On assiste depuis deux décennies à une désaffection des citoyens concernant la chose politique. Nous le constatons à chaque élection où des milliers de citoyens boudent systématiquement les urnes.
Qui n’a pas entendu autour de lui, des amis, des collègues de travail, des membres de sa famille déclarer qu’ils n’ont plus de temps à perdre avec la politique ?
Il y a des raisons très profondes à ce phénomène et nous avons tort de ne pas nous inquiéter de cette tendance non seulement pour l’avenir de l’option indépendantiste mais pour l’avenir même de notre démocratie.
À titre de citoyen ordinaire et sans aucune prétention de ma part ; j’ai lu quelques essais sur le sujet et vous en recommande plus particulièrement deux assez bien écrits.
Le premier écrit en 2006 par André Lrocque, Au Pouvoir Citoyens ! ou Mettre fin à l’usurpation des partis politiques. Éditions BLG.
Le deuxième tout récent, qui se veut une suite logique ou un complément très approprié du premier écrit par Philippe Bernier Arcand, Je vote moi non plus ou Pourquoi les politiciens sont les seuls responsables du cynisme et de la désaffection politique.Chez Amérik Média.
Au risque de me répéter, je vous invite fortement à la lecture des ces deux courts essais qui nous éclairent sur entre autre, l’absence de projet de société au Québec ainsi que le manque flagrant de leadership exercé dans la conduite du combat pour l’indépendance du Québec.
Si la tendance se maintient ; nous élirons bientôt des gouvernements avec moins de 20% des électeurs, des gouvernements moches, insipides qui ne feront que de la gestion à court therme et où les citoyens continueront de dormir au gaz.Je pense que mes compatriotes québécois méritent plus !

