Un reportage sur la chasse aux femmes en Égypte, par des violeurs, lève le voile sur le harcèlement dont elles ne sont pas « victimes » mais « responsables ». Pour certains, en effet, les femmes abusées l’ont bien cherché. « Elles n’ont qu’à ne pas s’habiller comme ça. » Une sociologue égyptienne explique ces agressions par la situation économique difficile qui repousse le moment du mariage. « C’est une vengeance contre la société dans laquelle on vit. »
Dans une vidéo, on distingue une femme que tentent de dévêtir des hommes dans un stade pour la violer. Une autre montre une centaine d’entre eux poursuivant deux filles, dans un même but. Cinquante-cinq viols sont déclarés par jour en Égypte.
Les Islamistes qui cherchent à prendre le pouvoir, estiment que la solution réside dans le retour de la charia. « Les hommes devront baisser les yeux et les femmes se couvrir. » C’est le voile ou le viol. Ils donnent pour exemples deux sucettes : l’une avec emballage l’autre sans et qui attire les mouches.
Si l’on donne foi aux observations de la sociologue, les frustrations accumulées des hommes trouveraient leur apaisement dans des actes de violence commis à l’endroit des femmes.
Ici, chez nous, un polygame d’origine afghane qui avait, pour les siens, choisi le Québec comme terre d’adoption, refusait le mode de vie de ses filles et de sa première femme envers lesquelles il se montrait violent. Son fils, sa deuxième épouse et lui, sont soupçonnés de les avoir tuées. La charia, face à un « crime d’honneur », se montrerait sans doute complaisante. Elles l’ont cherché. Elles n’avaient qu’à obéir à leur père, frère, mari. L’aînée, qui fréquentait un jeune Pakistanais et qui voulait conduire une voiture, « couvrait la famille de honte ». M. Shafia éprouvait un trop plein de frustration. Il lui fallait se venger de la société dans laquelle il vivait.
Au-delà de l’horreur qu’un tel crime inspire, les Québécois doivent comprendre qu’il est dicté par le rejet de notre société, de ses valeurs d’égalité et de liberté. Cet infanticide présumé est un jugement à notre égard. Il nous dit que nos mœurs sont légères et condamnables et qu’il vaut mieux supprimer ses enfants plutôt que de les voir se corrompre.
Il n’est pas exclu que cette haine, un jour, se tourne vers nous, si ce n’est déjà commencé.
Quand on demande à avoir le choix d’être servi et soigné par un homme ou une femme, de faire givrer des vitres, d’éloigner les hommes des femmes, on impose une loi. On cloisonne. On catégorise : les allumeuses d’un côté, les violeurs, les meurtriers de l’autre. Bien entendu, il n’y aurait pas de violeurs ni de tueurs sans allumeuses, sans jeunes filles s’écartant du droit chemin…
Le jour où une agression sera commise envers une Québécoise, c’est qu’elle l’aura cherché. Elle n’avait qu’à se couvrir ! On n’attire pas les mouches avec du vinaigre…


