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Le mythe du référendum perdu à Québec
M. Barberis-Gervais revient avec un vieux mythe montréalais que je m’évertue à dénoncer depuis 13 ans à l’effet que Québec aurait voté NON au référendum de 1995
Jacques Noël
Tribune libre de Vigile
dimanche 17 août 2008      850 visites      12 messages


Dans Le Soleil de ce matin, Robert Barberis-Gervais repend essentiellement ma thèse sur la visite de Paul McCartney. Il fait même l’honneur de me citer. Je ne vais pas en rajouter ; je partage entièrement son point de vue.

Cependant M. Barberis-Gervais revient avec un vieux mythe montréalais que je m’évertue à dénoncer depuis 13 ans à l’effet que Québec aurait voté NON au référendum de 1995. Voyons les chiffres bruts :

Le OUI a fait 53,2% à Charlesbourg, 54,5% dans Chauveau, 60,1% aux Chutes de la Chaudière, 48,1% dans Jean-Talon, 54,7% dans La Peltrie, 56,5% à Lévis , 51,9% à Limoilou , 53,1% dans Louis-Hébert , 57,6% dans Montmorency, 59,1% dans Taschereau et 55,1% dans Vanier

En tout, 254,876 Québécois ont voté OUI et 208,150 NON ; le OUI a donc fait 55% à Québec. Comme Québec comptait 2% d’anglophones et 3% allophones qui, comme ailleurs au Québec, ont voté NO WAY à 95%, le OUI a donc fait 58% dans la population francophone, soit à peu près la moyenne nationale. Ce 58% est d’autant plus héroïque qu’André Arthur, au sommet de sa gloire à l’époque, frappait sur le OUI trois heures par jour le matin et deux heures le midi et que Parizeau avait commis la gaffe de garantir les emplois aux fonctionnaires québécois d’Ottawa soulevant beaucoup d’inquiétude chez les fonctionnaires de Québec.

Alors d’où vient ce foutu mythe montréalais, si persistant 13 ans après ? D’abord de l’ancienne ville de Québec, formée des comtés de Jean-Talon, Limoilou et Taschereau, qui a voté OUI à seulement 53,2%, mais surtout de Jean-Talon, la Haute-ville de Québec, qui a voté NON à 52%. Mais Jean-Talon n’est pas plus Québec que le Plateau Mont-Royal, Montréal. C’est juste un quartier de la ville où réside une bonne partie de la minorité irlandaise de Québec, juste le quartier qui compte la population la plus âgée au Canada. Voilà pour l’explication du mythe.

Par contre, la région au sud de Québec a effectivement voté NON. Bellechasse a voté NON à 52,9%, Beauce-Nord 55,4%, Beauce-Sud 57,5%, Mégantic-Compton 52,7% et Montmagny-L’Islet 55,1%. Outre le conservatisme de la région, la présence de nombreux producteurs laitiers, inquiets de la perte de leurs quotas de lait, quotas qui valent des centaines de milliers de dollars par ferme, pourrait être l’explication de la victoire du NON. Mais ce ne sont pas ces 78 759 NON contre 65 925 OUI qui ont fait la différence au finish ! (1)

Et si les Montréalais se mettaient en fin à regarder du côté des francophones de l’Outaouais qui ont voté NON à 66% ? Dans Papineau le OUI des francophones a fait 40,9%, Gatineau 37,5%, Hull 35,5%, Chapleau 30,3% et Pontiac 23,4%. (2) Voilà pour le mythe montréalais que c’est à Québec qu’on a perdu le référendum...

Sources :
1) http://www.electionsquebec.qc.ca/fr...
2) http://www.pum.umontreal.ca/apqc/95...




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Vos commentaires:
  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    18 août 2008, par Gilles Bousquet

    Merci M. Jacques Noël pour ces statistiques intéressantes du OUI et du NON au dernier référendum...intéressant.

    Selon ces résultats, faudrait céder la Beauce, l’Outaouais et l’Ouest Montréalais fédéralistes au ROC et conserver le reste du Québec pour la souveraineté du Québec en laissant aller tout le nord québécois qui est réclamé par nos autochtones fédéralistes. Avec ça, on aurait bien un bon 60 % de OUI, résultat satisfaisant pour M. Stéphane Dion, champion mondial sur 2 pattes de l’environnement et de la démocratie.


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    18 août 2008, par Steve Quilliam

    Bonjour M. Noel,

    J’en suis un montréalais qui partage le ’mythe" que la ville de Québec a voté non au référendum. Vous avez raison de remettre les pendules à l’heure pour démontrer que ce n’est pas tout à fait vrai et que les gens de Québec ont voté oui à 53%, peut-etre 55% ou meme 58% en enlevant les anglophones et les allophones. Il demeure que c’était tellement décevant de voir que les gens de Québec n’étaient pas plus interessés que cela à ce que leur ville devienne une capitale internationale, on se serait attendu à 70% ou plus pour le OUI. Enconre aujourd’hui on s’attendrait meme que la ville de Québec soit la locomotive de l’indépendance du Québec dont elle a toute à gagné et dont elle bénéficierais énormément, beaucoup plus que les fetes du 400ème. Encore aujourd"hui je ne peux m’expliquer pourquoi cette ville refuse d’etre à l’avant scène du projet le plus important en emballant du peuple québécois. Moi, montréalais pur et dur, je reve du jour ou les ambassades du monde entier s’installeront à Québec, j’imagine avec ferveur une Grande Allée remplie de drapeaux, je vante fièrement la ville de Québec, lors de mes nombreux séjours à l’étranger, en disant qu’elle serait l’une des plus belles capitales du monde. Mais depuis quelques années, je dois avouer que je déchante beaucoup et je m’apercois que les gens de Québec préfère peut-etre rester sous la jupe d’Ottawa, c’est leur choix. Pendant ce temps je préfère visiter de vrais capitales ou les gens sont fières pas à 53%, pas à 58% mais plutot à 90 ou 95%.

    Je ne comprends toujours pas ce phénomène, il me semble unique au monde


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    18 août 2008, par Gilles Bousquet

    Bravo M. Steve Quilliam pour avoir écrit : Québec refuse d’etre à l’avant scène du projet le plus important et emballant du peuple québécois. Moi, montréalais pur et dur, je reve du jour ou les ambassades du monde entier s’installeront à Québec, j’imagine avec ferveur une Grande Allée remplie de drapeaux »

    En voilà une bonne raisn pour les Québécois d’être en faveur mais peut-être que nos fonctionnaires très provinciaux qui demeurent en grand nombre à Québec, ont un peu peur de la compétition des fonctionnaires fédéraux, récupérés d’Ottawa, qui pourraient venir déranger leur quiétude et leur ancienneté à Québec.

    C’est souvent le bien du groupe contre le bien individuel...dans la vie sauf s’ils convergent.


  • @ Steve Quilliam
    18 août 2008, par jacques noel

    Sur 125 comtés, seulement 5 ont voté OUI à plus de 70% Dubuc : 70 Jonquière 71 Lac St-Jean 73 Masson 71 Saguenay : 73

    Sur 125 comtés, 120 n’ont donc pas voté OUI à plus de 70%. Faut arrêter de prendre ses rêves pour la réalité.

    — - J’étais de la campagne à Québec et jamais on a vendu la chose comme un plus pour Québec avec l’arrivée des ambassades et des ministères de la Défense, des Affaires extérieures, de la Police nationale, etc... Avec tout le prestige de devenir une véritable capitale nationale.

    La campagne s’est fait sur la défensive, sur les breaks, sur la menace des fonctionnaires d’Ottawa à qui on avait garanti (en vain)la job. (Parizeau a avoué après que c’était sa pire gaffe)

    Ajoutez Arthur qui vargeait 5 heures par jour sur le OUI et vous avez le résultat qu’on a eu.


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    18 août 2008, par Gilles Bousquet

    M. Noël qui écrivez : « Ajoutez Arthur qui vargeait 5 heures par jour sur le OUI et vous avez le résultat qu’on a eu. ».

    Vous avez tout correct mais ce sont trop de Québécois qui écoutaient et supportaient LEURS radios-poubelles, de plus belle, dans la région de Québec, ce qui n’était pas directement à leur honneur. Si Arthur avait eu moins d’auditeurs, il n’aurait pas collé aussi longtemps. Quand ça sent trop la poubelle, faut lui mettre un couvercle pour ne pas tomber sous les nocives vapeurs qu’elle émet. Il n’était pas le seul commentateur à sentir mauvais à Québec. Fillion suivait de près.


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    18 août 2008

    Quand on tient compte du fait que la politique n’est pas rationnel mais bien relationnel on peut comprendre un peu "le mystère de Québec".

    Il tient au fait que depuis la Conquête un réseau d’intérêts, formé de petits notable et de petits politiciens, s’est tissé autour des institutions qui leurs procurent des avantages qu’ils mettraient en jeu si un changement survenait. C’est pourquoi ils redoutent le changement et s’accommodent de tous les compromis qui va dans le sens de leurs intérêts, même au détriment de l’intérêt supérieur du Québec. C’est cette asservissement qui explique que cette élite n’a pas hésité à détourner le sens de la fête du 400 e, qui était celui de la naissance de l’état du Québec, pour la réduire a un gros party au village. Quelle aubaine !

    Sans généraliser, on peut dire qu’un partie du mystère de Québec tient au fait qu’une élites de cette ville vit de la rente du statu quo. Et cela a un effet éteignoir sur tout l’état du Québec, justement celui que l’on devrait célébrer, mais qui est complètement absent de la fête.

    JCPomerleau


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    18 août 2008, par Luc Archambault
    Vigile - Le mythe du référendum perdu à Québec La déception à l’égard de Québec, à l’égard de la Capitale nationale du Québec et sa région. On a beau tenter de détruire un mythe, il est tenace. Maintenant qu’est admis que Québec et sa région n’ont pas voté NON... il faut que Québec vote plus qu’ailleurs OUI... Parce que cela l’avantagerait d’être non pas une Capitale provinciale mais bien (...)

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    Vigile - Le mythe du référendum perdu à Québec

    La déception à l’égard de Québec, à l’égard de la Capitale nationale du Québec et sa région.

    On a beau tenter de détruire un mythe, il est tenace. Maintenant qu’est admis que Québec et sa région n’ont pas voté NON... il faut que Québec vote plus qu’ailleurs OUI... Parce que cela l’avantagerait d’être non pas une Capitale provinciale mais bien nationale...

    Comme si l’avantage opportuniste pouvait suffire... comme si le fait de n’être pas plus favorable à la création de l’État souverain, n’était justement pas une manifestation du fait que la décision prise n’était justement pas opportuniste...

    Bref... le malentendu persiste et l’on préfère visiter les « vraies » capitales nationales fières à 90% de l’être... Et l’on pense peut-être que cela est invitant pour la suite des choses...

    Bref... la bouderie persiste... et la radio-poubelle a bon dos...

    Je suggère donc aux Québécois hors Québec, la ville, de venir plus souvent à Québec... et entretemps de lire plus souvent Le Soleil dans Cyberpresse, et plus souvent le Journal de Québec... il s’y publie des informations que Montréal n’a pas... Tout ça pour dire qu’il faut un minimum de présence à Québec, réelle ou virtuelle pour comprendre ce qui s’y passe... Contrairement à ce que l’on pense, Québec n’est pas qu’une ville de fonctionnaires, c’est aussi une ville universitaire, une ville d’affaires, une ville d’art et de culture, une ville de développement de haute technologie, notamment en technologie de l’information, et surtout une belle ville... et cela n’est pas que le fait des gouvernements, mais aussi de toute la population, y compris le milieu des affaires.

    Tout cela se vit dans un contexte de coupure presque totale avec la métropole... Impossible par exemple d’y faire carrière nationale en plusieurs domaines, dont celui des arts, sauf si, comme Robert Lepage, on est parvenu à s’imposer à Montréal et ensuite dans le monde... Cela n’est pas « normal ». On a beau y présenter les plus belles expositions, les plus beaux spectacles, hors 400e dirais-je, cela n’aura aucune incidence à Montréal, dans les médias de Montréal, dans ce qui au Québec, décide de ce qui a ou non droit de cité dans l’espace public du Québec... J’en suis la preuve vivante... Fort connu à Québec en tant qu’artiste praticien en arts et métiers d’arts visuels, 35 ans de carrière n’ont pas suffit à ce que cela existe réciproquement à Montréal... Cela n’est pas normal...

    Cela s’appelle la montréalisation du Québec... Hors Montréal, point de salut... ( Voir ma contribution au titre La montréalisation un cas d’espèce dans La Presse d’aujourd’hui )

    Quant à la radio-poubelle... elle n’est que l’expression d’une certaine trahison des clercs... instrumentalisé par les fédéralistes, fort présent à Québec avant le raz-de-marée péquiste des années fastes, et de plus en plus reprenant le haut du pavé perdu... à cette époque. Comme si cela n’avait été qu’une parenthèse...

    Tout cela a aussi beaucoup à voir avec la montréalisation de Québec et du Québec... Cependant, ce n’est pas simple de le documenter... Quelques exemples... le fait que les médias, tous les médias, même Télé-Québec, n’ait pas de pôles de production digne de ce nom à Québec... Ce qui fait qu’un comédien qu’une comédienne, pour y faire carrière, doit renoncer à un volet télé... et tout ce qui vient avec... difficile de faire ce choix que font pourtant d’excellent(e)s artistes. Par contre, d’aussi formidables artistes font le choix de choisir plutôt Montréal et y deviennent des vedettes, de Paul Hébert et Rémy Girard à Marie Tifo et Guylaine Tremblay, en passant par Yves Jacques, Bob Walsh, Guy Bélanger, Louis Bélanger, Raymond Bouchard, Josée Deschênes, François Léveillé.et tant d’autres...

    Qu’est-ce qu’une ville qui perd à chaque fois ses vedettes ? Rien du tout... Qu’est-ce que fait Montréal ? Rien du tout... À force... la population ne peut que décrier ses élites, incapables de se faire respecter... On en est là avec la radio-poubelle qui n’a cessé de décrier les élites technocratiques, politiques, médiatiques, couplé à cela un anti-intellectualisme de bon aloi... Franchement, l’intellectuel que je suis, ne peut pas blâmer le peuple d’ainsi manifester si peu de respect pour nos élites... Même si j’ai moi-même été victime de tel outrancier dénigrement...

    Par ailleurs, les gouvernements du PQ, montréalisé presque depuis toujours, n’ont pas vraiment aidé... Alors que le Parti Libéral qui l’avait précédé gardait le souvenir de tant de grands hommes politiques issus de Québec, dont Jean Lesage... Les gouvernements du PQ, étaient la représentation même de ces élites qui trahissaient Québec, et qui n’ont rien fait pour contrer la montréalisation de la Ville et du Québec. Ainsi, quoi de plus normal que de s’en prendre aux souverainistes montréalistes, lors de l’épisode des fusions forcées, qui faisait de la ceinture de Québec les fort avancés de la révolte contre le pouvoir de Québec et de son maire souverainiste, Jean-Paul L’Allier. Même la police et la justice ont été mobilisée pour l’attaquer de manière indirecte via l’affaire Robert Gilet... de Radio-Canada... un autre bastion montréaliste... un autre souverainiste de l’entourage du maire L’Allier... Qui a résisté mais qui au bout du compte a préféré quitter...

    Nous en sommes là... dans une ville qui lors du 400e est parvenue à se défaire du syndrome de l’échec ce Québec 1984... Non sans mal... après des piétinements indécents.... Mais tout cela sera à mettre au compte des nouvelles élites agissant dans un contexte de canadianisation caractérisée... ce qui a permis du reste de contribuer à la dérive médiatique qui a un temps donné l’impression que les souverainistes avaient eu tout faux...

    Bref... ce n’est pas simple et tout cela ne se résume pas à se dire déçu de Québec sous prétexte qu’elle n’est pas à 70% souverainiste... 70% d’appui en démocratie... on est proche de résultats propres aux pays totalitaristes... Québec est loin d’en être... Comme Montréal, Québec est une entité complexe où se joue effectivement toutes les joutes qui sont parties du débat entourant la question nationale... comme à Montréal... Ce n’est pas simple... et encore moins de l’expliquer au gens de Montréal... qui sont nos amis, et non nos rivaux... Nos amis dans la mesure où ils tentent de comprendre, en venant entre autres plus souvent nous visiter, et en prenant partie eux aussi, contre la centralisation du Québec à Montréal... contre la montréalisation du Québec.

    Si Lyon, si Marseille, si Avignon, si Canne, si Strasbourg, existent en France, si Paris n’a pas complètement phagocyté la France, c’est qu’un jour, on a compris que de négliger la province ne pourrait à terme qu’étouffer Paris... La décentralisation de France est un combat de tous les instants... D’énormes ressources y sont consacrées, en terme de budgets régionaux, d’institutions régionales, de budgets muséaux, d’antennes médiatiques, qui font que Paris ne s’empresse pas de faire un festival de film parce que Cannes en a un... ou des Francofolies parce que La Rochelle en a... Or, parce que Québec avait la Quinzaine internationale de théâtre, fondée par les regretté(e)s Jean-Marie Lemieux et Rachel Lortie, il a fallu saborder tout ça... ( Madame Courchesne aidant... ) pour créer le Festival de théâtre des Amériques ( maintenant FTA... Parce que Québec avait son Carnaval... il a fallu inventer le Festival Montréal en lumière...

    Bref...


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    19 août 2008, par Georges-Étienne Cartier

    "Quand on est né pour un petit pain..." : je n`ose décidément pas croire que ce soit là l`intime conviction des gens de la RÉGION de Québec !

    Ceci dit, il existe un autre argument "pour" : devenue une véritable capitale internationale, Québec devrait bien enfin avoir les moyens de se payer une nouvelle équipe de "Nordiques" ! Le Québec entier serait ALORS fier de l`y aider en y contribuant "coûte que coûte" !

    Mais tant qu`elle restera " provinciale" je ne vois guère que quiconque trouve qu`elle en "mérite" la dépense !


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    19 août 2008, par Steve Quilliam
    Il est vrai que peu de comtés ont voté à plus de 70% mais il faut reconnaitre que la plupart des comtés de la région de Montréal et de l’Outaouais ont une forte proportion d’anglophone et d’allophone qui votent à 90 et 95% pour le non ce qui rend la tache assez difficile. Par contre, eux, semblent-ils, ont le droit de voter à plus de 70% pour le non sans passer pour des ’’totalitaristes’’ alors que (...)

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    Il est vrai que peu de comtés ont voté à plus de 70% mais il faut reconnaitre que la plupart des comtés de la région de Montréal et de l’Outaouais ont une forte proportion d’anglophone et d’allophone qui votent à 90 et 95% pour le non ce qui rend la tache assez difficile. Par contre, eux, semblent-ils, ont le droit de voter à plus de 70% pour le non sans passer pour des ’’totalitaristes’’ alors que nous, si nous osons voter à 70% on se rapprocherait d’un ’’appui totalitaire ? C’est de la foutaise. 70% n’a rien de totalitaire mais c’est un vote clair et sans ambiguité. On ne va pas jouer leur jeu des fédéralistes en nous accusant d’etre totalitaire....... quand meme ! Dans plusieurs pays, indépendant depuis les années 90, on a voté à plus de 80% et personne ne les a accusé d’etre des régimes totalitaires.

    Il est aussi vrai que les gens du OUI n’ont jamais vendu le mérite et le prestige d’etre une Capitale nationale mais il semble que ca va de soit, tout simplement, et je ne vois pas l’opportunisme dans ce geste. Se prendre en main et etre à l’avant garde d’un projet d’indépendance n’a rien d’opportunisme, au contraire. Par contre je suis d’accord pour que le PQ se démontréalise et qu’il mette l’accent sur les régions ainsi que sur Québec.

    Bien que j’adore la ville de Québec, lorsque je m’y trouve, je ressens un malaise qui m’est difficile à expliquer. Je ne sens pas de ferveur ni de désir d’etre une Capitale Nationale, je ne sens pas cette volonté nécéssaire de ce battre pour la liberté et l’indépendance, je ne me sens pas dans une ville qui attend et qui espère ce grand jour et c’est justement là que nous nous demandons pourquoi ? pourquoi ce refus ou plutot pourquoi cet engagement si timide ?

    M. Parizeau, homme aux grandes ambitions et montréaliste à 100%, avait pourtant eu l’idée, tout à fait normale, d’avoir une maison de fonction officielle du Premier Ministre à Québec et j’en était fière, de suite je suis allé à Québec pour la voir mais je me suis rendu compte que plusieurs gens de la ville de Québec répugnait cette idée. J’avais l’impression qu’ils préféraient n’est qu’une capitale provinciale. Le mot provinciale, dans ce cas, est plutot humiliant.

    Pendant que M. Parizeau voulait faire de Québec une Capitale Nationale, vous me dites que beaucoup beaucoup de gens étaient influencés par André Arthur et Jeff Filion, ca, je ne le comprends tout simplement pas et cela n’est pas surement quelque chose pour etre fier. Ce n’est pas un malentendu mais plutot de l’incompréhension.

    Oui la situation à Québec est complexe, oui ce n’est pas si facile que cela, je comprends bien que l’on doive prendre en compte plusieurs choses mais il reste qu’il y a un problème à Québec, Il y a un blocage, il faut l’admettre et tenter d’y remédier.

    Montréal aussi a son problème mais nous savons c’est quoi et c’est pourquoi nous sommes un peu pressé de faire l’indépendance avant que ce ne soit trop tard.

    En attendant, ce n’est pas nous qui devrions aller soutenir Québec mais plutot le contraire. Nous sommes ’’assiégés’’. La bataille est surtout ici alors qu’à Québec ca devrait etre chose faite.


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    19 août 2008, par Jean-François-le-Québécois
    Monsieur Noël, Je vis depuis toujours à Québec (et près des fameuses Plaines d’Abraham) et je vous remercie chaleureusement d’avoir donné l’heure juste, à certains de nos amis souverainistes d’autres régions de notre Belle Province (un jour un Beau Pays, j’espère), qui n’en finissent plus de taper sur les gens de Québec ! Il faut dire que je commençais à en avoir plus qu’assez, que nous nous (...)

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    Monsieur Noël,

    Je vis depuis toujours à Québec (et près des fameuses Plaines d’Abraham) et je vous remercie chaleureusement d’avoir donné l’heure juste, à certains de nos amis souverainistes d’autres régions de notre Belle Province (un jour un Beau Pays, j’espère), qui n’en finissent plus de taper sur les gens de Québec !

    Il faut dire que je commençais à en avoir plus qu’assez, que nous nous fassions ainsi tomber dessus. Surtout que, voyant depuis plusieurs mois le détournement éhonté du 400e de Québec par Ottawa -dans la ville où j’ai grandi- j’étais déjà triste ; c’est un authentique génocide symbolique, qu’ils sont en train de perpétrer, au ROC !!!

    Je crois que la controverse entourant la venue de Paul McCartney à Québec, n’a pas aidé à rassembler les souverainistes des deux principales villes de ce qui pourrait devenir notre pays... Quoique, à se disputer entre nous, comme ça, nous n’employons pas une startégie très efficace.

    De manière générale, je crois qu’il faut toujours vérifier les faits, avant de déblatérer sur le compte des autres ; ne fut-ce que pour ne pas, inconsciemment, véhiculer des mythes comme celui-là, et par la même occasion, servir sans le vouloir la cause fédéraliste (...diviser pour mieux régner ?).

    Permettez-moi de conclure en disant, gentiment, sans vouloir jeter de l’huile sur des braises encore chaudes, que Pierre Curzi et Normand Brathwaite, se sont vite engagés sur un terrain très glissant. En effet, je me suis intéressé à la généalogie, vous voyez ; je sais quand et pourquoi mes ancêtres sont arrivés ici, de Normandie. Alors, quand des gens qui portent des patronymes tels que... Curzi ou Brathwaite, oui, voudraient nous donner des leçons de culture québécoise ou de "bon" ou "vrai" souverainisme (disons ça comme ça), ça me fait un peu rire dans ma barbe (de deux jours). Ou, ça me fait sourire, à tout le moins.

    Attention ! Je ne veux surtout pas dire que ceux qui ne sont pas 100% pure laine, français, catholiques, etc, ne devraient pas se joindre au combat indépendantiste. Surtout s’ils aiment le Québec, sa langue, ses arts, ses valeurs, son mode de vie, et qu’ils ont bien choisi le Québec, plutôt que le ROC ! Non, absolument pas ! Cependant, je ne puis faire semblant, de ne pas connaître certaines réalités historiques.

    Après tout, l’une des raisons pour lesquelles je suis souverainiste, c’est que j’aborhe, je ne veux rien savoir, de la soupe multiculturelle du ROC. On parle d’un "pays" ( ???) sans culture propre, sans histoire commune. Et presque sans lois ni souveraineté politique, puisque la Charte fait du ROC un espace où chacun vit dans sa propre bulle ; où les nouveaux arrivants semblent reproduire leur toute vie étrangère en sol canadien. Il n’y a que des gens tels que Justin Trudeau pour croire que cela constitue une sorte de petit paradis sur Terre !

    Enfin, je le répète, à chaque fois que différents groupes ou sous-groupes de séparatistes s’opposent ou s’affrontent, cela doit donner envie de danser de joie aux fédéralistes ! Alors, je vous suggère humblement à tous (et ceci incluant les indépendantistes de la Vieille Capitale qui disent que certains de nos amis montréalais ne sont "pas assez québécois" !) que nous nous concentrions vite sur l’essentiel, et unissions nos forces, une fois pour toutes.

    Nous vaincrons !


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    21 août 2008, par Denis Julien Lotbinière

    J’ai de mauvaises nouvelles ce matin pour tout ce beau monde qui rêve en couleur avec l’avenir de la ville de Québec et sa participation éventuelle à construire le pays du Québec.

    Je leurs suggère de prendre le journal Le Soleil du jeudi 21 août et de l’ouvrir à la page 14. On y lit : ’’ André Arthur le midi à TQS.’’ Comme j’avais raison de croire que cette station insignifiante devait disparaître !

    Imaginez-vous ce qu’il restera de la capitale de la nation québécoise nouvellement reconnue, lorsque cet individu d’extrème-droite, homophobe, francophobe,fédéralaste, militariste, anti-syndical et américanophile à quatre pattes aura déversé son fiel nauséabond pendant des années ? Réaliserez-vous ce qui restera de cervelle aux gens de Québec qui s’abreuveront jours après jours des propos haineux de cet individu ?

    Arthur fera comme il a toujours fait. Il est passé maître dans l’art de s’adresser aux bas instincts des gens, à leurs réflexes tribaux. Ils nourrira les préjugés à l’égard des enseignants, des fonctionnaires, des handicapés, des gais et lesbiennes, des intellectuels, des pacifistes, des écologistes.

    Dans quelques années vous serez à même de constater les dégâts sur la population de Québec. Je suis encore catastrophé des effets de la radio/poubelle et de son sbire Fillion. Vous n’avez rien vu ou plutôt entendu avec Arthur.

    Il deviendra rien de moins que l’antenne des Adéquistes et des Conservateurs à Québec. Il va pourfendre tout ce qui est progressiste dans la société québécoise. Oui les amis, je suis inquiet ce matin et commence même à envisager de ne pas finir mes jours sur la terre Québec et surtout pas à Québec. Plus ça va pire c’est !


  • Le mythe du référendum perdu à Québec
    15 septembre 2008, par Jean-François-le-Québécois

    Monsieur Lotbinière,

    Je ne m’inquiéterais pas trop, en rapport avec André Arthur... Je veux dire qu’après tout, le gars en question a passé de nombreuses années à vômir sur les politiciens, et toute forme de gouvernement digne de ce nom... pour devenir un des leurs ! Quel genre de crédibilité a-t-il ?

    Et puis, le dénouement de l’affaire Chiasson, je crois, a contribué dans une certaine mesure à faire évoluer les goûts du public vers autre chose que la simple radio-poubelle... ou radio bol de toilette, pourrait-on dire. Et on a montré aux pratiquants de ce genre de divertissement pour sous-doués, qu’il pouvait y avoir des conséquences sérieuses à la chose !

    Il faut se dire, aussi, que pour toute une nouvelle génération de citoyens de la Vieille Capitale (où j’habite), Arthur, c’est un "gros mononcle" (sic) qui donne l’impression de ne pas vivre sur la même planète qu’eux, avec son noeud papillon, sa moustache gauloise, et ses propos si réactionnaires qu’ils donnraient envie à quelqu’un comme Stephen harper, même, de lui dire de nuancer ses propos, j’ai l’impression.

    André Arthur va se rendre compte que nous ne sommes plus en 1982, disons...

    Et puis, son attitude consistant à dire que tout est mieux aux États-Unis (sans y avoir jamais travaillé ni habité), fera de lui un véritable Elvis Gratton, dans le contexte actuel.

    Je soupçonne qu’il aie à retourner à l’une de ses occupations antérieures, à savoir, conduire des autobus.



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IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe



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