@ Madame Morot-Sir
« ... les Canadiens ajoutèrent alors le mot Français à ce nom de Canadien pour bien se différencier de ces tout nouveaux Canadiens anglais. Donc pour en revenir à la prochaine commémoration de Saint Jean Port Joli ce seront bien des Canadiennes qui seront à l’honneur. »
Faux !
Ce ne sont pas les « Canayens » qui ajoutèrent le mot « Français », ce sont les Britanniques canadiens qui voulaient s’accaparer l’identité canadian pour bien montrer qu’ils pourraient assimiler les Québécois d’origine française.
Abonder nous fait être annexé à l’entreprise de canadianisation assimilatrice et tutélaire des canadianisateur dont M. Pérez est l’activiste propagandiste, jusque dans les nobles entreprises de commémoration de la Conquête britannique toujours en cours ici et qui nous veut être objet de Cession. Comme si un peuple pouvait être un objet ? Comme si un peuple pouvait être objet de Cession… ???
Voyons voir comment contrer le confusionnisme canadianisateur
Un travail constant à compléter et parfaire pied à pied
Mais commençons par le début. Quand on dit que les Français(es) de Nouvelle-France né(e)s en la Nouvelle-France s’appelaient « Canadiens », c’est faux, car ils s’appelaient aussi Acadiens et Louisianais. Et les appeler « Canadiens » est un anachronisme. On utilise ce vocable évocateur, qu’on le veuille ou non, en lui conférant une dimension qui n’existait pas à l’époque dans le Régime français de Nouvelle-France. On lui confère malgré nous, une notion de nation et de nationalité conforme à notre actuel entendement, ce qui ne saurait être conforme à la réalité de l’époque.
L’employer sans distinction avec notre acception actuelle est du révisionnisme historique caractérisé. Ce serait somme dire que les États-Uniens n’étaient pas Britanniques avant l’indépendance. ET... ils l’étaient Britanniques. Au point où nombre d’entre eux ont quitté pour se réfugier dans la colonie loyale du Canada britannique, la « Province of Québec », la colonie britannique du Québec, ancienne Nouvelle-France annexée au Royaune-Uni, sauf la Louisiane.
Nous étions bel et bien « Français », sujets du Roy de France, vivant dans un Régime « français », jamais contesté, pendant ± 150 ans. Pendant cette période les Français sont continuellement arrivés pour grossir la population ou pour y séjourner plus ou moins longtemps.
1673 - Des « Filles du Roy » bien Françaises
De 1663 et 1673 par exemple, 800 Filles du Roy bien Françaises, de 15 à 30 ans venues, de Dieppe, Honfleur, La Rochelle ou Paris, envoyées en Nouvelle-France pour augmenter la population française du Régime français, à permis « Dix ans plus tard » de faire « tripler la population. » Wikipédia. Ainsi, cette population qui avait triplé était donc Française, élevée par des Françaises fraichement arrivées. Ce qui veut dire qu’en 1683 les 2/3 de la population sont nés de la couche de Françaises fraichement arrivées.
Pour le bien comprendre, il faut transposer la chose aujourd’hui, en considérant une actuelle population de néo-Québécois née d’Italiennes, de Marocaines, ou d’autres Haïtiennes, fraichement arrivées ici, qui formerait les 2/3 de la population du Québec en 1923. Pourrions-nous dire que cette population n’est pas d’origine italienne et qu’elle n’est que d’origine française ? Non. C’est donc qu’on ne peut dire que les Canayens formaient un peuple distinct du peuple de France en si peu de temps et formé de tant de nouveaux apports bel et bien Français. Pour l’affirmer, il faudrait qu’il n’y eut pas d’apports génétiques français entre 1608 et 1759. Ce qui n’a pas été le cas. Ce serait admettre une situation démographique univoque et figée dans le temps qu’on applique de manière tout à fait anachronique et propagandiste.
Les Français de Nouvelle-France
En comptant les nouveaux arrivants français qui se sont installés ici entre 1673 et 1789, ne serait-ce que les militaires français, Allemands et Autrichiens qui ont produit ici une descendance, c’est dire que ± la moitié des Français de Nouvelle-France, 89 ans plus tard en 1759, avaient une grand-mère ou une arrière-grand-mère belle… et bien… « Française », ou des parents français nouvellement arrivés ou encore Acadiens fuyant la Conquête et la déportation. Ils et elles étaient donc toutes et tous Français(es). Ensuite, les Français(es) de la région administrative française du Canada, étaient donc oui, « Canayens », comme on est Floridien ou Ontarien, donc Français, et certainement pas « Canadiens » comme on l’entend aujourd’hui, constituant un peuple, une nation du Canada multiculturel. Comment faire la distinction et ne pas plaquer à ce vocable notre acception moderne ? Impossible, voilà pourquoi les canadianisateurs font la promotion du vocable de manière aussi insistante. Pour nous flouer une fois encore.
Certes en 1759, sociologiquement parlant, culturellement parlant, cette population française de Nouvelle-France, formée de sujets du Roi de France, toujours citoyen(ne)s français(es), capable de retourner en France en tant que citoyen toujours français ( au sens moderne du terme ), avaient déjà commencé à former ce qui est aujourd’hui devenu le peuple que nous sommes, distinct du peuple de France par la Conquête et la Cession qui l’a confirmé, mais prétendre que nous étions déjà en 1759 un peuple distinct du peuple de France est une falsification anachronique canadianisatrice qui plaque artificiellement une supposée relation entre le Canada actuel et la Nouvelle-France. Abus révisionniste qui a fait dire au Premier ministre canadian Stephen Harper en 2008, que Champlain était le premier Gouverneur général du Canada. N’importe quoi !
C’est ce qui fait dire à d’autres canadianisateurs que nous sommes « canadiens-français » d’origine « canadienne-française », comme l’a affirmé la Commission Bouchard-Taylor, pour nier notre ascendance française et nous affubler du label Canadian.
Pour ne plus faire cette translation anachronique, il nous faut nous dire à l’époque de la Nouvelle-France, du Régime français, de la « French and Indians war », que les Français et Françaises de Nouvelle-France se sont battus contre les Britanniques au côté des Premières nations alliées, dirigé(e)s par des militaires et une armée française, dont le Chevalier de Lévis. Si la Conquête n’avait pas eu lieu, l’immigration française aurait continué à nous faire toujours en grande partie Français de fraiche date. La coupure nous a cependant fait peuple distinct du peuple de France.
Les Français, « Canayen(ne)s » et Acadien(ne)s en Nouvelle-France
Et, s’il faut parler de la population de 1759, née ici en Nouvelle-France, des descendants des Français arrivés en 1608, il faut considérer l’apport Français récent qui de 1608 à 1759, dont celui déterminant de 1673, la faisait cette population, Française de nationalité, de culture et d’identité. Ces « Canayens », Québécois archaïques, ces Acadiens et Louisianais de Nouvelle-France étaient Français.
Le vocable « Canadien » est piégé par l’acceptation moderne neutre, ou canadianisatrice. Ce pourquoi, s’il nous faut parler des Français de Nouvelle-France. Et s’il faut pour les distinguer des Français de passage ou nouvellement arrivé distinguer ces Français né en Nouvelle-France, en distinguant les nouveaux arrivés et les occupants de longue date, il faut nommer ces derniers Français, « Nouveaux franciens » ou « Canayens », Acadiens et Louisianais. Ce vocable de « Nouveaux franciens » ou « Canayen » permet de faire la distinction historique qui s’impose et qui nous fait être toujours Français de 1608 à 1759.
« French canadian »
Quant au « Canadiens-français » avec ou sans trait d’union, ce vocable n’est pas le nom que nous nous sommes donnés. Nous, nous étions les « Nouveaux franciens » d’origine française ou les « Canayens » et Acadiens. Les Conquérants étaient Britanniques, essentiellement non pas des Anglos-Saxons, mais des Anglos-Celtes d’Irlande et d’Écosse pauvre. Cette famille celte dont pour beaucoup nous sommes les Normands descendants, n’est pas étrangère au fait que nombre d’Irlandais se sont assimilés aux « Nouveaux franciens » d’origine française, aux « canayens », pour devenir les Québécois que nous sommes aujourd’hui. Leur musique de même famille celtique qu’une partie de la nôtre est devenue la nôtre.
Après la fondation de la Confédération du Canada imposée de force impériale Britannique aux « Canayens » d’origine française s’y étant opposé avec force pétitions, la forme archaïque de vote démocratique, Louis Riel, métis d’origine française formé à Montréal, crée en quelques années une Province à lui tout seul pour défendre les droits des Métis d’origine française, allié qu’il était des Métis d’origine Britannique. Cette force empêchait l’expansion britannique vers l’Ouest. On a ainsi fabriqué de toutes pièces un ennemi « French canadian » à Toronto. Les « Canayens » ne pouvaient se prévaloir de subventions données seulement aux Britanniques, pour coloniser l’Ouest du Canada. Ce qui a encouragé à diaspora vers les États-Unis, au moins 1M. de Québécois ont fui la misère. Si les subventions avaient été accessibles au Québécois de l’époque de la Confédération canadian, la population d’origine française du Canada ne serait pas de ± 7M, mais bien de ± 17M...
Ce n’est donc que vers 1870 que ce vocable réintroduisant la francité canadian a été inventé par les Canadian de la Confédération britannique du Canada, parce qu’ils se constituaient ainsi une nouvelle identité que leur permettait de constituer leur distinction des « French canadian » en s’appropriant la dénomination « canadian ».
« Honte aux vaincus »
Les « Canayens » d’origine française, les Québécois de l’époque, habitant la Province du Canada britannique, étaient outrés de cette nouvelle appellation dénigrante. Dénigrante, car il faut bien comprendre que les Britanniques méprisaient la France et les Français. Les « Canayens » quant à eux en voulaient à la France de les avoir abandonnés comme une vieille chaussette. « Honte aux vaincus ». Ainsi pour tous et toutes, le vocable « French canadian » à propos des Métis d’origine française, était perçu des deux côtés comme une insulte aux populations métis d’origine française.
Sauf que les Québécois ont pris fait et cause pour ces descendants métis d’origine française du Manitoba nouveau, au grand dam des Britanniques en mal d’identité « canadian ». Ils se sont dits solidaires des métis d’origine française en se disant désormais « Canadiens français ». Comme ont dit les Français récemment pour pendre fait et cause contre l’antisémitisme, « Nous sommes tous des Juifs allemands ».
Ainsi, par Louis Riel, via Toronto, nous avons renoncé à être les « Canayens » pour devenir pendant 100 ans, des « Canadiens français » du Québec, puisque les Britanniques se disaient maintenant Canadians, pour nous assimiler. Comme il n’en était pas question. Nous avons renoué avec notre origine française qui nous faisait canayens d’origine française de Nouvelle-France.
Ainsi... Les femmes à qui on rend hommage aujourd’hui ne pouvaient pas être « canadiennes française ». Elles étaient bel et bien, belles Françaises à l’époque de l’occupation anglaise entre la Conquête de 1759 et la Cession de LOUIS XV en 1763. Françaises de la région française du Canada en Nouvelle-France. Leurs grands-mères étaient bel et bien Françaises pour la moitié ou presque, même pas « canayenne ».
La Guérilla identitaire
Jean Louis Pérez, propagandiste canadianisateur, pourfendeur raciste des musulmans, défend une subordination anachronique négationniste de notre cause souverainiste en prônant une ethnicité canadianisatrice qui nous fait être qu’un « groupe ethnique » du Canada, parmi d’autres « groupes ethniques », alors que nous sommes un peuple. Nous sommes le peuple souverain du Québec, doté d’un territoire national.
Un « groupe ethnique » n’est qu’une population vivant hors le territoire national de son peuple. Les Italos-Québécois ne sont pas un peuple, mais un « groupe ethnique », parce que le peuple italien vit en Italie, ce n’est pas notre cas. Cette tentative confusionniste canadianisatrice nous prive de notre territoire national du Québec, puisqu’un « groupe ethnique » n’a pas de territoire national.
Toutes ces distinctions sont nécessaires pour contrer le confusionnisme identitaire canadianisateur. Tout ça sera réglé le jour où les souverainistes pourront appeler ce peuple souverain du Québec à répudier l’État du Canada abusif actuel pour fonder la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC sur son territoire national du Québec.
En attendant, la propagande canadianisatrice s’immisce dans toute mention historique pour la canadianiser, comme cela s’est fait pendant le 400e de Québec. Un révisionnisme anachronique qui tente de plaquer une notion de nationalisme ethnique moderne qui ne saurait s’appliquer à la Nouvelle-France.
Je récuse et dénonce ces vicieuses et sournoises attaques. C’est la guérilla identitaire que nous sommes contraints de conduire pour contrer les attaques canadianisatrice qui tente de faire feu de tout bois pour empêcher ce peuple d’invalider l’État canadian abusif et illégitime qui nous tient pour l’exclusive propriété du Canada, avatar autocratique et monarchique d’un Empire contrôlé de Toronto via Ottawa et Québec, par une minorité activiste affairiste pour en monopoliser les richesses et le profit e imposant une tutelle autocratique politique, économique, sociétale, culturelle et identitaire colonisatrice d’un autre âge, sur tout un peuple souverain sur son territoire national du Québec.