LIBRE DÉBAT
À lire les réponses faites à certains articles publiés dans Vigile depuis qu’a été édictée la règle de la réponse unique, il me semble que certaines interventions n’ont pas reçu toute l’attention dont elles auraient pu être l’objet. Débattre sans droit de réplique ne me semble pas être la meilleure façon d’approfondir la réflexion dont un sujet susceptible de donner naissance à des objections est porteur.
Il me semble qu’il devrait être possible d’établir des règles simples afin d’assurer le respect des personnes et des opinions tout en permettant les échanges mêmes musclés, qui rendent parfois les débats plus intéressants sans qu’en soient perdus le fond et le sens. Actuellement, il ressort des remarques qui me sont faites par la plupart des personnes qui m’ont envoyé des courriels personnels, que d’aucuns se retiennent d’en dire trop dans leur réplique parce que se sachant dans l’impossibilité de riposter à ce qu’ils viennent d’écrire.
Je crois sincèrement que le débat en souffre. Ce qui ne veut pas dire que je souhaiterais voir se reproduire les manques de courtoisie et les écarts de jugement auxquels nous avons assisté auparavant.
Voilà qui devrait donner naissance à un débat constructif sur l’idée de « libre débat » avec droit de réplique dans une perspective comme celle que proposait O, par exemple, et qui permettrait une analyse plus approfondie de certains sujets.
Monsieur Réjean Labrie, répondant à ma « Lettre à Luc Archambalut » du 31 août a écrit : “ Je suggère à nos confrères passionnés de pratiquer la concision et la synthèse dans leurs textes, plutôt que la dissertation et la digression. Un haïku frappe plus qu’un roman-fleuve.” Remarque judicieuse mais qui n’empêche en rien le libre débat. Et puis, ceux qui font court, font court, ceux qui font long, font long. Il appartient à l’éditeur de décider de ce qui est acceptable ou non. Pour ma part, je m’en remets entièrement à son bon jugement, ce qui ne m’empêche en rien de donner mon opinion.
Claude G. Thompson

