"I have a dream" (Martin Luther King - 28 août 1963
Moi aussi je fais le rêve qu’un jour, nous, descendants des Français fondateurs du premier Canada, reprenons le plein contrôle de cette partie de la Nouvelle-France que le conquérant anglais a rebaptisée Bas-Canada puis Québec, s’inspirant du nom de la ville fondée par Samuel de Champlain.
Le rêve de King était d’affranchir les noirs des États-Unis pour qu’ils puissent vivre d’égal à égal avec les blancs. Mon rêve est d’affranchir les Franco-Québécois de la sujétion ou la domination du Canada anglais pour que nous soyons maîtres chez nous, slogan lancé par Jean Lesage lors de la campagne électorale à l’automne 1962.
Comment réaliser ce rêve ? On ne peut compter sur la bonne volonté des gens d’Ottawa pour nous libérer de la servitude dans laquelle ils nous maintiennent. Quand on scrute les résultats des dernières élections provinciales et fédérales, on voit clairement que la majorité des québécois votent pour des partis qui prônent la souveraineté ou l’indépendance, (BQ,PQ,PI,QS), soit une confédération réelle,(ADQ). Je ne connais pas l’option du Parti Vert.
A Ottawa, il devient de plus en plus évident que seul le Bloc Québécois protège les intérêts des Franco-Québécois. Le refus des conservateurs et des libéraux québécois de faire respecter la Loi 101 dans les services du gouvernement fédéral et des compagnies à charte fédérale au Québec est une preuve irréfutable de leur mépris du peuple francophone québécois.
Les deux partis qui mènent le bal autant sur le plan fédéral que provincial, dans toutes les provinces, à quelques exceptions près, sont les libéraux et les conservateurs. Ces deux partis profitent des mêmes parrains, généreux donateurs, organisateurs et bénévoles tant au provincial qu’au fédéral. Jamais dans l’histoire du Canada anglais, un autre parti n’a réussi à prendre le pouvoir au fédéral. Le même scénario s’applique aux provinces. sauf quelques exceptions où le NPD et le PQ ont réussi au niveau provincial.
Dans mon rêve, il y a une voix qui me dit si c’est bon pour les autres partis, pourquoi ne pas faire comme eux ? Pourquoi ne pas avoir qu’un seul parti qui défendrait les intérêts du Québec tout en nous menant vers la souveraineté ?
Le Bloc Québécois est le seul qui fait activement la promotion de la souveraineté et qui, à mon avis, est le seul parti qui pourrait réaliser ce tour de force. Je vois très bien le Bloc Québécois former une section provinciale qui fusionnerait toutes les formations politiques dont l’objectif est de voir le Québec devenir un pays et non seulement une division administrative du Canada anglais.
Le Bloc est déjà très bien organisé au Québec et pourrait plus facilement convaincre les autres partis de se fusionner à lui plutôt qu’à un nouveau parti ou un des partis qui se confrontent présentement dans l’arène politique provinciale. Si tous les politiciens qui se disent souverainistes sont sincères, ils n’ont d’autre choix que d’accepter cette fusion.
La chanson dit : "Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir". Le pays du Québec sera notre ciel et il y aura de la place pour tout ce beau monde pour gouverner notre nouveau pays. II faudra remplacer le poste de Gouverneur Général par un Président élu, il faudra un Sénat élu pour remplacer celui du fédéral formé de gens récompensés pour services rendus au parti. Finalement, il nous faudra une Cour Suprême, formée d’avocats québécois, qui aura pour but de faire respecter les lois du Québec et non de les amputer comme le fait la Cour Suprême du Canada.
La preuve a été faite aux dernières élections provinciales que tous les partis soi-disant souverainistes ont récolté 62,8% des votes. II est évident que si un parti unifié prônant la souveraineté était élu avec un pourcentage semblable, ce serait considéré comme un vote référendaire qui recevrait certainement l’approbation des Nations-Unies. L’Assemblée nationale majoritaire n’aurait qu’à adopter une nouvelle constitution et déclarer l’indépendance.
Qui n’aimerait pas remplir un seul rapport d’impôt ou voir une sécurité de la vieillesse et une assurance-emploi améliorées, garder les milliards que nous donnons à Ottawa pour pouvoir les investir dans la santé, l’éducation, le développement régional, pour protéger la langue française et notre culture ? Qui s’objecterait à ce que nous prenions le contrôle de nos communications, que nous empêchions le déménagement de nos institutions économiques vers Toronto comme ce fut le cas pour la Bourse de Montréal et comme on tente de faire avec la Commission des valeurs mobilières ?
Pourquoi laisser le contrôle de nos richesses naturelles, de nos aéroports et routes aériennes, nos ports de mer et voies maritimes à des gens dont le seul but est de saboter notre économie pour mieux nous dominer. Nous pourrions signer de gré à gré des traités de libre échange et libre passage avec le Canada anglais.
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Je fais parvenir une copie de ce message à tous les chefs des partis concernés. J’espère qu’ils ou elles y réfléchiront sérieusement avant de rejeter du revers de la main cette proposition. Personnellement, je serais très déçu si aucune réunion des chefs n’était envisagée, ne serait-ce que pour tâter le terrain et discuter de la faisabilité et la possibilité de réussite d’une telle entreprise.
Le moment est propice. II reste beaucoup de temps avant les prochaines élections. On a le temps de faire une campagne de publicité continue autour du projet, en parler dans tous les médias, provoquer des rencontres avec les journalistes, les informer continuellement des progrès réalisés tout en parlant des avantages de la souveraineté. Il faut les tenir occupés jusqu’aux prochaines élections.
Lionel Lemay
Laval, Québec.
Juin 2009

