PLEIN GAZ SUR LA SOUVERAINETÉ !
On apprend ce matin dans le journal Le Soleil du 15 novembre, que nous nous dirigeons vers un gouvernement libéral majoritaite et que le Parti Québécois stagne aux allentours de 30% soit à peu près le même pointage qu’aux dernières élections de 2007. Le PQ n’a pas progressé d’un iota.
À des fins pédagogues, j’aimerais rappelé aux lecteurs de VIGILE qu’en 1973, lors des élections générales québécoises qui ont porté Robert Bourassa au pouvoir, le PQ avait obtenu 6 députés à l’Assemblée Nationale. Se pourrait-il que pareil scénario se reproduise et qu’on revienne pratiquement à la case départ ? Ce serait pour le mouvement indépendantiste, une vétitable catastrophe ? Heureusement le vote adéquiste, s’il se maintient nous évitera une pareille humiliation.
Si on répartissait entre le Parti Libéral et le parti Québécois, le vote adéquiste,on ne serait pas loin de la réalité de 1973. Cessons de rêver, les adéquistes ne sont rien d’autres que des fédéralistes déguisés. Qu’ont-ils fait depuis 1 an pour faire avancer la cause du pays québécois ? Alors lorsque j’entend des péquistes me dire qu’il y a des souverainistes à l’ADQ, on repassera !
Comment se fait-il que lors d’une campagne référendaire, l’option souverainiste récolte près de 50% des votes et que lors d’une élection générale,le PQ stagne à 30% ?
Nous devons nous rendre à l’évidence que ce qui anime, motive et mobilise les gens qui veulent se mouiller et se battre franchement pour le pays, c’est justement la souveraineté. Alors, que faut-il faire pour éviter que les souverainistes restent à la maison la journée de l’élection ?
Je demeure convaincu qu’il faut opposer au programme économique de Jean Charest un Québec À LA TABLE DES DÉCIDEURS. La condition pour être à la table des décideurs ; c’est que le Québec soit UN PAYS SOUVERAIN. Il faut convaincre nos concitoyens que l’autre pays, le Canada, doit cesser de parler en notre nom et doit cesser de prendre les décisions importantes qui nous concernent à notre place.
On nous sert depuis des lustres, pour ne pas parler de souveraineté, la salade que la population ne veut pas en entendre parler.Le problème réside plutôt dans le fait que nous avons toujours été incapable de traduire notre option, dans les préoccupations de tous les jours pour les gens ordinaires.
Faire la promotion active de la souveraineté dans la présente campagne électorale, c’est de dire aux québécois et québécoises que le Québec doit lui-même négocier son adhésion à l’ALENA et à ses conditions. Que le Québec doit lui-même participer aux activités du FMI et de l’OMC. Qu’il doit lui-même signer le Protocole de Kyoto. Qu’il doit parler en son nom à l’ONU. Qu’il doit avoir un siège à l’UNESCO. Que le Québec doit être présent sur les forums internationaux où se prennent les décisions.CE N’EST QU’À CES CONDITIONS QUE LE QUÉBEC SORTIRA GAGNANT !
Nous devons aussi tendre la main à nos concitoyens militaires qui dans le passé,ont souvent appuyé la cause souverainiste. Nous devons leurs faire un clin d’oeil en réfléchisant sur le rôle qu’ils auraient à jouer dans un Québec souverain. Pensons à de véritables opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations-Unies.Le PQ ne s’est jamais penché sérieusement sur le sujet. Nous devons faire de nos militaires québécois, des alliés de notre cause. Tout le monde doit contribuer au projet de pays !
Madame Marois doit repositionner sa campagne et ramener à l’avant- scène la souveraineté. C’est la seule façon de faire avancer et gagner le Québec.
Allez madame Marois, on est avec vous ! Plein gaz sur le souveraineté !
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