William Johnson s’afflige de voir les nationalistes encore vivants, au moins UNE journée dans l’année… « La fête nationale organisée par les SÉPARATISTES ! Aucune tête d’affiche fédéraliste dans le défilé des géants, à Montréal. » À peine y reconnaît-il la présence de St-Patrick comme un geste de reconnaissance des Irlandais comme renfort dans la survie des fils de Nouvelle-France.
Le plus grand Quebec-basher aurait aimé que même à la Saint-Jean, les francophones reflètent la réalité quotidienne de leur assimilation galopante, à l’intérieur du Québec comme au Canada.
UNE journée dans l’année, les Québécois les plus tièdes osent pavoiser. Parmi les souches, les nouvelles branches agitent par solidarité leur fleurdelysé, même si le petit unifolié rouge demeure encore dans le porte-crayons de leur bureau, depuis leur récente assermentation à la Reine d’Angleterre. S’ils s’informent avidement de la signification du drapeau vert-blanc-rouge qu’ils nous voient agiter aussi, c’est l’occasion rêvée de leur parler de Papineau qui, 75 ans après la conquête britannique sur la France, affermit le courage des patriotes pour revendiquer jusque dans la mort leur droit de représentation démocratique parlementaire. Après CETTE journée de fraternité de l’année, les nouveaux arrivés pourront rappeler à Bill Johnson que des martyrs, cette nation en a connu. Des gestes fondateurs, ce pays en a posé dès le début. La RÉSISTANCE, (qu’il tente vicieusement de rapprocher le l’occupation nazie en France), elle n’est jamais disparue de notre horizon, à chaque agression que le Canada britannique nous a infligée : les conscriptions forcées à chaque mouvement militariste canadien de servilité sous les drapeaux de puissances mondiales ; l’exil forcé par la crise économique vers la Nouvelle-Angleterre, les différentes vagues d’immigration « pour suppléer à notre dénatalité et ré-équilibrer la représentativité du Québec à Ottawa » ; les emprisonnements d’intellectuels arbitraires en Octobre 1970 ; la contestation de la loi 101 et l’ignorance de la marginalisation du français au travail : Écoles privées, CEGEP facultatif, universités anglophones florissantes, double CHUM, tout ça à nos frais dans un Québec FRANÇAIS…
UNE journée dans l’année où les journaux de Gesca n’ont pas le choix de montrer à la Une des milliers de drapeaux bleus agités par une population qui n’aspire qu’à répondre à la question simple : Voulez-vous du QUÉBEC pour PAYS ?
UNE journée de démocratie DIRECTE ! Et Bill Johnson n’a pas la décence d’attendre la VAGUE ROUGE qui a déjà commencé à déferler sur le Québec ! Un tiers du budget du CANADA DAY est encore dépensé au Québec ! Ils ne lâchent pas le morceau. Après le référendum volé en 1995 par le love-in, les immigrations accélérées et les votes de l’extérieur du Québec, après les commandites scandaleuses à nos frais, après la propagande haineuse diffusée par des radio-poubelles en Outaouais ontarien, après la paupérisation délibérée par délocalisation d’emplois et après la récente poussée d’unilinguisation anglaise du cœur de Montréal et le kidnapping du 400ième du français en Amérique, le Québec-basher « keeps whining » : pas assez visible à la Saint-Jean !
Alors de la RÉSISTANCE, donnons-lui en le 1er juillet à Québec. Répondons en masse à l’invitation du Réseau de Résistance Québécois pour aller entendre leur porte-parole Patrick Bourgeois à 11.30hres à la statue de l’ignoble Wolfe devant le Musée des Beaux Arts des Plaines d’Abraham.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

