Le 3 février 2013,
Madame Pauline Marois Première ministre du Québec Conseil exécutif Montréal (Québec)
“Pour se démarquer et une véritable gouvernance souverainiste : le cannabis doit ëtre produit, vendu et taxé par le Québec.”
Madame la Première ministre,
Suite à une série d’articles économiques parus hier et aujourd’hui dans plusieurs journaux quotidiens sur la région de Toronto qui se positionne de plus en plus en prévoyant investir des milliards pour développer ses casinos et cet autre article, paru en ce dimanche, portant sur ce nouveau livre étonnant sur l’Ontario de M. Jean-Louis Roy , ex délégué général du Québec à Paris, j’ose vous interpeler et vous faire une suggestion économique innovatrice et d’avant-garde pour le Québec, spécialement à l’approche, la préparation et le dépôt d’un imminent et nouveau budget pour le Québec.
En effet, je vous demande comme simple citoyen de faire tout en votre pouvoir en faveur de la création d’un comité interministériel sur la légalisation, la vente et la taxation du cannabis et visant à réunir les analystes et économistes progressistes de divers ministères dont ceux de : • l’Agriculture (M. Gendron, d’Abitibi-Ouest) • de l’Industrie et du Commerce, (Mme Zakaib de Richelieu) • de la Justice (M. Saint-Arnault de Chambly) • des Finances, de l’Économie et du Revenu, (M. Marceau de Rousseau) • de la Santé et des services sociaux, (M. Hébert de la région de l’Estrie) • de l’Emploi et de la Solidarité sociale (Madame Maltais, resp. de la Capitale nationale) • et du Grand Nord et relations avec les communautés autochtones (Madame Larouche d’Abitibi-Est) • des Affaires intergouvernementales canadiennes (M. Cloutier de Lac Saint-Jean) • des Relations internationales (M. Jean-François Lisée, resp. de la région de Montréal) et, • du délégué au Tourisme (M. Bérubé, de Matane-Matapédia et député de la région dont vous êtes responsable)
dans un seul objectif : celui d’évaluer, au plus tôt, l’impact social et les retombées financières potentielles d’une légalisation et mieux, d’une taxation nécessaire d’une drogue douce qu’est le cannabis et ce, par l’entremise et le réseau des 1 500 points de vente des SAQ (pour usage psycho récréatif) et des succursales des différents réseaux de pharmacies du Québec (usage médical).
« Produire, vendre et taxer le Québec Gold dans les SAQ et pharmacies » Cette opportunité sociale, politique et économique unique m’apparait urgente pour le Québec car, comme le mentionne tous ces articles, et l’Ontario - aux prises avec une dette et un déficit public inégalés parmi toutes les provinces et territoires du Canada - est présentement à réorienter son économie. Même plus, notre voisin du Canada envisage se servir d’ « icônes » et de « ressources nationales » tout à fait « Made in Québec » que sont Céline Dion et le Cirque du Soleil pour consolider et développer surtout, leurs futurs casinos, devenus comme pour le Québec, l’une des plus importantes sources de revenus au Fonds consolidé de la province ; revenus tant dans la mire des agences internationales de notation comme celles de New-York !
À mon avis et la seule manière pour le Québec de devancer et de « compétitionner » dès maintenant nos amis et voisins ontariens à divers plans socioéconomiques est d’innover, comme le suggère Jean-Louis Roy, 5e Directeur du Devoir. Comment ?
En se réappropriant selon moi, les seuls bénéfices pour l’État du Québec, cette économie souterraine générée par l’actuelle vente libre de cannabis de mauvaise qualité car contrôlée totalement par les groupes mafieux. J’ose vous rappeler que, ces temps ci, ces mafiosi se réorganisent dangereusement sur l’Ile de Montréal tout comme leurs sous-fifres que sont les bandes de motards criminalisés et gangs de rues. Tous ces hors la loi comme le Groupe 67, les « Bleus » vous connaissez ?, font chaque jour d’extrêmes dommages dans mon quartier et mon comté de Rosemont et… dans les 124 autres circonscriptions du Québec allant d’Alma, à Lasarre en passant par Kujjuak et Ste-Foy, Matane, La Malbaie, Sherbrooke ou Sorel.
Ma suggestion repose sur plusieurs « valeurs ajoutées » pour le Québec :
« Création d’emplois agricoles spécialisés en régions » • Plusieurs régions profiteraient d’une nouvelle création d’emplois agricoles spécialisés avec un nouvel élan dans la production en serres de ce cannabis de qualité dorénavant contrôlée. Le cannabis, je vous le rappelle, est une culture Montagnaise millénaire. Grand pharmacien réputé en France, Louis Hébert fut recruté en tant qu’apothicaire officiel de Samuel de Champlain, ce « touriste français » qui découvrit rapidement dans ce nouveau Kanada toute l’importance stratégique du chanvre, si utile dans l’économie maritime de l’époque basée sur la construction de vaisseaux et de forces navales ;
Pour aider aux études des jeunes surnuméraires dans les « SAQ » • Depuis 80 ans soit depuis la dommageable période de la prohibition de l’alcool frelaté qui tuait alors les gens, le Québec a innové en créant la première Commission provinciale des liqueurs ; devenu depuis un réseau professionnel de plus de 1 500 points de vente de la Société des Alcools du Québec ; transformé maintenant, après l’hydroélectricité comme seconde source de revenus au Fonds consolidé du Québec. Ces SAQ ont de solides infrastructures de vente qui nécessiteraient seulement de nouveaux espaces pour une vente de cannabis contrôlé par ses 5 369 employés. Ceux-ci sont déjà bien formés et rémunérés et aident des centaines de jeunes surnuméraires – avec ou sans carré rouge - qui y trouvent les week-end une source de revenus indéniable pour payer leurs études post secondaires !
« Se servir des cliniciens en pharmacies pour désengorger les hôpitaux » • Enfin, sur l’expertise de vente de ces cliniciens pharmaciens aussi bien formés sur la chimie des médicaments et qui, en quelque sorte, agissent bien souvent en « première ligne » de notre système de santé pour désengorger entre autres cliniques et urgences d’hôpitaux en partie pressurisés par ces surconsommations de drogues et même de médicaments. Vous avez été Ministre de la Santé et de l’Éducation, inutile pour moi de vous rappeler que plus de 7 000 personnes meurent chaque année en Amérique en raison d’une seule surconsommation d’acétaminophènes aussi banals que… l’Aspirine ! Entre temps, combien pour seul usage récréatif du cannabis ?
Pour des Unités 9 moins peuplées de jeunes « contrevenants »
• En plus, un tel contrôle de la qualité de ce cannabis par l’État désengorgerait plusieurs cours de justice au Québec ; certaines de celles-ci comme dans « Unité 9 » étant sur occupées de 70 % à 80 % par des causes impliquant des jeunes pour simple possession dite « illégale ou criminelle ». Une telle vente légalisée par l’État serait autant d’économies et de réductions de dépenses dans notre système de justice qui pourraient plutôt être réinvestis dans des procès et enquêtes hautement plus criminelles ; l’actuelle Commission Charbonneau dans le domaine de la construction et le financement des partis étant la preuve la plus évidente. À ce chapitre, les seuls coûts astronomiques impliquant de nombreuses firmes et consultants informatiques associés à ce jour dans ce Dossier de santé électronique (DSÉ) ou encore l’urgente nécessité de rétablir un Registre québécois des armes à feu sont pour moi et plusieurs contribuables assez pressants.
« Après l’hydroélectricité, Maîtres chez nous grâce au "Québec Gold" » • Comme ces dirigeants du Québec - avec René Lévesque en tête comme ministre des Ressources naturelles - ont eu l’audace de le faire dans les années ’60 avec l’hydroélectricité ; le contrôle intégré par l’État du Québec de la production, de la vente et de la taxation du cannabis dès 2013 pourrait générer l’équivalent de 300 $ millions approximativement et annuellement au Fonds consolidé de la province. Tout le monde serait gagnant soit de urgences d’hôpitaux mieux organisées, des universités mieux financées, des réseaux de transport urbains et collectifs non retardés et mis plus efficacement à niveau, etc. De tels revenus sont ultra importants et non négligeables si l’on estime qu’ils pourraient équivaloir au tiers des revenus générés actuellement par Hydro-Québec ou Loto-Québec et sa Régie des loteries, courses et jeux ou encore, 5 fois plus que les pokers et casinos virtuels de l’ex ministre des Finances, Raymond Bachand.
« Le Québec répète : "La Terre est ronde" Monsieur Harper. »
• En plus, une telle vente et taxation seraient une extraordinaire façon d’affirmer des champs de compétences provinciales que sont : l’agriculture, l’économie, la santé, l’éducation, le tourisme et mieux, de réclamer du fédéral une application pleine et entière par le Québec, du Code criminel ! N’est-ce pas l’ex ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier qui, il y a quelques mois seulement, en Commission parlementaire à Ottawa, rappelait aux Conservateurs de M. Harper que la « Terre est ronde » et que le Québec sait mieux que quiconque au Canada contrer des projets de lois coercitifs, coûteux et rétrogrades comme ce fameux projet de loi sur les jeunes contrevenants ?
Pour ces seuls exemples indiqués ci-haut, je vous demande de faire tout en votre pouvoir, Madame la Première ministre, afin d’inviter au plus tôt des spécialistes de divers ministères et de la société civile afin que vous et certains de ceux-ci entreprennent une mission d’exploration dans divers pays.
D’abord aux USA et des états comme la Californie, le Colorado et l’État de Washington ; ces deux états de l’Ouest des USA qui viennent de tenir récemment des consultations populaires favorables anti prohibitionnistes. Sinon, dans des pays latino américains comme l’Uruguay ou européens comme la Suède, le Luxembourg, ou spécialement les Pays-Bas. Ce dernier pays ayant une nette longueur d’avance mondiale dans l’instauration de politiques innovantes afin d’accueillir par exemple ces afflux de touristes « consommateurs » qui génèrent des revenus appréciables et une économie sociale, durable et viable.
En espérant une réponse favorable, je vous prie de croire, Madame la Première ministre, l’assurance de mes sentiments distingués. Sincèrement,
Gérard Briand, MBA (entreprises collectives)
C.c. : • Monsieur Jean-François Lisée, Député de Rosemont, • Ministres, députés et médias concernés.
