En déclarant, de la façon dont il l’a fait lors de la fête nationale du Québec et de la Saint-Jean Baptiste, qu’il était disposé à remetre au Québec la propriété des terrains où se trouvent l’Assemblée nationale, monsieur Harper vient de confirmer officiellement ce que bien des Québécois ont compris depuis longtemps : À savoir que, contrairement aux autres provinces, le Québec a toujours été considéré par le Canada comme une colonie où il pouvait faire ses quatre volontés, peu importe celle du Québec et des Québécois.
Pour mousser au Québec ses ambitions politiques et celles de son parti en prévision de l’éventuelle campagne électorale fédérale, l’actuel hypocrite en chef du Canada consent donc à remettre au Québec ces terrains où se trouvent l’Assemblée nationale et/ou certaines de ses possessions, terrains dont l’avait désappropriés le Canada de la Conquête, mais refuse par la même occasion, puisqu’il n’en souffle mots, de lui remettre aussi la propriété des Plaines d’Abraham, dont ce Canada de la Conquête l’a également dépouillé de la même façon : à ce sujet, sans vouloir être impoli (vous excuserez donc mon langage à ce propos), permettez-moi d’affirmer qu’il faut être baveux pas à peu près ( comme le disait Gilles de NDH sur le Blogue de Chantal Hébert relatif à ce sujet sur le site de l’actualité.com), très condescendant et, comme on disait dans mon Saguenay natal, à l’époque où j’y demeurais encore, il faut nous prendre pour "des maudits innocents" pour se conduire ainsi à notre égard.
Finalement, tout cela n’a vraiment rien de très surprenant, car c’est généralement la façon de procéder pour le Canada et ses représentants dans la colonie du Québec : Opportunisme politique et hypocrisie à la canadienne, l’un n’allant pas sans l’autre !
Il fut un temps où nos ancêtre chantaient encore : Vive, vive la canadienne ! Ce temps est définitivement révolu !

