En tant que citoyen soucieux de l’avenir du Québec et qui milite pour sa souveraineté et son indépendance, il est de mon devoir de lancer un cri sous forme de « rappel à caractère urgent » aux leaders des partis souverainistes à savoir, le Parti Québécois et le Bloc québécois, en leur disant tout simplement : Pourquoi attendre ?
La force et la survie de ces deux partis politiques dépendent de leur volonté concrète et réelle de passer à l’acte en vue de réaliser la souveraineté et l’indépendance du Québec et surtout, sans attendre le moment opportun étiqueté par le « rassemblement des conditions gagnantes ». Suivre une telle stratégie qui, d’ailleurs, perdure plus d’une décennie, ne serait pas à mon avis sans conséquences néfastes pour les deux partis et pour l’électorat souverainiste et indépendantiste sur le plan social, culturel, identitaire et même, psychologique.
Qu’attendons-nous si le Québec, selon les fédéralistes tout parti confondu, témoigne de ses capacités économique, financière, intellectuelle, culturelle, démographique, politique et administrative de s’envoler par ses propres ailes en tant que pays souverain et partenaire économique du Canada, tel est le cas, par exemple, des pays de l’Union Économique Européenne.
A titre de rappel, M. Charest, lors du Grand Rendez-vous en France, (juillet 2006), avait déclaré que « nous avons les moyens de faire la souveraineté du Québec ». M. Ryan (1998) soulignait ce qui suit : « Tous sont d’accord pour reconnaître que l’avenir politique du Québec, quelle que soit l’option devant être retenue, relève en dernière analyse de la volonté souveraine du peuple québécois ». Et, sans omettre que même le gouvernement fédéral actuel reconnaît que le Québec forme une NATION.
Par ailleurs, il ne faudrait surtout pas perdre de vue et oublier que derrière la souveraineté et l’indépendance du Québec, il y a des arguments nécessaires et convaincants à savoir : la Reconnaissance (philosophique), la Protection (linguistique), l’Émancipation (culturelle et identitaire), l’Égalité (historique), la Solidarité (sociologique), la Représentativité (politique), la Décentralisation (gouvernance publique), l’Économique et la Légitimité (constitutionnelel). Tous ces arguments sont souhaités et acceptés par près de 50% des Québécois et cela, sans inclure la proportion des néo-Québécois souverains et indépendantistes, qui est déjà en croissance.
Le contenu des agendas des deux partis souverainistes lors des prochaines élections et surtout à l’égard de l’échéance de l’accès à l’indépendance du Québec, serait pour une grande partie des variables explicatives, soit de la forteresse/la relance ou encore, l’affaiblissement/le déclin de notre avenir.
Le contexte actuel au Québec le justifie et nous avons hâte de le savoir. Et pour regagner le cœur des Québécois et néo-Québécois souverainistes, il faudrait établir un échéancier d’accès à l’indépendance lors des prochaines élections.
Kamal El BATAL
Consultant en développement local/rural/agricole
Doctorant en administration UQTR/US


