En prenant mon café ce matin, j’ai apostrophé ma femme en lui disant : “As-tu lu la chronique de Lysiane Gagnon intitulée : Oui à Louise Harel. C’est érotique ?” Elle a souri en me corrigeant : “Oui, je l’ai lue. C’est suggestif ! et en ajoutant : “Oui, ça serait le fun dimanche soir d’avoir Louise Harel et Caroline St-Hilaire élues. Les gens vont dire : “Et la prochaine, c’est Pauline Marois.” Et tout le monde sait que Régis Labeaume est trop dynamique pour être fédéraliste.
Pour le bénéfice de tous et toutes, lisons le début remarquable de la chronique de Lysiane Gagnon du samedi, 31 octobre 2009.
“Vous me direz que je pousse la métaphore un peu loin, pourtant c’est vrai : j’étais sous la douche quand j’ai décidé de voter pour Louise Harel. C’est une pure coïncidence que ce soit à ce moment-là que j’aie fini par me brancher, mais je me suis sentie doublement lavée, lavée aussi comme citoyenne écoeurée des magouilles, et prête à un nouveau départ.”
Lisons aussi sa conclusion :
“Après ses réponses erratiques sur la corruption, après sa tentative minable de nous faire croire que c’est pour protéger sa famille qu’il n’a pas agi, M. Tremblay sera trop discrédité pour être efficace, même dans les dossiers qu’il maîtrise bien.
Au diable les moumounes, au diable les Tremblay, Bergeron et Labonté qui ont demandé la protection de la police ( !) comme si l’on était en Sicile ou à Kaboul ! La seule personne qui s’est tenue debout dans ce mauvais mélodrame, c’est une femme.”
Espérons que la veille d’un vote décisif à un autre niveau, elle aille prendre sa douche et arrive à la même conclusion en faveur d’une autre femme, Pauline Marois. Et au diable les moumounes, au diable les Stephen Harper et Jean Charest.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, samedi, 31 octobre 2009
