Pas une journée où on ne nous casse pas les oreilles avec le grand mythe de la péréquation. Dans l’univers des feds, le Québec est une province pauvre qui se paie de gros programmes sociaux avec l’argent de l’Alberta.
Dans un texte biaisé à l’os, le prof Pierre Simard soutient ce matin dans La Presse que le Québec, qui ne paie que 20% des impôts à Ottawa, reçoit 60% des paiements de péréquation ce qui représente 13% de tous ses revenus. Passons par-dessus le Manitoba, province de l’ouest aux dernières nouvelles, qui reçoit 2G de péréquation, 20% de son budget de 10G !
M. Simard oublie évidemment tout le reste. Il oublie que les 14,4G qu’Ottawa consacre à la péréquation ne représente que 5% du budget de 280G. Il oublie de dire que le Québec ne reçoit que 15% des 19G qu’Ottawa flambe en Défense, 11% des 7G en Agriculture, 11% des 4G en Pêcheries et 9% des 7G en Affaires indiennes.
Mais il oublie surtout les vrais chiffres. En 2007, Ottawa a collecté 45,7 G au Québec. En ARGENT RÉEL, une fois qu’on enlève la facture de 7,3 G qu’on nous charge pour le financement de la dette (parce que l’appartenance au Canada a un prix), les Québécois n’ont reçu 43,1 G pour une perte réelle de 2,6 G. Voilà pour le grand mythe de la péréquation, du pauvre Québec qui vit sur le bras des sables bitumineux.
http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018...
http://www.cyberpresse.ca/opinions/...
http://www.gov.mb.ca/finance/budget...
