elle déclenche les élections et, sous la panique et l’urgence, fait amender le programme dans un congrès extraordinaire. (Plausible)

    3) Elle met de côté le programme et part en campagne avec une platte forme ... de province. (Très plausible)

    4) Dans une surprise sans nom, fait volte face et adopte une platte forme de pays, avec un budget pour une milice québécoise, des ambassades québécoises, un régime d’assurance emploi québécois, des pêcheries québécoises, etc... (Rions tous en choeur cette bonne blague !)

    Gagez sur le numéro 3 ...

    ***

    Dans un autre ordre d’idées, avez vous pensé demander une demande en vertu de la FOIA à la CIA sur le mouvement indépendantiste québécois, plus particulièrement, sur René Lévesque ? En effet, la CIA risque d’être moins frileuse sur le marqueur. En effet, elle pourrait juger l’indépendance du Québec plus "ancillaire" à la sécurité nationale des États-Unis d’Amérique ...


  • Votre article sur le Parti québécois
    15 janvier 2008, par Gébé Tremblay

    Des « gestes de souveraineté » avant un référendum

    S’il est porté au pouvoir, le Parti québécois fera des « gestes de souveraineté » avant même la tenue d’un référendum, affirme Pauline Marois. La chef péquiste a en effet pris position dans un débat qui secoue les troupes souverainistes au sujet de la stratégie référendaire.

    Elle a décidé d’appuyer une proposition soumise par le coprésident du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose. L’ancien syndicaliste a suggéré qu’un gouvernement péquiste abandonne le « référendisme » et fasse des gestes « porteurs de changements structuraux conduisant à la souveraineté » : adoption d’une Constitution, création d’une citoyenneté québécoise, renforcement du statut de la langue française, rapatriement de pouvoirs.

    http://www.cyberpresse.ca/article/2...

    On avance !

    Nous serions plus productifs en engageant nous-même le débat sur notre Constitution et ainsi entraîner le discours chez le reste de la population, ce qui l’imposera aux médias et enfin aux deux autres partis.


  • Des gestes de souveraineté
    15 janvier 2008
    J’ai bien expliqué dans mon article qu’un conseil national ne peut pas se soustraire, annuler ou contrevenir aux directives d’un congrès. Le XVè Congrès a adopté une plate-forme électorale exigeant que le PQ propose à l’électorat un "projet de pays" avec un cadre financier "national", y compris certaines autres obligations décrites dans le programme. C’est le chapitre 1.2.3 du programme que je vous invite à (...)

    Lire ce commentaire

    J’ai bien expliqué dans mon article qu’un conseil national ne peut pas se soustraire, annuler ou contrevenir aux directives d’un congrès.

    Le XVè Congrès a adopté une plate-forme électorale exigeant que le PQ propose à l’électorat un "projet de pays" avec un cadre financier "national", y compris certaines autres obligations décrites dans le programme. C’est le chapitre 1.2.3 du programme que je vous invite à lire.

    Le Conseil national peut cependant compléter ce programme en adoptant d’autres mesures dans le même esprit, soit les "gestes de souveraineté" réclamés par Gérald Larose.

    Si cela se produit lors du Conseil national de mars 2008, tant mieux.

    Quant à l’échéancier référendaire, je dirai 2 choses :

    1 - Ce n’est pas vrai que le référendum est le seul moyen de parvenir à l’indépendance. Claude Bariteau s’efforce de le démontrer depuis des années.

    2 - La vraie question devient alors de savoir comment faire disparaître du programme l’échéancier référendaire voté par le XVè Congrès sans convoquer un autre congrès ?

    Il y a peut-être une façon d’y parvenir. Le Conseil National a le mandat de préparer une plate-forme électorale. Il peut, pour ce faire, compléter le programme voté par le XVè Congrès, c’est-à-dire tout ce qui apparait au chapitre 1.2.3, soit les actions à prendre AVANT LES ÉLECTIONS.

    L’échéancier référendaire est une action à prendre APRÈS LES ÉLECTIONS.

    Le Conseil National ne peut pas l’abolir, mais il pourrait à la rigueur l’ignorer. Mme Marois pourrait alors gagner du temps pour convoquer un congrès APRÈS LES ÉLECTIONS et l’abolir.

    L’important c’est de proposer un "projet de pays" à l’électorat québécois lors de la prochaine élection.

    C’est de se présenter devant l’électorat, mettre les choses claires et obtenir un mandat souverainiste qui permettrait au PQ d’assurer une gouvernance souverainiste en posant des gestes concrets de souveraineté.

    Cela donnera de l’espoir à tout le monde. On saura alors que le PQ AVANCE dans la bonne direction et ne s’en tient pas à une gouvernance "provinciale" comme Boisclair voulait le faire.

    Si je me trompe, dites-le moi.

    Pierre Cloutier


  • Votre article sur le Parti québécois
    15 janvier 2008, par Gébé Tremblay
    "Le Conseil National ne peut pas l’abolir, mais il pourrait à la rigueur l’ignorer. Mme Marois pourrait alors gagner du temps pour convoquer un congrès APRÈS LES ÉLECTIONS et l’abolir."(P. Cloutier) Ce fait plein de sens. On ne peut pas se mettre des freins pour une question purement bureaucratique. "L’important c’est de proposer un "projet de pays" à l’électorat québécois lors de la prochaine (...)

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    "Le Conseil National ne peut pas l’abolir, mais il pourrait à la rigueur l’ignorer. Mme Marois pourrait alors gagner du temps pour convoquer un congrès APRÈS LES ÉLECTIONS et l’abolir."(P. Cloutier)

    Ce fait plein de sens. On ne peut pas se mettre des freins pour une question purement bureaucratique.

    "L’important c’est de proposer un "projet de pays" à l’électorat québécois lors de la prochaine élection."(P. Cloutier)

    Les mots, les mots. Nous pouvons débattre indéfiniment sur les nuances entre "indépendance" "souveraineté" "autonomisme" "pays" "fédération" et tuti quanti.

    Le plus important est de poursuivre le travail d’éveil identitaire du peuple auquel ces mots sont destinés.

    "C’est de se présenter devant l’électorat, mettre les choses claires et obtenir un mandat souverainiste qui permettrait au PQ d’assurer une gouvernance souverainiste en posant des gestes concrets de souveraineté."(P. Cloutier)

    Et voilà. Des gestes qui démontreront concrètement, par résultats, les avantages qu’apportent aux Québécois de se donner ses propres moyens.

    (voyez ? jai pas eu besoin d’utiliser aucun des mots de la liste)

    "Cela donnera de l’espoir à tout le monde. On saura alors que le PQ AVANCE dans la bonne direction et ne s’en tient pas à une gouvernance "provinciale" comme Boisclair voulait le faire."(P. Cloutier)

    Des résultats. Bien concrets. Bien plus que de l’espoir, de l’assurance.

    Le PQ doit se faire le levier du peuple Québécois, afin que celui-ci se soulève de lui-même. Le PQ doit cesser de se substituer au peuple.

    Il est pour moi évident que Mme Marois a très bien saisie ce principe.

    Le peuple doit donc être la force qui soulève le levier et non pas en attente d’un levier "automate" préprogrammé.

    Plus le peuple Québécois se reconnaîtrera dans un combat non pas pour un parti mais pour LUI, plus sa force de mobilisation se solidifiera.

    Le PQ ne peut plus être un parti provincial néo-libéral. Il est le parti du peuple Québécois de souche, de la nation Québécoise, absoluement de langue française, de langue québécoise. Peuple dont tous les "autres" sont cordialement invités à venir rejoindre et partager la commune et profitable loyauté.

    Il ne peut plus être le parti de tous les groupes du Québec, car ces groupes sont en concurrence. Un parti pour tous les groupes, toutes les identités au Québec, est un parti forcément provincialiste et néo-libéral. Un tel parti n’a d’autre choix que de reléguer les Québécois de souche à une vulgaire "masse" provinciale dont la seule fonction d’existence est de servir de masse clientelle aux groupes organisés et bien distincts à loyauté fédéraliste.

    Pas étonnant que le cancer qui nous tue a établi sa tumeur croissante au coeur de Montréal.

    C’est rendu que ce sont les Québécois de souche de Montréal qui doivent s’intégrer aux groupes concurrents pour avoir des emplois ou occasions d’affaires ! Dans la langue d’affaire de ces groupes, biensûr. L’anglais !

    Comment en serait-il autrement, puisque ces groupes, même minoritaires, ont à leur service un parti bien à eux, le PLQ ! Tandisque "notre" parti, pendant les derniers 30 ans, est un parti à TOUS, donc encore à eux aussi !

    Eh ho ! On est concurrents ou on l’est pas.

    Nous ne sommes pas des clients ni un électorat. Nous sommes un peuple, une nation, en un seul bloc.

    Cette fois-ci, on met NOTRE parti au pouvoir, qui servira NOS intérêts, fera de NOUS les producteurs et non les clients, dans NOTRE langue, et si çà plaît pas à tout le monde, bien qu’ils viennent se joindre à ce NOUS ou qu’ils prennent notre ancienne place de quêteux au fédéral.

    C’est par l’action qu’on aura ce pays. Par une conquête économique. Les Québécois, par une répression de tant d’années, avons accumulé un potentiel d’énergie incroyable qui ne demande qu’à être libéré dans des innitiatives et une créativité des plus profitable.

    La nation Québécoise aux commandes.

    Qu’on se le dise.


  • Votre article sur le Parti québécois
    15 janvier 2008

    La question à laquelle il faut répondre pour dissiper toute confusion est très simple : Est-ce que la culture d’état est suffisamment imprégnée au PQ pour que l on puisse y voir un leadeship d’état avec une stratégie d’état qui va se concrétiser dans des actes d’état (non on attend pas le Grand soir). Tout le débat est là. Utiliser les leviers d’état ("Seul l’état agit avec envergure" : M Sauvé). Mme Marois opte pour la démarche de M Larose (qui a compris que la politique n est pas du domaine RATIONNEL mais bien RELATIONNEL : re M Sauvé). Donc il faut établir des rapports de forces ; la Constitution du Québec est la pièce maitresse de cette démarche.

    Reste à voir si le PQ a cette culture d’état et si OUI qu il nous en fasse la preuve. Pour le moment leurs interventions (langue) tient plus du réflex défensif qu autre chose (ex:M Drainville).

    jcpomerleau


  • Votre article sur le Parti québécois
    15 janvier 2008, par Gébé Tremblay

    "Reste à voir si le PQ a cette culture d’état et si OUI qu il nous en fasse la preuve. Pour le moment leurs interventions (langue) tient plus du réflex défensif qu autre chose (ex:M Drainville)."(J.C. Pomerleau)

    Biensûr qu’il est prudent, le PQ. Comme en toutes relations on doit s’assurer d’avoir bien compris avant d’agir.

    Ce qui est important à noter ici c’est que le PQ a cesser de réagir à la machine libérale et réagit maintenant aux militants.

    Lui aussi a besoin de voir nos preuves.

    C’est tout un revirement. Trouvez pas ?

    Nous sommes enfin en position d’attaque. Allons-y lentement, ensemble, afin de retrouver la confiance mutuelle et prennont doucement de l’accélération jusqu’à l’autoroute de la victoire.

    Nos adversaires devront faire preuve de beaucoup d’imagination dans leurs défensives, car les salves ne sont pas près de s’estomper.


  • Votre article sur le Parti québécois
    15 janvier 2008
    Bonjour mon cher Pierre Toujours aussi "pur et dur". Je constate que le PQ continue de s’auto-flageller, pendant qu’ailleurs on l’ignore. Un jour, peut-être il comprendra qu’on ne tire pas sur une fleur pour qu’elle pousse plus vite. La souveraineté est un "must" encore faut-il parler aux citoyens plutôt que de se parler "entre nous". Plus ça change.... Louis Cousineau (Johnson)
  • Votre article sur le Parti québécois - Le respect des Statuts
    15 janvier 2008
    Le respect des Statuts et du droit interne d’un parti politique n’est pas une question de bureaucratie mais de démocratie. Si un parti viole ses propres règles du jeu, il perd beaucoup en crédibilité et à ce niveau c’est aussi une question politique. Le PQ s’est toujours targué d’être à l’avant-garde de la démocratie et il a servi d’exemple et pour le PLQ et pour l’ADQ. Il ne peut pas revenir (...)

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    Le respect des Statuts et du droit interne d’un parti politique n’est pas une question de bureaucratie mais de démocratie.

    Si un parti viole ses propres règles du jeu, il perd beaucoup en crédibilité et à ce niveau c’est aussi une question politique.

    Le PQ s’est toujours targué d’être à l’avant-garde de la démocratie et il a servi d’exemple et pour le PLQ et pour l’ADQ. Il ne peut pas revenir en arrière et permettre une violation flagrante de ses Statuts comme l’ont fait Boisclair et son équipe en juin 2007 en mettant aux poubelles, via le Conseil national, le "projet de pays" voté par le XVè Congrès. Tous les chefs du Parti québécois de René Lévesque à Bernard Landry ont toujours respecté cela, sauf Boisclair, avec le résultat que l’on connait.

    Si le PQ veut adopter "le plan Larose" et inscrire dans sa plate-forme des "gestes structurants" il doit faire en sorte que cela respecte les Statuts. CECI EST FONDAMENTAL.

    On ne peut pas permettre à un petit groupe de 300 personnes (les membres du Conseil National) de prendre des décisions renversant les directives d’un Congrès, représentant 2 500 à 3000 délégués élus démocratiquement par les congrès locaux et régionaux.

    Sinon, cela devient un parti de cliques dirigé de manière autoritaire comme le PLQ et l’ADQ.

    Personnellement, je ne pense pas qu’on doit s’enfarger dans les fleurs du tapis avec un échéancier référendaire serré et je suis entièrement d’accord avec le "plan Larose" d’adopter des projets structurants pour préparer la table.

    Mais il faut le faire dans les règles et en accord avec la base du parti. La base du parti, ce sont les militants dans tous les comtés et non pas simplement les membres du Conseil National.

    Je pense qu’il faut tenir un Congrès extraordinaire pour disposer d’un nouveau plan d’action qui fera avancer les choses.

    Si Mme Marois fait comme Boisclair a fait avec sa petite feuille de route provinciale accompagné d’un cadre financier provincial, c’en sera fini du Parti québécois et les indépendantistes vont quitter le navire pour fonder un autre parti.

    Si, au contraire, on sent qu’il y a une volonté féroce et farouche de prendre les moyens nécessaires pour aboutir au pays, cela va donner de l’énergie à tout le monde.

    J.C. Pomerleau a parfaitement raison : la politique ne relève pas du domaine rationnel, mais du relationnel.

    Il faut agir selon les principes de gouvernance de l’État et comme un gouvernement souverainiste. Il ne s’agit pas de provocation ni de rupture, mais de poser, comme dit Gérald Larose, des gestes structurants de la même nature que le gouvernement Lesage l’a fait avec la nationalisation de l’électricité.

    Les projets de loi 92 et 93 sur l’identité et la constitution sont les pièces maitresses de cette stratégie.

    Et qui sait, les vents peuvent devenir favorables et nous pourrions alors, faire une élection décisive sur l’indépendance, comme Lesage l’a fait sur la nationalisation de l’électricité.

    La nationalisation de l’électricité était en 1962 une question aussi importante que peut l’être l’accession à la souveraineté en 2008.

    L’important c’est qu’on pose des gestes d’État pour créer des rapports de force nouveaux. Sinon nous allons sombrer dans l’inertie et la petite gouvernance provinciale comme le voulait l’insignifiant André Boisclair et ses.....commanditaires clandestins, probablement les mêmes qui lui ont permis aujourd’hui d’enseigner dans une université anglaise (Concordia).

    Comme l’a dit Joseph Facal, cela devient lassant de se promener en limousine quand on ne sait pas où on va.

    Moi, je le sais : l’indépendance d’abord. "Independence first" comme disent les Écossais. C’est le cap que le navire souverainiste doit atteindre et il doit le faire avec détermination, courage et audace.

    Si nous mettions le 100è d’efforts, de courage et d’abnégation qu’ont mis Gandhi et ses collaborateurs pour obtenir l’indépendance de l’Inde, nous serions souverains depuis longtemps.

    Pierre Cloutier


  • Réponse à Louis Cousineau
    15 janvier 2008
    J’ai toujours détesté cette citation de Claude Charron qui a toujours servi de prétexte aux carriéristes du Parti québécois pour ne rien faire d’autre que d’en profiter à des fins personnelles pour se rendre célèbre et se faire une carrière très profitable dans la société civile, après être parti de rien. J’en ai trop vu au Parti québécois et ce sont ces gens qui me font vomir. Je suis en train de lire "Gandhi" de (...)

    Lire ce commentaire

    J’ai toujours détesté cette citation de Claude Charron qui a toujours servi de prétexte aux carriéristes du Parti québécois pour ne rien faire d’autre que d’en profiter à des fins personnelles pour se rendre célèbre et se faire une carrière très profitable dans la société civile, après être parti de rien.

    J’en ai trop vu au Parti québécois et ce sont ces gens qui me font vomir. Je suis en train de lire "Gandhi" de Jacques Attali et je sais c’est quoi se battre pour avoir un pays.

    Quand le PQ a toujours eu peur de son option, on a toujours reculé dans les sondages. Quand on a pris le taureau par les cornes, comme Jacques Parizeau l’a fait en 1995, on a avancé et on aurait gagné si ce n’avait été des manoeuvres douteuses du fédéral.

    Lors du XVè Congrès, nous avions résolu la question en forçant le PQ à présenter à la population un "projet de pays" avec un cadre financier national accompagné de plusieurs gestes précédant l’élection.

    Malheureusement, Landry s’est retiréé et son successeur André Boisclair a mis illégalement le projet de pays aux poubelles avec le résultat que l’on connait. Dans Johnson, on s’est empressé de s’aligner avec Boisclair et Claude Boucher s’est fait battre.

    Ce n’est pas en faisant 2 "partys" par année pour ramasser de l’argent qu’on va faire avancer la cause de l’indépendance !

    Quand je suis arrivé à la présidence de Johnson, cela faisait 10 ans qu’il n’y avait pas eu une seule proposition envoyée à un Conseil National.

    Le Parti québécois est rempli d’opportunistes et de carriéristes dont la seule ambition est de faire de la petite politique provinciale et de profiter de l’argent public, en plus de se faire un nom et une carrière.

    Un parti qui a honte de son option et qui est incapable de proposer son idéal à l’électorat est un parti de lâches qui ne mérite pas (le parti) de vivre.

    C’est d’ailleurs l’ultime chance du Parti québécois avant de sombrer dans l’insignifiance : aller chercher un mandat souverainiste et se comporter comme un gouvernement souverainiste en adoptant des projets d’État structurants qui vont préparer le terrain et mettre la table.

    Si tous les peureux, les carriéristes, les arrivistes, les petits politicailleurs de basse envergure, les faiseurs d’élections à l’esprit limité et obtu quittaient le PQ, on s’en porterait que mieux. Mais cela fait près de 40 ans qu’on les a dans les jambes et c’est à cause d’eux qu’on fait du surplace....

    Pierre Cloutier



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