C’est drôle, mais pas plus tard qu’hier j’ai téléphoné à Vision Montréal pour offrir mes services de bénévole pour la campagne à la mairie de Louise Harel. Parce que j’ai toujours admiré cette femme qui se tient debout, qui a peut-être commis des erreurs dans le passé dans le dossier des fusions, (mais qui n’en fait pas, dites-le moi).
Mais, pour moi, Louise a toujours été une indépendantiste convaincue, fine renarde et adulée d’un des quartiers les plus défavorisés de Montréal où elle s’est toujours dévouée sans compter pour aider les plus démunis d’entre-nous. Elle a toujours eu toute mon admiration.
Mais j’ai rappelé ce matin à la centrale de Vision Montréal, où personne ne répondait, pour leur dire que je me désistais tant que Benoît Labonté, le minus et fat roitelet de la mairie de Ville-Marie, faisait équipe avec notre Harel préférée.
Je m’étais toujours demandé comment Louise avait pu s’acoquiner avec ce politicien fédéraliste aux allures de capitaliste sauvage, mais je m’étais dit : La Harel est très rusée, attendons voir ce qu’elle en fera. De toute façon, n’importe qui sauf " je ne le savais pas, on ne m’avait pas informé" Gerry Tremblay, le prédateur aux allures de boy-scout.
Mais ce matin en lisant Ruefrontenac. com, j’ai appris que le roitelet de Ville-Marie avait reçu 100 000$ de Tony Accurso pour sa campagne à la chefferie de son parti.
Oui, oui, vous avez bien lu : C’est le même Tony Accurso dont le nom rebondit régulièrement dans l’actualité, depuis le racket des compteurs d’eaux montréalais à d’innombrables contrats gouvernementaux accordés à une petite clique (les fabulous 14) qui se partage le magot issu de nos taxes et impôts en gonflant les prix, selon les us, règles et coutumes de la mafia.
Ou bien Louise se dissocie de Labonté et continue seule le combat, ou bien elle cautionne les magouilles de son associé.
On verra bien si Louise est la femme droite et intègre que j’ai toujours imaginée qu’elle était. Mais elle devra faire vite, car le mal est fait et, dans le cas qui me préoccupe, le mal s’appelle Labonté.


