Dans le même ordre d’idée de la responsabilité à l’égard de la Caisse de dépôt :
Excellent papier encore de Josée Legault aujourd’hui 2009 02 11 dans le VOIR
Avis de recherche
Texte mis en vedette avec raison par Vigile dans le dossier :
La Crise menace la paix sociale - le retour de la "lutte des classes"
Texte auquel je me permets d’abonder en ajoutant dans le Forum afférent :
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Excellent papier qui pose les bonnes questions, celles de la responsabilité. Vous engagez bien un début de réponse en parlant du fait que M. Rousseau ait voulu dédouaner le gouvernement responsable. Mais me semble-t-il il ne faut pas en rester là. Reste que nous vivons sous les auspices du gouvernement responsable.
Il a donc une responsabilité.
Elle consiste à nommer le responsable.
Pour ce faire, le gouvernement est responsable du choix qu’il fait en nommant le responsable, en acquiesçant au fait qu’il le demeure, et en assumant les décisions prises par le responsable. S’il s’avérait qu’il ne fait pas l’affaire, qu’il prend de mauvaises décisions, le gouvernement est responsable du choix qui consiste à laisser en place de tels responsables.
Car s’il n’est pas ultimement responsable peut-être serait-il sage et temps de nommer d’autres responsables, imputables, l’Assemblée nationale par exemple...
NON ?
Le principe du gouvernement responsable implique qu’il soit aussi imputable. Le gouvernement Charest remet en question ces principes. Parce qu’il veut se soustraire à l’imputabilité qui vient avec la responsabilité, il n’a d’autre choix que de nier sa responsabilité. C’est inacceptable. Le gouvernement est responsable du choix du responsable, responsable des paramètres et critères qui dicteront les choix du responsable, des qualités du postulant au poste qui lui permettront de répondre à ces critères, et ultimement, chemin faisant, de sa capacité à rencontrer ces critères.
Manifestement il ne les avait plus dès lors qu’il affirmait « que le papier commercial est un produit financier de qualité. ». Le gouvernement est responsable de n’avoir pas imposé l’application du principe de prudence, alors qu’il disait justement l’appliquer en refusant d’être interventionniste, parce que celui-là était supposé assumer des risques, donc des pertes... Celles invoqués pour imposer telle supposée prudence, n’étaient que des poussières comparé à celles que telle imprudence camouflé sous la prudence, a engendré...
Le gouvernement Charest a endossé la thèse conservatrice affairiste qui voulait le désengagement de l’État pour libérer le marché. Cette idéologie a produit ce à quoi l’on assiste. Il s’agissait d’un choix politique, désengager l’État, il s’agissait de choisir ces paramètres et critères là. Par opposition à d’autres, entre autres choses prônées par Jacques Parizeau qui voulait se servir de l’État pour encourager nos entreprises à risques et solidifier celles qui affrontaient des difficultés. Un choix politique décrié en vertu d’une idéologie qui aujourd’hui a montré sa faillite. Et on nous dit que le gouvernement n’y est maintenant pour rien, alors que celui-là disait qu’en intervenant le gouvernement intervenait. Or en n’intervenant pas, le gouvernement intervient. On en a la preuve !
Toute la question est là ! En prônant une politique du gouvernement irresponsable, le gouvernement responsable ne peut prétendre ne pas être responsable de la responsabilité qu’il a prise de faire de l’État un irresponsable. Le gouvernement ne peut se soustraire lui-même à ses responsabilités. En assumant la charge, cette charge vient avec, intervention ou pas, car ne pas intervenir EST une intervention.
Maintenant on affirme que le gouvernement n’est pas responsable de ces choix là !
On nous prend pour des valises ou quoi ! ?