La politique comme réservoir et déversement de la colère – Vigile-2008 11 13 Dominic DESROCHES - Département de philosophie - Collège Ahuntsic
L’apologie douteuse de la colère comme principe politique de libération. Pourquoi se dire indépendantiste si la colère n’y est plus ?
Parce que la colère n’est pas une action mue par un principe de force politique. Au contraire, la colère n’est que l’exutoire circonstanciel aussi explosif qu’éphémère d’un aveu de faiblesse. Un aveu d’impuissance et de perte de contrôle de ses moyens. La force ne s’exprime dans la violence de la colère que de manière passagère et le plus souvent quand l’agressivité pugnace n’a pu s’exprimer autrement et de manière efficace par une action réfléchie. La colère est la faillite de l’efficacité des actions prises pour combattre ou lutter contre un adversaire supérieur en force ou en nombre. La force, se trouve non pas dans la colère, mais bien dans le calme de la détermination activiste ou quotidienne et dans la dignité de la rationalité sensible et stratégique. La colère n’est pas une stratégie. La lutte, voire la guerre, est organisée, la colère est intempestive et fugace. On ne peut rien construire de solide sur la colère ou la révolte.
Ce n’est pas la colère qui fait l’Histoire.
La colère ne fait pas l’Histoire. Les manifestations de colère ne sont que des marqueurs circonstanciels de la faiblesse d’une cause, malgré la grandeur de la cause et des aspirations qu’elle charrie. Contrairement à ce à quoi nous invite Dominic DESROCHES, Obama qu’il présente en exemple à suivre, n’est en aucun cas Président des États-Unis parce qu’il « a réussi à incarner le nouveau, c’est-à-dire à devenir le récipiendaire de la colère des minorités ». La colère des minorités, la colère noire, tel qu’elle s’est exprimée dans les années 70, n’est plus de la colère aujourd’hui. Si Obama a pu être élu, c’est bien parce que la colère ancienne des années 70 a pu se métamorphoser en action confiante pour faire place à la dignité noire, au calme déterminé et réfléchi de la fierté « rhétorique » Obamienne.
En aucun cas il n’a agité les foules. Si la question raciale était évoquée c’était pour dénoncer la noire colère du révérend Jérémiah Wright, et pour dénoncer le fait qu’il utilise « un langage incendiaire pour exprimer des vues qui peuvent approfondir la fracture raciale mais qui dénigre la grandeur et la bonté de notre nation. », cela pour favoriser l’union contre la ségrégation, « cela offense véritablement autant les Noirs que les Blancs » Il se disait États-unien, comme tous les autres, « ayant traversé un océan pour échapper à la tyrannie et aux persécutions ». Au-delà de la colère noire, bien au-delà. Cela, sans pour autant plier le genou et se soumettre à quelque asservissement que ce soit, mais bien en faisant l’union de la nation hors la colère, « en comprenant que nous pouvons avoir des histoires différentes mais que nous avons des espoirs communs ; que nous pouvons ne pas nous ressembler et que nous pouvons ne pas venir du même endroit, mais que nous voulons tous aller dans la même direction - vers un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits enfants. Cette croyance vient de ma foi inébranlable dans l’intégrité et la générosité du peuple américain. Mais elle vient aussi de ma propre histoire américaine. » Si son histoire est invoquée, ce sera pour faire l’éloge de l’union dans la diversité, contre la colère.
« J’ai des frères, des sœurs, des neveux, des oncles et des cousins, de toutes races et de toutes couleurs dispersés sur trois continents, et aussi longtemps que je vivrai, je n’oublierai jamais qu’il n’y a aucun autre pays sur la terre où mon histoire soit possible. »
« (...) nous avons construit une puissante coalition d’Africain Américains et d’Américains blancs. »
Obama ou Périclès, tout sauf la colère
S’il faut faire l’apologie de la colère comme principe politique moteur de la mobilisation du peuple, difficile d’invoquer Obama et encore moins Périclès pour ce faire. Ce grand Athénien, partisan farouche de la « démocratie », élu 15 fois Stratège, a pu promouvoir l’impérialisme Athénien grâce non pas à la colère et la guerre, mais bien par la promotion de l’union des Cités, la collecte d’impôts sous forme de tribu et s’il a participé à la grandeur de l’Attique, c’est par le développement du commerce que favorisait les expertises maritimes de cette Thalassocratie. Contrairement à Sparte, rivale menacée par la fortune d’Athènes, qui contrôlait la terre, l’Athènes de Périclès a pu et su contrer l’ascendant terrestre de Sparte en lui livrant une réfléchie guerre par la mer, alors que la colère des Spartiates pensait écraser Athènes par la seule force brute de ses armées terrestres.
Si Périclès invite les Athéniens à refuser les conditions de Sparte, au risque de devoir faire la guerre, c’est bien parce que la colère en est tout à fait exempte, « nous ne commencerons pas la guerre, mais nous repousserons les agresseurs. » écrit-il dans l’un des deux seuls discours qui nous soient parvenus indirectement via ce qu’en rapporte Thucydide, « Le plus connu est l’Oraison funèbre : on retrouve dans ce discours toute la modération, toute la vigilance et surtout la clairvoyance qui caractérise Périclès. C’est un vibrant éloge de la démocratie et aussi un hommage patriotique d’Athènes, L’école de la Grèce. On devine à travers l’œuvre un homme empreint de dignité... » Wikipédia
Si Périclès fait la guerre, ce n’est jamais que sous l’influence non pas de la colère, mais de l’analyse réfléchie et rationnelle, et pour mettre fin aux conflits quand toutes les ambassades ont fait long feu, tout le contraire de l’apologie de la colère. Du reste, « le roi de Sparte connu pour sa modération et sa prudence, était un grand ami de Périclès » malgré la guerre qui les opposa.
Le règne de Périclès est plutôt caractérisé par de grands travaux architecturaux sur l’Acropole, le désir de reconstruire ce que les Perses avaient détruit. Il « attira à Athènes une foule de savants et d’artistes qui permirent à la cité de se targuer du titre de capitale culturelle de la Grèce. Autour de Périclès et d’Aspasie s’organisa bientôt un véritable cercle intellectuel. » qui donna à la Grèce le rayonnement que cette rationalité digne et fière pouvait seule engendrer. Tout le contraire de la politique de la colère circonstancielle et éphémère.
Une Révolution française ou la chute d’un mur, malgré la colère
La colère du pain de la Révolution française, la prise de la Bastille, n’étaient pas en soi des événements déterminants de l’Histoire. Cette colère n’a pu s’exprimer que grâce à l’action autrement plus réfléchie est calme des élites bourgeoises et aristocratiques opposées à l’absolutisme d’une monarchie en perte de contrôle. La fuite à Ravenne montrait que ce Souverain n’avait plus les moyens de s’imposer étant donné sa politique d’ouverture qui l’a amené à sa perte. Comme celle qu’a voulu mettre en place Gorbatchev, la perestroïka a fait place non pas au maintient d’un Empire déliquescent, mais a provoqué un débordement qui à terme a mené à l’effondrement du Mur de Berlin, parce qu’il avait exclu que les chars s’en prennent au peuple, comme s’y était obligé aussi Louis XVI après la prise de la Bastille.
La cause du peuple souverain du Québec
« Ce n’est pas la paix qui a défini le Québec, mais la révolte des Patriotes et l’écho qu’elle trouvait, en 1955, dans l’émeute du Forum. » nous dit encore Dominic DESROCHES. Selon lui, le « Québec manque d’audace, de fierté et de caractère. »
« Ce que les souverainistes ont intérêt à inventer, » ce n’est certainement pas « une manière neuve d’utiliser la colère qui sommeille dans le repliement identitaire québécois. » Au contraire. Et ce n’est pas parce que « S’il n’y a pas d’injustices, il n’y a plus de cause. » Les Québécois peuvent très bien participer à un nouveau référendum national « même s’ils ne sont pas fâchés, si la colère est disparue ou n’a plus d’objet ». On peut très bien « se dire indépendantiste » même « si la colère devant » supposément « mener au pays n’a plus de véhicule ». Cela parce que la colère s’est de manière fort sage et opportune transsubstantiée ici en confiance, en assurance. La force du peuple souverain du Québec n’a jamais résidé et ne résidera jamais dans la colère. Pire, à chaque fois qu’elle s’est manifestée, rien de tangible n’a pu participer à quelque libération que se soit, autre qu’en pure perte d’explosion d’agressivité circonstancielle. Un signe d’asservissement, jamais le signal de la libération de l’asservissement.
La colère est une « émotion » paravent
Si la colère est une émotion, elle est la manifestation explosive d’un trop-plein d’émotion. La colère est davantage l’expression d’une émotion qu’une émotion. Elle est donc davantage une réaction, une action de réaction. Le plus souvent violente, mais aussi irréfléchie qu’intempestive. Colère : « Réaction violente et passagère, accompagnée d’agressivité, due à un profond mécontentement. » ( Antidote ). La colère cache ou est motivée le plus souvent par les sentiments d’impuissance, de peur, de tristesse ou d’abandon. La colère trouve donc sa résolution quand on s’attaque à l’impuissance, quand on s’attaque à la peur. Une politique fondée sur la colère est une politique de la démission, de la fuite en avant, face aux vrais enjeux politiques de la libération des peuples que sont l’impuissance et la peur. La force et la puissance ne se trouvent pas dans la colère. Elles s’incarnent plutôt dans ce qui permet de contrer l’impuissance, de contrer la peur de la puissance, peur de la sienne ou de celle de l’autre.
La colère ne contre pas l’impuissance, elle exprime l’impuissance. Si elle semble contrer l’impuissance en l’incarnant dans une concrète réplique, ce n’est le plus souvent que contre soi, que contre sa propre force. Cet aveu d’impuissance ne manque cependant pas parfois de provoquer un choc qui permet d’en prendre la mesure. À cet aulne, se mesure ce qu’il importe ensuite de mobiliser pour y faire face.
Si l’émeute du Forum du 17 mars 1955 est bel et bien une manifestation de colère, c’est qu’elle manifestait l’impuissance dans laquelle se trouvaient les Québécois de l’époque, à la grande surprise des puissants du jour. Une erreur d’arrogance qu’ils se garderont bien de répéter non sans en contrôler les conséquences pour les instrumentaliser. Ainsi, le Pierre Elliott Trudeau boutefeu exemplaire avait compris jusqu’où il pouvait aller trop loin lorsqu’il voulait susciter la colère du peuple, et savait Ô combien, comment au contraire l’endormir par la société de la distraction universelle. Il pavanait lors de d’une certaine Saint-Jean, se permettant de narguer une pluie de pierres et de bouteilles de la colère, lancées contre lui, seulement dans la mesure où il savait pouvoir attirer ainsi sur lui la sympathie des masses craignant les extrémismes agressifs de la colère.
Aujourd’hui, les propagandistes canadianisateurs savent très bien comment endormir le peuple en lui procurant du pain et des jeux à profusion. Ainsi, Gesca sait très bien s’allier à son concurrent Canoe pour y parvenir. Canoe, un empire de la distraction qui se trouve à être le complément essentiel à leur activisme propagandiste. Cet été cet été du 400e en est une autre manifestation. On a tenté de provoquer la colère des souverainistes en canadianisant la fête et en politisant la venue de « l’entertainer » en chef britannique en vendant à Vidéotron les droits de diffusion du spectacle. On avait intérêt à mousser la controverse pour publiciser la vente des abonnements au câble diffuseur du spectacle télé payant.
D’après ce qu’ils prévoyaient, les raisons données pour justifier la venue de Sir Paul par les canadianisateurs, ne sauraient que susciter une colère souverainiste s’opposant à la venue de l’idole. Peine perdue, les souverainistes ont plutôt dénoncé la canadianisation de la fête tout en souhaitant la « Bienvenue à Sir Paul ». Déçus, les canadianisateurs ont inventé de toutes pièces un faux « mouvement d’opposition » à la pourtant explicite bienvenue venue de l’idole, dans une dérive médiatique sans précédent qui n’a pas manqué d’échapper au contrôle des apprentis sorciers activistes de la canadianisation qui provoquaient une levée de boucliers antisouverainiste supposée demeurer domestique comme prévu, mais qui par malheur s’est étalée dans les unes du monde entier au grand plaisir de Canoe qui y trouvait matière à faire des affaires d’or, faisant du coup, ils s’en aperçurent trop tard, très mal paraître le Canada, dès lors perçu comme incapable de contrôler ses minorités ethniques et de régler la question du Québec comme il s’évertue à en faire laisser croire le contraire depuis la défaite référendaire de 1995. Des milliers de dollars et d’efforts d’ambassades perdus en quelques heures. Pas étonnant qu’on ait minimisé l’impact de telle mauvaise publicité internationale. Le Tibet aurait voulu faire si mal paraître la Chine qu’il n’aurait pas utilisé d’autres méthodes, malheureusement la Chine n’a pas été aussi stupide. Comme quoi les canadianisateurs qui ont remplacé les Trudeau de ce monde, ne sont pas à la hauteur. N’est pas Trudeau qui veut.
Ainsi, à vouloir activer la colère, on ne récolte pas toujours ce qu’on espère. Par contre, l’exemplaire campagne de Barack Obama nous démontre que le contraire est infiniment plus payant. La dignité, la fierté, l’invitation à la calme et sereine détermination du « OUI, nous pouvons », ce qui est tout sauf une manifestation de colère, démontre que la démocratie peut permettre de canaliser l’insatisfaction, voire le profond mécontentement, autrement que dans l’agressive manifestation de colère. Il suffit de faire l’unité autour d’un mouvement et d’aller voter.
De la colère ou l’exaltation romantique de l’impuissance
Si la colère n’est pas absente de l’Histoire, si elle se manifeste parfois, si elle semble participer à quelque révolution ou avancement, elle ne l’est que par une analyse de surface de ce qui la meut et nourrit. L’impuissance dans laquelle le Québec se trouve, l’impuissance dans laquelle le peuple souverain du Québec se trouve, n’est que celle dans laquelle nous enferme un Canada unilatéral jamais soumis à l’approbation du peuple démocratique et souverain, déterminé à imposer son statut quo de blocage, au risque de la honte et du déshonneur qui ne recule devant aucune menace de représailles pour empêcher la création de l’État souverain que ce peuple espère et désire.
C’est à cette impuissance qu’il faut s’attaquer. Cette impuissance se dissout dès lors que le peuple démocratique et souverain est appelé à invalider cet État de blocage. Si nous ne pouvons sous la contrainte et la menace, parvenir à nous entendre sur une volonté claire de fonder un État du peuple souverain du Québec indépendant, nous pouvons nous entendre sur ce que nous ne voulons pas. Nous, le peuple souverain du Québec ne voulons pas d’un Canada unilatéral qui s’impose d’autorité est sans se soumettre clairement à notre volonté démocratique.
Nous en remettre à la colère comme moteur de changement nous livre pieds et poing lié au Canada propagandiste de son contraire. Celui qui dit que rien ne la justifie. On peut fort bien tirer parti d’un Canada du statut quo. On peut fort bien et raisonnablement s’accommoder de ne pas être doté d’un État nommément validé par le peuple. On peut vivre ainsi indéfiniment, sans consulter le peuple sur ce qui constitue l’État qui le gouverne.
Manifestement l’argument et le soin apporté par l’État canadianisateur, les inépuisables ressources qu’il mobilise pour fabriquer le consentement de nos élites à telle compromission parvient à dissiper toute colère. Ce n’est pas en tentant de la pomper de force qu’on parviendra à changer quoi que ce soit à la situation, mais bien en s’attaquant à l’impuissance particulière qui est la nôtre et dans laquelle toute colère est ici dissoute.
La double impuissance canadianisatrice
Il est question ici de deux impuissances qui s’annulent. L’impuissance à fonder l’État du Québec est opposée à la puissance qui serait la nôtre, de pouvoir changer le Canada. L’impuissance à le réformer, est opposée à la puissance de fonder l’État souverain du Québec. En minant ce qui permettrait d’accéder à l’une ou l’autre des ces puissances, on dissout la colère en retournant l’impuissance toujours contre la puissance du peuple qui dès lors se place lui-même dans le dénigrement de soi. On est parvenu à ce que ce peuple s’enferre dans le statut quo, par l’autodestruction, dans le dénigrement de sa propre force politique, à savoir, ses politiciens. Le procédé a tellement de succès qu’il est de bon ton d’enfoncer les « politiques » même souverainistes, sous prétexte qu’ils ou elles ne sont pas ceci, ou cela, pas suffisamment grands ou grandes, nous qui serons toujours nés pour un petit pain politique, loin des grands hommes que sont les Obama de ce monde, bien sûr, forcément hors de notre si petite portée.
Si la colère est un juste sentiment, si elle n’est pas qu’une réaction à l’impuissance, elle n’a pas à être cultivée. La culture de la colère prouverait notre incapacité à sortir de l’impuissance, elle cultiverait le sentiment d’impuissance, l’alimentant en lieu et place de se fonder sur une effective puissance. Explosant d’impuissance, la colère ne construit rien d’autre que l’étalage de l’impuissance. La cultiver voire même la canaliser pour qu’elle s’exprime tel quel, ne fait qu’exacerber l’impuissance.
La colère existe ou n’existe pas. Si elle existe, c’est que nos adversaires auront fauté. Si quelque chose doit être cultivé à son égard, c’est non pas attendre telle faute en s’en remettant qu’à l’illusoire puissance de l’impuissance, mais bien agir de manière réfléchie et déterminée pour que la colère se transforme en contact avec sa propre puissance. Si elle surgit, il n’y a rien de plus pressé que de la canaliser, non pas pour la manipuler, l’instrumentaliser, mais bien pour métamorphoser l’impuissance dont se nourrit colère, en force articulée dans une action concrète ayant quelque chance de contrer l’empêchement qui la provoque. L’action politique concrète qui consiste à démocratiquement s’incarner dans un parti politique souverainiste est la force noire d’Obama. La colère faisant place à la calme mais déterminée logique du vote démocratique. Une action jamais aussi concrète qu’en temps d’élection quand il s’agit de militer, de faire campagne, d’appuyer le parti souverainiste qui a le plus de chance de remporter la victoire démocratique qui manifeste le pouvoir, la puissance du peuple démocratique et souverain du Québec. En l’occurrence, le Bloc québécois et le Parti québécois.
Dont acte.
Votons en bloc pour le Parti québécois, contre le Premier ministre démissionnaire du PLQ canadianisateur.
Mieux, fondons l’Union du peuple souverain du Québec rassemblant, réunissant, unissant dans une même et diversifiée coalition politique, les adversaires du statu quo canadianisateur. PQ - QS - PI - PVQ – ADQ. Une Union qui serait seule habilitée à lancer des mots d’ordre d’efficaces ralliements et désistements en faveur du parti qui, à la veille du scrutin, se trouve, d’après les sondages dans les circonscriptions critiques, capable de battre l’adversaire canadianisateur que la division du vote de l’Union permettrait plutôt d’élire.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

