Qu’aurait fait et dit René Lévesque ?
C’est ce que demande André Pratte, dans une HISTOIRE-FICTION qu’il invente conforme à sa propagande canadianisatrice partisane...
J’invente comme André Pratte une fiction mais différente de la sienne.
René Lévesque serait-là avec tous les autres, devant le tableau noir de notre histoire et EXPOSERAIT les faits à même la craie de ses buchers et horreurs qui l’ont faite ce qu’elle a été. De la bataille du 13 septembre à aujourd’hui en passant par la révolte des patriotes, par l’infâme rapport de Lord Durham iusqu’aux errements violents du FLQ... SANS RIEN CACHER.
Et terminerait en disant :
« Ni les bombes ni à plus forte raison l’atrocité des enlèvements de personnes ne sont moralement, humainement, politiquement justifiables (…) »
Il ajouterait...
« « Je n’ai jamais été aussi fier d’être Québécois » qu’aujourd’hui en prenant la parole ici ce 13 septembre 2009, sur le lieu même de la Conquête qui nous a fait naître il y a 250 ans, en tant que peuple souverain à part entière, distinct du peuple de France auquel nous appartenions, et depuis distinct de tout autre et non plus sujets de quelque Souverain que ce soit, et donc peuple souverain, cela, pour commémorer pacifiquement notre histoire. Ce pourquoi nous prenons pacifiquement et démocratiquement aujourd’hui la PAROLE pour commémorer NOTRE histoire. TOUTE notre histoire. Celle qui depuis la Crise d’octobre nous a fait choisir la lutte démocratique radicalement pacifiste. Ce que cette commémoration historique de la parole confirme en 2009, 250 ans après que la violence ait ici imposé un ordre politique et légal illégitime, n’ayant jamais démocratiquement obtenu le OUI qui le validerait. »
***
On doit faire suivre la lecture du manifeste du FLQ par la déclaration de René Lévesque qui s’opposait à la violence du FLQ
Blogue de l’édito André Pratte - La Presse 2009 09 07
André Pratte écrit :
« Ceux qui se sont soulevés contre la reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham, sous prétexte qu’il ne fallait pas « commémorer une défaite », »
Nous n’avons pas dit ça... Nous avons dit : « Nous ne voulons pas CÉLÉBRER une défaite »
ET. On la célébrait avec l’affiche d’une fausse concorde qui n’existe pas... La preuve, l’actuelle polémique. On la célébrait par un « Bal costumé »...
« ... ont décidé en fin de compte de la commémorer. »
Effectivement ! « Commémorer »... se rappeler à notre mémoire, notre histoire, pas celle d’une fausse concorde.
« Le problème, ce n’était donc pas qu’on voulait commémorer l’événement. C’est que les indépendantistes ne contrôlaient pas la fête. »
N’importe quoi !
Le problème c’est que les canadianisateurs sont frustrés du fait qu’un tollé général ait refusé la CÉLÉBRATION de la Conquête et forcé la retraite de la CCBN.
Le problème c’est que les canadianisateurs ne contrôlent pas la commémoration.
Pour aboutir à la conclusion de M. Pratte contre la violence, ce que j’endosse, ce qu’endosse les organisateurs et participants à la commémoration prévue, il nous faut agir démocratiquement. Vraiment démocratiquement, hors la violence, hors la séduction de la violence, il faut pour cela connaître son histoire. Et il nous faut un État démocratique. Or l’État du Canada répudié très majoritairement par les Québécois n’a jamais obtenu le OUI qui le validerait démocratiquement. Voilà ce qui nous fait violence. ET cette violence doit être combattue pacifiquement. C’est ce que nous voulons faire en prenant la PAROLE.
Il faut commémorer les grands événements de notre histoire. ET il faut refuser de CÉLÉBRER nos défaites, il faut refuser la violence qui nous a été faite de même que celle qui a un temps été mise de l’avant pour nous LIBÉRER.
Il faut avoir lu sur le FLQ et ses prétentions violentes. Il faut savoir et connaître le fin mot de l’histoire pour dénoncer telles violences, pacifiquement. Quoi de mieux que de lire son manifeste. Du reste on peut le faire sur le site Internet de Radio-Canada m’a-t-on dit. Il a été lu à la télévision de Radio-Canada, cela fait partie de notre histoire.
ET OUI, On doit faire suivre la lecture du manifeste du FLQ par la déclaration de René Lévesque qui s’opposait à la violence du FLQ cité par M. Pratte.
« « Ni les bombes ni à plus forte raison l’atrocité des enlèvements de personnes ne sont moralement, humainement, politiquement justifiables (…) » »
André Pratte, et les activistes de la minorité canadianisatrice sont donc ici partisans de l’ignorance, comme si ignorer notre histoire était la chose à faire. Au contraire. Il faut connaître notre histoire pour comprendre que la violence n’est pas la solution. ET citer l’un et l’autre. FLQ et René Lévesque.
Vive le peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec libre !

