Vigile.net
« Nous sommes de vrais Français d’Amérique qui ne sont pas encore décidés à se vraiment imposer comme tels par le plus puissant moyen qui soit, dès maintenant, à leur disposition : la langue française. » Rolland Lorrain
             
Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer.
Financement 2009
 18275$  91%  
Objectif : 20000$
scénario politiquement possible
Stéphane Dion, premier ministre du Canada ?
C’est pour réaliser ce plan qu’il est resté chef de l’opposition et chef du Parti libéral.
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
jeudi 23 octobre 2008      238 visites      1 message


Dans une lutte comme celle que nous menons, il faut nécessairement s’intéresser à l’adversaire. Stéphane Dion ne m’en voudra pas de dévoiler sa stratégie pour devenir premier ministre du Canada. J’espère bien, d’autant plus que je suis loin d’être le seul à y avoir pensé.

Voici le scénario possible.

Dans un avenir à déterminer, les partis d’opposition battent le budget ou battent le gouvernement sur un vote de confiance, peu importe le sujet.

Comme des élections viennent d’avoir lieu, la Gouverneure Générale, trop heureuse de sortir de son insignifiance, demande à l’opposition officielle libérale de former un gouvernement. Le nouveau gouvernement libéral avec son conseil des ministres présente des projets de loi ou un budget approuvés par le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique et comme Stéphane Dion a la majorité en Chambre, il continue de gouverner.

Tel est le plan de Stéphane Dion pour rebondir et devenir premier ministre du Canada. C’est pour réaliser ce plan qu’il est resté chef de l’opposition et chef du Parti libéral.

En régime parlementaire britannique, c’est le nombre de députés qui votent qui décident. S’il y a une majorité libérale, bloquiste, Npd, Dion va gouverner et réaliser son rêve de devenir premier ministre du Canada.

Cette vue prospective ou ce scénario possible permet de comprendre pourquoi certains libéraux veulent l’élection d’un nouveau chef avant le vote sur un budget. Ainsi, Hugo DeGrandpré écrit dans La Presse :

(Ottawa) Des libéraux souhaitent que le prochain chef du parti libéral soit choisi avant la tenue du vote crucial sur le budget à la chambre des communes en février ou en mars.

Ces mêmes libéraux multiplient donc les pressions sur les hautes instances du parti pour modifier le calendrier de la course à la direction du parti libéral ainsi que le mode de sélection du prochain chef.

De toute évidence, ces libéraux ne veulent pas laisser au chef démissionnaire Stéphane Dion le soin de déterminer la manière dont voteront les députés libéraux aux communes lors du vote de confiance sur le budget, qui pourrait être le premier budget déficitaire en une décennie."

Comprenons ce qui se passe. Attendons avant de déclarer Stéphane Dion mort politiquement. Et observons avec intérêt les manoeuvres qui seront effectuées par des Libéraux partisans de Bob Rae (dont le frère John Rae est vice-président exécutif de Power Corporation) ou de Michael Ignatieff ou de Denis Coderre pour empêcher l’auteur de la Clarity Law de réaliser un autre miracle et son rêve de devenir premier ministre du Canada.

Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, 23 octobre 2008

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




Suggérer cet article par courriel

Envoyer un message privé à Robert Barberis-Gervais



Vos commentaires:
  • Stéphane Dion, premier ministre du Canada ?
    23 octobre 2008, par Jean-Louis Pérez

    Monsieur Barberis-Gervais,

    Ce scénario politique que vous exposez afin que Stéphane Dion puisse devenir le prochain Premier ministre du Canada, une fois que les députés du PLC, NPD et du Bloc québécois « battent le budget ou battent le gouvernement —conservateur— sur un vote de confiance », ne pourra se répéter comme ce fut le cas de l’éphémère gouvernement de Joe Clark, qui n’avait duré que quelques mois (1979-1980)*. Car cette fois-ci le Bloc québécois ne se prêtera pas à effectuer ce que le Parti Crédit social (PCS) avait fait pour débarquer du pouvoir les conservateurs de Joe Clark en appuyant les libéraux de Pierre Trudeau. En d’autres mots, si le Bloc québécois s’apprêtait à appuyer les libéraux de Stéphane Dion, ou d’un autre lider qui remplacerait Dion d’ici le prochain budget des conservateurs de S. Harper, le Bloc québécois serait traité comme étant un parti traître à la cause de la souveraineté du Québec et pourrait subir le même sort que celui du parti de Réal Caouette, c’est-à-dire, sa disparition inéluctable.

    JLP

    Vive le Québec libre de caciques, de tricheurs de la politique, de traîtres et de pilleurs des ressources fiscales et naturelles


    *. Pierre E. Trudeau fut élu pour son deuxième mandat le 3 mars 1980, avec l’appui des 26 députés du Nouveau Parti démocratique (NPD) et des 6 députés du Parti Crédit social (PCS).



29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe



Vigile sur Facebook


Financement de Vigile 2009

Le tirage des Fêtes

du 1er novembre au 31 décembre
  • Objectif 2009: 20000$
     18275$  91%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
    Adresse:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    21/11 Daniel Verret: 20$
    20/11 Bernard Gilles Grenier: 50$
    20/11 Louis Blanchet: 30$
    18/11 Claude Morin: 50$
    18/11 Annie Autonès: 100$
    18/11 Giselle Chagnon: 25$
    18/11 Giselle Chagnon: 25$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net