Dans un livre publié en 2007 (La culture québécoise est-elle en crise ?, Éditions du Boréal), le coprésident de la Commission sur les pratiques d’accommodements reliées aux différences culturelles affirmait que l’indépendance était la seule solution pour mettre fin à la crise de l’identité et de la culture québécoises.
Un an plus tard, le rapport signé par messieurs Bouchard et Taylor évacue pourtant totalement la dimension canadienne de la problématique des accommodements. La Constitution canadienne de 1982, imposée au Québec sans son consentement, a pour effet d’instrumentaliser l’immigration pour génocider le peuple québécois. Les immigrants au Québec deviennent citoyens du Canada, un pays officiellement multiculturel qui proclame très officiellement aux néo-Canadiens, et donc aux néo-Québécois, que le Canada n’a aucune culture officielle, et donc le Québec non plus, et les encourage à conserver leurs coutumes.
Dans le carcan canadien auquel nous sommes soumis, les propositions de Mario Dumont et de Pauline Marois de citoyenneté et de constitution internes, soumises à la Constitution canadienne, seront impuissantes à modifier l’ordre des choses.
Seule l’indépendance du Québec pourra modifier notre statut de majorité minoritaire. Et seul le Parti indépendantiste d’Éric Tremblay s’engage à faire du Québec un État libre et indépendant de langue française.
Jean-Roch Villemaire, ex-candidat du Parti indépendantiste de la circonscription de Hull
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