À trois semaines de la fin de l’année, Vigile en est à 95 % de son objectif de financement pour l’année en cours. Ce résultat est extraordinaire si l’on considère qu’il y a quelques semaines, nous n’en étions encore qu’à 66 %. C’est dire à quel point vous avez répondu généreusement à l’appel, et vos contributions sont très appréciées.
Nous y sommes donc presque, mais nous n’y sommes pas encore. Je me permets de vous relancer une dernière fois parce que Bernard est trop gêné pour le faire. Les questions d’argent le mettent mal à l’aise au point que j’ai dû lui pousser dans le dos pour qu’il se décide à vous solliciter. Laissé à lui-même, il ne l’aurait pas fait. Alors, imaginez, le faire cinq semaines de suite...
Pourtant, c’est bien connu, l’argent est le nerf de la guerre, et que vous en soyez ou non conscient, que cela vous plaise ou pas, nous sommes en guerre. Une guerre qui n’ose pas dire son nom, une guerre sournoise, sous apparence de paix et de rapports « harmonieux », mais une guerre quand même. Une guerre pour « nos esprits et nos coeurs », une guerre de propagande. Et nos ennemis n’auront de cesse qu’ils n’aient éradiqué jusqu’au souvenir de notre lutte.
Vous en doutez ? Regardez avec quelle aisance il est en train d’effacer les marques de l’ère Trudeau. Aujourd’hui, l’Union Jack flotte sur les édifices fédéraux.
Au rythme où vont les choses, nous apprendrons bientôt que la Constitution n’a pas été rapatriée en 1982, ou que, si elle l’a été, ça ne compte pas parce que le Québec ne l’a pas signée. Vous croirez alors qu’on nous fait un cadeau, que justice nous est enfin rendue... Erreur fatale ! Ce sera « pour mieux vous manger, mes enfants ».
Riez tant que vous voulez. Ce n’est pas aussi fou que ça en a l’air. Le fait est qu’il se prépare des choses pas ordinaires, et il serait très imprudent de croire que ce réalignement historique auquel est en train de procéder le gouvernement Harper va s’arrêter aux symboles monarchiques. Il y a un plan, et je suis prêt à gager ma dernière chemise que ce plan va toucher le Québec.
Le rapport avec Vigile ? Trouvez-moi un seul autre forum d’information où l’évocation d’un tel scénario serait possible. Au cours de la dernière année, Vigile a pris du coffre, et il a le potentiel d’en prendre encore bien davantage si nous le voulons.
On a perdu La Presse, il semble qu’on ait aussi perdu Le Devoir. On est loin de ce jour où Lise Bissonnette avait eu l’audace de résumer son éditorial sur la réponse à donner au référendum sur l’accord de Charlottetown au seul mot « NON ». Mais lorsqu’on retrouve les noms de Bernard Lamarre, de Jean Lamarre et de Denis Sirois (le fils de Charles) sur le conseil d’administration du Devoir, on commence à comprendre pourquoi et comment.
D’où l’importance de soutenir Vigile. Quand je vois certains articles attirer plus de 5 000 lecteurs, je me dis que nous ne sommes plus très loin d’avoir autant de tirant qu’un quotidien comme le Devoir. Même si Le Devoir tire à 30 000 exemplaires, il n’y a pas beaucoup d’articles qui sont lus par plus de 5 000 lecteurs.
Au delà d’une contribution financière, il y a une autre façon d’aider Vigile à s’imposer parmi les médias du Québec et à devenir une référence obligée, et c’est en vous en faisant un relais. Faites circuler les articles de Vigile dans votre entourage. Avec l’ordinateur, nous avons tous des listes de distribution. Le jour où les articles de Vigile rejoindront 10 000 lecteurs, on saura qu’on est sur la bonne voie.
La stratégie de nos ennemis repose sur leur capacité à contrôler et à influencer le message. Et ils dépensent un argent fou pour le faire. Avec l’Internet et Vigile, nous avons tout ce qu’il faut pour en faire autant, à une fraction infinitésimale du prix. Nous serions bêtes de ne pas en profiter.
Offrez vous un dernier cadeau de Noël. Faites une contribution à Vigile. L’important, ce n’est pas le montant, c’est le geste. Comme je vous le disais la semaine dernière, « Quand vous contribuez à Vigile, c’est un cadeau que vous vous faites à vous-même, un placement dans vos valeurs, le respect de votre identité et de votre culture, votre vision de l’avenir, et le monde meilleur que vous souhaitez pour vos enfants ».


