Je suis outré par la nouvelle que j’apprends dans le journal Le Soleil de ce matin à l’effet que les partis s’entendent pour rebaptiser l’autoroute Henri IV pour l’autoroute de la Bravoure.
Quelle ignorance crasse de l’histoire !
Henri IV fut le roi de France qui signa l’Édit de Nantes, qui est le premier traité de paix autorisant la liberté de culte pour les protestants et qui mit fin pour deux décennies aux guerres de religion. S’il y a un monarque qui mérite qu’on l’honore ; c’est bien Henri IV et ne venez surtout pas me traiter de monarchiste tout républicain que je suis ! C’est incroyable !
Aussi, plus de 70% des québécois n’appuient pas la mission canadienne en Afghanistan alors quelle insulte à leur intelligence.
Mais la cerise sur le sundae, c’est la députée du PQ d’Hochelaga-Mainsonneuve qui donne son appui à la résolution du député adéquiste Gérard Deltell parce que son fils sert en Afghanistan sous les drapeaux canadiens.
Je voudrais rappeler à madame Carole Poirier, que l’armée canadienne est une armée coloniale qui embrigade nos fils et nos filles du Québec à des fins de propagande afin d’en faire des citoyens serviles et fidèles au Canada. Elle devrait le savoir elle qui désire faire du Québec, un pays souverain. Je suis ahuri !
Elle devrait savoir que les québécois n’appuient pas cette guerre impérialiste, sale et injuste dont le but ne vise qu’à protéger les intérêts des maîtres des hydrocarbures et des opiacées qui bénéficient aux pharmaceutiques, aux pétrolières et à la pègre. Ce qu’on appelle le complexe militaro-industriel américain.
Je m’oppose avec force et véhémence à ce que l’autoroute Henri IV célèbre la guerre. Je m’oppose à ce que l’armée canadian transforme nos enfants en guerriers et en chair à canon au service du fédéralisme.
Monsieur Deltell devrait plutôt mettre ses énergies à débaptiser les rues qui portent des noms de salopards comme Scott, Moncton et Amherst.
Il est temps que le PQ sorte de son coma profond sur la question militaire. Il est triste de constater à quel point cela demeure un tabou. L’intervention de la députée Cormier est d’une maladresse inimaginable !

