L’indépendance
c’est ni de gauche
ni de droite.
La souveraineté
a besoin des deux côtés.
En mode survivance
la division est mère
de dépendance
amère,
notre éparpillement
un inespéré don
pour les dominants
experts en unisson
La division
mère de chapelles
multiplie les religions
par où s’attèle
encore plus grande division
voilà qu’on tourne en rond
et dans cent ans ou environ
toujours nous en discuterons.
La dépendance
jamais ne s’embarrasse
de ceux qui embrassent
l’ambivalence.
Cela fera toujours l’affaire
de ceux qui s’affairent
de ceux qui nous mangent
pendant qu’on se perd
sur le sexe des anges.
Nous allons mourir
empêtrés dans les virgules
de nos rigides principes,
périr
écrasés sous nos scrupules
d’aveugles disciples,
dépérir
à organiser la maison
avant son acquisition,
languir
dans la prétention
de réussir sur deux fronts.
Nous tomberons bien bas
de n’avoir su ordonner nos combats
ou si bien su encombrer nos débats.

