Sang de presque pays
La cervelle bien étalée
sur la planche à laver
colporteur de liberté maganée
pour une démocratie délavée.
Que diable faites-vous là
enfants de mon presque pays
dans cet enfer là-bas
à vous ensevelir sous ce fouillis ?
En service commandé
dans un terrain miné
à se démantibuler
pour un temps indéterminé.
Que diable fais-tu là
sang de mon quasi-pays
dans ce bourbier là-bas
à servir cette démocrassie ?
Mercenaires recrutés
par un impérialisme futé
occupé à se tailler
vaste domaine sur l’échiquier.
Que diable faites-vous là
espoirs de mon prétendu pays
dans ce cloaque là-bas
à travailler pour la narcocratie ?
À force de bavures accumulées
tous ces civils éclaboussés
deviennent propagateurs patentés
d’une violence multipliée.
Que diable faites-vous là
garçons de mon peut-être pays
dans ce brasier là-bas
à attiser l’incendie ?
Pour un peu plus de scolarité
et une prétendue sécurité
combien d’âmes fanatisées
et de kamikazes déchiquetés ?
Que diable faites-vous là
filles de mon incertain pays
dans ces sables là-bas
à perpétuer ce gâchis ?
Ces guerres jamais terminées
sont butin séculairement hérité
et pactole pour tous ces fortunés
marchands d’engins pour tuer.
De grâce, tire-toi de là
avenir de mon déprimant pays
quitte bien vite ce branle-bas
où tu travestis ta propre vie.

