Le président du Parti indépendantiste, tout comme l’ami Nestor Turcotte, et plusieurs autres avant eux, suggère que nous mettions fin à l’occupation des « sìèges » que les députés du Bloc Québécois occupent à la chambre des « communes », sous le prétexte qu’en se faisant, ils valoriseraient le fédéralisme.
C’est exactement ce qu’un certain individu prônait lorsqu’il était premier ministre du Québec, en invitant les Québécois et les Québécoises à voter pour les candidats des différents partis leur semblant les meilleurs. Dans un « 1er » temps ce furent les créditistes qui lui semblaient devoir recevoir l’appui de nos concitoyennes et de nos concitoyens, envers et contre toute logique, alors qu’un parti composé d’indépendantistes, l’Union Populaire en l’occurrence, présentait des candidats capables de défendre les intérêts du Québec, avec le résultat que l’ancien/nouveau premier ministre ,un certain Trudeau fut élu. On connait la suite, puisque ce triste sire fut le plus virulent ennemi du Québec oeuvrant dans le camp du non en 1980. Qui ne se souvient pas de sa promesse de modifier les choses, qui devinrent les modifications à la Constitution du Canada et son rapatriement en 1982.
Puis ce furent les ouailles de M. Mulroney que ce même premier ministre, René Lévesque en l’occurrence, nous invitait à élire envers et contre toute logique. Il faudrait aussi se souvenir que n’eut été de la présence du Bloc à Ottawa lors du référendum de « 1995 », le Québec aurait été « assiégé » par autant de députés fédéralistes qui auraient permis à nos ennemis de continuer à se prétendre les « seuls représentants » de notre peuple, alors que le contraire était vrai.
Retenons que la présence du Bloc à Ottawa, en plus de rendre illégitime les députés fédéralistes au Québec, a permis, entre autres événements, de découvrir les « scandales » des commandites, qui devaient conduire à la mise sur pied de la commission Gomery.
En souhaitant comme le font Me Tremblay et notre ami Turcotte, que les députés du Bloc Québécois cèdent leurs sièges aux députés fédéralistes, comment peuvent-ils croire que ces gens représenteraient mieux les intérêts du Québec en pays étranger ? Il n’y a qu’à regarder agir les Verner, les Bernier,les Fortier , les Blacburn, après avoir regardé agir les Dion, les Coderre, les Pettigrew, les Chrétien, les Robillard, les Trudeau et les autres « sbires » et joyeux serviteurs avilis du Canada anglais, pour comprendre qu’en occupant les sièges de la chambre des communes, nous évitons d’accorder quelque « légitimité » de représentativité aux ennemis de notre idéal au pays du Québec.
Ceux qui ont connu Marcel Chaput regrettent amèrement de ne pas l’avoir écouté, lorsqu’en « 1968 », lors de l’assemblée générale de la SSJB de Montréal, il suggérait d’envahir Ottawa avec notre armée de députés indépendantistes afin d’enlever toute légitimité aux fédéralistes en pays québécois. En ne suivant pas sa suggestion nous avons laissé agir à leur guise les fédéralistes à la sauce Bourassa, Ryan et autres individus indésirables sur la scène politique du Québec, ce qui leur a permis de faire peur aux Québécois par toutes sortes de faussetés lors du référendum de 1980, avec l’appui bien sûr du grand frère Trudeau, le revenant de la politique fédérale qui mit fin au court règne ( 6 mois) d’un dénommé Joe Clark.
Aujourd’hui, pour les motifs les plus « ridicules » (ex : Ils font carrière à Ottawa, ils toucheront une pension éventuellement, ils valorisent le fédéralisme etc. etc.) les uns que les autres, on voudrait que les Québécois et les Québécoises cèdent cette arme précieuse et formidable à leurs ennemis, ce qui leur permettrait encore plus d’exactions et de malversations contre notre peuple et le Québec, que ce que celles du référendum de l’an de grâce « 1995 » qui ont permis le vol d’un pays.
Si aujourd’hui, au lieu de nous proposer d’abandonner l’arme du Bloc que nous possédons à Ottawa, le Parti indépendantiste nous proposait de recourir aux tribunaux du monde afin qu’on reconnaisse qu’on a volé un pays aux Québécois et aux Québécoises, on rendrait davantage service à notre peuple et au monde en le gratifiant d’un nouveau pays indépendant de langue française capable de participer au bonheur de son peuple et à celui des peuples libres et indépendants, tout en permettant au Québec de venir le véritable « foyer« de tous les locuteurs de notre langue en terre des Amériques.
Ne serait-ce que pour les motifs indiqués ici, puisqu’il peut y en avoir d’autres, le Bloc Québécois doit demeurer à Ottawa, tant et aussi longtemps que le Québec sera membre de la confédération canadienne. Le Québec ne peut se permettre de souffrir de la présence « politique » des ses ennemis chez lui. Si le président du Parti indépendantiste veut faire oeuvre utile, il doit oeuvrer à la promotion de l’indépendance du Québec, sans jeter l’arme du Bloc Québécois que nous possédons à Ottawa. Elle est trop importante pour l’abandonner pour quelque motif que ce soit, sinon que le Québec est devenu un pays indépendant. Nous n’aurons plus alors, intérêt à les enlever de leurs sièges à Ottawa, puisque la nouvelle situation leur interdira d’y siéger.
Jacques Bergeron, Ahuntsic, Montréal
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