par Pierre-Paul Sénéchal
Monsieur Frappier.
Récemment, en guise protestation, je vous demandais de retirer toute mention de mon nom afin que jamais il ne soit associé directement ou indirectement à celui de Pierre Cloutier, individu que je trouve sinistre, pour ne pas dire atteint d’un certain délire mal contrôlé (et dont Vigile a largement privilégié la visibilité au cours de la dernière année). Cette semaine, la marmite boue toujours plus fort que jamais. Je suis toujours d’avis que ce site a un rôle essentiel à jouer, et pour informer les souverainistes et pour diffuser des argumentaires essentiels au militantisme sur le terrain. Je crois toutefois que le mal qui le gruge provient d’une absence de règles simples au départ. Si les corrections ne sont pas rapidement apportées, la crédibilité ne sera plus jamais au rendez-vous et la mort lente est inévitable.
Du côté de notre adversaire canadien (PLC, PCC, NDP) il peut y avoir oppositions idéologiques sur les valeurs sociales et culturelles ou les objectifs économiques, mais il y a toujours consensus absolu sur la lutte féroce qu’il faut mener au mouvement de libération du Québec. Verrions-nous ces gens s’entre-déchirer sur la place publique au sujet de l’unité canadienne ? En 40 ans, cela ne s’est jamais produit. C’est un minimum qu’ils savent observer.
Pour se donner une chance de survie, Vigile doit dorénavant travailler dans le sens de l’unité des troupes. Pour cela, trois règles simples doivent être impérativement instaurées.
· Toute attaque directe d’un parti souverainiste par un partisan d’un autre doit être déclarée inadmissible (il existe amplement d’autres groupes de discussions pour cela).
· Toute attaque à l’endroit d’un des dirigeants élus d’un parti souverainiste devrait également être jugée non avenue. (Cela doit se faire de l’intérieur des partis pas du mouvement)
· Élimination de toute pensée éditoriale (titres et commentaires pour orienter l’opinion sous une rubrique donnée). Ceci n’empêche pas un responsable de Vigile d’émettre une opinion s’il le juge à propos, mais cette dernière ne doit pas jouir d’un statut privilégié. Vigile n’appartient pas à ses administrateurs, mais à tous ceux et celles qui le lisent et aussi à ceux et celles qui le soutiennent financièrement.
Merci de m’avoir lu jusqu’à la fin.
Pierre-Paul Sénéchal


