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On traite actuellement la réforme de la carte électorale que selon une forme mathématique. On sait que la loi autorise 125 députés dans autant de circonscriptions, ce qui selon les données démographiques donne un ratio de 1 député pour 45,000 de population. Toujours selon la carte actuelle, il y a des comtés (13) où le député ne représente que plus ou moins 27,000 électeurs, électrices soit au-delà de la limite permise (+ou- 25% du ratio moyen) et d’autres comtés (9) dont le député représente 57,000 plus ou moins électeurs, électrices.
Face à cette iniquité, on veut remodeler la carte électorale de façon à équilibrer les représentativités. Le geste est de prime abord fort louable mais en y regardant de près, c’est une réforme empoisonnée pour les régions éloignées qui se verront diminuée dans la représentativité au parlement au profit d’une augmentation de députés représentants le Grand Montréal. Les véritables victimes seront les électeurs et les électrices des régions éloignées (Gaspésie, Bas du Fleuve, Abitibi, Côte Nord, Ungava etc.) qui devront parcourir une plus grande distance ou attendre plus longtemps que présentement pour avoir accès à son député. Est-ce acceptable ou allons-nous faire l’autruche en se disant que tant que ce n’est pas dans ma cour ? Cela sous-entend une autre question. Advenant une réforme favorisant une augmentation du nombre de comtés dans la grande région de Montréal, allons-nous laisser le Grand Montréal décider par leur poids politique pour les régions ?
Les députés des circonscriptions plus populeuses se plaignaient de la trop grande charge de travail quand ils se comparaient au travail du député des régions éloignées. Je trouve que les députés de la grande région de Montréal ont tort de se plaindre ainsi car il ne tienne pas compte de la grandeur du territoire qu’a à parcourir le député et/ou les électeurs et électrices des régions éloignées.
Basée sur strictement des considérations mathématiques, je ne peux accepter cette réforme. Il faut donc voir ailleurs comment on pourrait répondre aux besoins des comtés plus populeux. Je suggère d’augmenter dans les comtés plus populeux les services à la population en nommant (ce qui deviendrait la prérogative du gouvernement élu) un « député adjoint au député élu » sans droit de vote à l’Assemblée Législative mais ayant certains pouvoirs lui permettant de faire cheminer les dossiers du comté au nom de son député. Cela dégagerait le député élu d’une certaine tâche de travail.
Certes mon idée n’est pas parfaite mais elle a le mérite d’être débattue. Elle permet de ne pas pénaliser les régions éloignées d’un poids politique égal à celui qu’il a présentement. Elle permet aux comtés plus populeux de faire cheminer une partie des dossiers dans l’appareil parlementaire sans avoir à surcharger le député élu occupé à siéger à l`Assemblée Nationale.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Augmenter le pouvoir des anglos de l’ouest de Montréal et de l’Outaouais au détriment des régions majoritairement francophones, une façon machiavélique de notre bon gouvernement provincial de faire un pas de plus vers l’assujettissement du peuple québécois par le conquérant anglais.
J’espère que tous les députés francophones, quel que soit leur parti, s’opposeront à ces changements.

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