D’abord les faits. Et ensuite, une analyse de la signification de ces faits.
La station de métro Villa-Maria est située au coin du Boulevard Décarie et de l’avenue Monkland. Non loin du chemin de la Côte-Saint-Luc, dans l’ouest de Montréal.
La Presse de samedi le 6 octobre publie un article de Ewan Sauves : Querelle linguistique dans le métro. Je cite une partie de l’article qui nous informe des faits.
"Une cliente de la Société de transport de Montréal (STM) a porté plainte contre un employé qui a placé dans la vitre de son guichet une affichette disant : « Au Québec, c’est en français que ça se passe ! »
Jessica Rodrigues, qui utilise quotidiennement les transports en commun, a aperçu le mot mercredi soir, vers 19h, à la station Villa-Maria, sur la ligne orange. Elle s’est sentie « insultée » par la teneur politique de l’affichette. « Je ne pouvais pas croire que quelqu’un ait pris le temps de faire cette affiche et de la placer, a dit Mme Rodrigues à La Presse, dont le français n’est pas la langue maternelle. Si c’était moi, si j’étais touriste, si j’avais un problème à m’exprimer en français, cette personne-là aurait été impolie avec moi et aurait refusé de me servir. »
La jeune femme de 26 ans n’a pas voulu débattre avec l’employé ; elle a préféré porter plainte à la STM le soir même, avec une photo à l’appui. Mais ça ne semble pas avoir été suffisant, déplore-t-elle. À 18h45 jeudi, au début de son quart de travail, le préposé a de nouveau affiché son slogan.
Le responsable de la station Villa-Maria est alors immédiatement intervenu, a souligné la porte-parole de la STM, Marianne Rouette. « C’est inacceptable. Il s’agit de l’initiative personnelle d’un employé. Il doit être rencontré par son supérieur immédiat et, si c’est nécessaire, les mesures appropriées vont être prises. »
La porte-parole ajoute que la STM applique la « tolérance zéro » en matière de discrimination et qu’un code d’éthique précis s’applique à tous les salariés." Jessica Rodrigues a quant à elle publié la photo incriminante sur Facebook. Depuis, le cliché a enflammé les réseaux sociaux et se répand à une vitesse impressionnante.
Les commentaires fusent de tous côtés, et la communauté anglophone a eu tôt fait de manifester son mécontentement. Certains ont rebaptisé la STM la « Société de transport de Marois », alors que d’autres appellent directement à la violence. (fin de la citation)
Commençons par la fin.
Des anglophones "appellent directement à la violence". Ce qui veut dire que l’attentat du Métropolis n’est pas un épiphénomène mais la manifestation exacerbée d’une tendance lourde de la communauté anglophone. Ça c’est le résultat de la lâcheté du gouvernement libéral de Jean Charest par rapport aux droits du français au Québec.
Le geste politique terroriste de Richard Henry Bain est le passage à l’acte qui est la conséquence du fait que dans de nombreux blogues et commentaires à des articles de journaux (The Gazette et the Suburban entre autres), on laisse paraître des propos haineux contre les Québécois qui revendiquent le respect de la langue française qui, selon la loi, est la langue commune au Québec et la langue de travail comme le proclame la loi 101 même trucidée par les décisions de la Supreme Court of Canada.
Par exemple sur le site web "nodogsoranglophones", on publie des commentaires qui traitent le Dr Camille Laurin de nazi et la loi 101 de fasciste. Ces accusations diffamatoires qui sont d’une extrême violence verbale mènent un jour à de la violence physique comme ce fut le cas pour Richard Henry Bain. Cette violence verbale doit absolument cesser : c’est de la propagande haineuse contre les Québécois qui veulent faire respecter la langue française.
Autre fait.
Jessica Rodrigues est allophone, parle l’anglais et sans doute l’espagnol. Elle a 26 ans. C’est elle qui porte plainte contre un employé de la Société de Transport de Montréal qui a affiché "Au Québec c’est en français que ça se passe" ce qui est un slogan de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Sa façon de voir les choses mérite le détour.
L’article dit :
Jessica Rodrigues, qui utilise quotidiennement les transports en commun, a aperçu le mot mercredi soir, vers 19h, à la station Villa-Maria, sur la ligne orange. Elle s’est sentie « insultée » par la teneur politique de l’affichette. « Je ne pouvais pas croire que quelqu’un ait pris le temps de faire cette affiche et de la placer, a dit Mme Rodrigues à La Presse, dont le français n’est pas la langue maternelle. Si c’était moi, si j’étais touriste, si j’avais un problème à m’exprimer en français, cette personne-là aurait été impolie avec moi et aurait refusé de me servir. » (fin de la citation)
Pour cette allophone, cette affiche signifie que l’employé de la STM refuse de parler l’anglais puisqu’au Québec, c’est en français que ça se passe. Jessica Rodrigues prend la défense du pauvre touriste qu’on refuserait de servir en anglais. "Si j’avais un problème à m’exprimer en français, cette personne-là aurait été impolie avec moi et aurait refusé de me servir. » Mais on voit bien qu’elle ne parle pas seulement des touristes : elle parle des Montréalais qui prennent le métro quotidiennement. Mademoiselle Rodrigues, au nom de tous les anglophones, revendique le droit d’être servie en anglais. Remarquez que dans la routine de quelqu’un qui prend le métro quotidiennement, les conversations ne doivent pas être très longues avec l’employé de la STM.
Mais pourquoi au fond Jessica Rodrigues a-t-elle porté plainte ? Ce n’est pas du tout à cause des touristes comme elle le prétend : c’est parce que le slogan de la SSJM la dérange. Parce que si au Québec, c’est en français que ça se passe, qu’est-ce que tu attends ma belle Jessica pour apprendre le français ? C’est ça qui la fatigue et c’est pour ça qu’elle a porté plainte. Il faudrait que la ministre de la langue Diane de Courcy entreprenne une campagne d’information à l’endroit des allophones expliquant qu’au Québec, c’est en français que ça doit se passer.
Autre fait.
"Le responsable de la station Villa-Maria est alors immédiatement intervenu, a souligné la porte-parole de la STM, Marianne Rouette. « C’est inacceptable. Il s’agit de l’initiative personnelle d’un employé. Il doit être rencontré par son supérieur immédiat et, si c’est nécessaire, les mesures appropriées vont être prises. »
La porte-parole ajoute que la STM applique la « tolérance zéro » en matière de discrimination et qu’un code d’éthique précis s’applique à tous les salariés."
Vous vous souvenez d’un employé des postes qui portait le carré rouge. Il fut réprimandé. On n’a pas le droit de faire de la politique quand on est fonctionnaire ou employé d’un organisme public. Et afficher : "Au Québec c’est en français que ça se passe" ce serait faire de la politique." Mais ici il y a une différence avec le carré rouge. Le slogan réaffirme ce que dit la loi 101 votée par le Parlement du Québec : le français est la langue de travail au Québec et la langue commune de tous les Québécois. Or selon la porte-parole de la STM, Marianne Rouette, réaffirmer la loi 101 et exiger que le français soit la langue de travail dans le métro, ce serait de la "discrimination" et ça irait contre "un code d’éthique précis". En termes clairs, c’est exprimer le droit à l’anglais pour tous les usagers du métro et l’obligation de parler anglais pour tous les employés du métro. C’est exactement le point de vue du Parti libéral de Jean Charest et du journal The Montreal Gazette.
Que voulez-vous comme dirait Jean Chrétien, le Québec fait partie d’un pays qui a le français et l’anglais comme langues officielles. C’est ce qui a été expliqué aux immigrants avant qu’ils ne deviennent citoyens canadiens. Comme la citoyenneté québécoise ne vient pas encore faire contrepoids à la propagande canadian, il y a des allophones comme Jessica Rodrigues qui portent plainte contre un Québécois qui affirme le droit de faire du français la langue de travail ailleurs que sur papier ; et il y a des porte-paroles comme Marianne Rouette qui affirment le droit à l’anglais pour tous, qui va faire enlever l’affiche, qui va avertir l’employé de ne plus faire de politique en le blâmant d’en avoir fait.
C’est cette minorité de blocage, ce sont ces gens-là anglophones et allophones qui prétendent avoir tous les droits au détriment des nôtres qui ont maintenu Gérald Tremblay au pouvoir à la mairie de Montréal et qui ont failli réélire le gouvernement corrompu de Jean Charest. La corruption ce n’est rien : il faut à tout prix rester dans le Canada...bilingue (avec l’anglais partout) et multiculturel.
Comme dirait le bon docteur Jacques Ferron, "il y a de quoi se fâcher".
robert barberis-gervais, vieux-longueuil, dimanche, 7 octobre 2012

