Vous avez remarqué le low profile de nos Feds sur le NON irlandais à 53% ? Harper, Dion, Charest, Pratte, Pelletier : pas un mot sur la game. Muet comme une carpe. C’est à peine si nos médias fédéralistes en ont parlé. Aucune couverture à Radio-Cane. On est loin du tintamarre monténégrin, de la barre à 55% qu’avait supposément fixée l’Union européenne et qui était devenue le nouveau mentra chez Gesca et à Tawa pour accéder au nirvana. UNE MA-JO-RI-TÉ CLAIRE.
Pourtant, une bien modeste majorité de 53%, dans un minuscule pays de 4,4 millions et demi d’habitants, avec un ridicule taux de participation de 54%, a bel bien porté un coup peut-être mortel au Traité de Lisbonne ; "862,415 Irlandais mettent en péril le projet institutionnel de 500 millions d’Européens", commente un éditorialiste espagnol. Incroyable non ? Un cinquième d’un pourcent disent NON et tout s’écroule ! Majorité claire qu’appellent... !
C’est d’autant plus incroyable que les Irlandais sont parmi les peuples qui ont le plus profité de l’Union européenne. En une génération à peine, l’UE a fait de la pauvre île à patates l’un des pays les plus riches au monde.
96% des députés ont voté OUI, c’est dire la dichotomie entre les élites politiques et le peuple ! Seul le Shein Fein, les vieux terrorites d’antan, ont voté NON.
Les raisons du NON demeurent obscures ; l’Express "parle d’un vote sanction à l’égard d’une administration européenne distante et bureaucratique". Soit. Mais personne ne conteste la victoire du NON à 53% à peine. Toute une leçon de démocratie pour nos ti-gars de Gesca et d’Ottawa.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

