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« Chaque fois que les Québécois ont abandonné pour un temps le projet d’indépendance, nous sommes devenus tout croches, nous nous sommes perdus, comme maintenant. » Yvon Deschamps - source
             
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Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
Qu’est-ce que ça va prendre pour réveiller les Québécois ? L’argent des travailleurs dilapidé, le français nié : les conditions gagnantes sont là. Arrêtons tout et sortons le Canada du Québec à coups de pied au cul. Ça presse.
Caroline Moreno
Tribune libre de Vigile
mercredi 28 octobre 2009      596 visites      11 messages


À la veille du référendum sur l’avenir du Québec, le camp du NON avait mis en garde les Québécois contre une victoire du OUI qui, affirmaient-ils la larme à l’œil et la gorge nouée, allait plonger le Québec dans le chaos. Le chaos annoncé s’est matérialisé sans que le Québec ait accédé à son indépendance. Il résulte d’années d’efforts de la part des fédéralistes pour affaiblir le Québec et se graisser la patte avec l’argent des travailleurs.

En plus du scandale des commandites, les libéraux ont fait perdre 40 milliards de dollars aux Québécois et ont offert de lucratifs contrats à leurs amis à même les fonds publics. Depuis l’arrivée au pouvoir des Charest et compagnie, le Québec connaît un déficit record. Il a vu la Bourse de Montréal disparaître. Il a vu Alcan être vendu, le nombre d’immigrants augmenter de façon excessive, Montréal s’angliciser, l’égalité homme-femme compromise, la loi 101 ridiculisée, la porte ontarienne s’ouvrir pour les médecins, les universités de langue française donner des cours en anglais, la Commission Bouchard-Taylor pénétrer dans les écoles sous la forme d’un cours d’éthique et de culture religieuse, etc. Et, comme si tout ne s’écroulait pas, le gouvernement s’obstine à aller de l’avant avec ses deux projets de construction de méga hôpitaux. Ce sont les entrepreneurs qui doivent se frotter les mains.

Les Québécois se font escroquer de l’argent. L’État québécois se voit imposer des lois canadiennes qui vont à l’encontre de celles qu’il promulgue. Il court à sa perte. L’avenir de plusieurs générations de Québécois, dans la mesure où il en restera, se trouve hypothéqué à plus d’un niveau.

Comment se fait-il que personne ne bouge ? Ailleurs, les gens sortent manifester à grand nombre dans les rues. On le voit de façon sporadique en France et dans d’autres pays. Par milliers, ils envahissent les rues pour se faire voir et entendre, parfois même au péril de leur vie. Qu’est-ce que ça va prendre pour que les Québécois se réveillent et se mettent dans une colère bien légitime ? Il ne suffit pas de téléphoner dans une émission de ligue ouverte ou d’adresser un commentaire à Richard Martineau via son blogue ! Nous devons sortir et faire du bruit ! Nous devons dire que nous ne mangeons plus de ce pain-là ! Que le Québec nous appartient ! Le saccage doit finir !

Le Québec est attaqué sur tous les fronts ! Nous ne pouvons pas le laisser entre les mains d’étrangers ! Il nous faut reprendre ce qui nous appartient avant qu’il n’en reste rien. Avons-nous les yeux en face des trous ! On nous dépouille ! QUÉBEC, ON SE FAIT HAÏTICISER !

L’argent des travailleurs dilapidé, le français nié : les conditions gagnantes sont là. Arrêtons tout et sortons le Canada du Québec à coups de pied au cul. Ça presse.




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Vos commentaires:
  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009
    Les conditions gagnantes ne sont pas là. Loin de là... Ce n’est pas parce qu’il y a de la corruption dans l’appartement qu’il faut partir, à son compte, pour élever sa propre maison. Les gens ont peur de l’indépendance parce que personne, parmi les grands savants du péquisme institutionnalisé, a été capable de chiffrer l’opération libération. Pauline, sans avoir les chiffres en mains, a parlé de cinq ans (...)

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    Les conditions gagnantes ne sont pas là. Loin de là...

    Ce n’est pas parce qu’il y a de la corruption dans l’appartement qu’il faut partir, à son compte, pour élever sa propre maison.

    Les gens ont peur de l’indépendance parce que personne, parmi les grands savants du péquisme institutionnalisé, a été capable de chiffrer l’opération libération. Pauline, sans avoir les chiffres en mains, a parlé de cinq ans de turbulence.

    Ce matin, le Journal de Montréal assomme tout le monde en disant que chaque enfant qui naît doit plus de 16,000.00$ à l’État québécois. Si tel est le cas, on est bien mal pris pour partir se loger ailleurs, surtout si on a trois ou quatre enfants sur les bras.

    Comment expliquer que, parmi les savants du péquisme institutionnel, personne n’a été capable, depuis sa création, de chiffrer l’opération libération ? La seule chose qui a été dite sur le sujet, après le budget d’un Québec indépendant produit par Parizeau en 1973, c’est la sortie de Pauline lors de la course à la chefferie, où elle affirmait qu’il y aurait au moins cinq ans de turbulence, suite à l’indépendance. Parlait-elle en connaissance de cause ou faisait-elle cela sous le coup de l’émotion ?

    Allez, dans le contexte de l’endettement actuel du Québec, même au milieu des marais de la corruption, dire aux Québécois qu’ils seront mieux en dehors de ce pays et qu’ils seront à l’abri de la corruption. Ils seront mieux ? Personne est capable de le prouver. Si quelqu’un peut le faire, qu’il sorte sur la place publique et le dise. A l’abri de la corruption ? Je soupçonne bien des sangsues, dans l’anti-chambre, qui attendent la venue du Grand soir pour se la payer douce.

    Quant à la langue française, massacrée par les étudiants et charcutée par un bon nombre d’enseignants, la loi 101 (même dans son intégralité) ne changera rien dans les faits. Le Québec est une province qui parle « joual », qui écrit « joual » et qui pense « joual ». Entre « jouauz », on se comprend. C’est ça la société distincte. (J’ai écrit un commentaire à M. Longval, hier soir, sur cette question. Malheureusement, j’ai oublié de signer mon petit billet...)

    Enfin, si le PQ (je ne parle par de la nuissance bloquiste qui ne cause jamais de LA cause à OTTAWA) croyait à ce qu’il dit qu’il pense qu’il est, il en parlerait constammment, surtout à l’Assemblée nationale. Il préfère chercher les mauvais coups de l’autre d’en face, plutôt que d’offrir une alternative globale.

    Le pouvoir corrompt. Il corrompt même les plus belles causes !

    Nestor Turcotte - Matane


  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009, par Marcel Haché

    L’impulsion doit venir de l’opposition officielle. Qui devrait être capable d’appuyer la deuxième opposition. C’est la deuxième fois que Charest s’en prend bassement à UNE député de l’opposition ( ici Mme Roy, de l’A.D.Q.).Créer du momentum. Cesser de ronfler. Les conditions sont là, effectivement.

    Mettre de la pression simonack ! Le public l’espère.

    Toute la société civile espère une enquête publique sur la CORRUPTION. L’opposition—toute l’opposition— peut faire un sacré millage. Le P.Q. en particulier peut se qualifier. Ou se disqualifier, s’il laisse Charest se défiler.

    Wake up


  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009, par Marie Mance Vallée

    La pédagogie nécessaire à une indépendance tranquille, puisque nous sommes des pacifistes pour ne pas dire des « bonasses », n’a pas été faite, sauf par M. Parizeau que ses amis et collaborateurs ont lâchement abandonné le soir du référendum volé de 1995.

    Qui, au Québec, à part le milieu des militants, s’intéresse aux conditions gagnantes ? La population ? Le PQ y a-t-il donné suite ? Non. Il s’est empressé d’enterrer cette idée.

    Merci Caroline de nous les rappeler.


  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009, par André Gignac

    Super article Caroline ! Moi aussi, je commence à me poser des questions à savoir si nous sommes un peuple d’imbéciles. L’ancien annonceur d’émission de ligne ouverte Gilles Proulx, disait à l’occasion, dans son émission, ceci : "Un gâteau lève plus vite qu’un Québécois". Enfin ! Comme je te le disais, l’autre jour, suite à un de tes articles, il y a ici un gros blocage psychologique sur la question de l’indépendance. Pas facile de se défaire de cette ambivalence politique Ottawa-Québec que le Bloc n’aide pas à résoudre ni le PQ qui ne cherche qu’à vouloir améliorer le statu quo actuel. Pas fort pour deux partis qui se disent souverainistes (hic !).

    En ce moment crucial de notre avenir politique, ces deux formations devraient être sur la ligne de front pour crier fort notre indignation et nous défendre mais ils préfèrent se tenir à l’écart. Crisse ! quand vont-ils comprendre que nous sommes en guerre avec les fédéralistes et le Canada-anglais ? Quand tu vas à la guerre, ça te prend de la stratégie militaire mais avec eux c’est le contraire, ils sont toujours sur la défensive, en réaction. Ils ne provoquent rien ! Moi, j’ai toujours dit que la meilleure défensive, c’est l’offensive ! Ils sont tellement effacés qu’ils nous donnent l’impression de cautionner les gestes de leurs adversaires ; c’est ça vouloir maintenir le statu quo. Le confort et l’indifférence est leur adage et c’est pourquoi le peuple ne bouge pas et attend je ne sais trop quoi. Ça me fait penser au chant de Noël, le Minuit Chrétien dans lequel on chante ceci : Peuple à genoux, ! Attends ta délivrance !... Ce sont des "loosers" Pas surprenant qu’on se projette sur le club de hockey "Les Canadiens" pour les victoires morales ; on vit ici par compensation !

    André Gignac 28-10-09


  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009, par Gaston Boivin
    Coudons, monsieur Turcotte, vous êtes-vous levé du mauvais pied ce matin ? À vous lire aujourd’hui, je ne suis plus certain que vous êtes de notre bord !
  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009, par Gilles Bousquet

    Les 40 à 45 % de souverainistes n’ont pas à être poussés, ils y croient déjà à la souveraineté.

    Il reste 20 % d’Anglophones qui ne changeront pas d’idée sur leur désir de demeurer majoritaires dans le Canada. Nous sommes bien placés pour comprendre ça.

    Fait que, faudrait convaincre une bonne partie des 35 % des Fédéralistes québécois francophones que la souveraineté est une bonne chose pour eux. Sans ça, nous ne pourrons jamais sortir le Canada su Québec.

    Comment faire ça ? Certainement pas en nous montrant excessifs, rébarbatifs et insultants envers nos compatriotes fédéralistes en insinuant qu’ils sont bêtes de ne pas avoir "compris" ou en tapant continuellement sur le PQ. Faudrait, au contraire, le soutenir. Ça me semble d’une logique éblouissante...genre.

    Faut juste prendre le temps de prendre son temps, même si ça prend du temps, tout en demeurant vigilant.


  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009, par Gaston Boivin
    C’est ça monsieur Bousquet, vous êtes éblouissant. Dans la mythologie grecque, il y avait quelqu’un comme cela de patient, de très patient, de pas pressé par le temps et qui, stoique et immobile, gardait les portes de la cité : Quelques siècles plus tard, on l’y a retrouvé momifié, trasformé en statue, qui s’est désintégrée en poussière lorsqu’on l’a touchée.
  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009

    Monsieur Boivin,

    Je suis du côté du réalisme. Point. Et le réalisme, personne ne veut l’aborder. On joue à la prise du pouvoir en espérant que...

    Relisez-moi bien : il faut des chiffres. Les avez-vous ? Si vous les avez,donnez-les nous. Le Québécois est insécure présentement. L’Indépendance lèvera-t-elle dans cette insécurité ? Il faut démontrer. Rien de moins. Il ne suffit pas de chiâler après le fédéralisme. Il faut démontrer. (relisez bien : démontrer) que l’indépendance sera mieux que la dépendance. Personne, jusqu’ici, n’a été capable de le faire. Pierre Bourgault écrivait un jour que même si l’indépendance devait nous désavantager écomiquement, il faudrait la faire quand même. Allait-il trop loin en disant cela ? Personne n’est capable de démontrer que le Québec serait mieux s’il était indépendant comment rassurer les Québécois en leur disant (je reprends les dires de Bourgault) que ça pourrait être pire...qu’avant. Et c’est le plus indépendantiste de tous les indépendantistes qui parlait ainsi.

    Je ne cherche qu’à savoir, cher monsieur. Si vous doutez que je sois de votre bord, demandez donc à Pauline, de quel bord elle se trouve, elle qui a mis le programmme du pq au congélateur, sans consulter les membres et a promis 5 ans de turbulence, si le Québec devient indépendant ?

    Quant au reste, ne vous inquiétez pas : je suis assez grand pour savoir ce que je dois faire.

    NT


  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    28 octobre 2009, par JP Gilson
    Imbéciles peut-être pas ! Inhibés sans doute à notre corps défendant Il faut aller lire sur le site du gouvernement provisoire du Québec qu’une autre voie s’ouvre dans l’IMMÉDIAT Tellement évident qu’on en reste bouche bée ! JP Gilson
  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    29 octobre 2009, par Gaston Boivin
    Une question philosophique et son corollaire : Prouver que l’indépendance est mieux que la dépendance et par, incidence, que l’esclavage et l’asservissement sont préférables à la liberté et à l’indépendance ? Moi, monsieur Turcotte, qui a toujours cru que la réponse était dans la question, que, déjà, se demander si l’une est préférable à l’autre, si les uns sont préférables aux autres, que, déjà, poser cette question, ces questions, c’était y répondre !
  • Sommes-nous imbéciles ? Les conditions gagnantes sont là !
    2 novembre 2009, par Jean-François-le-Québécois
    À bien y penser... peut-être que nous sommes des imbéciles, oui. Un peuple qui a entre ses mains, les outils pour faire son indépendance ; et qui doit la faire, pour ne pas disparaître ; mais qui s’enfarge dans les fleurs du tapis, et se laisse impunément mettre des bâtons dans les roues (voire se faire voler un second référendum sans rien faire) et qui finalement, ne la réalise pas, son indépendance.

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