Au fil des années, Vigile est devenu de plus en plus fort, de plus en plus pertinent, et selon que vous parliez aux uns ou aux autres, de plus en plus craint ou respecté. On n’obtient pas un tel résultat sans labeur et sans sueur. Et avec l’essor et la notoriété viennent les frais. Jusqu’ici, ils ont été très modestes, et comme mon ami Le Hir se plaît à le dire, nous avons fonctionné avec « une claque et une bottine ».
Tout aussi dévoué, débrouillard et désintéressé soit-on, il y a tout de même des limites à ce qu’on peut faire avec de tout petits moyens, et nous les avons atteintes.
Les questions d’argent m’ont toujours mis mal à l’aise, et soyez assurés que ce n’est pas de gaîté de coeur que je sollicite aujourd’hui au nom de Vigile votre appui financier. S’il y avait le moindrement moyen de faire autrement, je le ferais.
Mais à moins de devenir un site commercial et de perdre l’indépendance qui fait de Vigile ce qu’il est, et ce que vous aimez, même si vous n’êtes pas toujours d’accord avec chacune des opinions exprimées (et que vous me le laissez savoir en termes clairs et non équivoques !), je suis obligé de m’adresser à vous, car nul ne sait mieux que vous ce que vaut Vigile pour la collectivité québécoise toute entière, et pour chacun d’entre vous en particulier.
Au cours de la dernière année, nous avons dû affronter une tourmente judiciaire. Grâce à votre appui généreux, nous avons pu y faire face, et nous avons même trouvé le moyen de passer à l’offensive. Si nos dernières procédures donnent les résultats escomptés, non seulement nous libèrerons nous de cette affaire, mais parviendrons nous aussi à nous faire rembourser nos frais et honoraires, en plus d’obtenir des dommages-intérêts.
Si tel devait être le cas, soyez assurés que vous en seriez les premiers informés et que Vigile vous rendrait un compte complet des sommes dépensées et reçues dans cette affaire, en plus de suspendre sa campagne permanente de financement le temps de vous faire également bénéficier des retombées favorables à hauteur des montants reçus.
En attendant, Vigile compte encore une fois sur votre appui fidèle.
Bernard Frappier
Pâques 2012


