Quand les Québécois mettront-ils fin à leur annexion ?
Présentation
« Pour accéder au statut de « pays souverain », il faudra bien plus que de beaux discours de motivation collective et de fierté nationale. »
Pour tous les défenseurs de l’indépendance du Québec, le moment est venu d’organiser une réflexion profonde sur les fondements de l’indépendance.
Il est particulièrement important de réfléchir sur la question particulière de l’ANNEXION des nations dans l’histoire. Il faut prendre conscience que cette notion est associée à l’idée de remplacement, de substitution et de superposition. En fait, la nation annexée subit un remplacement de gouvernement par une autre nation majoritaire qui la domine constitutionnellement. Cette nation se trouve dans un statut de dépendance intrinsèque.
La première version de cette chronique a paru sur le site Vigile.net le 30 janvier 2003. Nous offrons aujourd’hui une édition révisée de celle-ci.
Il s’agit d’une leçon spéciale sur l’ANNEXION. Or, le problème majeur pour les indépendantistes, c’est de parvenir à voir le phénomène de l’annexion dans l’optique indépendantiste.
Les coups de semonce de Bernard Desgagné dans sa Tribune libre du 25 juin dernier et la chronique récente du 4 juillet de Me Louis Lapointe au sujet du « Plan Marois » devraient nous inciter à développer une meilleure dose de réalisme politique. Ces deux auteurs qui participent solidement au débat sur l’indépendance du Québec, devraient nous inciter à revoir nos présomptions nationalistes, pour ne pas dire nos prétentions souverainistes, au sujet de la reconnaissance assez minimale que suppose la GOUVERNANCE PROVINCIALE. Cette gouvernance suggérée par le PQ n’est rien de moins que de l’autonomie provinciale supposément améliorée.
L’Idée d’indépendance doit remplacer l’Idée fédérale disséminée, trop largement et trop facilement, par les milieux de communications d’ici et d’ailleurs. Les indépendantistes ont le devoir de clarifier la pensée souverainiste actuelle qui broute trop naïvement dans le champ du fédéralisme.
AUCUN TYPE DE FÉDÉRALISME N’ACCORDE À UNE NATION ANNEXÉE UN STATUT D’INDÉPENDANCE. La nation annexée doit s’organiser efficacement pour rendre son droit à l’indépendance effectif. Elle devra faire collectivement les bons efforts pour atteindre la fin visée.
Bruno Deshaies Montréal, 6 juillet 2009
Voir http://archives.vigile.net/ds-deshaies/docs3/03-1-30.html

