J’ai envoyé ma réaction écrite au forum La Presse. Ce journal ne publiera pas cette réplique malgré le fait que Lysiane Gagnon, en utilisant un article de Michèle Ouimet de La Presse sur Richard Bergeron, a écrit une chronique (6 octobre) caricaturale sur l’homme en alignant de façon intentionnelle des mots qui véhiculent un message tendancieux. Se basant uniquement sur l’article d’une collègue de travail, madame Gagnon amplifie certains propos rapportés dans un but de discréditer Richard Bergeron. Je suggère à Projet Montréal de porter plainte au Conseil de Presse.
Madame Gagnon.
Votre article signé le 6 octobre 2009 et intitulé " Silence et désarroi..." me laisse bouche bée et me plonge dans le désarroi. Ce commentaire qui, sous le prétexte d’analyser les forces en présence à l’élection municipale de Montréal est en fait une charge à fond de train contre Richard Bergeron, candidat de Projet Montréal. Le pauvre homme a eu le malheur de "virer musulman par amour pour une Marocaine", les autres commentaires ne servent qu’à noyer le noeud central : "virer musulman". Le mot virer n’est pas innocent ; il sous-entend une conversion rapide, sans réflexion et influencé par une "Marocaine". Mais quel est le nom de cette Marocaine ? Peu importe, le mot "Marocaine" frappe fortement et induit une influence d’une musulmane sur l’homme. Plus loin dans le texte, on lit que Richard Bergeron "voue une passion quasi religieuse pour la bicyclette et a une haine solide contre l’automobile. Tous les mots sont réunis : musulman, haine, passion quasi religieuse pour caricaturer Richard Bergeron en un intégriste musulman qui frappe à la porte de la mairie. Cette article ne vous honore pas. Par un amalgame peu scrupuleux, vous tentez de miner la crédibilité d’un homme dont vous ne connaissez pas le passé. Les citoyens veulent avant tout un maire honnête avec des idées neuves. Ils ne leur importent peu que Richard Bergeron soit de religion musulmane, ou juive hassique, ou catholique. Laissez vos histoires de conflits au Moyen-Orient, là où ils sont, nous sommes dans une élection municipale cruciale. Les insinuations que nous retrouvons dans votre chronique n’apportent rien au débat ; au contraire, elles tentent de discréditer une troisième option porteuse d’une vision mobilisatrice pour l’avenir.
Jean Archambault
