Les tartufferies d’Alain Dubuc et d’Esther Delisle
Mauvaise foi, absence de perspective historico-sociologique, démagogie 101 et étroitesse d’esprit à leur pire. Voilà comment je qualifierais les propos d’Alain Dubuc et d’Esther Delisle. Le langage de Falardeau dérangeait parce qu’il visait juste et n’épargnait personne ; surtout pas les profiteurs du système se parant de leurs diplômes ou de leurs titres pour en imposer à la masse laborieuse en y allant de leurs harangues mensongères et de leurs phrases toutes faites pleines du fiel de leurs misérables petites personnes débordantes d’ego et puant l’étroitesse d’esprit.
Falardeau dépassé, simpliste, sa lecture de la question nationale clairement désuète, sa grille d’analyse en faisant un des derniers felquistes à la vision « extrêmement » simpliste, et j’en passe. “ […cela n’empêche pas les idées défendues par Pierre Falardeau d’être devenues marginales…] ”
Alain Dubuc
Falardeau un cabotin, un potache qui s’amuse à dire des âneries, un chauvin exhibitionniste, qui “ […agitait la cage avec des éructations spasmodiques et sa liberté d’esprit était celle de proférer des jurons sans imagination, des injures éculées et de saupoudrer le tout, sophistication oblige, de populisme marxo-fascisant..].[… Le bouffon vedette enviait les célébrités internationales nées dans la même ville que lui …] ”
Esther Delisle
Dégoutant, méprisable et complètement à côté de la question.
Tartufferies de bouffons.
Falardeau était et demeurera à jamais un des grands patriotes de l’histoire de notre nation. Un homme qui n’a jamais trahi ses idéaux et qui a toujours eu le courage de ses convictions. Un homme cultivé, un penseur profond et un artiste fécond qui ne s’est jamais drapé du voile des phrases creuses et du langage de bon ton des asservis. Il vivra dans nos mémoires comme un exemple de courage philosophique et une source d’inspiration pour qui désire vivre sans compromis dans la fidélité à soi-même et en l’idéal que poursuivent tous ceux qui désirent voir naître le pays que la nation Québécoise doit absolument se donner pour aller au bout de ses aspirations.
Qui davantage que lui a autant donné de lui-même pour la cause qu’il défendait ?
Qui a fait preuve d’autant de sincérité, d’authenticité, de fierté et d’abnégation ?
Qui a autant souffert de l’implacable esprit de vengeance des institutions culturelles en le privant des subventions qui lui auraient permis d’aller au bout de son œuvre ?
Il fait parti de ces artistes engagés qui nous ont laissés à penser, à réfléchir, et à méditer sur notre finalité en temps que peuple, que nation et que pays. Le 2 juillet 2008, j’écrivais sur Vigile : “ Je me souviens du jour où je visionnai pour la première fois « Le temps des bouffons ». Quel ravissement d’entendre dit par quelqu’un ce que je ressentais et que je n’arrivais pas à verbaliser. Une sainte et saine colère qui nous mettait en plein visage la réalité de l’adage qui affirme qu’on édifie l’avenir sur les ruines du passé. En plein règne conservateur, tous les vils lèches bottes du pouvoir en place animent une soirée rendant hommage au bon vieux temps et à ce qui ne change pas tandis que tous les amis de l’ancien gouvernement qui ont profité d’avantages pour services rendus participent sans vergogne au banquet des profiteurs qui tirent les ficelles l’air de rien, ne se souciant nullement de couleurs et de partis politiques. C’est normal, l’argent n’a pas d’odeur et la corruption, c’est toujours la corruption, qu’importe les gouvernements. ”
Toute l’œuvre de Falardeau est engagée, et même les pitreries d’Elvis Gratton nous en apprennent beaucoup sur nous. Bien sûr, ça dérange les bien-pensants. Bien sûr, ça ne nous montre pas sur notre meilleur jour. Bien sûr, ça peut devenir gênant ; et c’est tant mieux. Ça constitue une bonne catharsis. De toute façon, on n’est pas obligé de tout aimer d’un créateur. Pour moi, par ailleurs, le premier film d’Elvis Gratton, fait à partir de trois courts métrages satiriques, demeure un incontournable de notre cinématographie. Et puis, il y a eu les documentaires, les films historiques, les livres… autant de travail et de constants efforts pour nous rappeler à nous-mêmes ce que nous sommes, ce que nous pouvons devenir et ce que l’avenir nous réserve si nous nous éveillons à nous-mêmes.
Merci à Pierre Falardeau, artiste engagé et témoin de notre histoire.
Claude G. Thompson

