Le dernier sondage vient de démontrer que lorsqu’on se met sur le même pied que son adversaire on devient vulnérable.
En refusant de parler du seul motif, promouvoir et défendre leur langue, pour lequel les Québécois et les Québécoises veulent se donner un pays, Madame Marois, tout comme M. Landry l’a appris avant elle, l’apprend à la dure école.
Comment démontrer aux électrices et aux électeurs que l’on peut être meilleure dans la gestion des finances de l’État que l’actuel premier ministre, alors que c’est lui, et seulement lui, qui contrôle la joute électorale.
Elle peut bien le dénoncer et dénoncer ses possibles « scandales dans l’octroi de contrats », comme le Devoir l’indiquait hier dans l’affaire des « 27 millions » accordés à des firmes pour de « frimeuses » études. Elle pourrait même associer le premier ministre du Québec au scandale de « 180, 000, 000.00$ » du maire/libéral de Montréal, qu’elle ne trouverait pas nécessairement l’écoute des contribuables et électeurs du Québec. Elle pourrait, facilement l’associer aux « scandales des commandites » d’Ottawa et des « fédéralistes » asservis dont il fait partie, que je ne suis pas certain qu’elle pourrait, malgré tout, démontrer qu’elle peut mieux administrer les affaires économiques,sociales et culturelles de l’État malgré ses excellents succès dans les nombreux ministères qu’elle a dirigés.
Alors, qu’aujourd’hui, elle est acculée au pied du mur, qu’elle semble faire du surplace, selon les sondages, s’ouvrent à elles de bonnes occasions de démontrer que son partie est le « seul » capable de défendre la langue de son peuple et d’en faire la promotion. Elle peut démontrer que seul son parti peut défendre les intérêts du Québec dans tous les domaines de la vie de la « nation québécoise. Elle peut s’engager devant son peuple à le consulter sur le genre de pays dans lequel il veut vivre en s’engageant à inscrire dans une constitution toute Québécoise les données recueillies lors des consultations du citoyennes et des citoyens des « 17 » régions du Québec, dès son accession au pouvoir. Elle peut, et elle doit modifier son présent discours électoral en lui substituant celui qui lui permettrait d’atteindre les électrices et les électeurs en faisant la promotion de l’idéal que poursuit son peuple, se donner un« pays indépendant de langue française » en terre d’Amérique du nord anglo-saxonne, seul outil permettant à son peuple de s’épanouir et de vivre dans sa langue dans un espace occupé par 98% d’Anglo-saxons.
Elle doit démontrer dans son propos renouvelé que « seul le Parti Québécois », par son engagement envers son peuple et son idéal, peut permettre à la « Nation » québécoise de devenir le foyer de tous les locuteurs de notre langue en terre « inhospitalière » d’Amérique Britannique du nord.
Lorsqu’elle aura retrouvé l’écoute de son peuple, tous les espoirs de succès lui seront permis ; mais faut-il encore qu’elle modifie rapidement sa trajectoire.
Si pour ce faire, elle estime que d’anciens députés et d’anciens « premier ministres » peuvent lui être utiles, elle ne devrait pas avoir honte de recourir à leurs services. Il m’est impossible de croire que MM. Landry et Parizeau entre autres, ne répondraient pas immédiatement à sas demande.
Urgence de la situation !
L’urgence de la situation exige donc, qu’elle construise son propos électoral sur la langue Française à protéger et à promouvoir », sur la capacité de son parti à donner à son peuple le genre de pays dans lequel il veut vivre, en démontrant que par sa « très grande expérience » et son « honnêteté » démontrée tout au cours de ses nombreuses années au service du Québec, qu’elle est la seule « personne » et la plus apte à diriger le pays et à le conduire vers l’idéal qu’il poursuit depuis de nombreuses années. Pour atteindre ce noble « objectif » elle doit comprendre qu’elle peut recourir aux services d’anciens députés de son parti. L’espoir de tout un peuple sera de nouveau véhiculé par le seul parti pouvant le conduire vers l’idéal qu’il poursuit depuis le « traité de Paris, en février 1763 !
Il n’y a pas de doute dans notre esprit qu’elle sera la « première Dame » à occuper le poste de « Premier ministre du Québec », qu’on nommera alors, Mme « la » Première ministre ».
Jacques Bergeron
Le 20 novembre 08
