Merci Falardeau
Fallait parler fort pour nous réveiller sur notre morne sort de morts éveillés.
Fallait avoir du front pour lancer tous ces mots durs et dénoncer ce noir téflon appliqué sur nes morsures.
Fallait cette langue de feu pour embraser le bois de notre glotte de peureux devant tant d’éteignoirs aux abois.
Fallait cette rage pour provoquer ceux qui restent cois sans avoir vraiment le courage d’être toujours Québécois.
Fallait de ces sautes d’impatience pour stigmatiser toute cette inconscience en train de nous cristalliser.
Fallait ces paroles implacables pour dénoncer cette soumission toujours aussi palpable chez cette quasi-nation.
Fallait cette plume vitriolique pour révéler dans l’indélébile notre épine dorsale anémique nous aiguillant vers lendemains séniles.
Fallait cette caméra subversive pour cette peut-être nation si tant permissive pour ces bouffons nous fomentant ration.
Fallait être terre de patience pour endurer des boeufs si lents et falots. Pour toutes ces années de remue-conscience merci et salut à toi Falardeau.

