Jean-Claude St-André est un des derniers guerriers de l’indépendance au sein du Parti québécois. Pauline Marois a décidé arbitrairement de l’écarter de la prochaine élection et d’imposer la candidature de Scott McKay dans L’Assomption. Les péquistes de L’Assomption n’auront même pas le choix de leur candidat bien que J.-C. St-André ait présenté un bulletin en bonne et due forme et dans les délais requis.
Le Parti québécois sous Pauline Marois a bien changé. Qui aurait cru que ce parti tomberait aussi bas ? Non seulement le PQ soustrait l’indépendance du débat électoral et la repousse aux calendes grecques, mais il prend ses distances vis-à-vis de ses principes démocratiques en refusant aux électeurs d’une circonscription le choix de leur candidat. Ce droit était quasi sacré jusqu’ici. Voilà une autre caractéristique qui distinguait le PQ des autres qui vole en éclats.
Pauline Marois continue ainsi de montrer son vrai visage. Après les louanges du bilinguisme et la relativisation de l’indépendance, elle donne maintenant dans l’autoritarisme. Beau portrait ! Ce qui l’intéresse, c’est le pouvoir. Si pour cela il lui faut écarter les gêneurs (comprendre : ceux qui continuent à promouvoir l’indépendance), elle le fera sans scrupule. Et c’est ce qui arrive dans L’Assomption.
Comme tous les chefs faibles, elle a tendance à s’entourer de gens pâles et silencieux. Pour elle l’indépendance, c’est une étiquette et un rêve, rien d’autre. Il ne lui faut surtout pas des collaborateurs qui la rappellent à ses devoirs. Son comportement ressemble à de l’arrivisme. C’est étonnant qu’une ex-syndicaliste comme Monique Richard la suive dans cette voie ambiguë.
Beaucoup d’intervenants l’ont dit récemment : le Parti québécois perd des plumes depuis 1995. Il peine à dépasser 30% dans les sondages. Pourtant la souveraineté est à 40-45%.Conclusion : le PQ est en déficit de souverainistes. Pensez-vous que le déficit va se résorber avec les agissements de la mère Marois ? Il risque de s’accentuer, c’est clair !
Sans souhaiter du mal au parti qui a incarné l’idéal de l’indépendance pendant si longtemps, on se prend à rêver d’un nouveau regroupement d’indépendantistes décidés (mais plus collégial que le PI) ou à un retour aux sources salutaire. Combien de temps cela va-t-il prendre et une victoire éventuelle du PQ sous Marois nous éloignera-t-elle de ce moment ?
Claude Richard
Repentigny
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