En date du 27 avril dernier, dans une lettre d’opinion au journal Le Devoir, Madame Paule Saint-Hilaire de Sillery s’en prend au journaliste Louis Cornellier dont « la foi » selon elle, l’a « mené à l’aveuglement dans son éloge de Pierre Falardeau ».
« Que M. Cornellier ne soit pas conscient que Pierre Falardeau carbure à la haine est peut-être pardonnable vu l’ampleur de son ardeur, mais, de grâce, qu’il ne pousse pas le zèle jusqu’à nous servir ses édulcorants pour mieux nous faire avaler des couleuvres. »
Selon Le Petit Robert, la haine est un sentiment violent qui pousse à vouloir du mal à quelqu’un et à se réjouir du mal qui lui arrive. En ce sens, Madame Saint-Hilaire n’a pas tort. Pierre Falardeau voue une haine indéfectible aux beefs de l’Ouest, aux red necks, aux défonceurs de portes ouvertes, aux éditorialistes en service commandé, les potineurs serviles, les mangeux de beignes de la gen-marde-rie Royale du Canada, les donneurs de leçons patentés, les champions de la courbette prépayée, les chiens de garde du pouvoir néocolonial canadien, et on en passe.
Dans le livre Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance récemment publié chez VLB Éditeur, Pierre Falardeau plaide coupable : « Je suis rempli de haine. Une haine dévorante, incommensurable. La haine du colonialisme britannique et du néocolonialisme canadien. La haine des exploiteurs, des assassins, des bandits, des tyrans, des impérialistes, des voleurs, des tortionnaires, des oppresseurs et de leurs collabos. La haine de tous ces intellectuels en service commandé et autres vendeurs de salades, couverts de bourses et de médailles, prêts à justifier toutes les écœuranteries. »
N’est-il pas dans la nature humaine d’aimer ceux qui nous aiment et de haïr ceux qui nous haïssent ?
S’il est animé par la haine, Pierre Falardeau, véritable livre ouvert, ne cache pas son amour pour la liberté et tous ceux qui se battent pour elle, son amour pour les Québécois, sa blonde, sa belle-mère, ses amis Francis Simard et René Boulanger et pour tant d’autres, lesquels, contre vents et marées, se tiennent debout.
« Et il y a l’amour. L’amour ardent de mon peuple, le peuple québécois. L’amour de tous les peuples qui souffrent. L’amour des combattants, des résistants, de tous ceux qui refusent de s’agenouiller. L’amour aussi du « monde en bottes de rubber », comme disait mon ami Bernard Gosselin. L’amour de la culture populaire. Voilà ! Il y a la haine, mais il y a aussi l’amour de la vie, Et c’est justement parce qu’il y a cet amour qu’il y a la haine de toute cette saloperie. »
Pierre Falardeau possède une plume unique et le talent de la mettre au service de notre liberté qui n’est pas une marque de yogourt.
Chapeau Falardeau !
* * *
Auteure potable cherche vedette internationale « d’expression francophone » en tournée mondiale pour rédaction biographie.


