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Voici ce qui vient de paraître sur le blogue de Marco Forcier . C’est un scénario plausible qui explique pourquoi (out of nowhere) Jean Charest réclame la culture et les communications d’Ottawa.
Message d’Antoine Pierpont.
Je vous annonce un “scoop”, portez bien attention au numéro de “stand-up comic” qui se déroule depuis 10 jours entre Jean Charest qui demande la “souveraineté culturelle” et Stephen Harper qui fait semblant de dire non.
je dis que c’est un numéro de stand up comic… mais pour le comprendre il faut savoir que lorsque Lawrence Cannon était ministre libéral dans le cabinet de Robert Bourassa, le gouvernement du Québec par la voix de Cannon avait demandé à OTTAWA la pleine maîtrise de la “CULTURE et des Communications ” (y compris le CRTC,,, rapatrié au Québec)
Lawrence Cannon est actuellement VP de Harper… à Ottawa
voici le dénouement (s’il en a besoin pour avoir un gouvernement majoritaire…)
10 jours avant l’élection, Harper va vanter le grand nationaliste qu’est Jean Charest et lui “donner’ le contrôle de la “culture” (mais pas des communications comme Cannon le demandait lorsqu’il était à Québec)
de plus l’UNESCO, dans sa charte de la diversité des expressions culturelles (signées par 135 pays dont le Canada) dit que la culture repose sur la langue mais Ottawa ne laissera pas le contrôle de la langue, il continuera de combattre la loi 101 et de refuser de l’appliquer.
Donc la culture qu’obtiendra Charest ne sera qu’une baudruche…(sans le fondement de la langue et sans le contrôle des communications) mais ça on le découvrira après le 14 octobre une fois que Harper aura été réélu majoritaire grâce au Québec (et grâce à son numéro de stand up comic) et que Charest aura été réélu majoritaire avec son élection déclenchée après le 14 octobre mais pas trop loin afin de faire “entériner par les Québécois” le cadeau de Harper
vous l’aurez lu en premier sur ce blogue… (fin du message d’Antoine Pierpont)
Si vous vous demandiez pourquoi Jean Charest, de nulle part, à l’occasion d’une crise volontairement provoquée par Steven Harper a "exigé" d’Ottawa des éléments de ce que Robert Bourasssa appelait "la souveraineté culturelle", vous avez un commencement de réponse. Ce serait une arnaque pire que la nation sans contenu.Vous comprendrez pourquoi Jean Charest était présent hier aux Gémaux et qu’il applaudissait aux critiques des artistes contre les coupures de Steven Harper.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 15 septembre 2008
On lira avec le plus grand intérêt l’article suivant.
De Jocelyne Richer. Presse canadienne ; 15 septembre 2008
Culture : malgré le refus de Harper, Charest revient à la charge
BAR HARBOR, Maine — Jean Charest assure qu’il ne baissera pas les bras, malgré la fin de non-recevoir que le chef conservateur Stephen Harper a réservé à son projet de rapatrier la pleine maîtrise d’oeuvre en culture.
Lundi, en point de presse, le premier ministre du Québec a semblé prendre avec philosophie, sans s’offusquer, le refus affiché par M. Harper.
Selon lui, les choses se passent toujours ainsi dans les dossiers revendiqués par Québec, mais finalement, à force de taper le clou, le gouvernement fédéral jette du lest et négocie.
Vendredi, M. Charest est revenu à la charge avec une revendication traditionnelle du Québec : gérer selon ses propres priorités et critères les sommes allouées par Ottawa au secteur culturel.
Mais dimanche, le chef conservateur, qui faisait campagne à Terre-Neuve, a semblé opposer un refus net aux attentes du Québec, en faisant valoir que le gouvernement fédéral avait la responsabilité de promouvoir les deux cultures nationales.
"On n’a jamais dit qu’il n’y avait pas de rôle pour le fédéral au niveau de la culture", a nuancé M. Charest, qui n’a pas conclu des remarques de M. Harper qu’il fermait la porte à toute négociation d’une entente cadre avec le Québec sur la culture. Au contraire.
"On va continuer. Et je m’attends à ce qu’il y ait une résistance du fédéral à la proposition que nous avons faite. Cela a été ça pour l’assurance parentale, cela a été ça pour la santé, cela a été ça sur la nation, cela a été ça également dans tous les dossiers sur la péréquation", a-t-il énuméré.
Par conséquent, M. Charest dit prendre "avec un grain de sel" le refus de M. Harper et compte sur le fait que les parlementaires fédéraux des différents partis se rallieront à ce projet et y donneront suite.
Il espère d’ailleurs que le débat des chefs, durant la présente campagne électorale, sera l’occasion de pousser plus loin cette revendication du Québec.
Dimanche soir, M. Charest participait au gala des Gémeaux et il a dit apprécier le fait que plusieurs gens du milieu, dont le comédien Vincent Gratton, ont pris la parole pour dénoncer - comme il l’avait fait lui-même - les coupes imposées par le gouvernement fédéral dans plusieurs programmes culturels.
La sortie politique de M. Gratton, livrée sur un ton enflammé, lui a valu une ovation, mais M.Charest lui ne s’est pas levé, jugeant que ce n’était pas son rôle comme premier ministre, surtout que le comédien semblait inviter la foule à ne pas voter pour le Parti conservateur.
"Comme premier ministre du Québec, ce n’est pas là où je veux me rendre, moi je veux poser des questions", a-t-il dit.
M. Charest a fait ces commentaires dans le cadre de la 32e conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’est du Canada, qui se tient jusqu’à mardi soir à Bar Harbor, un centre de villégiature situé sur la côte atlantique, dans le Maine.
Le scénario se développe. Madame Verner dit au gouvernement libéral provincial qu’il a le budget pour financer les artistes et remplacer lui-même les coupures puisqu’il a applaudi (Charest et St-Pierre) aux nombreuses protestations des artistes au gala des Gémaux
Madame Jérôme-Forget se demande si madame Verner est consciente des problèmes budgétaires des gouvernements provinciaux.
Madame St-Pierre proteste quand on dit que les artistes sont des enfants gâtés du système.
Steven Harper, à Saguenay, a présenté son plan pour que le CRTC reflète la réalité linguistique canadienne "pour que les décisions à propos de radiodiffusion francophone soient prises par des gens qui comprennent la langue et la culture francophone". Cette promesse vise à contrer Gilles Duceppe, Pauline Marois et, dernièrement, Jean Charest qui réclament la création d’un CRTQ.
Dans notre scénario, Steven Harper dira non à la demande de Jean Charest d’un CRTQ. Voyez comme il prépare le terrain.
Le gouvernement du Québec, lui, dit qu’il n’a pas les moyens de satisfaire les artistes québécois qui protestent contre les coupures de Steven Harper. Il prépare le terrain pour un "don" de Harper.
A suivre. Robert B-G
Josée Verner accuse Christine St-Pierre de tenir un double discours
Julie Lemieux , Le Soleil, Québec , le jeudi 18 sept 2008
Josée Verner accuse la ministre de la Culture du Québec, Christine St-Pierre, de tenir un double discours au sujet des compressions budgétaires du gouvernement fédéral dans le domaine de la culture. Un discours privé et un discours public.
La ministre du Patrimoine et candidate dans Louis-Saint-Laurent ne comprend pas pourquoi Mme St-Pierre monte le ton lorsque les journalistes l’interpellent à ce sujet. Car les cabinets des deux politiciennes auraient eu des échanges beaucoup plus acordiaux dans le privé. « Nos deux bureaux se sont parlé à plusieurs reprises. C’est une surprise de voir et de lire Mme St-Pierre sur certains propos parce que ça ne correspond pas aux conversations qu’on a eues », a soutenu Mme Verner, lors d’une entrevue au Soleil.
Christine St-Pierre n’a pas voulu commenter ces déclarations, hier. Mais son attachée de presse, Valérie Rodrigue, a assuré que la ministre avait toujours tenu le même langage avec Mme Verner et en public.
« La ministre a toujours tenu le même discours, a toujours défendu les artistes. Mme St-Pierre a parlé une fois à Mme Verner et lui a demandé des explications et des mesures compensatoires pour les artistes.
Commentaire : les deux ministres se parlent et "négocient" en privé. Une annonce de Steven Harper se prépare-t-elle ? Pour obtenir les vote des Québécois, il faut mettre du contenu dans la boîte vide de la reconnaisance de la nation québécoise.
Par ailleurs, à Sorel-Tracy, Gilles Duceppe, lui aussi, réclame du contenu.
Louise Grégoire-Racicot, les 2 Rives - 16 septembre 2008
Gilles Duceppe, qui a décrit Louis Plamondon comme « une personne solide sur qui on peut compter, président du caucus et présent à Ottawa quatre jours par semaine, doyen du Bloc que le comté gagnera à réélire », il a insisté : le PC ne doit pas recevoir un mandat majoritaire. Il a aussi réclamé que le prochain gouvernement rouvre la constitution canadienne afin d’y inscrire la reconnaissance de la nation québécoise et le rapatriement de tous ses pouvoirs culturels. « Sinon, les supposés cadeaux faits par Harper au Québec sont des boites vides ! »
commentaire : Gilles Duceppe, lui aussi, réclame le rapatriement de tous les pouvoirs culturels par le Québec. Steven Harper va être obligé de donner quelque chose pour avoir le vote des Québécois. Il sait que la nation vide de contenu, ce n’est pas suffisant. Surveillez ca. Il faut que le dossier culturel soit maintenu en vie pour que leur stratégie fonctionne. Vous avez remarqué l’accusation de Josée Verner sur la différence entre le discours privé et l’attitude publique de Christine St-Pierre. J’ai revu en gros plan Jean Charest à la soirée des Gémaux au moment où Gratton attaque Steven Harper. Il a la face du chat qui vient d’avaler le rossignol dirait Jacques Parizeau. Robert B-G, 18 septembre, 11h50
Autre intervention de Jean Charest sur une entente-cadre en culture
A ajouter au dossier du “contentieux” entre Québec et Ottawa sur la culture
En conférence de presse en direct sur RDI au terme du caucus du PLQ à Victoriaville à 13 heures, le 19 septembre 2008, Jean Charest est encore intervenu dans la campagne électorale fédérale pour, dit-il, défendre les intérêts du Québec (et moi j’ajoute, pour défendre les intérêts de Jean Charest en vue d’obtenir éventuellement un gouvernement libéral provincial majoritaire).
C’est Jean Charest qui parle.
“Le mot d’ordre, c’est de défendre les intérêts du Québec. Moi, comme premier ministre, j’interviens pour défendre les intérêts de tous les Québécois. Je l’ai fait sur la question de la culture ; on va continuer à défendre cette offre, cette proposition constructive que nous faisons à tous les partis politiques fédéraux de négocier avec nous une entente-cadre sur la culture qui permettrait, sans réouvrir la constitution, de faire un gain important dans ce contexte fédéral qui permet une flexibilité.”
Et il ajoute plus loin ne pas s’inquiéter du refus du gouvernement conservateur. Que c’est toujours comme ça : le fédéral refuse. Mais ce n’est pas grave, il faut revenir à la charge. Et ce dans l’intérêt de tous les Québécois. Jean Charest a dit :
“Moi je sais très bien que chaque fois qu’on fait une proposition au gouvernement fédéral, la réponse est négative. J’en ai assez vu pour vous dire qu’il ne faut pas se décourager et se laisser influencer. C’est un groupe qui ne veut pas se délester d’un pouvoir. Dans le cas de la culture, moi je vois là, franchement, une belle occasion de faire une entente cadre qui est à l’avantage de tout le monde.”
Le scénario Antoine Pierpont est toujours plausible. Robert B.-G., 19 septembre 2008, 13h50.

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