Nous vivons à une époque tout à fait aberrante et nous laissons faire. Aberrante est un mot faible, un euphémisme. Je sais qu’on va me qualifier de complotiste mais il y a une limite à gober toutes ces insanités orchestrées d’un sous-marin caché sous les eaux de la crédulité, que dis-je, de la naïveté d’une population qui ne réagit même plus et qui en redemande. La cote de popularité d’Ali Baba Charest et ses 40 voleurs en sont la preuve. On ne veut rien savoir, on refuse de croire l’évidence. La mafia est une organisation criminelle s’il en est une mais au moins, à l’intérieur, un code d’éthique est respecté. Malheur à celui qui y déroge. Notre société dite légale, à ce niveau, est en dessous de la mafia, Le réalisez-vous ?
Les médias sont complices de ce dérèglement social, attirant l’attention du public sur des choses, des sujets souvent très secondaires. Le Devoir, le médium le plus libre parmi les média contrôlés, pendant les quelques semaines passées, a placé, à la une, jour après jour, de belles photos et de grands reportages sur, non pas ce que nous subissons au Québec, surtout pas, ni même la boucherie que d’autres humains subissent sur notre planète déréglée mais sur un sujet beaucoup plus important : le tennis et ses vedettes millionnaires.
On s’acharne à nous présenter de petits escrocs qui ont volé à des personnes quelquefois naïves des centaines de millions. Ces mêmes petits escrocs s’en tirent avec des sentences bonbon tellement minimes que c’est une insulte à l’intelligence du public. Cette même justice (peut-on davantage galvauder ce mot) est devenue une sinistre farce qui n’a plus, aux yeux du public qu’elle devrait servir, aucune crédibilité. Ne riez pas mais un juge a dû aller fouiller dans les années 1890 pour trouver un petit règlement qui puisse élargir rapidement un criminel qui a fait un tort considérable à des milliers de personnes. Attention à celui qui irait voler un steak à l’épicerie pour se nourrir, lui serait puni sévèrement ; a-t-on idée de la méchanceté de ce type.
On vient de parler de plus ou moins 150 millions de vol : résultat, sentences bonbon, trrrrrès sucrées, très courtes mais ça, c’est de la petite bière comparé au vol (quel autre mot pourrais-je utiliser) de plus de 40 milliards, cette ponction tirée de l’argent de tous les Québécois dans leur caisse de dépôt que le travail acharné de ceux qui y ont contribué (nous tous) ainsi que le travail extraordinaire de ceux qui ont précédé parmi les gestionnaires et qui ont fait de cette caisse un fleuron de notre pays. Alors ceux-là qui ont subtilisé notre avoir national, qui ont fait s’évaporer des montants aussi faramineux, 266 fois plus que nos petits escrocs, eux s’en tirent avec des récompenses, des primes au rendement (sic) et vont chercher leur prix de fin d’année en se faisant embaucher par l’ennemi public no,1 du Québec, à très gros salaire, bien sûr. C’est À vomir ! Quel message doit-on en tirer ?
Je suis contre toute violence mais admettons que de telles aberrations, de telles bassesses pourraient, en d’autres lieux, constituer une raison suffisante pour créer un autre Al Quaïda et débarrasser la société de telles pourritures.
Je n’aurais jamais cru, qu’un jour, l’époque de Duplessis, les années d’or des pots-de-vin, puisse être aussi largement dépassée et que et que toute cette mafia qui a les deux mains sur le volant à Québec, puisse conduire ce même Québec aussi sûrement dans un profond fossé tout en se remplissant les poches d’une manière aussi éhontée et ce, sans conséquences ....pour le moment.
Ivan Parent

