
[1] Je me doutais bien qu’un jour ou l’autre la loi (britannique) de 1982 sur la constitution du Canada servirait d’argumentation aux obscurantistes de la religion catholique qui veulent revenir à la belle époque de la main mise de l’Église sur une population québécoise ignorante et servile.
[2] Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a engagé l’éminent avocat Claude-Armand Sheppard pour plaider sa cause devant la Cour d’appel du Québec, remettant en cause la décision rendue par la Commission des droits de la personne dans l’affaire de la prière à l’hôtel de Ville.
[3] En droit constitutionnel, le préambule d’une constitution peut servir de moyen d’interprétation, entre autres, lorsqu’une de ses clauses est contestée.
[4] Dans le présent dossier, Me Sheppard invoque précisément ce préambule comme base de son argumentation pour justifier la décision du maire Tremblay d’imposer la prière au début des séances du conseil municipal.
[5] Ce préambule se lit comme suit : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent LA SUPRÉMATIE DE DIEU et la primauté du droit ».
[6] Comme je l’ai souvent mentionné, cela peut vouloir dire qu’entre une interprétation purement laïque et une interprétation religieuse (ou croyante) de la constitution, la Cour pourrait être amenée à privilégier une interprétation "croyante", ce qui laisse sous-entendre qu’au Canada, les croyants sont un tout petit plus égaux que les non croyants...
[7] Notre Père qui êtes aux Cieux. Restez-y. Et nous nous resterons sur la terre. Qui est quelques fois si jolie.. Avec ses mystères de New-York et ses mystères de Paris. Qui valent bien celui de la Trinité.....(Jacques Prévert dans Pater Noster)
[8] Écoutes bien, mon Ti-Jean. On en a rien à branler que tu crois en Dieu, au Ciel, à l’Enfer, au Purgatoire, aux Saints et au Pape et que tu aies le goût de te mettre à genoux ou de te prosterner pour prier, mais t’es pas obligé de faire cela en public et d’imposer cela à tes concitoyens. T’as pas encore compris cela ?
Pierre Cloutier





