Nul besoin de boule de cristal pour prédire que
les conservateurs à Ottawa, de même que les adéquistes à Québec,
formeront les prochains gouvernements.
Reste à savoir s’ils seront majoritaires ou minoritaires.
Reste à savoir pourquoi les électeurs québécois se tournent vers ces partis
associés à la droite, la privatisation, la pollution,
au Canada…
Dans sa chronique du 17 octobre, Patrice Boileau souligne que le PQ
« a délaissé l’option souverainiste momentanément ».
Or, ce momentanément n’est pas étranger
au revirement des électeurs québécois.
Pour mettre en œuvre son référendum sur la souveraineté,
le PQ se doit d’être au pouvoir.
En écartant le référendum, le seul moyen envisageable pour lui, il s’en exclut.
Pas de gouvernement péquiste, pas de référendum.
Pas de référendum, pas d’indépendance.
Pas d’indépendance,
c’est le Québec à la merci du torpillage canadien quotidien.
C’est le Bloc qui fait le pied de grue à Ottawa.
Nous ne pouvons nous permettre le luxe
de mettre de côté, ne serait-ce que momentanément,
l’option souverainiste.
C’est la façon d’y accéder qui doit être réévaluée. Et vite.
L’indépendance n’est pas le problème.
Elle est la solution.

