[1] Mettons les choses au clair au départ. Le retour en politique active de Bernard Landry n’impliquerait pas son retour au Parti québécois. En effet, une nouvelle formation politique - lègère, souple, moderne, hyperbranchée, en réseau, dirigée par Bernard Landry - s’il le veut et c’est loin d’être sûr qu’il acceptera - aurait des chances de remporter du succès, lors de la prochaine élection, à cause de sa compétence comme homme d’État, mais surtout à cause du progamme minimal d’indépendance pétrolière et d’indépendance politique qu’il a mise de l’avant et qui constituerait le thème de l’élection, comme la nationalisation de l’électricité le fut en 1962, sous Lesage où le PLQ a remporté la majorité des sièges et des voix (55%).
Déclaration d’indépendance avec double majorité
[2] Si ce scénario devait se répéter, il pourrait y avoir déclaration automatique d’indépendance par l’Assemblée Nationale. Moi, en tout cas, je n’aurais aucune hésitation à parcourir le Québec avec ce thème à cause de l’urgence de la situation et du fait que la crise du pétrole touche tout le monde et toutes les classes sociales. Ce n’est pas de la souveraineté fantasme, de la souveraineté virtuelle ni de la souveraineté blabla. C’est un projet de pays concret et emballant. Se débarrasser du pétrole et se débarrasser du Canada pétrolier en même temps !. WOW. Il y a urgence et tous les souverainistes/indépendantiste doivent s’unir. Comme Bernard Landry l’a expliqué, il faut une moblisation générale à cause de l’urgence de la situation.
Une coalition nationale sur l’indépendance politique
[3] - Par contre, ce scénario est possible et encore plus réalisable si une Coalition souverainiste/indépendantiste nationale se met en place et que le vote souverainiste/indépendantiste attribué aux différents partis souverainistes/indépendantistes est supérieur à 50%. Cette coalition agirait comme 2è niche, chaque parti gardant son programme social et politique. Si un parti pour des raisons strictement partisans, égoistes et de pouvoir refuserait d’adhérer à la coalition, il en subirait les conséquences.
Incluant possiblement l’ADQ
[4] - Cette coalition nationale pourrait aussi englober - je dis POURRAIT - l’ADQ de Marion Dumont et dans ce cas, il pourrait aboutir - si le vote souverainiste/indépendantiste n’était pas supérieur à 50% - à une consultation populaire à double question : soit le repatriement de tous les pouvoirs qui est l’indépendance politique, soit le repatriement des 22 pouvoirs du rapport Allaire, comme le propose Gilbert Paquette dans son dernier livre. C’est le peuple québécois qui exprimerait sa préférence, chaque parti défendant son point de vue.
[5 Bernard Landry agirait comme catalyseur pour mettre en branle principalement le programme d’indépendance pétrolière qui nous permettrait d’accéder à l’indépendance politique. Et il serait dans le décor à cause de sa vaste expérience d’homme d’État, de sa compétence et de la perception que les gens en ont. Jacques Parizeau pourrait même à la rigueur être présent et jouer un rôle actif dans la Coaltion comme conseiller et le Coalition bénéficierait, en plus des organisations du PQ, de QS, du PI, de l’ADQ et du Parti vert, de l’organisation du Bloc québécois et de la participation active de son chef Gilles Duceppe et de son équipe.
[6] Il faut donc cesser de voir les choses dans la perspective partisane actuelle et inventer un nouveau paradigme, une nouvelle façon de penser et d’agir, avec imagination et souplesse d’esprit pour les intérêts supérieurs du Québec, de son avenir économique et de son indépendance politique. L’indépendance pétrolière et une coalition nationale sont les clefs du succès.
Pierre Cloutier ll.m
avocat

